Qui suis-je ?
- James perroux
- La poésie est une suspension du temps, une clarté fugitive posée sur le monde. Un puits sans fond où puiser, sans mesure, la palette entière des émotions humaines. J’essaie, sans reprendre la recette des éloges, d’écrire de la poésie — ou du moins de m’en approcher, de frôler ce qui, pour moi, en porte le nom. Je me love dans cette matière à la fois sibylline et mouvante. Sibylline, parce qu’elle me parle dans une langue étrange, souvent indéchiffrable. Mouvante, parce qu’elle m’échappe, indomptable, refusant toute maîtrise. À la hauteur de mes moyens, j’essaie simplement d’être celui que je choisis d’être : le témoin de ce qui m’habite et de ce qui m’entoure. Je ne suis rien de plus qu’un être en besoin d’expression, offrant ce que la vie consent à me laisser croire, ressentir et partager.
Vous trouverez sur ce blog toutes mes humeurs poétiques, de la poésie plus ou moins libre selon l'état d'esprit du moment...
« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Si vous souhaitez lire l’essentiel, cliquez sur l’onglet « tous mes recueils en libre accès sous format PDF »
Les écrits et les illustrations numériques sont de ma plume. Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont j’ignore les auteurs ; je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer. Il peut arriver aussi qu'un vers se glisse et qu'il ne m'appartienne pas, par pur hasard ou pas, je l'indique lorsque je pense qu'il en est nécessaire. En bas du blog, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre... Attention je ne tiens pas à jour tous les liens... Et souvenez vous que la poésie est une suspension qui éclaire le monde !
Copyright numéro 00048772-1
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Tous mes poèmes
vendredi
Bise et silence
mercredi
Génération X
Autour de lui, les alliances se dénouent.
Les maisons se vident de promesses anciennes,
les anneaux glissent des doigts,
l’amour change de forme
comme on change de saison.
Les femmes marchent dehors, debout dans la lumière,
leurs pas résonnent sur le pavé du travail,
et le monde, surpris, réapprend son propre équilibre.
La libellule sur son épaule
compte les naissances que l’on retient,
les berceaux restés silencieux par choix,
les ventres qui décident,
la pilule minuscule
comme une planète maîtrisée.
La foule cesse de croître à l’infini,
le futur respire moins vite.
La nuit, des écrans projettent
des enfants au regard d’orage,
innocence retournée comme un gant,
peur mise en scène pour dire
ce que l’on n’ose plus nommer.
Même l’enfance devient un miroir inquiet.
Il a appris autrement.
Pas en ligne droite,
mais en éclats, en détours,
dans une éducation qui ouvre
au lieu de refermer.
Pourtant, les portes se ferment ailleurs,
les écoles dressent leurs prix comme des murs,
le savoir devient altitude,
réservée à ceux qui peuvent grimper.
Puis le bruit sourd des blocs s’effondre.
La guerre froide fond dans les archives,
les ennemis changent de visage,
le monde ne sait plus très bien
contre quoi se tendre.
Alors l’homme regarde la libellule.
Elle ne gouverne rien,
ne possède rien,
mais traverse l’air avec justesse.
Elle lui apprend cela :
vivre dans l’instable,
accepter la métamorphose,
tenir l’équilibre sur l’instant.
Et dans le battement fragile de ses ailes,
il reconnaît sa propre époque —
incertaine, fragmentée,
mais encore capable de lumière.
*
Version Chanson
Cliquez ici pour écouter la chanson
Il avance.
Il avance.
Ailes de verre sur le dos.
Avatar libellule
dans un monde
trop lourd
pour rêver léger.
Ses yeux font double.
Double regard.
Double fond.
Il voit les fissures sous le vernis,
la confiance qui fuit des palais,
les institutions en playback,
où diriger
ne fait plus lever
ni les foules
ni les têtes.
Autour de lui
les liens lâchent.
Les alliances craquent.
Les maisons rendent les promesses,
les bagues glissent,
l’amour mute,
change de peau
comme on change de saison
sans demander pardon.
Les femmes marchent.
Elles marchent dehors.
Debout.
En plein jour.
Leurs pas cognent le pavé du travail,
et le monde, surpris,
boîte,
cherche encore
son équilibre.
Sur son épaule
la libellule compte.
Elle compte ce qu’on retient.
Les naissances suspendues.
Les berceaux muets par choix.
Les corps qui décident.
Une pilule minuscule
pour freiner l’infini.
La foule ralentit.
Le futur
reprend
son souffle.
La nuit,
les écrans vomissent des enfants d’orage,
innocence retournée,
peur scénarisée
pour dire en fiction
ce qu’on tait en face.
Même l’enfance
nous regarde
de travers.
Il a appris autrement.
Pas droit.
Pas sage.
En éclats.
En détours.
Une éducation qui ouvre —
mais ailleurs
les portes se ferment.
Les écoles dressent leurs prix
comme des murs,
le savoir devient une altitude,
réservée
aux grimpeurs.
Et puis—
BOUM.
Les blocs tombent.
La guerre froide fond dans les cartons,
les ennemis changent de masque,
le monde ne sait plus
où poser
ses poings.
Alors il regarde la libellule.
Elle ne gouverne rien.
Rien.
Elle ne possède rien.
Rien.
Mais elle traverse l’air
juste.
Elle lui apprend ça :
tenir dans l’instable,
aimer la métamorphose,
rester debout
sur l’instant.
Battement d’ailes.
Encore.
Battement d’ailes.
Toujours.
Et dans ce fragile mouvement,
il reconnaît son époque :
brisée,
mouvante,
incertaine…
mais encore
capable
de lumière.
La langue des ailes
Ce pays n’est ni vaste ni docile.
Montagnes dressées vers le ciel.
Vallées secrètes.
Silence blanc.
L’hiver règne longtemps.
Le froid façonne les gestes, façonne les pensées.
