« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
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Vous trouverez sur ce site tous mes mots « poétiques » :
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Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

Tous mes poèmes

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lundi

Ma liberté est la tienne

Toi et moi essayons de comprendre
D'écrire sur les murs
À défaut de les abattre
Ce que nous aimerions vivre ensemble

Sous mes pas alarmés
Les perce-neige se sont noyés
Par tous ces drames aux fils dénaturés
M'ont-ils logé une balle entre les mains 

Chaque empreinte a ses peines ses amours
Chez toi je ne sais pas 
Mais chez moi il y a l'œil et le cerveau
L'écriture au fond de mes yeux

Proche d'un territoire du rien
Surgit cette balle qui s'engouffre 
Dans les plissures de ma chair
Où le temps scrute le ruisseau de mes rêves

Mon corps n'avance pas seul
Où les fils barbelées
Tissent les contours inoxydables 
De mes veines non sans peine

J'y suis rentré par la poésie
Comme on entre en résistance
Je gravirai le plus vieil arbre
Traiter ses parasites

Et j'irai au fond de l'inconnu
Pour dénicher l'amas de velours
Qui assujetti ma dernière illusion
La beauté à l'état pur

Souviens-toi
Ma liberté est la tienne
La seule alliance
Qui déroute les balles perdues




À demi-mot

Loin de la ville fantôme
L'amour à demi-mot
Dans le terreau de mes vertiges
Se ballade sur un sol fertile et poreux

Voilà le jardin enfoui d'herbes folles
Gentilles compréhensives et fermes
Comme celle qui jonche mon parcours
Depuis la nuit du jour
Sur le sillon d'une douce symphonie

J'ai saisi la miniature
D'une vie simple
Et senti la chaleur
D'une plume s'ancrer à mon bonheur

Avez-vous vu le berceau qui la berce

De toute façon ma pensée bleue
Récolte toujours la beauté
Là où l'herbe aiguillée
Fleurit en toute saison
Là où mes sanglots longs
Pansent le temps qu'il faut

Dans l'isoloir de l'aurore
Nuages au soleil
Amour à pleins poumons






vendredi

Salut papa

Salut papa
Comment ça va
Je suis venu encore une fois
Discuter avec toi
Tu sais dehors
La neige dans l'absence grelotte
Fouille jusqu'aux étoiles
Mes rêves
Au coin du feu
Un visage diffuse un parfum de narcisses
Il est beau
J'en prends maintenant conscience
Je l’aime beaucoup

Salut papa
Comment ça va
Je suis venu encore une fois
Discuter avec toi
Tu sais dehors
La neige en hirondelle zozote
Gribouille jusqu'aux étoiles
Mes rêves
Ce soir j'aime les oiseaux
La vie d'où qu'elle vienne
Dis moi que tu te sens mieux
Dis moi ce que tu fais
Nous nous sommes toujours là

Salut papa
Comment ça va
Je suis venu encore une fois
Discuter avec toi
Tu sais dehors
La neige en bataille chuchote
Dépouille jusqu'aux étoiles
Mes rêves
Entre l’eau turquoise de la mer
Et le blanc du grand paradis
Juste ciel
 J'ai choisi ma raison d'être
Le voyage continue

Salut papa
Comment ça va
Je suis venu encore une fois
Discuter avec toi
Tu sais dehors
La neige en grâce légère flotte
Mouille jusqu'aux étoiles
Mes rêves
Les coccinelles sont toujours rouges
Avec des ronds noirs
Qui indiquent leurs âges
Je t'embrasse
Je t'embrasse

lundi

D'un miroir à l'autre

L'oiseau avait repris ce qu’il aimait 
Et profité de ses années d'insouciances
Avant qu'il ne vive celles des extrêmes
Au pied de la montagne
Où en maître 
L'humus jouait à la courte paille 
Et se nourrissait 
De toutes ses batailles contagieuses
Pour empoisonner dès l'aube
Les dernières fleurs

De là naîtra 
Le crime de l'indifférence

Soleil couchant
Quelques survivantes cherchèrent l'antidote
Pour l’égalité des chances
Où le pot accueillerait une terre 
Anthropologique et vertueuse
L'Homme a ce désir immense de fleurs 
Dans la main de l’autre
Douce et entraînante

