Bienvenue sur mon blog et bonne fin d'année... Mon nom de domaine a été piraté ou autre effet papillon ! Mais le contenu est préservé... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer !

Vous trouverez sur ce blog toutes mes humeurs poétiques ; de la poésie plus ou moins libre selon l'envie du moment.

Si vous souhaitez lire l’essentiel, cliquez sur l’onglet recueils libres « A comme Amour » 2009-2017

Les écrits et les illustrations numériques sont de ma plume. Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont j’ignore les auteurs ; je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer. En bas du blog, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre.

« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »


Tous mes poèmes

Nombres de poèmes et de commentaires publiés dans le blog

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lundi

Voyages

Il y a le voyage intime
A l’ombre de mon île suspendue
Ne me dites pas
Ce que je pouvais accomplir
Ne me dites pas
Tu devrais revenir
Ne vous inquiétez pas
D’autres jours restent à découvrir
Ne vous inquiétez pas
D’autres nuits restent à recouvrir 

Il y a le voyage ultime  
Seul l'âme perdue
Ne me jugez pas
Même si l’heure sonne
Ne me jugez pas
Même si l'aiguille détonne
Ne m’attendez pas
Tout cela n’a aucun sens
Ne m’attendez pas
Le temps n’a plus d’importance 

Il y a le voyage d’ivresse 
Entre une femme et son amant
Et maintenant que le bateau est parti
Je veux qu'il m'enivre encore indécis
Ne me dites pas
Tout est rose dans la vie
Ne me jugez pas
Pour condamner ma folie
Ne vous inquiétez pas
Je ne vous oublierai pas 

Il y a le voyage tendresse  
Des bras d'un père à l’enfant
Et maintenant que le bateau parsème
Je veux tout simplement qu'il m’aime
Ne m’attendez pas
Comme si c’était le jour d’un baptême
Ne me dites pas
Tu es toujours blême
Ne vous inquiétez pas
Je ne vous quitterai pas  

Il y a le voyage extraordinaire  
Où mes yeux se posent sur la lune
Je veux qu'il m'emporte
Et c'est l'heure de franchir la porte
Ne vous inquiétez pas
Je passerai dans le ciel inaperçu
Ne me dites pas
Nous sommes souvent déçu
Ne me jugez pas
De toute façon je suis ainsi conçu 

Il y a le voyage imaginaire 
Où mes mains composent ses dunes
Je veux qu'il m’oblige à rêver
A chacune de mes nuitées
Ne vous inquiétez pas
J’ai franchi avec passion cet endroit
Ne vous inquiétez pas
Il y a toujours une partie de moi
A l’ombre de mon île qui a survécu
Je reviendrai convaincu

mercredi

La fille en poult-de-soie

Face à la madrague
Les yeux clos
Plongée dans sa fugue
Elle rêve à huit-clos
D’un jeu d’éventail
Lui souffler
Une chanson sur son corail
Lui insuffler
L’amour à travers ses digues
Au gré d’un courant d’algues
De l’écume d’un jour
Au désir d’une brasse
S’éveille l’amour
L’indescriptible méduse se délasse

Et sur son visage
Apparaît un séduisant rivage

Recouverte d’une sauvagine
En poult-de-soie
Cette fille à l’âme marine
Habite l’eau qu’elle boit
Mystérieuse
Respire comme une sirène crieuse

Et l’absence noire de monde
Où personne ne loge près de la bonde
Au fond de son océan amer
Lui crie sa détresse sa misère

Face à la madrague
Les yeux clos
Plongée dans sa fugue
Elle rêve à huit-clos
D’une lueur qui transperce ses profondeurs
Où ses paupières se redressent sans heurts
A l’appel amoureux de ce flux tant attendu
Elle sourit éperdue

jeudi

Tropique du silence

Momifiée de la tête aux pieds
D’un linge en coton blanchâtre
Les bras le long du corps
Quelque part une femme est allongée
Sur un nuage d’orage
A côté d’elle un cytise
D’une floraison jaune acide
Un vrai poison
Ses grappes d’inflorescences
Fixent ce monde malade