Sous un ciel d’un bleu cru, presque douloureux,
la beauté est partout, exigeante,
mais la terre, avare, offre peu.
Les habitants savent qu’ils ne sont pas maîtres de leur destin.
La montagne parle avant eux.
La neige décide du rythme.
Le langage ne leur appartient pas :
il vient de la littérature, fragile, poli par les siècles.
Les mots servent à se chauffer, à se guider, à ne pas se perdre.
Chaque phrase est une corde tendue au-dessus du vide.
Pourtant, leur regard sur leur culture demeure trouble.
Des siècles de luttes intérieures.
Des divisions muettes.
Des mémoires enfouies sous la glace.
Le passé craque parfois,
comme une couche de neige trop lourde.
Alors les poèmes ne disent pas seulement la beauté :
ils retiennent les montagnes,
ils contiennent le froid,
ils maintiennent le ciel à distance du silence.
Ce pays est le sien.
Ou plutôt, il appartient à la libellule qui le survole.
Elle l’a vu avant que les mots ne prennent forme,
avant que les choix ne se fassent.
Elle traverse les phrases comme elle traverse les montagnes,
portée par un souffle plus ancien que la voix des hommes.
Avant la course, il y eut la glisse.
La neige portait les corps avant que la terre n’apprenne à courir.
La montagne n’attend rien de ceux qu’elle observe.
Elle ne s’explique pas.
Elle oblige à être.
Le silence, comme l’isolement, est d’abord une force.
Il resserre l’être.
Il le rend dense.
Il le rend attentif.
Dans le retrait, quelque chose s’aiguise :
l’écoute du monde, le battement intérieur.
Loin des voix, on apprend à tenir seul,
à marcher sans appui,
à habiter pleinement sa présence.
Mais cette force a un seuil.
Quand le silence s’étire trop longtemps, il cesse de protéger.
Il se referme.
Il devient mur.
Il devient nuit.
L’isolement n’élève plus : il enferme.
Ce qui forgeait l’âme commence à l’user.
La solitude devient désert.
Alors le silence, jadis refuge,
se change en enfer lent.
Non par violence, mais par absence.
Absence de voix.
Absence de réponse.
Absence de chaleur.
Et la libellule se demande…
Si la timidité des hommes vient de là.
Si elle est née dans ce pays de neige et de pentes abruptes.
Dans cet apprentissage précoce du silence.
Les voix humaines se raréfient comme l’air en altitude.
Trop de mots peuvent faire chuter.
La montagne apprend la retenue.
La prudence avant l’élan.
L’écoute avant la réponse.
Dans la neige, tout son se perd.
Tout geste se ralentit.
On ne parle pas pour remplir le vide.
On parle pour ne pas le briser.
La difficulté des hommes à parler vient de ce monde blanc.
Où l’isolement n’est pas une exception mais une loi.
Où les visages se font rares.
Où les rencontres se font précieuses, presque solennelles.
La distance est grande.
Non par indifférence, mais par nécessité.
Le froid n’aime pas les gestes inutiles.
Le froid n’aime pas les mots légers.
Le froid n’aime pas les mains vides.
Aujourd’hui encore, la libellule porte cette neige dans ses ailes.
Elle observe les mots comme on cherche un sentier sous la glace.
Elle vole doucement.
De peur de provoquer une avalanche.
La timidité des hommes n’est pas un manque.
Elle est la trace d’un paysage qui les a appris à vivre en dedans.
À respirer lentement.
À tenir debout dans le silence avant d’oser s’ouvrir.
Les hommes viennent au dessin pour parler avec les autres.
Pour laisser glisser leurs mots dans les couleurs.
Pour que leurs silences deviennent formes et lignes.
Quand ils parlent, ils se retiennent encore.
Quand ils dessinent, la montagne et la neige
ne leur enseignent plus le silence :
elles deviennent pinceaux, elles deviennent ombres, elles deviennent espace à remplir.
Dans chaque trait, ils tendent un fil vers quelqu’un.
Ils jettent un pont au-dessus du vide qu’ils ont longtemps habité.
Le papier devient langue secrète.
La couleur devient souffle.
La couleur devient voix.
Leurs mains parlent avec l’audace des sommets.
Même si les lèvres hésitent, les mains parlent.
Même si le cœur tremble, les mains parlent.
Le dessin est conversation avec le monde.
Une parole silencieuse qui traverse les montagnes intérieures.
Qui fait tomber la neige.
Qui ouvre les ciels bleus.
Qui permet enfin d’exister parmi les autres.
Sans que le froid ne l’arrête.
Sur la feuille, le noir et le blanc se répondent.
Comme la neige et le silence.
Comme la neige et la montagne.
Comme le silence et le vent.
Le blanc est vide et froid.
Le noir est présence et mémoire.
Chaque trait est un pas dans ce paysage silencieux.
Un souffle suspendu entre ce qui se montre et ce qui se cache.
Le dessin devient miroir.
Le blanc n’est pas seulement absence.
Le noir n’est pas seulement présence.
Ils se tiennent.
Ils se contrarient.
Ils se complètent.
Comme la neige sur la terre endormie.
Comme la voix qui naît enfin dans les couleurs.
Comme l’existence qui apprend à exister
entre le silence et le monde.
Et dans ce souffle long comme un sommet.
Dans ce souffle froid comme la neige.
Le silence n’est plus un obstacle.
Le froid n’est plus une barrière.
La neige et la montagne sont une langue.
Les mains parlent.
Les couleurs parlent.
Le blanc et le noir parlent.
Le monde écoute enfin.
Puis la libellule s’envole.
Elle quitte les montagnes, la neige, le silence blanc.
Elle va vers le sud, vers la lumière, vers le ciel vaste et brûlant.
Là où la terre est généreuse.
Où le soleil ne se retire jamais.
Où le vent caresse plutôt qu’il ne murmure.
Au début, elle est perdue.
Le ciel d’un bleu éclatant l’aveugle.
Les fleurs semblent trop présentes, trop rapides, trop vivantes.
