« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Bienvenue sur mon blog... Mon nom de domaine a été piraté ou autre effet papillon ! Mais le contenu est préservé... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer !
Vous trouverez sur ce site tous mes mots « poétiques » :
- Des proses et ou poésies d'amours, loufoques, tristes, engagés, satiriques , d'amitiés et autres...
- Des chansons à l'état brut.
- Des citations personnelles.
- Des lettres ouvertes.
- Des bas et des hauts.
Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

Tous mes poèmes

Nombres de poèmes et de commentaires publiés dans le blog

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jeudi

La guerre de Troie aura-t-elle lieu

La guerre serait-ce la guerre
De la guerre des religions
A la guerre des boutons
De la guerre des nerfs
A la guerre froide sans en avoir l’air
La paix serait-ce la guerre des idées
Des idées noires
A l’idée d'un arrosoir
D’idées préconçues
A l’idée belle avant d’être déçu

On peut vivre sans eau
En ne buvant que du vin
Mais on ne peut pas se passer d'idées
On peut vivre sans guerre
En ne tuant que l’ennui
Mais on ne peut pas se passer d’amour

De la paix pédagogique
A la paix idéologique
Paix pour l’amour
Paix pour toujours

Appelez-moi s'il vous plait Dieu
Même si mon nom est personne au nom de Dieu
Il n’y en a un ou deux ou trois
L'haut-parleur du secours cathodique me dit qu'il est seul cette fois
Et vous êtes-vous seul
Bref pour être plus sur
Je me rassure
Décommandez-moi D
Je n'ai plus envie de coudre
Mais en découdre
Pour passer du système D
Au système U
Avant que la charrue
Ecrase mon « Caprice des Dieux »
Ce fromage onctueux
Et pour finir passez-moi le pain
Et le vin
Les enfants dites au revoir à l'hôtesse d'accueil
Avant d'aller voir l'écureuil
Bien que dans le Nutella les noisettes représentent  13%
Sur mon compte taille fine c'est 0%

mardi

Le mariage entre un verre à pied et un ver à soie

Il reflète une âme de belle facture
Né sous un cristal de bohème
Orné étrangement d’un diadème
Mais fier d’arborer cette parure

Il contient l’arôme d’un grand cépage
Celui d’un fantassin d’une grande maturité
Le cœur bouillant d’un rouge à frange orangée
Le tannin puissant issu de la rafle d’un ange

Elle s’immole de soie blanche et sauvage
Née sur la route d’un audacieux pèlerinage
Au sanctuaire magique d’une rose des sables
Elle délivre un parfum d’une beauté inclassable

Bijou aux lèvres sinueuses défiant l’éther
A la chevelure de bois d’ébène étincelant
Aux mains d’argile recueillant ces vers
Pour tisser de soie son corps d'argent

La rencontre entre le cristal et la chair
Raisonne en chœur d’une intense symphonie lyrique
Cet envol se décompose sur un fil harmonique
Où l’amour s’enracine fusionnant le bon vair

Réflexion de basse-cour

Un âne est un âne
Une vache est une vache
Est-ce qu’un âne est une peau de vache
Est-ce qu’une vache est un âne
J’aimerais croire en Dieu
Au nom de Dieu
Au nom de tous les miens
Même si je suis un crétin
Serais-je alors plus malin
Que mon voisin
C’est l’aurore
Il est cinq heures
Les bêtes n’attendront pas la traite
Alors que l’esclave décline la traite
Et pourtant
Combien d’enfant
Se lève à la même heure
Alors que vous poètes
Vous dormez encore
Sauf la petite Violette
Déposé sur son cœur
Son porte-bonheur

vendredi

« Le pseudomime »

De plus en plus de pseudo mimes
Accompagné d'un chiffre pair
Un couple d'amoureux
Voire impair
Lui-même et son miroir
Débarquent sans tain ni cadre
Cuisiner des vers
Sur des plages
Abandonnées
Désertées
Encombrées
Combien de sites poétiques
Flirtent à marée haute
Avant de s'écraser
Sur les rochers
À marée basse
Et là s'installe un hôte
Tout en sagesse
C'est le pseudo mime
Il interprète un morceau de vie
Avec des mots à lui
Le poids de son expression
Étant d'être porté
Par la langue de ses maux

