Il y a le voyage intime
À l'ombre de mon île suspendue.
Ne me dites pas
Ce que je pouvais accomplir.
Ne me dites pas :
« Tu devrais revenir. »
Ne vous inquiétez pas,
D'autres jours restent à découvrir.
Ne vous inquiétez pas,
D'autres nuits restent à parcourir.
Il y a le voyage ultime,
Où seule une âme se perd.
Ne me jugez pas,
Même si l'heure sonne.
Ne me jugez pas,
Même si l'aiguille résonne.
Ne m'attendez pas,
Tout cela n'a plus de sens.
Ne m'attendez pas,
Le temps n'a plus d'importance.
Il y a le voyage d'ivresse,
Entre une femme et son amant.
Et maintenant que le bateau est parti,
Je veux qu'il m'enivre encore, indécis.
Ne me dites pas
Que tout est rose dans la vie.
Ne me jugez pas
Pour condamner ma folie.
Ne vous inquiétez pas,
Je ne vous oublierai pas.
Il y a le voyage tendresse,
Des bras d'un père à son enfant.
Et maintenant que le bateau s'éloigne,
Je veux simplement qu'il m'aime.
Ne m'attendez pas,
Comme au matin d'un baptême.
Ne me dites pas :
« Tu es toujours si blême. »
Ne vous inquiétez pas,
Je ne vous quitterai jamais.
Il y a le voyage extraordinaire,
Où mes yeux se posent sur la lune.
Je veux qu'il m'emporte,
Car vient l'heure de franchir la porte.
Ne vous inquiétez pas,
Je passerai dans le ciel, presque inaperçu.
Ne me dites pas
Que nous sommes souvent déçus.
Ne me jugez pas ;
Je suis ainsi conçu.
Il y a le voyage imaginaire,
Où mes mains dessinent les dunes.
Je veux qu'il m'oblige à rêver
À chacune de mes nuits.
Ne vous inquiétez pas,
J'ai traversé cet horizon avec passion.
Ne vous inquiétez pas,
Il y aura toujours une part de moi
À l'ombre de mon île qui a survécu.
Je reviendrai,
Convaincu que chaque voyage valait la peine.
Version 3
Il y a le voyage intime,
À l'ombre de mon île suspendue.
Ne me dites pas
Ce que j'aurais pu accomplir.
Ne me dites pas : « Tu devrais revenir. »
Ne vous inquiétez pas,
D'autres jours restent à découvrir,
D'autres nuits restent à parcourir.
Il y a le voyage ultime,
Là où l'âme s'avance seule.
Ne me jugez pas,
Même lorsque l'heure sonne,
Même lorsque les aiguilles figent le temps.
Ne m'attendez pas,
Car tout cela n'a plus de sens.
Le temps lui-même
A cessé de compter.
Il y a le voyage d'ivresse,
Entre une femme et son amant.
Maintenant que le bateau a quitté le rivage,
Je veux encore sentir son vertige,
Comme une vague qui hésite
Entre partir et revenir.
Ne me dites pas
Que tout est rose dans la vie.
Ne condamnez pas
Les chemins de ma folie.
Ne vous inquiétez pas,
Je ne vous oublierai jamais.
Il y a le voyage de tendresse,
Des bras d'un père à son enfant.
Maintenant que le bateau s'éloigne,
Je veux simplement
Emporter son amour avec moi.
Ne m'attendez pas
Comme à l'aube d'un baptême.
Ne me dites plus : « Tu es toujours si pâle. »
Ne vous inquiétez pas,
Je ne vous quitterai jamais.
Il y a le voyage extraordinaire,
Où mes yeux apprennent la lumière de la lune.
Je veux qu'il m'emporte,
Car vient l'heure
De franchir la dernière porte.
Ne vous inquiétez pas,
Je traverserai le ciel
Presque sans bruit.
Ne me dites pas
Que nous sommes nés pour être déçus.
Ne me jugez pas ;
Je suis ainsi façonné.
Il y a le voyage imaginaire,
Où mes mains dessinent les dunes
Et où le vent efface mes pas.
Je veux qu'il m'apprenne
À rêver encore,
À chacune de mes nuits.
Ne vous inquiétez pas,
J'ai traversé cet horizon avec passion.
Il restera toujours
Une part de moi
À l'ombre de mon île suspendue.
Et lorsque reviendra le vent,
Vous saurez
Que chaque voyage,
Même le plus lointain,
Laisse une lumière
Sur le rivage.