Les voix résonnent comme des torrents.
Elle n’a jamais appris à suivre leur cours.
Ses ailes connaissent le rythme lent des montagnes.
Son souffle connaît la longueur des cols enneigés.
Ici, tout va trop vite.
Ici, tout est lumière, bruit et chaleur.
Et pourtant, elle découvre de nouvelles langues.
Le soleil devient voix.
Le vent chaud devient confidence.
La couleur se déploie partout, dans chaque pierre, chaque arbre, chaque ciel immense.
Elle ne survole plus seulement pour observer :
elle se fond, elle comprend, elle s’ouvre.
Chaque vol dans la lumière est un pas dans ce pays nouveau,
chaque battement d’ailes un pont sur l’abîme du passé.
Elle apprend à marcher autrement.
À respirer autrement.
À écouter autrement.
Les mots ne gèlent plus dans sa bouche.
Le silence n’est plus un mur mais une respiration.
Le monde chaud l’accueille dans sa générosité,
et elle apprend à être entière.
Pourtant, la montagne ne l’a jamais quittée.
Elle vit encore dans ses ailes, dans ses traits.
La neige vit encore dans ses silences, dans ses respirations.
Elle porte toujours ce pays en elle,
comme une racine sous le sable chaud,
comme un souffle long qui traverse les saisons.
Et elle parle encore avec ses couleurs, encore avec ses ailes,
mais maintenant, le souffle vient de la lumière,
de la chaleur, du monde entier qui l’entoure.
Elle n’a pas oublié la force du froid.
Elle n’a pas oublié le poids du silence.
Elle n’a pas oublié les pas prudents sur la glace.
Mais elle a appris à voler dans le feu, dans le vent, dans la lumière.
À exister ici et là,
dans le blanc et dans la couleur,
dans le silence et dans la voix,
dans le pays de l’enfance et dans celui de la vie nouvelle.
Et la libellule… enfin, est plus grande que les montagnes.
Plus vaste que la neige.
Sa langue est double :
celle des racines, celle du souffle chaud.
Ses ailes parlent encore,
ses couleurs parlent encore,
et le monde l’écoute.
Et enfin… elle existe.
mardi
La danse des voix inaperçues
J’ose la poésie comme un souffle d’exil,
Pour dissiper l’étau des angoisses clandestines.
Mes yeux s’égarent sur la fissure du monde,
Affiche effritée où le murmure des indociles
Tremble encore, fragile et obstiné.
Au cœur d’un rond-point de mutisme,
Là où se délite la patience des veines,
Je voudrais enlacer l’absence
Comme on recueille un mirage,
Et laisser affleurer les chances enfouies
Sous les poussières du quotidien.
Je découvre son âme sous une pluie d’ambre,
Étincelle infime mais incorruptible,
Flamme que nul secret ne parvient à étouffer.
Les arbres, drapés d’écorces anciennes,
Ancrent nos destins dans la même argile,
Où nos consciences, irréparables,
Apprennent à dialoguer avec l’harmonie.
J’enlace son cœur aux charnières lucides,
Forteresse déliée des ombres antiques.
L’eau indomptée de ses lèvres
Ébauche des confidences en clair-obscur,
Sur la démesure des blessures
Et l’ivresse débordante des songes.
J’ose fracturer le temps pour le voir renaître,
Plus tendre, plus respirable,
Dans le clair-obscur de nos frayeurs apaisées.
Le voile doré de l’instant s’entrouvre,
Et, dans la danse étincelante des rires,
Nos âmes vibreront encore
Sous la lumière neuve de l’inattendu.
*
Même dans le silence ou l’oubli, il y a une activité intense, presque chorégraphiée, un monde souterrain de sens et d’émotions.
lundi
La voyelle du vert (Chanson)
la voyelle du vert,
quand débarquera l’invisible,
la consonne d’hiver.
Le triste vertige grandira
quand la foi lyrique partira.
Qui n’a pas un jardin au paradis,
appelé fac et spera ?
La boue s’est retirée
et laisse s’échouer l’angoisse
sur la route fracturée.
Les pierres dans le chaos parlent-elles ?
Tout nous exige,
nous voit.
Et tous cherchons,
entre les jupes maternelles du destin,
nos maisons, nos chats, nos sourires.
Tout ce qui est inutile est assassin.
Deux mains qui se perdent,
c’est assez pour le trou du monde.
Ohé, mortel,
quelle poésie est importante
si personne ne la lit ?
As-tu soif ?
Quelle goutte d’eau est dans la boue
pour qu’elle ne se perde pas ?
Qu’espérerons-nous avec l’illusion perdue ?
Quelle solitude attend ?
Car le temps ne se dissout pas.
Et si le monde a péri pour un adieu,
le monde ressuscitera
quand le vert reviendra.
Hum hum hum hum hum hum
Hum hum hum hum hum hum
Couplet 1
Tu vas manquer l’iris sauvage
La voyelle du vert
Quand débarquera l’invisible
La consonne d’hiver
Le triste vertige grandira
Quand la foi lyrique partira
Refrain
Hum hum hum hum hum hum
Hum hum hum hum hum hum
Couplet 2
Qui n’a pas un jardin au paradis
Appelé fac et spera
Refrain
Hum hum hum hum hum hum
Hum hum hum hum hum hum
Couplet 3
La boue s’est retirée
Et laisse s’échouer l’angoisse
Sur la route fracturée
Les pierres dans le chaos parlent-elles ?
Tout nous exige,
Nous voit.
Et tous cherchons
Entre les jupes maternelles du destin
Nos maisons, nos chats, nos sourires.
Refrain (manifeste)
Tout ce qui est inutile est assassin.
Hum hum hum hum hum hum
Tout ce qui est inutile est assassin.
Hum hum hum hum hum hum
Couplet 4
Deux mains qui se perdent
C’est assez pour le trou du monde.
Ohé mortel,
Quelle poésie est importante
Si personne ne la lit ?