Certains l'observent
Avec ses impairs et manques
Sans en avoir l'air
La curiosité des autres
Entre le rouge et le noir
Il aimerait être l'as de cœur
Et croire que ses poésies
Sont trop vite oubliées
Elles sont là souvent mort-nées
Comme je le comprends le pseudo mime
Ce beau pantomime
Cet être à la fois fragile et gracile
Puéril et indélébile
Amarré à sa virelangue et poésie
Comme une sangsue de Papouasie
Il aimerait être l'as de cœur et croire
Ou de ne pas croire que ses poésies

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Satire sur un des sites de poésie sur lequel je publie mes textes.

jeudi

Quand le téléphone sonnera il n’y aura plus personne

Si un jour vous ne me voyez plus publier
C’est que quelque chose m’aura assassiné
Ou que je suis mort d’une mort naturelle
Comment exprimer l’amour à un cœur virtuel

Virtuelle providence des cieux de la technophobie
Mon insuline lunaire née en 1900 et des poussières
De toutes ses gammes à consommer avec une folle envie
D’ipad d’iphone loin est le menu de son violon de vers

De sa flûte enchantée tapissant l’orée du bois
Soulignant la robe vertueuse de cette nature
Loin de son verger planté de pommes si pures
Si loin du monde réel qui se meurt sans toi ni moi

Et le téléphone sonne une chanson synthétique
S’il y a 10 ans le luxe était d’être à tout prix joignable
Aujourd’hui le luxe ne serait-il pas plus poétique
Serait-il d’être partout et nulle part injoignable

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A Merlin

mardi

La coulée d'encre


Lorsque l’encre de mes yeux a découvert
Le lit tortueux et décharné de tes maux
Ma feuille de papier amoureusement a recouvert
Ce corps d'argile devenu perméable à mes mots

Les méandres de nos ruissellements tumultueux
Canaliseront cette crue passagère d'esprits nuageux
Et pour ne pas délaver les traces de ma plume
Je sècherai en profondeur l'air maussade de cette brume

Le fil tendu indélébile qui s'imprime sur notre route
Je l'emprunterai sans rejet ni amertume ni doute
En essayant de ne pas franchir la ligne blanche continue

Et devançant toute conduite vers le désastre absolu
Malgré l'automne qui pointe le bout de son nez
Les feuilles comprendront qu'il ne faut pas renoncer

dimanche

Inspirations et tendances

Part d'inspiration
Cette perle qui semble venir de loin
Qui vient de plus loin que l'esprit
C'est ce qui inspire à son tour
Le lecteur

Part des tendances
Cette multiplication des goûts
Ce dont chacun à besoin
Pour croire qu'il s'est exprimé
Jusqu'au bout de ses pensées
Et qu'il peut mourir
Parce qu'il a dit ce qu'il avait à dire

Mon inspiration m'a surpris dès l'enfance
Alors que les tendances apparaissent avec mes comparaisons
Avec mes influences et contacts
Je suis un grain de poussière parmi les étoiles

L'inspiration serait-ce un frissonnement
Au touche de l'ombre
Une vibration sur le bord de l'abîme
Devant le ciel l'océan la nuit le deuil
Ces tendances naîtraient-elles dans le fourmillement
Historique social et satirique
Légendaire et amoureux
L'inspiration serait-ce une nostalgie paradisiaque
Le souvenir du temps d'or de l'enfance
Et des rares élévations terrestres
L'espérance du ciel
Tout ce qui me parait mille fois plus grave
Qu'un certain bazar érotique
L'inspiration serait-ce court
A la fois dans les poèmes les plus légers
Où profondément légers et mélancolique
Avec des tendances oubliables

Je peux chercher la meilleure part
Celle qui m'a été donnée avec l'âme
Et n'est-ce pas l'essentiel
Vu d'ici d'ailleurs ou du ciel

vendredi

La vraie vie est-elle absente


Vagabond serait l'homme-lune
Et sa misère sa fortune
Tout se croisent
Et se décroisent
Combien de fois son sablier en forme de croissant
Déposé sur son chevet d’un designer sans talent
S'est-il retourné pour conquérir une vie meilleure
Cette vie se résumerait-elle à l'apesanteur
Dans un monde qui perd ses racines et ses couleurs
A moins de le déserter pour un autre ailleurs
S'articulant sur le possible
Excluant l'impossible