Égalité cultivée aujourd'hui 
Par tant d’intellectuel manchot

Moi qui ne suis qu’un rêveur
Les orteils dans la glaise
Le crâne dans le cyclone
Je ne suis pas encore assez fané
Pour attendre sagement les pluies acides
Écouter la cacophonie d'une vieille cloche
Suspendue à son fouet 
De confettis bleus marines

Si nous restons attentifs
Du miroir de l'apesanteur
Réfléchira la raison d'aimer
Sans bleus à l'âme





samedi

Nuit

Je n'écris plus
Et je voudrais m'éteindre
Comme la petite lumière bleue
De mon portable

Je voyage sans wifi
Allongé avec ma plume automatique
Calepin ouvert
La douceur de la nuit m'appelle
Je n'aime pas la voix de son silence
Elle m'habite

Je vis sans vivre en moi
D'un côté elle naît
De l'autre elle meurt

La terre est un labyrinthe
Comme ses spirales chromées
Qui retiennent mes mots
Ils voyagent comment
On ne sera jamais vraiment
Je n'aime pas les pas de son absence

Il aurait suffi d'un baiser
Pour qu'elle m'entende




mardi

Et cetera

L’histoire blonde est une folie élevée 
Au début du XXIe siècle 
Dressé au bord d’une romantique chasse d’eau
S’inspirant d’un indice céphalique arriéré
D’un espace commun à l’espace vital 
L’aubergine de l’espèce est dans le pré
Sous le temple de la roue du soleil
Où les quatre cents fromages dégoulinent
Sur la place de la république

On est minuscules
On descend tous de la même molécule 
Aux larmes et cetera 
Aux larmes et cetera 

Ne brandit-elle pas son nombril
Face à l’île de l’amour 
Qui regarde son vernis 
Se craqueler de toute part
On ne va pas se mentir
Mes idées nocturnes fixent le présent 
Dans l'eau glacée d'une cocotte minute
Les poches pleines de rêves
Ma campagne finira-t-elle 
En daube provençale 
Sans olives ni feuilles de laurier

On est minuscules
On descend tous de la même molécule 
Aux armes et cetera 
Aux armes et cetera 

J'écris avec un verre de vin à la main
Sans sulfite ni arôme synthétique
Putain l’aubergine est blonde 
Et saoule mon raisin Grec
Ai-je le droit au bonheur
En noyant le front de mon clavier 
Dans une énième prose iconoclaste
Comme Jack Kérouac 
Sur le banc des spontanés

On est minuscules
On descend tous de la même molécule 
Aux drames et cetera 
Aux drames et cetera 

Je suis dans ma bulle 
Jamais loin de mon nid douillet
Au milieu d'un grand espace
Et baise l'amertume de tous ses grabataires 
Qui surnagent dans l'amphithéâtre des poilus
Il n'est jamais trop tard pour éclore 
Sans pour autant tourner le dos 
À l'amour à la gourmandise 
Aux valeurs et à la patrie
Un jour qui passe ne revient pas
L’aubergine blonde est sur le trône
Et moi je prends un Smecta

Aux larmes et cetera 
Aux armes et cetera 
Aux drames et cetera...



samedi

Carte blanche

Dès que je partage une pensée
Avec quelqu'un qui sait écouter
J'entends tout
Même le silence
Mais ce qui d’une déclaration 
Se démontre d’emblée
N'est pas toujours la vérité

Ainsi s'en va en campagne 
L'œuvre vérité
Celle qui dénonce l'animosité
Annonce la délicatesse
Par sa puissance immédiate 
Elle ne peut se confondre 
Avec un point de vue sauvage
À commencer par ses vautours
Qui survolent la maison en bois brûlé
Sombre 
Comme ses yeux qui m'attendent écarquillés
Où l’apparent avilissement
N’est pas une simple déchéance 
De l’être souffrant de solitude
Cet esprit sévèrement isolé
Indigné par le réel
Est au contraire interpellé 
Comme une déclaration
Vaste et vigoureuse
La carte blanche m’apparaît 