As-tu soif ?
Quelle goutte d’eau est dans la boue
Pour qu’elle ne se perde pas ?
Refrain
Hum hum hum hum hum hum
Hum hum hum hum hum hum
Pont
Qu’espérerons-nous avec l’illusion perdue ?
Quelle solitude attend ?
Car le temps ne se dissolve pas.
Et si le monde a péri pour un adieu,
Le monde ressuscitera
Quand le vert reviendra.
vendredi
Ma parenthèse bleue
jeudi
Écho d’un rêve suspendu
mercredi
Salam
Des voix sibilent,
Un soldat pantelant danse,
Balançant des vocables,
Les astres susurrent aux portes stygiennes,
Des clameurs véritables ourlées d'une lueur noctiluque.
Terrorisme en corolle putride,
Chaque corole, une ombre ;
Les victimes,
Psalmodient la fracture
La responsabilité
Glisse sur leurs faces,
Abdel. songe,
Un colloque tordu,
La justice vacille,
Échos d'un monde incrédule,
Le temps se sclérose,
Revivre un instant,
Mais ici la vie n'est que tableau fracturé,
Errance surréaliste,
Sous l’ombre bleue (Chanson)
Avec les mots, les maux des autres,
Pour tenir encore un peu bon.
Debout, seule dans le noir,
Elle n’a plus besoin d’se battre
Contre le corps de ses angoisses.
Sa voix s’élève, douce et libre.
Ses oreilles entendent mieux
L’onde des jours heureux.
J’ai brûlé l’ombre et la lumière
Pour retrouver la part sincère
De nos cœurs fous, de nos éclats d’air.
Nous n’avons rien qu’un cri à faire.
Un cri d’amour, un cri de guerre,
Pour tenir debout, pour tenir clair.
Elle chante, seule, a cappella :
« J’ai traversé les ombres noires. »
Me voilà face à la misère,
En manteau chic, pleine d’espoir.
Nous n’avons rien qu’la liberté
À perdre ou bien à retrouver.
Tu me fais mordre l’essentiel.
Face à l’ombre bleue, je veille
Dans une chasse furieuse à la vie.
J’ai brûlé l’ombre et la lumière
Pour retrouver la part sincère
De nos cœurs fous, de nos éclats d’air.
Nous n’avons rien qu’un cri à faire.
Un cri d’amour, un cri de guerre,
Pour tenir debout, pour tenir clair.
En humant sa peau blanche et amère,
Je compose un nouvel air.
Je glisse entre son rouge baiser
Le monde entier défiguré
Et le vide immense à combler.
Et si, encore une fois,
Le vertige venait l’avaler,
Quand elle me tient comme ça,
Les mains serrées dans mon dos…
Elle ne tomberait plus.
La nuit tient l’équilibre
Sous l’ombre bleue,
Sous l’ombre bleue…
dimanche
Sous le Ciel Noir de Paris (Chanson)
D'un arbre à l'autre (Chanson)
Novembre (Chanson)
Of free birds,
I embrace the rustlings,
Of wings that will take flight.
In the wind of brass,
And turned wood,
I see strange shapes,
In the starry sky.
Oh, will you be there,
In the shadow of my dreams,
Housed incognito,
In this unceasing prose?
The ground trembles and dances,
To the chorus of united hearts,
Let’s write our story,
In the infinite.
Orphan of the temple,
I bathe in the light,
On the milk of memories,
I seek my prayer.
To skim the water of the sky,
The crow’s feet awaken,
Until the hatching,
Of verses that amaze us.
Oh, will you be there,
In the shadow of my dreams,
Housed incognito,
In this unceasing prose?
The ground trembles and dances,
To the chorus of united hearts,
Let’s write our story,
In the infinite.
By the fire,
In a new world,
Our souls intertwine,
In the deep night.
Under your greedy eyes,
I sing for us both,
In this journey,
We will be happy.
Oh, will you be there,
In the shadow of my dreams,
Housed incognito,
In this unceasing prose?
The ground trembles and dances,
To the chorus of united hearts,
Let’s write our story,
In the infinite.
Following the wild drift,
Of migrating birds in flight,
Embrace me, my love,
In this song, our role.
Let’s write together,
With the ink of our hearts,
In this new world,
Where love is victorious.
Photographie (Chanson)
Je photo-ravie la naissance,
Chaque larme est une danse,
Saisit le cri dans l’air vibrant,
Fusion d’âmes, instant incandescent.
À travers l’objectif, je vois,
Les émotions en écho, chaque choix,
Capte l’essence, retiens le temps,
Dans chaque image, un monde vivant.
Je photo-folie la vie,
Visages s’effacent, mais jamais oubliés,
Focalise sur l’indicible,
Cette histoire qui jamais ne s’estompe.
À travers l’objectif, je vois,
Les émotions en écho, chaque choix,
Capte l’essence, retiens le temps,
Dans chaque image, un monde vivant.
Je photo-phobie les pluies,
Retenir le temps, gouttes d’infini,
Chaque reflet, un souvenir doré,
Grain de lumière, éternité.
Je photo-Extasy la neige,
Mystifiant l’âme, l’essence s’émerveille,
Redécouvrir dans les cristaux,
Opaline de silence, beauté des flocons.
À travers l’objectif, je vois,
Les émotions en écho, chaque choix,
Capte l’essence, retiens le temps,
Dans chaque image, un monde vivant.
Je photo-dédie la mort,
Première et dernière, un au revoir,
J’arrête le temps pour ne pas oublier,
Ce passage qui forge nos vérités.
À travers l’objectif, je vois,
Les émotions en écho, chaque choix,
Capte l’essence, retiens le temps,
Dans chaque image, un monde vivant.
Butterfly effect (Chanson)
lundi
Réveil des ombres ou le pillage climatique
Plongent l’humanité dans un chaos tissé d’illusions.