La vraie vie est-elle absente

L'homme cherche désespérément la bonne pente
Pour entreprendre un autre virage
Pour prendre le temps de regarder les nuages
Gris roses ou noirs
Au fur et à mesure de ses espoirs

Des blessures pleines et avides
A travers une poche trouée et vide
Il interroge ses yeux percés de malheurs
Verts rauques et clignotants d'horreurs
Quelle année sommes-nous déjà sur terre
Dans les palais célestes nocturnes argentifères
Après la célébration des noces funèbres
Du capital de la chimère et de l'algèbre
Obtiendrait-il une âme angélique perdue dans tant d'espace
Emporté par cet élan inconscient laissant point de traces
Laissez-le s'élever encore en toute liberté un instant
Pour rêver à la belle au bois dormant
Pour se redresser s'amuser
Aimer

Ne voudrait-il pas finalement mourir au galop
Chevauchant le vent libre à travers les roseaux
Vers une contrée infiniment lointaine
Ici il voit des pavillons d’or
Des matadors encore et encore
La maison du diable chaque soir
Des ombres qui dansent inhumaines
De la matérialité d'une fable dérisoire
Et tourné vers ce palais aux belles devantures
Il vit de l'extérieur l'aventure intérieure en sommeil
Sous la pluie et le soleil
Tant de mésaventures

Insensible serait-elle la belle blonde
Même si son aura est féconde
L’homme reste triste et soucieux
Et la lune un astre sombre et capricieux

Réflexion au bout d’une éclipse solaire

Je m'allonge
Je m'allonge sur les rochers
Je m'allonge sur le sable doré
Je m'allonge sur la fille d'à côté
Je m'allonge
Je m'allonge
Serait-ce la fin de l'été
Coquillages et crustacés
Même si j'en ai bavé
Et vous
Reviendrais-je m'allonger sur les rochers

Et brusquement le soleil disparait
Serait-ce une éclipse
Et le temps m’aspire
Vers une obscurité épaisse
Dès mon approche dans cet espace
L'atmosphère se colore aux couleurs de l’arc-en-ciel
D’agar-agar et de laminaire
Où s’esquissent des corps célestes
Dont certains pullulent d’être de chair
De monstres inattendus
Dans une sylve exubérante
Voir inquiétante
Parfois je crois reconnaître
Des espèces disparues
Comme l’Archéoptéryx
Au milieu de la fille de l’air
Et des fougères
Comme si le temps s’était décalé
Tout est plus jeune
Les apparences sont trompeuses
On croit reconnaître des Holocènes
Toutes ces espèces disparues
De notre planète bleue
Depuis la période moderne
Et le règne animal est si différent
Ils ont sans doute échappé
A la folie des hommes
Ici ce sont des insectes
Gigantesques qui règnent en maîtres
Sans esclaves
Edifiant des nids
De textiles et de cristaux
D'une grâce infinie
Les papillons communiquent
Et s'inscrit sur leurs ailes
Lors de mon passage
Des sortes de hiéroglyphes
« Sois en vie prospérité santé »
Ils ont appris ce langage
Que je ne peux pas comprendre
Il me faudrait m'immerger davantage
Que je m’efforce à déchiffrer
A analyser à vivre avec à les aimer
Ce que l'homme cherche en vain
Depuis des siècles
Une quête vers une autre humanité

Et brusquement le soleil réapparait
C'est la fin de l'éclipse
Ce n'était pas encore la fin du monde
Juste une réflexion
Entre l'homme et la nature

Je plonge
Je plonge à travers les rochers
Je plonge sous le sable doré
Je plonge sur la fille au fil de l'eau
Je plonge
Je plonge
C'est la fin de l'été
Mirages ou nouvelles pensées
Même si j'en n’ai pas bavé
Sans vous
Je reviendrai m'allonger sur les rochers
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Le taux d'extinction actuel est de 100 à 1 000 fois supérieur au taux moyen naturel constaté dans l'histoire de l'évolution de la planète et en 2007 l'Union internationale pour la conservation de la nature évalue qu'une espèce d'oiseaux sur huit, un mammifère sur quatre, un amphibien sur trois et 70 % de toutes les plantes sont en péril

jeudi

Camping « jepoème »

