« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Bienvenue sur mon blog... Mon nom de domaine a été piraté ou autre effet papillon ! Mais le contenu est préservé... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer !
Vous trouverez sur ce site tous mes mots « poétiques » :
- Des proses et ou poésies d'amours, loufoques, tristes, engagés, satiriques , d'amitiés et autres...
- Des chansons à l'état brut.
- Des citations personnelles.
- Des lettres ouvertes.
- Des bas et des hauts.
Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

Tous mes poèmes

Nombres de poèmes et de commentaires publiés dans le blog

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mercredi

Aimer c’est vouloir être aimé

A travers un champ de mine
J’esquive l’inévitable saut
Et je survis à la solitude
Les yeux fermés assoupis
Un paysage blanc s’approche 
Et à grande enjambée
Pour comprendre
Je me confonds à cette brume
Déserte mon corps
Une silhouette m'ensorcelle
Je m’identifie à elle

Au pied de l’échafaud
Une larme perce mon cœur 
Je résiste à l’aube rouge
Son donjon est mon asile
Je sens une forte présence
Ma pénitence m’asperge de sagesse 
Ma virilité s’embaume d’une plume légère
Mes envies exhalent le silence
Mon désir cherche la marche
Dans la démarche de l’autre
Cette offensive me réveille
Serein et de bonne humeur

Le soleil à la vapeur spongieuse
Éclaire mon âme en écritoire
J’immerge dans son ombre
Mes lèvres pour boire sa musique
Mon esprit s’abreuve à sa source
Je me nourris de sa lumière 
Et de son essence gestuelle

Le crépuscule sculpte l’amour
Entre ciel et terre sur un velours
Où je ne suis plus moi en clair
Elle est ma vie mon alliance
Et je meurs en haute fréquence
Perché sur son feuillage mortel
Son inconscient a bu mes vers
Aimer c’est vouloir être aimé

mardi

Renaissance en Arcadie

Dans l'obscurité dans la lumière
Dans une maternité sous un réverbère
Nous sommes tous nés quelque part
Les yeux clos innocents
La peau fragile en état de larve
Beaux et laids l’esprit fugueur
Et nous nous sommes épanouis
Ouvert au monde malgré nos blessures

L’aube s’agace une nouvelle saison s’éveille
La brise siffle sur les pâturages et les bois
Des gouttes d’eau paraissent flotter dans l'air
Je bois cette lumière étrange venue de si loin
Cette turbulence folle et transparente
Qui barbote sur quelques anémones roses

Anémones qui se balancent sur leurs grandes tiges
Résisteront-elles à la tentation de s’endormir

A la clairière de mon ascension aux pays d’Arcadie
Apercevrais-je une nymphe en boléro bleu marine
Qui coule ses dernières heures dans le ruisseau en cru
Et danse sur une feuille de nénuphar en sursit elle aussi

J'embrasse sans retenue la soie de mes toiles tendues
Et toutes ses plantes à floraison tardive
Qui rougissent dans leurs couleurs originelles
Une curieuse sensation me secoue les sens
En fermant  les portes en vert de mon regard
Mes lèvres déambulent à tâtons sans toucher terre
Serais-je encore sur le sein de mon jardin d’hiver
Où le son d’une flûte de Pan glisse à mon oreille
Pour me réveiller à nouveau comme au premier jour

lundi

Sans dire un mot

Lorsque la fleur danse 
Cette beauté légitime
Est dans sa chevelure
Danser à fleur de peau
C’est parler en silence
Sans dire un mot

Lorsque son parfum s’envole 
Cette beauté du ciel 
Est dans les étoiles 
S’envoler parfumé de vérité
C’est répandre son aura
Sans dire un mot

Lorsque son cœur chante 
Cette beauté des âmes 
Est dans sa poésie
Chanter à cœur ouvert
C’est déclarer son amour
Sans dire un mot


*


Pour effacer son silence... Lorsque j’ai rencontré Adèle pour la première fois en silence, j’ai constaté qu’elle acceptait ma proposition d’aide mais que parler lui était véritablement très difficile. Je lui ai proposé de dessiner et elle a accepté. Mais que faire de ce dessin sans échange, sans rencontre ?
Il me fut impossible de ne pas lui poser des questions pour vérifier comment elle se sentait, si elle avait envie de continuer, de s’arrêter…Elle m’écoutait, répondait à mes questions par un hochement de tête. J’ai très vite arrêté de la questionner. Elle a choisi ensuite un jeu de rôle poétique. Aucun mot ! Pour éviter le poids de ce silence, j’ai alors fait des propositions, j’ai tenté de lui prêter mes mots pour essayer de dire comment j’imaginais ce qu’elle pouvait penser, ressentir. Elle sembla accepter ce mode de fonctionnement...
Celui des mots de la poésie...