Huit milliards, étouffés par le silence,
Drapés dans l’indifférence, comme un voile,
Si chacun baignait dans l’opulence d’autrui,
La planète, épuisée, sombrerait en quelques semaines,
Cris étouffés, perdus dans le brouhaha des chiffres.
Loin, un village, une île oubliée,
Neuf silhouettes dans le crépuscule,
Émettent plus que cent dix huit voix unies,
Un arbre de vie, enraciné dans les larmes des invisibles,
Se dresse contre les ongles d’acier.
La lueur d’espoir, une étoile dans la brume,
Pour les aveugles de richesse, réduire devient une option,
Mais la route est pavée de promesses brisées.
Des champs de pavots, témoins du désespoir,
Des lobbyistes serpentent comme des ombres,
Des milliers de chuchotements, chantant à l’oreille des tempêtes.
(Aberration)
Des montagnes d’or, le poids du monde,
S’étrangle dans les fils de barbelés,
L’humanité, un équilibriste sur un fil fragile,
S’éveillant lentement à la réalité du chaos,
Une danse macabre, orchestrée par des marionnettes d’acier.
Les ultrariches, des géants sans visage,
Finançant la haie de la désinformation,
Étrangers sur leur propre terre,
Poursuivant des mirages, fuyant la clarté.
Il est urgent de briser ces chaînes en or,
Taxer les ombres rampant dans la lumière,
Donner la voix aux océans,
Ensuite, au cœur des décisions,
Résonner les histoires oubliées par l’oubli,
Réveiller le monde de son coma,
Une lutte s’embrasant à l’aube d’un nouvel avenir.
mardi
Silences et complots (Chanson)
Couplet 1 :
C’est du mutisme des uns,
Qu’émerge cette lente agonie.
Dieu ne joue pas à la loterie,
Mais parfois, il semble jouer le con,
Croit-il vraiment en nous,
Dans ce silence qui nous emprisonne ?
Les mots perdus ne sont pas à la hauteur,
Et j’espère qu’un jour, il s’en étonne.
Refrain :
Dans le silence de nos âmes,
Où les cris s’éteignent, où se damer,
Quand la foi joue avec le sort,
Où es-tu, délicatesse, qu’on implore ?
Couplet 2 :
Quoi de neuf, docteur, dis-moi,
As-tu pris les rênes de l’extrême ?
Es-tu un fervent ayatollah,
Ou juste un homme comme les autres, en peine ?
Et toi, mon ange un peu déchu,
Deviens-tu le diable à l’heure du jour ?
N’est-il pas temps de faire notre revue,
De passer à l’autel, de rendre les dettes d’amour ?
Refrain :
Dans le silence de nos âmes,
Où les cris s’éteignent, où se damer,
Quand la foi joue avec le sort,
Où es-tu, délicatesse, qu’on implore ?
Pont :
Sous la voûte en berceau,
Les étoiles s’éteignent, je le sais,
Elles meurent plus vite que les mots,
Dans le chant des cigales, en secret.
Couplet 3 :
Sous son turban blanc, la lumière,
À travers ces pierres romanes,
La soupe populaire me pousse à prière,
C’est le fanatisme qui nous détonne.
C’est de la haine des uns,
Qu’émerge cette peur, cette phobie,
Où es-tu, délicatesse, dans la brume commune ?
Dans ce monde, écris-moi une harmonie.
Refrain :
Dans le silence de nos âmes,
Où les cris s’éteignent, où se damer,
Quand la foi joue avec le sort,
Où es-tu, délicatesse, qu’on implore ?
Outro :
Du mutisme des uns,
Naît la voix des absents,
Dans un monde en décombres,
Cherchons la lumière au présent.
*
D'après une poésie écrite en octobre 2015 Délicatesse où es-tu
Dans le flux (Chanson)
Dans une douce courbe
Puis l’éveil se déploie
À l'épicentre du tumulte
Quand l’âme s’éclaircit
À travers les ombres
Chaque chemin unique
Dans le flot du temps qui glisse
Tel un éclair qui jaillit
Un chemin se dessine
Lucidité radieuse illuminant
Les strates du cœur
C’est ici que renaît l’être
Dans cette quête ardente
Sur l’écrin fragile de son labeur
Qui lui est propre
Éveillons-nous
Voyageons dans cette danse
Où chaque instant s’entrelace de merveilles
Car cette seconde vie
Dans son éclat d’errance
Fleurit d’un parfum rare
Échos d’étoiles vermeilles
*
[Couplet 1]Deux vies se croiseront
Dans une douce courbe,
Puis l’éveil se déploie
Au cœur du tumulte.
Quand l’âme s’éclaircit,
À travers les ombres,
Chaque chemin unique
Glisse dans le flot du temps.
[Refrain]
Éveillons-nous,
Voyageons dans cette danse,
Où chaque instant s’entrelace de merveilles.
Cette seconde vie,
Dans son éclat d’errance,
Fleurit d’un parfum rare,
Échos d’étoiles vermeilles.
[Couplet 2]
Comme un éclair qui jaillit,
Un chemin se dessine,
Lucidité radieuse illuminant
Les strates de notre cœur.
C’est ici que renaît l’être,
Dans cette quête ardente,
Sur l’écrin fragile de son labeur
Qui lui est propre.
[Refrain]
Éveillons-nous,
Voyageons dans cette danse,
Où chaque instant s’entrelace de merveilles.
Cette seconde vie,
Dans son éclat d’errance,
Fleurit d’un parfum rare,
Échos d’étoiles vermeilles.
[Pont]
Dans la lumière du jour,
S’épanouissent nos rêves,
Chaque pas résonne,
Vers l’infini qui s’élève.
[Refrain final]
Éveillons-nous,
Voyageons dans cette danse,
Où chaque instant s’entrelace de merveilles.
Cette seconde vie,
Dans son éclat d’errance,
Fleurit d’un parfum rare,
Échos d’étoiles vermeilles.
jeudi
Sous la pluie (Chanson)

Sous la pluie,
À tes cils,
J’ai suspendu mon tout,
Ma langue, ma langue
Flirtant,
Sur toi, comme un vœu.