Aujourd’hui elle se précipite
Sous une dernière pluie d’escalade
Parce qu’elle a envie de se sentir libérée
De manger l’air humide et pur
Parce qu’elle a envie de boire la vie
De parler de sa maladie

Elle aimerait manger ses fleurs parfumées
Pour chevaucher l’ultime voyage
Un voyage ascensionnel
Coloniser d’autres nuages
Des îles suspendues entre ciel et mer
Perdues dans un camaïeu de bleus
Fuir ce mois de juillet son cancer

Vue de l'extérieur comme de l'intérieur
Il y a des hauts et des bas
Elle a besoin de parler de son chagrin
Personne est là pour l'écouter
Peu importe les rayons du soleil
Le mauvais temps va lui être fatal
Ce qu’elle redoute le plus c’est le silence
Le silence des autres
Ce silence propre qui la ronge

Elle aimerait manger ses fleurs parfumées
Pour partir en voyage
Coloniser d’autres nuages
Ne jamais revenir
Pour oublier enfin ce silence

Parcours vita

Est-elle à deux pas de la cinéraire
En porcelaine au feuillage gris cendré
Est-elle loin du marbre de carrare
Elle qui a découvert une scissure fleurie
Qu’elle a appelé la vie

A-t-elle été surprise
Enormément surprise
De naviguer d’une berge à l’autre
Du dégoût à la passion
Pour qu’il y ait eu un être dénommé Saint-Esprit

Elle qui l’a suivi sans jamais discuter
Et qui est devenue une adepte
De l’attente du chagrin
Elle peut te parler de lui
Elle le connait

N’a-t-il pas rempli ses nuits d'horribles cauchemars
N’a-t-il pas caressé ses entrailles
Et blanchi de torpeur ses cheveux
Il l’a rendue juvénile et usée

Au fil des saisons
Il l’a faite s'épanouir et s'éteindre

Une infinité de fois
Mais sait-elle qu’il l’aime


Et elle te raconterait
Même si tu ne crois pas
Qu’il arrive toujours à l’heure
Comme le jour après la nuit
Par la voie d’une grande fraîcheur
De la tête aux pieds
Comme si tu recommençais à vivre
Et découvrais le monde la première fois

Serait-ce la foi ou cet esprit qui te cherche
N’importe où
Même si tu te caches derrière ton écran
Pour ne pas vivre à visage découvert

mardi

L'écho de la pluie

L’autre comme d'habitude regarde
Les assassins rigolent au bord du caniveau
Et avec eux si je ne prends pas garde
Ma tête gangrènerait
au fond de son cachot

Les nuages ne me chuchotent plus
C'est que le poète a perdu de vue
Toutes ces eaux fortes sous la pluie
Aucun écho ne lui revient à l'esprit
Même la potence baisse les yeux
Et mes mots ne cristallisent plus l’émoi
Le monde ne coule plus chez moi
Pourtant je suis né un jour bleu


Et bien qu'il ne soit pas l'heure
Entendrais-je un cri de douleur

Je ne lis plus dans tes omoplates
Découvertes comme un livre saint
Toutes mes facéties d'un automate
Te croquerais-je alors au fusain
L'amour à l'encablure de tes épaules
Embrassons-nous le cœur silencieux
Comme si nous étions encore amoureux
Et j’agoniserais seul sans regret en taule
Sécher mes larmes contre les grilles
Mes bleus à l'abri de mes aiguilles
Quelques mots ont eu pitié de mon salut
Et se sont agenouillés sur mon âme perdue

Les nuages recouvrent le ciel ce soir
Cachant mes étoiles de juillet mes piqures
Celles qui sauvent mon sang noir
Celles qui construisent ma nouvelle armure