Les campeurs de « jepoème »
Loin de la vraie bohème
Mais proche de la guerre
Des nèfles et des nerfs
Se collent ici sur un emplacement de rêve
Qu'ils connaissent finalement ni d'Adam ni d'Eve
Mais qu'ils ne changeraient pas
N'insistez pas
Pour tout leurre du monde
« A.....Z » Alias tout le monde
Homo sapiens fidèle
Et même si ce n'est pas Noël
Reste cloîtré au pied du sapin
Où il s'accroche comme un acarien
À la moquette
Alcool et cigarette
L'aident à tenir assis entre l'écran
Et le paravent
Une tête accompagnée d'un regard sombre
et blafarde à force de rester à l'ombre
Sous ses yeux se logent de grosses poches
Vides et pleines
À l'intérieur de l'amour et de la haine
De la vie ni belle ni moche
C'est comme d'aller chercher de l'eau à la fontaine avec une passoire
Passer de l'émotion vive à un retour grotesque déambulatoire
Et l'amitié entre campeurs
C'est comme croire que les Castors dînent avec les Trappeurs
Parfois par erreur ou par chance deux homo sapiens s'accouplent
Au lieu d'être heureux les autres campeurs
Se cuisinent des yeux au beurre noir et pleurent
Cris et jalousie s'il vous plait
Pour un dîner presque parfait
On note
Sommes-nous bien tous potes
Car face à cette belle ardoise
Qui va payer l'addition de la Villageoise

Et bien qu'il se fasse tard
La pendule continue son manège sans crier gare
24 heures sur 24 non-stop le monde tourne
Sur « je poème »
Sans problème
Où le grand déballage
D'esprit
Souvent dans le cirage
Flirte avec la schizophrénie
C'est comme à la télé
Réalité
C'est ce que l'on aime
En live sur « je poème »

J'arrête momentanément les rimes
Prem's
Derch'
Le même son à la fin de mes vers
Pour voir les autres dans la merde
Cela nous réchauffe les baleines
A bosses ou bleues
De toute façon
Tout doit disparaitre
Sur terre c'est les soldes
Le camping c'est un état d'esprit
Sain ou malsain peu importe
Le poète est libre
Nous ne sommes pas loin de la signification
Morale du projet de sincérité de Rousseau
Dans laquelle nous serions davantage touchés par une personne
De chair et d'os
Que par une fiction

Je reprends la rime
Mais j'attends toujours ma prime
Un petit vote un petit com. un petit passage
Non rien bref vais-je rester sage
Fin de l'épisode
Partirais-je alors à mon tour en exode
Je vous dis à bientôt
Et ne pleurez pas car il fait beau
Regardez par la fenêtre
Même s'il pleut imaginez un être
Qui semble heureux
Et qui vous regarde droit dans les yeux
Pour vous dire « je vous aime »
Ne changez rien à vos poèmes

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Satire sur un des sites de poésie sur lequel je publie mes textes.

mercredi

A A A +

De l’Amour propre à l’Amour sale à l’Amour tout court

Tumultueux calme flottant et enivrant
Entre deux amours post-formés
Je ne peux pas quitter ma contemplation
Et toute la nuit je la regarde
Vivant et frémissant
Sous mes pensées et mes rêves
Elle m'ouvre le mystère
Dehors la nature est calme
Le ciel est constellé d’étoiles de mer bariolées
Les vagues sinueuses murmurent aux nuages
Des mots aux consonances étranges
Et pendant que mon silence leur répond

« L’amour propre
Ce sentiment légitime
Indispensable
Qui attache l’homme
A l’arbre de son existence
Où son amour bis suit les saisons
Avec passion
En hiver
Il cherche son bien-être
Et se love sous la couette
Au printemps
Il cherche un nouvel air
Et chante l’hymne à la joie
En été
Il cherche la chaleur
Et un joli cœur
En automne
Il contemple les feuilles
Et écrit de la poésie

L’amour sale
Ce sentiment illégitime
Indésirable
Qui enracine l’homme
A l’arbre de son inconsistance
Où son amour gris détruit la raison
Avec déflagration
En hiver
Il laisse pousser les poils
Et pète sous la couette
Au printemps
Il lui fait enfin prendre l’air
Et écrase les fleurs
En été
Il cherche l’ombre
Et suinte de crème solaire
En automne
Il urine sur les feuilles
Et les envoie aux impôts »