L’envie,
Qui connaît mon âme,
À ton corps, je suis liée,
Sous la pluie,
Ton regard,
Fait s’évanouir mon sein.
Puis la mort,
Contre mon bonheur,
Un vent glacé,
Contre notre vie,
À deux,
Renaissants,
L’ivresse,
Fébrile, comme un cri.
L’envie,
Qui connaît mon âme,
À ton corps, je suis liée,
Sous la pluie,
Ton regard,
Fait s’évanouir mon sein.
La douceur,
S’envole,
La lune,
Fragile,
Une lueur d’espoir,
Dans le noir.
Le ciel pleure,
Aux premières étoiles,
Et moi,
Je meurs,
Dans ce silence,
Espérant,
Un dernier souffle,
Une dernière voile.
L’envie,
Qui connaît mon âme,
À ton corps, je suis liée,
Sous la pluie,
Ton regard,
Fait s’évanouir mon sein.
Sous la pluie,
À tes cils,
Mon tout,
Pour l’éternité,
Je suis perdue,
Dans l’ombre de ton amour.
La symphonie de l’inutile
Quelques pleurs, et quelques chairs tendres s’entrelacent.
J’introduirai de l’espièglerie, par moments,
Et des champs de mai, d’éclats de légèreté,
Subtils, pour bien équilibrer l’effet global.
Je tisserai un tapis pour questionner,
Avec des fils dorés, parfumés d’ironie.
Mais je resterai fidèle, férocement,
À mes choix dans cette farandole incertaine.
Écrire, c’est plonger dans l’infini des mots.
Les rêves s’envolent comme des bulles vierges,
À la surface d’un océan de pensées.
Un miracle taquine mon corps, mes artères :
Entre rires et larmes, où se rétablir ?
Où se situe la vérité si rien ne bouge ?
L’ignorance s’infiltre là, douce et perfide,
Étrécissant l’étendue des potentiels.
La raison s’achève, s’efface et disparaît
Dans ce torrent parisien d’absurdités,
Ces discours aliénants, crétinisant l’Homme.
On donne de l’or à l’empire du soleil,
Et en même temps, on fait des appels au don
Pour financer l’injustice ou bien des scanners.
Retrouvons le sens de nos frêles existences,
Désaccordées comme un instrument de musique.
Relevons tous les défis de ces fausses notes,
D’accords indécents, de paroles insensées.
Les ricochets jobards de l’effet papillon
Nous enflamment comme le souffle d’un volcan.
Terrassés, nous observons le flot de non-sens.
Pourtant, au détour de nos errances fauvettes,
Rions un peu de nos envolées arbitraires.
Un sourire peut ébranler les certitudes,
Éveillant les cœurs en sommeil au pied du lit.
N’est-ce pas la pandémie controversée d’ombres
Qui s’abat sur nos esprits assoupis et tièdes ?
Il faut vacciner tous les spermatozoïdes
Et éveiller toutes consciences fertiles.
mardi
L’Oracle des illusions dans un monde évanescent
Le grand Oracle, maître des chiffres foldingues,
Secoue la bourse comme la balle d’un flingue.
« Rien ne va plus ! » hurle le croupier Emmaüs.
L’IA fait valser le dollar de nos anus
Sur des tours de verre fumée extravagantes,
Dans le casino rêvé où l’absurde chante.
Sans glorifier l’art de la fausse misère,
Au milieu d’un no man’s land, à partir de rien,
J’aspire à m’éveiller, à brûler le chagrin
Là où la beauté naît du vide, du jamais,
En dehors d’une écriture millimétrée,
Librement et précisément numérisée.
Je reste fidèle à ma pincée de folie,
Qui s’éclate, s’envole même sous la pluie.
Corps aérien, dansent les âmes légères,
Là où l’espoir de l’homme s’enflamme et prospère.
*
Suite à la folle course des tous puissants de l'air et du vent ...
Clarté volée
Dans l’obscurité, naît notre poésie,
Un souffle commun entre les ombres,
Échos d’un monde en gris, où le désespoir s’impose.
Dans les creux des montagnes, les rêves s’épanouissent,
Les rivières murmurent des hymnes aériens,
Mais au loin, une symphonie troublée,
Des bombes chantent une clarté volée.
Ne me laissez pas, perdu sous cette pluviométrie,
Ne me laissez pas ici, figé dans l’oubli.
J’entends en moi des battements d’ombre,
Une mélodie muette au fond des décombres.
À travers des signaux effacés,
Je tisse des rêves, frénétiques, hallucinés.
Sur les galets polis, l’art de l’inertie s’inscrit,
S’éveille doucement, comme une étoile endormie –
Les alpages dansent au rythme effréné,
Tandis qu’à l’est, l’orage emporte les espoirs égarés.
jeudi
Magnificence de l’éphémère
L’harmonie pourrait-elle se dessiner,
Transcendant le quotidien,
Où l’imperfection s’épanouit,
Authentique, naturelle, sans prétention,
Comme une fragrance énergique
Qui se libère de la mémoire des mémoires ?
Une élégance tissée dans la réalité,
S’étoffant dans la lumière,
Un instant de vérité...
« Et en même temps »,
Résonne l’écho d’un désordre,
Dans les débris de la diaspora,
Là où règne le Persée Élyséen,
Qui est passé d’une voracité d’esprit
À un cerveau ridé, pétrifiant le nôtre,
Et cultivant les contraires.
Je me retire, discret, encore plus loin,
Conscient que l’élégance et la réalité
Ne s’accordent pas toujours,
Et qu’il vaut parfois mieux observer,
Aveuglément,
La danse des imperfections,
Et la beauté éphémère.
Non pour la guerre, mais pour la garde,
Pour défendre ce qui doit survivre
Dans l’incandescence de l’intolérance.