De l'esprit de l'autre
Et de ses génomes extrêmes
C’est l’excès de vérité absolue 
Qui enjambe la beauté 
Pour aller au sublime
Oui je l'aime et je ne le dis pas
Ici ou ailleurs
Je lui offre mon cœur
Elle le réanimera 
Au-delà de la raison
Souvent je me dis ne pas savoir où je vais
En commençant un poème
Mais je sais que je vais la rejoindre
En cultivant sa propre absence
Je lui crée l'alcôve
Ce geste initial 
Aventuré 
Suivi de confessions 
Et de rehauts contraires
Pour attirer son corps 
De l'étreinte 
Se dégagera bientôt un thorax
Béance de la chair à panser 
Ou à célébrer en l'état
À aimer comme il sera

La vérité comme l'amour 
Nous rendra libre
Là-bas
Dans la maison en bois brûlé
Ardente 
Comme ses bras qui m'enlacent
Ainsi s'en va la carte blanche



*
Musique

mercredi

Morosité atmosphérique

Tout s’évapore
Et tout demeure
Mais ma bataille est d’évaporer
D'évaporer tous ses nuages
Ses nuages noirs de l’atmosphère

Je m’y perds
Je m’y déchire
Je m’y agrippe
Avec l'espoir 
De me réveiller 
De ce cauchemar présent
Propre à engraisser 
Les pires névroses de mes convives

Et si j’embrasse l’air
Mon lyrisme 
De ce vocabulaire
Sombre comme coloré
Sur ses îles Ethernet
Où le pire n’est jamais sûr
Sur le trottoir d'en face
Où la mort n'est pas la mienne
C’est en m’acharnant 
À multiplier mes points de vue
Pour dénoncer le règne des imbéciles 
Et les empreintes indélébiles
De la sale guerre des idées
Avec cette conviction 
À la fois terrible et optimiste
Qui nourrit mon message
Ce qu’il faut de clichés
L’allure d’une tragédie 
Où tout le monde a ses raisons
Les démons comme les anges

Je m’y mélange
Je m’y défends
Je m’y endors
Regardons 
Couler la vie entre la mort
Elle n'est pas ce long fleuve tranquille
Tant rêvé
Car l’homme est son propre poison 

Tout disparaît
Et tout demeure
Mais ma libellule est de disparaître
De disparaître en traçant l'amour
L'amour dans le ciel



dimanche

Désir

Chair étrange attends-moi là
Où tes petites curieuses m'ont murmuré 
Ne fuis pas les plaisirs de mon balcon
Syndrome étourdi
Viens nous rejoindre 
Au sommet de la palme dorée
Sans plus d’attache sous tes pieds
Que la terre dans l’univers
À l'heure imminente
Tu entreverras la libellule

Ne craignant ni la luxure ni l'inconnu
Je m'empresse d'embrasser l'ombre
Poursuivie par mes vives pensées
À la corne du flambeau
Je m'enflamme
Et m'incinère
Avec des battements interminables
Jusqu'au bord du gouffre

Et de l'hurlement de la vague
Visible qu'à l'instant de l'amour
Comme une respiration profonde
Dont sa beauté jamais ne se consumera
Je perds mon silence


lundi

À-coups

Il y a le coup de foudre
Il m'a toujours pris par surprise
Au sommet de l’arbre
Sans savoir pourquoi
Un nuage me caresse l’esprit
J’aime ce monde
Où je viens donner la vie
Une incroyable coïncidence
Seul Dieu n'a besoin de rien
L'amour est plus fort que la mort

Comme l'obscurité nous envahi
À cette époque de l'année
Et comme tout devient évident
Tu n'es plus invisible
Même pas sous la neige
Même pas sous la terre

Il y a le coup de cœur
À l’extrême droite du cortège
Un membre errant au carrefour
Est recousu par un chirurgien
De peau étrangère
Ses artères refleurissent
Et parfument l’horizon
L'indifférence se met à espérer
Ne me donne rien
La raison est plus forte que la haine