Et si un jour j’ai retenu l’envie de paraître
D’être ou de disparaître
De chanter ou de hurler
Aujourd’hui
Je me libère
Et m’envole
Par amour pour elle
Vers l'amour
Tout court

lundi

C’est l’heure de faire demi-tour

C’est l’heure de faire demi-tour
Car j’aimerais bien refaire l’amour
Je voudrais naître sur la lune
Sur la face visible de cette belle brune
Je voudrais être cet extra-terrestre
Qui viendrait lui rendre visite à la Saint-Sylvestre
Pour vampiriser mes défauts dans son boudoir
Pour mieux la dévorer chaque soir

C’est l’heure de faire demi-tour
Car j’aimerais bien refaire un tour
Sur un manège heureux et beau
Je voudrais être au sommet à nouveau
Pour passer les frontières dans les nuages
Et sans manteau ni maillot ni plumage
Un soir d'hiver ou une nuit d’été
Pour proclamer cet amour parafé

C’est l’heure de faire demi-tour
Car j'aimerais avoir vingt ans en ce jour
Etre inconscient et perdre mon temps
A regarder les fleurs et les passants
J'aimerais traîner mes illusions
Dans le décor d’une aile de papillon
Aimer toutes les choses sans exception
Comme si j’étais un fou en révolution

C’est l’heure de faire demi-tour
Car J'aimerais revoir toutes ces belles-de-jour
Celles qui m'ont trahi sans dire adieu
Pour les regarder droit dans les yeux
Et revivre ces moments conducteurs
D'espérance et de désespoir
Ces nuits blanches et ces jours noirs
Pour mon seul vrai bonheur

C’est l’heure de faire demi-tour
Car j'aimerais réentendre le bruit du tambour
Je ne veux pas raviver mes états d'âmes
Juste flirter le son d'un baiser d'une réclame
D'une jolie fleur qui pianote
Je voudrais qu'elle ne manque pas une note
Une larme un sentiment une déchirure
Au revers de mes aventures

C’est l’heure de faire demi-tour
Je suivrai le même chemin au retour
Je manquerai les mêmes trains
Je chanterai les mêmes refrains
Je voudrais ne rien effacer
De mes joies de mes difficultés
Qu'on n'oublie pas une virgule
A mon passé caché derrière la pendule

L'amour serait-il plus fort que le présent

L'amour serait-il plus fort que le présent
Que le temps qui s'use à l'abri du vent
Du tonnerre et de la pluie
Oui l'amour est mon présent ma survie

Hier les graines s'éparpillaient
Sans savoir où elles s'en allaient
Sans doute par-delà les mers
Sans doute par-delà les montagnes
Et demain
Elles germeront sur cette nouvelle terre
Enfin
Quelque part sur une île hospitalière

L'amour serait-il plus fort que le présent
Que le temps qui s'use à l'abri du vent
Du tonnerre et de la pluie
Oui l'amour est mon présent ma survie

Aujourd'hui c'est l'heure de l'arrosage
C'est la vie qui nous rend hommage
Sans doute par-delà nos espérances
Sans doute par-delà nos croyances
Alors qu'hier
Elle se noyait dans nos pleurs
En pleine lumière
Quelque part sur nos coeurs

L'amour serait-il plus fort que le présent
Que le temps qui s'use à l'abri du vent
Du tonnerre et de la pluie
Oui l'amour est mon présent ma survie

...

Demain les fruits seront mûrs
C'est l'amour qui poursuivra l'aventure
Surement par-delà nos peines
Surement par-delà la haine
Et ce bel esprit
Vrombira sans plus jamais souffrir
En pleine nuit
Là-bas enfin pour s'épanouir

L'amour serait-il plus fort que le présent
Que le temps qui s'use à l'abri du vent
Du tonnerre et de la pluie
Oui l'amour est mon présent ma survie

jeudi

Du panier à salade à la tôle compressée de César

Coincé dans une cellule millimétrée
Sans papier avec des poires et l'Humanité
Trois ou quatre taulards un thermos de café
S'entassent sur une étagère une vie d'un Figaro
Et les beaux yeux d'Alessandra Ambrosio