L’harmonie pourrait-elle, à la fin, émerger,
Réinterprétant les lignes euclidiennes ?
Là où l’imperfection s’épanouirait,
Authentique, sincère, sans prétention,
Une énergie pure qui se libérerait
D’ici et là, de la mémoire des mémoires ?
Une majesté tissée dans l’expérience,
Épanouie dans l’essence de l’existence.
« Et en même temps », retentit une voix terne,
Dans les ruines d’un monde désenchanté,
Ici où règne le Persée Élyséen,
Qui est passé d’une voracité d’esprit
À un cerveau ridé, pétrifiant le nôtre,
Cultivant le contraire sans aucun scrupule.
Je m’éloigne, sur la pointe des pieds, plus loin,
Conscient que l’heure de vérité s’approche,
Ne se conformant pas toujours à la logique.
Ne serait-il pas préférable d’observer,
À l’écoute, une vraie minute de silence,
Ou, pour lâcher prise, la danse des canards,
Et, pour humanité, la beauté éphémère ?
Je m’apprête à rejoindre le front, fleur au poing,
Non pour la guerre, mais pour protéger, enfin,
Tous les cœurs qui aspirent à croître et à vivre
Dans une lumière insupportable et pressante.
mercredi
L'ère des clean girls
Oh oh oh
Ici, dans l'ère des clean girls, tout s'épure,
Mes rêves s'effacent, oh comme une peinture,
Un dessin démodé, eh un écho lointain,
Se perd dans le temps, oh oh oh comme un refrain.
Hum hum hum
Oh oh oh
Mes motifs tribaux, oh oh souvenirs d'antan,
S'effacent doucement, oh oh comme le vent,
J'oublie le passé, c'est mon choix décapant,
Pour embrasser l'avenir, un pas en avant.
Hum hum hum
Oh oh oh
Chaque erreur de jeunesse, une triste leçon,
Un chapitre écrit, oh une belle saison,
Dans le livre de ma vie, je tourne la page,
Pour dessiner demain, oh oh avec courage.
Hum hum hum
Oh oh oh
Alors, oui, laissons derrière ce qui me pèse,
Accueillons la lumière, la douce synthèse,
Car l'ère des clean girls, c'est aussi l'espoir,
De renaître en beauté, de briller dans le noir.
Oh oh oh
Car l'ère des clean girls, c'est aussi l'espoir,
De renaître en beauté, de briller dans le noir.
C'est aussi l'espoir, oh oh c'est aussi l'espoir
De briller dans le noir, de briller dans le noir
Oh oh oh oh
Here, in the era of clean girls, everything is purified,
My dreams fade away, oh like a painting,
An old-fashioned drawing, and a distant echo,
Gets lost in time, oh oh oh like a chorus.
Hum hum hum
Oh oh oh oh
My tribal motives, oh oh memories of yesteryear,
Gently fade away, oh oh like the wind,
I forget the past, it's my stripping choice,
To embrace the future, a step forward.
Hum hum hum
Oh oh oh oh
Every mistake of youth, a sad lesson,
A chapter written, oh a beautiful season,
In the book of my life, I turn the page,
To draw tomorrow, oh oh bravely.
Hum hum hum
Oh oh oh oh
So, yes, let's leave behind what weighs me,
Let us welcome light, gentle synthesis,
Because the era of clean girls is also hope,
To be reborn in beauty, to shine in the dark.
Hum hum hum
Oh oh oh oh
Because the era of clean girls is also hope,
To be reborn in beauty, to shine in the dark.
It's also hope, oh oh it's also hope
To shine in the dark, to shine in the dark
mardi
Tu es mon héroïne ma chance (Chanson)
Tu es mon héroïne ma chance
Cette richesse hors de moi
Ma nouvelle clairière
Hypnotique et sauvage
Mon essentiel
Tu remplis toutes mes pensées
Mon énergie et mes rêves
Tu es l’euphorie de mes feuilles
(Refrain)
Tu es mon héroïne ma chance
Cette richesse hors de moi
Ma nouvelle clairière
Hypnotique et sauvage
(Couplet 2)
Tu es ce lac de baisers
Imaginé dans un désert
Mon regard fixé sur toi
Comme une liane à son arbre
Une mère berçant son enfant
Mes nuits sont blanches
Mes jours sans répit
Mes douleurs et mes soucis s’effacent
(Refrain)
Tu es mon héroïne ma chance
Cette richesse hors de moi
Ma nouvelle clairière
Hypnotique et sauvage
(Pont)
Le temps s’arrête
Ma plume voyage à travers le monde
Et mes crayons dessinent nos rêves
Suis-je l’artiste de tes larmes
Transformant la douleur en beauté
Es-tu cette folie douce
Qui dissipe mes hésitations
Tu es mon trésor mon phénomène
Éblouissante et divine
(Refrain)
Tu es mon héroïne ma chance
Cette richesse hors de moi
Ma nouvelle clairière
Hypnotique et sauvage
(Couplet 3)
Nous sommes ce duel
En mouvement perpétuel
Sur un nuage de roses sans épines
Où je n’ai plus besoin de parler
Pour savoir ce que tu désires
Une douce fièvre m’envahit
Mes yeux s’embrouillent
Et mes mots s’égarent sur tes lèvres
(Refrain)
Tu es mon héroïne ma chance
Cette richesse hors de moi
Ma nouvelle clairière
Hypnotique et sauvage
(Outro)
Sans artifice
Tes pupilles me pénètrent
Mes oreilles bourdonnent
En écoutant ton miel me cristalliser
J’ai chaud j’ai froid je suis emporté
A l’intelligence se lient la fantaisie
L’enthousiasme la passion
Tu es mon héroïne ma chance
Cette richesse hors de moi
Ma nouvelle clairière
Hypnotique et sauvage
Nkoy
Sous le fardeau d’une peur abyssale
Cherchant en vain des traces
D’une vie qui aurait pu naître ici.