Peu importe le nombre de fois
Où je me suis chuchoté
Que je devais être sincère
J'ai du mal à rester debout
Et faire face à mes peurs
J'image comme vous

Il y a le coup de grâce
À la merci d’un tribunal fantoche
Sans aucune piété
La voix hurle son innocence
Elle ignore où elle mourra
Un salopard sépare sa tête de son être
Avec son sabre moyenâgeux
La foule masculine jubile
Elle aimait juste un autre homme
La barbarie est plus forte que l'amour

Maintenant tu nous manques tellement
Chaque matin où je me réveille
Mon Dieu c'est la même chose
Il n'y a rien de plus dur
Il n'y a rien de plus sombre
Je condamnerai cette folie pour toi

Il y a le coup de sang
C'est à nous d'être les garants
Je me rappelle de Dawa
Le cauchemar prémonitoire d'un côté
Et l'invitation allégorique de l'autre
Pour convertir tous les chemins
Toute la ruse est nécessaire
Pour que l'acte ne reste pas un fantasme
La réalité est plus forte que la fiction

Alors je me demande où tu es
Parce que nous avons besoin de toi
Je ne le redemanderai pas
Parce que je sais
Qu'il n'y a rien qu'on puisse faire
Maintenant construisons demain






vendredi

Essai 22h32

L'homme politique bien assis
Avant d'aller courir 
Dans son parc paysager par Le Nôtre
A ce don 
Celui de ne pas voir tout de suite 
Pour conserver son absolutisme  
Le mal ronger nos libertés 
Chaque jour un peu plus
Ne pas dire les choses 
Comme elles doivent être combattues
Le jeu de satisfaire sans cesse sa majorité
En lui doigtant monts et merveilles 
Sur un ton solennel

A tué

Tue

Tuera

N'est-ce pas à chaque fausse note 
Que l'homme grandit
De Charles Martelle à De Gaulle
Parce qu'il a essayé et parfois réussi 
À franchir l'inimaginable symphonie barbare
Même si certains soleils l'encouragent
À brûler un peu plus de calories
À voir plus loin que son mandat 
Démocratie où es-tu
Ce soir mon visage est si livide
Mes veines appellent au secours
Et pourtant je suis sain et sauve
Et si coupable de n'être qu'un écrivaillon

Alors 
Lorsque Michel Houellebecq met son génie 
Dans une gerbe ses sept déclarations
Sur sa propre tombe 
Sous l'œil collaborateur de son éditeur
Voilà encore un avorton qui prend son cerveau 
Pour l'empire de la débauche
En essayant de baiser blanche neige

Dans d'autres temps 
Le duel finissait mal

Comme le roitelet sur son siège 
Ne peut pas jouer sans cesse
Avec l'argent de la princesse
Sans jamais la faire jouir
Un jour il va falloir en tirer les leçons
Le peuple n'a plus la guillotine 
Elle est morte un jour de septembre
Le jour de ma rentrée en sixième
Dans l'insouciance qui caractérisait ces années
Au temps où le salaud avait un code d'honneur
Celui d'épargner les enfants et les vieillards
Un temps où la culture faisait de l'homme 
Autre chose qu'un accident de la nature

Comme a écrit Tadeusz Rozewicz 
« La poésie de nos jours est une lutte pour respirer » 
Cette phrase ne met plus étrangère
Et si proche de mon cœur

Mais ce soir 
Est-il encore possible d'écrire sur l'amour

Mon combat commence là 
Où la lumière n'a pas de frontière 
Là où la vérité n'a pas besoin d'un sceau
Pour remplir le monde d'égalité
L'homme libre a le don 
De voir tout de suite 
Où il souhaite mourir
Et je l'aperçois au bout de la nuit
Là où j'attendrai mes amours



*

Via humanitas

 Lors d’un voyage nocturne
Dans l'au-delà
Il y a des nuages plus élevés
Et emplis de privilèges
Regardons comment ils protègent
Certains plus que d'autres

Comme la courbe de tes yeux
A emprunté le chemin de mon cœur
Je laisse le mien
À tous ceux qui ne peuvent pas
Ou qui ne peuvent plus
S’y mêler