Embrassons alors ses impressions nocturnes
Pour qu'elles me libèrent de ce sarcophage
Embrassons l’oiseau bleu caressons son plumage
Pour qu’il renouvelle à nouveau l’air de l’urne

lundi

Sieste songeuse

Les enfants des fées rebondissent  
Verdoient sous les feuilles
Du chêne de Tronjoly
Ils sont ses halos dans l’éclaircissement
Ils se consomment sans retenue
Ajoutant de la sève à la sève
Dans ces branches millénaires
Où des auréoles tremblent dans l'air doré

Une silencieuse bonté brûlée dans le paysage
Capte mes pores calcinés un à un

Tout cela m'est offert
Beauté grâce 
Vision humaniste
A moi qui n'attend plus rien
A moi qui pense sur mes feuilles
Comme un homme réel qui réfléchit durement
Et mon âme avec les enfants des fées
Escalade l'air d’été


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En Bretagne, le chêne de Bulat-Pestivien dit aussi Chêne Tronjoly, vit sur un site magnifique. Avec 12 m de tour, il est peut-être le plus gros de tous les chênes d’Europe continentale. On estime son âge entre 1300 et 1600 ans. Vers 1750, un moine ascète du nom de Le Graet en fit son ermitage et installa sa bibliothèque dans le ventre de l’arbre…

vendredi

Ma raison d'être



Seriez-vous le reflet de ce miroir
La clarté jouissive de ce jour noir
L’écho intrusif de cette pluie d’été
Un hybride d’air et de chair affrété
Seriez-vous le cœur de cet arpège
Le battement insolite de ce florilège
Le flamboiement amoureux de ce ciel
Un cercle d’ombre et de lumière essentielle
La bonté divine de cet éclat de vers
L’enluminure de mon jardin secret d’hiver
Et je contemplerai jusqu’aux dernières nèfles
Cette sculpture nu-pieds au milieu du trèfle
N’êtes-vous pas l’ensorceleuse de ma haie d’hêtres
Ce bousculement irraisonnable de mon être

*********************************

Seriez-vous le reflet de ce miroir
La clarté jouissive de cette foire
L’écho chantant de la légèreté
Un hybride d’air de chair affrété

Seriez-vous le cœur de cet arpège
Le cheveu déferlant sur ma drège
Le tambour d’une vibration essentielle
Le flamboiement amoureux de mon ciel

Vous êtes mon âme ensorceleuse
L’enluminure de ma vareuse
La bonté nue de cet éclat de vers

Une prouesse nu-pieds monumentale
Le bousculement dément de mes vers
Je vous aime sirène australe


Image provisoire

Sonnet décasyllable
Poème de 14 vers composé de deux quatrains et deux tercets
De 10 syllabes sous ce rythme féminin masculin
ABBA ABBA CCD EDE


lundi

Rêverie d'un nulle part ailleurs

Meurent-ils avec un arrière-goût d’inachevé

Des vagues de haine claquent sur les berges de la foi
Et brûlent dans les profondeurs bleues marines
La statue de la liberté
Des vagues de désespoir assèchent les digues de l’humanité
Et transforment le sel de la vie en poussières volcaniques
Sur un sol en exil de terre brûlée
Des vagues de mépris dévient le cour des fleuves nourriciers
Et percent les yeux faibles de faim
Comblant leurs lits d’ossement
Des vagues de dégoûts violent les places fortes encore vierges
Et enchaînent ses yeux gorgés d’amour
Condamnant les derniers sanctuaires

La terre se meurt l’homme n’a rien compris

Et j'aimerais croire sans vague à l'âme
A un goutte à goutte à l’épicentre d’un lieu sacré
Alimentant un puits magique
Où la sagesse est une reine de cœur
Où fleurissent des fleurs éternellement
Où une forêt silencieuse au-dessous de nuages fertiles
Berce la bienveillance et l'harmonie
Où l’homme épris de la reine regarde fixement le ciel
Pour admirer la pleine lune briller
Au bord de tous ces yeux éperdus

Ici l’homme a dompté la vague
A mi-chemin entre la terre et la voix lactée
Et il attend de vous croiser sur le chemin du ciel
Habillé de vos lanternes à huile et de vos mains ridées
Pour vous emmener dans son nouveau monde

Copyright numéro 00048772-1

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