mercredi

Message à la chaussette du deuxième

Le bruit de son silence 
Et son odeur inodore m’inquiète
Sans chercher parfois je trouve l’idée
L’idée de ce jour m’invite à réflexion
Ma tête et mon cœur sont faits du même bois
Et j’aime cette odeur de fée braise
Soudain le monde devient plus drôle
Je cherche dans ma playliste Deezer 
« The dying swan » mon chante pleure 
Histoire de faire signe à l’ascenseur

Cela fait un bail que mes pieds portent les mêmes chaussettes 
De toute façon 
Seule ma chaussure sait si ma chaussette a des trous

Pourtant ma banquière m'adore 
Quant à ma cave à vin 
Elle se porte bien 
Et pour ma consommation 
C'est une bouteille par semaine grand maximum
En vain l'artiste aime la bohème 
Mais ne finit pas forcement le nez dans le caniveau 

Et lorsqu'il se prostitue dans le coin des poètes
Au clair de lune
Entre cinq et sept à écrire des bêtises
Il sait choisir ses victimes 
Pour libérer sa prose 
Vous l’avez été de vous à moi 
Nous sommes tous la victime de quelqu’un
C'est enrichissant de la déposer dans son coffre cœur
Sa candeur vous pansera les jours sang
Et ne prostituer pas votre polochon
Il vous en sera reconnaissant 
Il vous souhaite bonne nuit
Et quand vous rêverez 
A cette magie douce celle d’aimer 
Lorsque vous vous donnerez sans réfléchir

Et la sonnerie retentit
C’est la chaussette rose du deuxième
Je baisse Avé Maria d’Era
Et je demande à mon Judas
Pendu au centre de ma porte en bois bleu
Si la rose a toujours l’orteil droit à l’air frais
Pour avoir la paix je lui troque ma chaussette droite
Contre un verre de vin chaud devant une flambée
Nous sommes désormais un couple de chaussettes heureuses

Entre parenthèse

C’est une fraîche soirée et l'amour se consume
Sur ce rebord souris du caniveau ma plume
Elle s’enfuit et se laisse couler dans l’avaloir
Rejoindre vivement j’imagine mon encre noir

D’habitude son accès est impossible
Aujourd’hui par hasard il devient accessible
Et fort je crie son nom personne ne m'entend
Je parle bien d’elle personne ne me comprend

Quand verrai-je à l’abri de ses bruits sourds l’aurore
Quand verrai-je tourner sa tête son sourire
Au nom de l'amour d’un nuage je l’implore
Au nom de la grâce pieusement je la désire

Au nom de la beauté de la vie je la veux
Car son impertinence s’enflamme sous mes cheveux
Donne une lumière affective un sens à ma vie
Son label écarlate recouvre mes jours gris

Demain la nuit sera jour l'hiver sera joie
Notre pluie sera fine et l’amour bleu agrume
La neige fondera et ses fleurs seront sur moi
Ses délicieux pétales baiseront mon corps de brume

Son amour avide redessinera mon cœur
Malgré la tristesse tu resteras ma liqueur
Malgré les blessures tu vieilliras avec moi
J’attends patiemment mon heure pour te dire je t’aime

Je remplirai de neige d’oie ma couche bohème
Et le silence assourdi par ce manteau blanc
Apaisera sans cris ni douleur tous ses maux
J’écrirai sur la table d’argile tous nos mots

Cette parenthèse banale écrit ce mélodrame
Respirons encore cette vie qui excite nos âmes
Et je ramperai à nouveau l’esprit tranquille
Rejoindre j’imagine ton plat ventre coquille

mardi

Le roc des trois marches

À mes yeux la poésie peut tout
Elle possède le pouvoir sublime
Le tranchant de la simplicité
L’humilité d’un mot d’une larme
L’œil astral observant la montagne
L’essentiel vers la pure intensité
J'appartiens à la nature de ces pâturages
Bordés de laurier de Saint-Antoine
Sur ce sentier qui serpente l’alpage
Entre les fleurs de rhododendrons et le lichen

Et la nuit m’enlace errant sous les étoiles
Je me rapproche du sommet enneigé
À chaque pas le tapis blanc grésille
Sous mes plantes de pieds engourdis
Le froid pénètre mes os
Que la fièvre vienne jusqu’à moi
Que la source amoureuse réplique
À la dureté de mon aventure pédestre
Ma chair brûle ce que mon regard a découvert
Ce que les autres n’ont pas rêvé
Seul l’amour est mon fluide vital