Sauvons-nous tous
Les uns liés aux autres
La peur est humaine



*




lundi

Bloody Paris


J'ignore
Quelles tronches peuvent avoir ces AK-47
Dans le ciel noir de Paris
Tous ces brûleurs de liberté
Je les imagine 
Sous le trait d'un pauvre type
Qui a flingué la vie 
Parce qu'elle était là 
Vive et sans lui

Ces pourritures m'ont perforé les deux bras
Et noyés mes frères avec mon sang
If i was a god 
We'd have to move

L'histoire est un perpétuel recommencement
Dans le désordre
Omaha Beach sous la pluie
Les fleurs repoussent
Et les croix blanches rappellent
Des Bouzigues à même le comptoir
Entouré de mes amis
Paris brûle-t-il
Bataille du pavé des martyrs
Victoire des chevaliers des royaumes francs
La profondeur d'un Graves
Entre Bichat et Alibert
Le frisson d'un vrombissement
J'entends mon grand-père chialer
Boulevard Voltaire
L'ivresse d'un feu d'artifice
Mes chrysanthèmes résistent 
Encore du cochon dans la basse-cour
Gay de jolies bulles dorées
Crache le sang
Oasis kamikazes
Le petit prince est mort dans le désert
Le lâcher-prise absolu d'une nuit
Kings of the Kalachnikov
Oppressante monstruosité
Et drapeau noir
Dansent sur de la funk en toutes circonstances
L'Aubrac et son apaisante immensité
Le fou rire de mes garçons
Le hurlement assourdissant des autres
Une vierge flottant sur la mer morte
Une autre
La gorge enfoncée dans le sol du Bataclan
L'art sous toutes ses formes
Métal hurlant
Un piège à rat
La lueur d'une bougie
Le délire sans limite 
D'une soirée d'outre-tombe
L'odeur d'une bière orpheline
Les palpitations de l'inattendu
Tant de choses à partager
D'horreur absolue 
Et de beauté assassinée

Ma tête éclate
Je reviens à moi
Deux exigences
Seulement du vrai
Toujours du respect
L'art n'a rien à voir avec la morale
L'absurdité à tout à voir avec ses ordures
Notre sol doit maintenir vivante la vie

Si j'étais poète
Il faudrait que je remue-méninge
Je suis Paris



vendredi

Mise à jour nocturne

L'illusion dénudée se détache du mur
Et se met à danser au milieu de ma vie
Bien chaussée bien nourrie bien pensée
Je me retranche
Observe et écoute
S’appellerait-elle Folie
Mais elle n'est pas folle
Avant de prendre l'air
Elle dansait déjà dans le ventre de sa mère

S'essouffle-t-elle
En me demandant d'étirer sa vie
Pour ne pas rester nue
Tenter de reconstituer
Ce qui n'a pas marché
Je n'ai pas d'élastique en deçà de mes mots
Alors je lui demande
Ironiquement
Combien de bombes veut-elle balancer
L'air absent
Elle me répond
Rien de mieux qu’un suicide
Pour mieux vivre

Je comprends que la vie comme la mort
Cohabitent chez toi au même étage
Pour te sauver du vide
Mais le bonheur n'est pas totalitaire

Essayons de tarir cette douleur
Qui semble dépasser
La force de tes ressources
S'il t'a fallu t’approcher du gouffre
Pour quitter tes démons et tes flous
Seule une fouille acharnée de tes ombres
Te permettra de rejoindre tes habits de lumières
Pour quitter ses nuances de gris
Et reprendre l'envie d'être
Collecte tes précieuses images
Scrute les à la loupe
Note les infimes détails
Sollicite tes traces écrites comme virtuelles
Croise et vérifie les sans fin
Et danse danse encore
Pour dépouiller ton âme chasser l'absence
Suis ses mouvements
Il ne te restera qu'à désunir tes contraires
Le n’importe quoi du sérieux
L’utile et l’inutile
La vie et la mort
Même si l'un est lié à l'autre
L'ordonnance doit être respectée

Demain douloureusement
Tu sortiras des cendres de la nuit
Danseras le long de la ligne droite
Tracée par les mots que tu viens de lire
Et oublieras mon existence