Ce n'est pas consigné aucune mention
Ce n'est pas sous verre attention âme fragile
Et pourtant regardez ce bazar à morpions
Où l'ennui comme une blatte a élu domicile
Parle autant que ces quatre murs imbéciles

C'est fou ce qu'on trouve dans une prison
Des gardiens de musées des pompiers des médecins
Faudrait qu'on songe à l'arrosage du melon
C'est une idée pour consulter les pépins
Pour éviter de se tirer la Joconde dès le matin

Pour  remplir ce panier vide plein de grisailles
Ces feuilles sans coca qu'on chique sans fin
Les magazines de cul collés aux miettes de pain
Les sudokus les mots croisés gavés à la main
Et ces « je partirai bien demain mais il y a la muraille »

Tout ce temps fondu comme un cachet d'aspirine
Et là juste un cadre fatigué qui a une grise mine
On écrirait  « ne pas toucher en voie de décomposition »
C'est fou ce qu'on trouve dans une prison
Des ferrailleurs des receleurs des experts sans contrefaçon

Faudrait qu'on songe et ça serait sûrement une affaire
A faire payer aux visiteurs l'entrée du cimetière
Où palpitent des cœurs émaillés de tristesse ou de vengeance
Si la justice compilait ces erreurs moyennant finance
On ferait du panier à salade un César en tôle compressée

Bien sûr il voudrait s'en aller pour s'amuser
Ou pour aller pisser dans les beaux quartiers
Mais dehors le monde lui fait peur
Avec tous ces pékins pas besoin de voyager
La prison son plus long séjour ne lui donne plus mal au cœur

Il a mis sa vie au vestiaire entre Lucifer et le Divin
Sur un cintre pour ne pas la froisser
Qui pourrait soupçonner qu'entre deux étagères bien huilées
Dorment à l'ombre trente-cinq années
D'un gardien de prison transformé en musée Grévin

mardi

Je t'aimerais même

Je t'aimerais même
N'importe où n'importe comment
Je ne peux pas faire autrement
Je t'aimerais même

Je t'aimerais même
Avec des larmes au milieu des rires
Pour noyer mes envies sur tes soupirs
Je t'aimerais même
Avec le corps nu à l'envers
Coincé dans ton rocking-chair
Je t'aimerais même
Avec des plumes dans les cheveux
Pour m'envoler dans l'enfer du feu
Je t'aimerais même

Je t'aimerais même
N'importe où n'importe comment
Je ne peux pas faire autrement
Je t'aimerais même

Je t'aimerais même
Avec mes pensées de fin carnassier
Toujours trop mais jamais assez
Je t'aimerais même
Avec les yeux fermés face à ta lumière
Pour te caresser le cœur les yeux ouverts
Je t'aimerais même
Dansant sous une pluie tropicale
Les jambes paralysées dans un bocal
Je t'aimerais même

Je t'aimerais même
N'importe où n'importe comment
Je ne peux pas faire autrement
Je t'aimerais même

...

Je t'aimerais même
Les jours de grand mauvais temps
A en devenir laid pour longtemps
Je t'aimerais même
Les genoux écorchés à vif et à terre
Alors que je ne fais jamais ma prière
Je t'aimerais même
L'air de rien les mains dans la boue
Pour t'écrire mon amour jusqu'au bout
Je t'aimerais même

Je t'aimerais même
N'importe où n'importe comment
Je ne peux pas faire autrement
Je t'aimerais même

Le triptyque du poète


Couché pour réfléchir 
Assis pour écrire 
Debout pour Partir


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Peinture de http://www.gerard-gasquet.com/

lundi

Et ce soir je ne serai pas en retard

Non je ne flirterai plus jamais
Sur cette vague noire désormais
Et ce soir je ne serai pas en retard
Même si certains chantent à nous les dollars
Moi je m'en fous je ne ferais pas demi-tour
Au coin de la rue tant qu'il y aura l'amour

J'écrirai pour ne plus disparaître
Mon cœur insufflera de belles rencontres
J'aimerai l'autre nuit et jour
Et je m'occuperai de mes amours
Je rattraperai le temps perdu
Pour courir le long des plages défendues
J'étais aux portes du désert
Où le Fennec m'observait encore hier
Dans une rigole sans larmes
L'oreille sur l'oreiller en alarme