Et j’aimerais dire la vérité
Les portes se ferment
Les unes après les autres
Aimer est doubler son regard
Seuls nos yeux créent l'espace
J’aimerais écrire la liberté
Les pages s’ouvrent
Les unes après les autres
Aimer  c’est  ouvrir  son  cœur
Seuls les actes resserrent les liens
Comme c'est beau l'amour

vendredi

Sève amoureuse

Je pénètre dans un tronc d’arbre
Dans la tempête
Supporterais-je encore
Cette apparente sérénité
Au cœur de ce typhon

Mon corps est dans ce vaisseau
Sur cette terre brûlée
J’aimerais m’envoler
Quitter la clairière
Elargir mon horizon
Essouffler mon être
Fuir mes fantômes
Aspirer l’invisibilité
Déchirer le jour
Crever la nuit

Et je reviendrais dans cette forêt
Dans la sève
Au cœur de ce parfum
Discuter avec les Elfes
Echanger mes pouvoirs magiques
Aimer l’humain dans sa différence

Et si l'alchimie s’opère
Sans trahison ni mensonges
L’écorce nourrira le bonheur
Le bonheur
Cette petite chose que l'on souffle
Assis dans la texture du vent  
La texture
Cette petite chose que l’on appelle
Amour

samedi

En attendant l'oubli

Si un jour tu m'oublies
J’aimerais que tu saches

Je regarde la lune de cristal
Elle court seule dans la nuit abyssale
Elle court vite sur un trottoir givré
Au-dessus de branches folles et cuivrées
Sur le bitume dans le paraître
Dans l’automne gris de ma fenêtre

Si un jour tu m'oublies
J’aimerais que tu saches

Je regarde l’aile d’une scolopendre
Elle vole nu-pieds avec mes cendres
Elle vole le corps ridé sur l’adieu
Au milieu des braises de ma chair bleue
Sur le granit poivré de mes cheveux
Dans l’hiver humide de mes deux yeux

Si un jour tu m'oublies
J’aimerais que tu saches

Je regarde l’océan s’éloigner
Il se retire sur un fard doré
Il se retire l’esprit migrateur
Jumeler son bateau ivre de peur
Sur les arômes amers de ta peau
Dans le printemps vert de ton île corbeau

Si un jour tu m'oublies
J’aimerais que tu saches

Je regarde ce chemin qui survit
Il traverse le fossé de ma vie
Il traverse les dunes de ton cœur
Au pays de mes racines et liqueurs
Sur les sommets enneigés d’automne
J’écrirai ton prénom d’âme félonne

vendredi

Rêve noir

Je scrute intensément cet oeil noir
Cela ne suffit pas pour le voir
Je l’écoute en tendant l'oreille
Cela ne suffit pas pour l’entendre
Je la goûte langoureusement
Cela ne suffit pas pour en trouver la saveur
Connaître l’harmonie
C’est saisir le constant
Saisir le constant
C’est être illuminé

Et la nuit tombe derrière mes yeux 
Une lueur conquérante 
A grand coup d’illusion 
Allonge ma ferveur 
Elle englobe tant de divers 
Nuits câlines 
Nuits d'amour 
Nuits d'ivresse 
Et je m’écroule 

Il est sept heures 
Mon rêve s'achève

jeudi

Impermanence amoureuse

Au cœur de la matrice vingt et une
Sommes-nous tous des poissons lunes
Rien n'est plus souple
Et plus faible que l'eau
Mais pour noyer le dur et le fort
Rien ne la surpasse
Peu importe l’état de sa surface
La faiblesse a raison de la force
La souplesse a raison de la dureté

Tout le monde le sait-il

A sa naissance l'homme est doux et faible
A sa mort il est dur et tout raide
Les milliards d’êtres d’algues de poissons
Pendant leur vie sont tendres et vulnérables
A leur mort ils sont secs et recroquevillés
Car ce qui est dur et fort est serviteur de la mort
Ce qui est doux et faible est serviteur de la vie

Et l’homme à l’aileron déchiré
L’algue écaillée le recoud
Il y avait quelque chose d'indéterminé
Ni chair ni poisson
Avant la rencontre de ce duo
Ce quelque chose est muet et vide
Il est absolu et sempiternel
Il nous envahi sans se lasser
Ne connaissant pas son nom
Je le dénommerais « Amour »

L'homme imiterait-il l’algue
L’algue imiterait la femme
La femme imiterait l’amour
L’amour n'a d'autre modèle que lui-même
Il accomplit ses œuvres
Sans se les approprier
Le retour est le mouvement du sentiment
C'est par la faiblesse qu'il se manifeste

Et ces deux sentiments partiront
Dans l'encre de la nuit
Et je les regarde sans les surprendre
Je les nomme les invisibles
Je les écoute sans les entendre
Je les nomme les inaudibles
Je les touche je ne les sens pas
Je les nomme les impalpables

L’amour est fuyant et insaisissable
Il devient la Mère de tous ces poissons
L’amour est notre écume et sel

Copyright numéro 00048772-1

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