*

Musique
Taser Production

L'isthme d'un cannibale

L'œil à travers mon chinois
S'écoule encore des repas heureux
12h30 toujours en vie
Même si les trous de balles
Sifflent des conneries au-delà des murs
Sous l'abat-jour en feuille de thé
Tatouée sur une pleine fleur
De la fast-food poésie
Sèche nos larmes d'automne

Sinon un si rien
Comme plat du jour
Et un Glofish glacé 
En désert pour condamner l'amer
Les marrons sont cuits
Les carottes aussi 

J'écoute The Sex Pistols 
God save the queen
Relançons la machine
Il ne manque pas de graisse 
Ni animale ni végétale
Les abattoirs se réjouissent
Les animaux à l'agonie
Et le chinois avec ses nouilles
Veut du bœuf à la place du chien

It's a cooler-looking chicken  
Sauvons le Français
Mon assiette est creuse 
Remplissons là d'amour
C'est un poulet à fière allure 
Il chante même après la défaite
En face de la salle des fêtes
C'est l'armistice
Où t'as mis mon dentifrice 
Pour nos dents usées de peu de victoire
À la sueur d'un si bémol
J'en ai plus 
Et je pue de la gueule
Comme le végétalien qui se l'ait enfilé
Entre deux mêlées carnivores
Dépensant que c'était du lait de coco

23H59 et des poussières
Les singes sont retournés en cage 
Et les souris dansent
Ma pisse d'âne à la scie trouille
Me brûle la gorge
Je coupe le son 
L'image m'a tué
Avant ma mort douce
Merci Grand-Père
Save our souls 
Let's do it



dimanche

Au fil de l'autre

Aimer 
C'est s'estimer
Inspiration de chaque instant
Sur laquelle nous nous laissons bercer
Au fil de l'autre
Le bonheur sinon rien

Possédée par des démons
D'une terre qui penche
Autrement elle aime 
En effeuillant les chrysanthèmes
Et regarde le monde après
Je me contente de la suivre


S’aimer pour aimer l’autre
Le plaisir de sentir 
Derrière soi l'instinct
Est comme prendre le chemin
De l'évasion éternelle
D'acquérir une œuvre d'art

Un jour le monde la regardera
Comme la vie
Regarde passer la mort
Sur l'influx des anges
Je repeindrai la sphère
Au fil de l'autre

vendredi

Papier bristol

Entre le Bristol et l'Élysée
Au dernier étage
D'un platane haussmannien
M'attendent deux feuilles tremblantes

De soif et de sueur
Deux silhouettes sont sur la même branche
Enlacées pour se décoiffer
L'arbre est baigné de soleil 

Je suis sur le palier
Au cœur d'une musique douce
Je sonne
L'orbite dans le judas

Le ciel s'ouvre




*

jeudi

Vinaigre blanc

De la voix du Nord
La queue de morue d'un corbeau
Peint la nuit à l'envers
Et le vieux jour éclate

Sous la voûte céleste
Il écorche le noir
Et les nuances de gris
Découvrent le vif du sujet
Les tâches rendent les larmes

Le vinaigre blanc sous mes yeux
Dissout les étoiles

Sous la lune en sanglot
Il brûle les livres
Et les paroles étranglées
Détruisent le sens de la vie
Les enfants cherchent le cirque

Le clown blanc sous mes yeux
Coud les rires

De la croix du Sud
De la boîte à bijou éveillée
La raison réhabilite la nuit
Et le jour se soulèvera



*

Musique

Noblesse du jour

Providence
N'est-il pas l'heure de s'émouvoir
Dans la clarté d'un regard
Qui se prolongera
Par la promesse d'une nuit d'amour

Noblesse du jour
Il n'est jamais trop tard
Pour s'évanouir
Sur les feuilles mortes d’automne

Beauté folle
Rien ne te manque
Rien ne te quitte

Cadence
Ta douceur limpide
Est une mer entière 
Sans nuages



*

Musique
Chopin nocturne opus 27

Copyright numéro 00048772-1

Copyright numéro 00048772-1
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