Non je ne flirterai plus jamais
Sur cette vague noire désormais
Et ce soir je ne serai pas en retard
Même si certains chantent à nous les dollars
Moi je m'en fous je ne ferais pas demi-tour
Au coin de la rue tant qu'il y aura l'amour

J'écrirai comme c'est écrit
Devant mes yeux sous le parapluie
Il ne pleut plus dans mon cou
Mais je rêverai encore de vous
Serait-ce le propre de l’artiste
De voler l'embrun de l'anarchiste
De ne pas avoir de règles
J’observerai la vraie vie pour ne pas finir aveugle
Et je continuerai sur cette voie sinueuse
Tant que je vous rendrai heureuse

Non je ne flirterai plus jamais
Sur cette vague noire désormais
Et ce soir je ne serai pas en retard
Même si certains chantent à nous les dollars
Moi je m'en fous je ne ferais pas demi-tour
Au coin de la rue tant qu'il y aura l'amour



J'écrirai pour continuer à exister
Il n’y a rien de plus terrible que d’être oublié
Et l’été va bientôt s’achever
Le soleil ne traverse plus mon atelier
Serait-ce le retour de la nuit
Ces ombres infernales de l’ennui
Qui nous recouvre d’une nouvelle robe
L’angoisse de ne plus voir nos pieds sur le globe
J’allumerai à nouveau l’ampoule incandescente
Pour contempler à travers le hublot la fée itinérante

Non je ne flirterai plus jamais
Sur cette vague noire désormais
Et ce soir je ne serai pas en retard
Même si certains chantent à nous les dollars
Moi je m'en fous je ne ferais pas demi-tour
Au coin de la rue tant qu'il y aura l'amour

vendredi

Il est parti quelque part


Tout à l'heure
Même si le temps gris persiste
Même si la pluie insiste
Même si la neige éblouit
Maman descendra jusqu'au cimetière
Pour être sûre que tu es parti
Pour vraiment le croire
Pour être sûre que tu n'auras plus mal
Pour que tu puisses reposer en paix
Pour enfin réaliser tes rêves les plus fous
Pour que tu puisses être où tu voulais
Tu nous en avais tant parlé
Tu nous en avais tant fait partager le sens
Autour de la table
Tu as juste quitté les mauvais jours que la vie nous dédicace
Tous les mauvais scénarios
Tous les tremblements de terre
Tous les nuages gris du ciel
Tous les mauvais jours sont enterrés sous la neige
L'eau bénite jouant avec le vin des dieux
Le grand bleu baignant d'un soleil radieux
Les fleurs odorantes respirant sous la neige poudreuse
La grande prairie flirtant avec la montagne perchée
Le vent soufflant dans les branches des arbres
Les rencontres et l'amitié
Au bout du compte
Tu as eu ce dont tu courrais toujours après
Tu as juste quitté les mauvais jours que la vie nous dédicace
Tous les mauvais jours sont enterrés sous la neige

jeudi

Chair contre chair

Ta chair
Contre ma chair
À fleur d'un courant d'air
Encerclée par le feu du désert
Ta chair
Contre ma chair
Portée par le vent
Déposée sur un sable émouvant
L'amour
Un homme
Une femme
Deux corps perdus
Qui se sont redécouverts
Voilà l'amour
Ta chair
Contre ma chair
À travers le jour
À travers la nuit
Deux corps perdus
Et à nouveau complices
Ta chair
Contre ma chair
Je rêve encore
De ces moments
De ces étincelles
Ta chair
Contre ma chair
J'aimerais tant
Qu'on recommence
L'amour

L'alcôve amoureuse

Un songe délicat
Une douce intimité
Une ambiance surnaturelle
Enlacent l'alcôve 
D'un saint euphémisme
Et je me cogne à mon délire
L'œil métallique
Complètement ensorcelé

Une fraîcheur océane
Une saveur orientale
Un parfum de roses
Aspirent mes pores 
Vers l'écho intime
Et je frôle son visage
Les mains légères
Délibérément libre

Une lente procession
Une ronde fidèle
Une extrême joie
Demeurent captives 
Sans désir d'évasion
Et j'ouvre mon âme
Le cœur envoûté
Gaiement lucide

Tendrement désinvoltes
Sur la course des sens
Les ombres ondulent
Ailes vacantes 
En ruades féminines
Et je jubile l'ivresse
Corps frémissant
Invisiblement éclairé




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