Malgré le flot des rivières,
Ce parfum d'argile exaltant,
Il semble que le jardin d’Éden pour elle
Reste un désert,
Je ne déshabillerai jamais Paul,
Pour vêtir Jacques,
Car mon orientation eucharistique
Pour abreuver le roitelet soleil
Elle est droite d'où sincère,
Elle règle sans acompte,
Sans jamais aspirer le souffle des autres.
Le chef-d’œuvre
Mais une constellation désarticulée,
Liberté, égalité, fraternité.
Le tableau a perdu son cadre, ses dorures, son éclat.
À force de traire la vache sans la nourrir,
Son lait s’est mué en une eau ferrugineuse,
Et les ânes, sans meuniers,
Sont devenus des casseurs de vitrines d’illusions.
Les valeurs perdues, ces perles égarées,
Cherchent leur chemin dans le chaos.
Et si l’espoir semble s’envoler,
Il renaît toujours, dans le regard d’un enfant,
Dans la main tendue d’un cœur sincère.
Car même dans la tempête, la terre se prépare
À accueillir la renaissance, douce et forte.
Et le futur, bien que flou, se dessine encore,
Dans la promesse d’un jour meilleur, à bâtir ensemble.
mercredi
Sous un ciel parfait
Trompée par l’imparable, et la mer insoumise,
La fleur s’est ouverte, à peine, aux flammes sans nom,
Puis s’est fanée seule, brûlée par une brise,
Qui portait, en profondeur, un secret poison.
Aurait-il tu ses mots, rongé par la mémoire,
Avalé ses cris perçants, dans l’eau qui recule,
Pour sceller ses élytres, dans un noir couloir,
Là où chaque battement le désarticule ?
Loin, la sirène pleure, et berne dans la brume ;
Sa complainte d’amertume appelle et rappelle
L’âme sœur enchaînée, sous les baisers sans plume,
Que hantent à jamais les spectres d’une étincelle.
Chaleur en furie
La silhouette humaine,
Même sous l’orage,
Ne brise plus la grâce.
Les courbes de ses seins
Ne surprennent plus,
Elles s’élèvent,
Vers un pèlerinage silencieux,
Face aux vagues grisâtres,
Qui nourrissent la canicule.
Mes mains ont levé l’ancre,
Sur cette merveille extraterrestre du jour,
Qui se transforme en eau de Boudin,
Sous la chaleur implacable.
Putain de chaleur,
On dirait que le ciel en jouit,
Comme un cercueil
Recouvert d’épines d'un rosier noir.
Sous le foyer du soleil,
L’ombre devient rare,
Les cœurs battent à l’unisson,
D’une ardeur étrange.
L’humanité s’étire,
Cherchant un refuge fragile,
Dans cette fournaise,
Notre âme vacille, vacille.
Et moi,
Spectateur de cette danse ardente,
Je ressens cette fièvre dévorante,
Un feu intérieur,
Reflet de la terre en colère,
Cherchant la paix,
Dans un monde en furie.
L'éveil des passions
Où brûle la forge des passions,
Naît dans l'impassible l'émotion,
Un refuge fragile, un sanctuaire,
Où l'âme se déchire, se libère.
Un appel ancien, murmuré dans l'ombre,
Résonne en moi, profondément, sans nombre,
Caché sous la terre, dans le silence,
Se dérobe force et résilience
Et si tout cela m’était destiné,
Pourquoi la douleur et la vérité ?
Je chute, comme une pierre sans fin,
Cherchant la lumière dans le matin.
Au creux du miroir bleu, je vois l’écho,
D’un combat intérieur, d’un feu chaud,
Et même si l’obscurité m’entoure,
J'imagine qu’au fond, renaît l’amour.
dimanche
Sous le soleil
Je cherche la fraîcheur d’un souffle nouveau,
Loin des murs qui enferment, des routines qui pèsent,
Je marche vers la nature,
Drapé du tricolore, droit et sincère,
Je porte en moi l’amour d’une terre fière,
Pas pour la passion aveugle ou l’extrême,
Mais pour l’espoir qui en chaque cœur sème.
Un simple geste,
Mais porteur de rêves, d’un avenir éclatant,
Ce sont ceux qui bâtissent, qui aiment, qui espèrent,
Qui puisent leur force dans la racine profonde,
La révolution vit dans chaque pas, chaque voix,
Elle guide nos luttes, nos choix, nos lois.
Et dans cette chaleur,
Fier de mon histoire,
Car la flamme d’un rêve brûle en chaque cœur,
Un avenir juste, libre, sans peur,
Et sous le soleil,
Heureux d’être ici, en paix avec moi,
jeudi
L'olivier du temps
Au bout de la presqu'île,
Toi, vieil olivier, géant ancestral, tu te dresses,
Réceptacle des pleines lunes en liesse,
Tes branches tissent des rêves
D'étoiles et de tranquillité.
Tu as vu naître le moulin,
Les fontaines d'huile et de lin,
Et même l'Empire romain,
Grand et serein, comme un lion de pierre,
Gardien d'un temps qui ne s'efface pas.
Miracle des âges,
Résistant aux canicules,
Tu récites l'épopée,
Bravant les tempêtes,
Tu soulèves l'odeur de la terre après la pluie,
La poussière après les grandes chaleurs,
Et les reflets de la gloire.
Tes feuilles gris-vert gambadent au vent,
Comme des danseuses d'ébène et d'argent,
Et dans l'ombre, je sens ton souffle,
Un souffle de vie, un souffle d'histoire.
Tu traverses les torts,
Les brumes en secret,
Tu as l'âme remarquable,
Colosse à jamais,
Ode à la beauté sauvage,
À la résilience d'un cœur éternel.
Dans ce sanctuaire,
L'époque se suspend,
Poème surréaliste,
Tu nous aimes en silence,
Tu es le témoin des siècles, le témoin de moi,
Un pont entre la terre et le ciel,
Un symbole de force douce, de patience infinie,
Un ami circonspect.
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