Pendant un rêve d'une profonde nuit
Je t'ai aimé une dernière fois
Les oiseaux migrateurs sont de plus en plus rares
Lorsque j'approche de la cime
Contempler cette mort
C'est au-dessus de mes forces
Une année où l'hiver a été long
Le printemps pluvieux
La neige qui ne voulait pas rejoindre la mer
Arrive seulement aujourd'hui
Un jour d’été
Un jour de canicule
Alors que je t'écris
Isolé dans ma glacière artificielle
Le monde ne tourne pas vraiment rond
Les hommes sont de plus en plus fous
Et je suis un homme
Pendant ces mois obscurs
Ma vie n'a scintillé que lorsque je faisais l'amour avec toi
Comme la luciole qui s'allume et s'éteint
Le phare au bout de la péninsule
Je peux par instants suivre son chemin
Dans la nuit parmi l'effeuillage
Pendant ces mois obscurs
Ma vie est restée affalée et inerte
Alors que mon corps t'attendait
La nuit le ciel criait le jour il pleurait
En cachette je tirais le lait de la comète
Pour survivre
Je suis malade de poison
Je suis malade d’une soif
Pour laquelle la nature n'a pas créé de remède
Je ne sais rien
Je ne suis qu'un être humain
Noyé dans la foule qui s'assassine
Bientôt je renaîtrai
Bercé d'utopie et d'humanité
Tu liras ces vers un jour
Et tu sauras impatiente et fébrile
Les bras ouverts et le sourire aux lèvres
Larme à l’œil
Comptant les jours qui nous restent à vivre
Le soleil est bas
Nos ombres sont des géants
Bientôt nous ne serons qu’ombres
Et la lumière nous brûlera
Version 2026
Pendant un rêve d'une profonde nuit,
je t'ai aimé une dernière fois.
Les oiseaux migrateurs sont de plus en plus rares
lorsque j'approche de la cime.
Contempler cette mort,
c'est au-dessus de mes forces.
Une année où l'hiver a été long,
le printemps pluvieux,
la neige qui ne voulait pas rejoindre la mer
arrive seulement aujourd'hui,
un jour d'été,
un jour de canicule.
Alors que je t'écris,
isolé dans ma glacière artificielle,
le monde ne tourne pas vraiment rond.
Les hommes sont de plus en plus fous,
et je suis un homme.
Pendant ces mois obscurs,
ma vie n'a scintillé que lorsque je faisais l'amour avec toi,
comme la luciole qui s'allume et s'éteint.
Le phare au bout de la péninsule :
je peux, par instants, suivre son chemin
dans la nuit, parmi l'effeuillage.
Pendant ces mois obscurs,
ma vie est restée affalée et inerte,
alors que mon corps t'attendait.
La nuit, le ciel criait ;
le jour, il pleurait.
En cachette, je tirais le lait de la comète
pour survivre.
Je suis malade de poison.
Je suis malade d'une soif
pour laquelle la nature n'a pas créé de remède.
Je ne sais rien.
Je ne suis qu'un être humain,
noyé dans la foule qui s'assassine.
Bientôt, je renaîtrai,
bercé d'utopie et d'humanité.
Tu liras ces vers un jour,
et tu sauras.
Impatiente et fébrile,
les bras ouverts et le sourire aux lèvres,
une larme à l'œil,
comptant les jours qui nous restent à vivre.
Le soleil est bas.
Nos ombres sont des géants.
Bientôt, nous ne serons qu'ombres,
et la lumière nous brûlera.