« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Bienvenue sur mon blog... Mon nom de domaine a été piraté ou autre effet papillon ! Mais le contenu est préservé... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer !
Vous trouverez sur ce site tous mes mots « poétiques » :
- Des proses et ou poésies d'amours, loufoques, tristes, engagés, satiriques , d'amitiés et autres...
- Des chansons à l'état brut.
- Des citations personnelles.
- Des lettres ouvertes.
- Des bas et des hauts.
Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

Tous mes poèmes

Nombres de poèmes et de commentaires publiés dans le blog

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dimanche

Par-delà une nouvelle année

Poésie de l’altitude
Pénétrée par la majesté
La splendeur des sommets
La vitalité de la nature
Me sourirait-elle à nouveau
Ce que nous demandons
C’est juste contempler encore

La montre n’est pas arrêtée
La nuit s’encanaille
Un ciel blanc de gris
Ne finit pas de sombrer
Une chambre sommaire
Habillé de bois blond
Une petite cuisine
Eclairée par deux bougeoirs
Un îlot de vie
Au milieu d’un désert blanc
J’écris l’esprit aventureux
Sous les étoiles le soleil
La pluie les flocons

Et qui n’a pas rêvé
De fouler cette neige
De suivre ses arêtes blanches
Les corniches étincelantes
Pourtant si redoutables
Si désespérantes

Je ne connais rien de plus beau
Qu’une étendue immaculée
Ouatée d'une sérénité éphémère
Se lover dans ses anfractuosités
Où l’on perd pieds
Le temps les rides de l’esprit
Où le bruit n’est que le vent
Sculptant des corps de neige
Où le cristal se transforme
En eau bénite annonçant
Une nouvelle année
Sans fin du monde ni météorites

vendredi

Ispahan

L’âme oasis au milieu de la neige
Panse mes feuilles mortes
Que le vent encore m'apporte
Me laisse diriger au près
Sans ailes ni gouvernail
Mes idées folles

J’écris les yeux clos
Sur mon clavier azerty
Mes doigts connaissent les chemins
Les raccourcis les astuces
Ma vie est une prison
Au papier peint fleurit
Où la lumière artificielle
Distingue mes heures

Impossible de quitter ce monde
Sans avoir goûté à Ispahan
Mon biscuit macaron rose
A la crème de rose
Des framboises fraîches
Et des litchis
Avec lui je traverse les saisons
C’est ma douceur évanescente
Au coeur de ma prison jardin

mercredi

La vraie vie est ailleurs

Rimbaud et si cet ailleurs
Est ici entre neige et pluie
Où les nuages parlent
Où les mains racontent
Où les yeux touchent
Où les bouchent
Veulent avant tout sourire
Et ne pas trop dire
Où les cœurs s’ouvrent
Un peu
Mais toujours à propos
Quand la vie le réclame
Qui connait le temps
Qui sait le temps

Je suis sur la canopée
Avec Dieu qu’elle est belle
Et c’est sans doute le dernier soir
Où je grimace d’horreur
Tu es dans ton cercueil
Comme une petite fille
Éternellement perchée
Sur une branche couchée
Tu es cachée sous les feuilles
Hors d'atteinte de la morphine
Calmant juste ta douleur
Laissant crier ton cœur

Ton corps encense ton cercueil
Et la maison vide
Devient forêt
Dans la brume ton parfum
Personne n’ose parler
Ni même murmurer
À cet instant
Je pense aux étranges accointances
De l'âme et du corps
Elles ne nous appartiennent plus

La vraie vie est ailleurs
Rimbaud et si cet ailleurs
Est ici entre neige et pluie
Où les nuages parlent
Dans ce pays
Il y a forcément un autre parfum
Là-bas tout là-haut

jeudi

Tchin Tchin Afflelou

Depuis son bateau ivre
Traversant la Manche
Volée à l’exilé de Calais
« I'm singin' in the rain
What a glorious feeling »
Je chante sous la pluie
Quelle sensation magnifique

Sucez-moi beau papillon
Trafalgar c’est moi
« I'm happy again »
Je suis de nouveau heureux

King de la lunette
A deux balles
Sans faire feu
Pour le prix d’une
Tu es mort
Et moi je t’adore
Avec ton ancre baiser
Je me suis échoué
Au bord de la Tamise
Et si tu veux une remise
Demande aux Valseuses
De deux paires d’yeux

Je me moque bien des nuages
Si sombres là-haut
Et que ses pauvres aveugles
Les dévisagent
Le soleil brille sur mon compte
J'ai le sourire aux lèvres
De voir la pluie
Au coin de vos yeux
Des trous dans vos manches
Mon île restera vierge

La Fée Maya

Nous n'arrêtons pas de chercher une fin
Alors que les Mayas cherchaient
A s'assurer que rien n'allait changer

La fée du logis attend l’homme de sa survie
Frappe à la porte du temple de ses vers
Écrit sur une feuille d'écorce
Un codex d’amour à la signification puissante

Et apparaît le scribe de ses rêves
Un conquistador repentit
Aux mains sang et or
A l’allure chevaleresque

Malgré les pillages de son cœur
Derrière des couches de boue
Elle s’abandonne aux sacrifices
Balaie ces croyances maléfiques

Elle a repéré ses traces ténues
Son côté cataclysmique et animal
Sa peinture sur son plâtre si fragile
S’illumine sur ses toiles magiques

Des lucioles envahissent la pénombre
Celles qui cachaient ses attraits
Serait-ce la fin de sa solitude
Avant d’être celle du monde

lundi

Le Père Noël de Thadée

A l’heure où le bonheur sourit
Chargé d'illusions
L’arbre symbolique se plume
D’une pluie de météorites
 
En cendre les étoiles
Tombent sur le village en fuite
 
Le ventre de ses rêves
Hurle et tremble
Sa poupée se consume
Ses livres flambent
Ses pieds fondent la neige
Les cils de ses yeux
Balaient sa poussière d’ange
La terreur lui ôte la vie

Le jour se lève à l’angle
De la cheminée en ruine
Le Père Noël ne passera plus

Mondialisation

La mondialisation 
C'est une autoroute à péage
Il y a en a beaucoup plus 
Qui roule à côté que dessus
Peu importe les raisons
Si les sentiers sont plus étroits 
Ils sont plus parfumés
C'est sans doute ça 
Le bonheur
Savoir prendre son temps
Tout en sachant contempler 
Sans courir
Là où est le silence
Est l'oiseau
Là où est le silence
Est celui qu'on cherche

dimanche

Substitution amoureuse


Un désert « no limit » la traverse
Tête contre versée à l’herbe opiacée
Les yeux somnambules noyés d’alcool 
Dans un ciel bleuté d’ecchymoses
Les mains crispées à ses vertiges
L’ennui du cœur s’aborde ses vaisseaux
De fièvres de nausées de crampes 
Être funambule 
C’est parler aux étoiles en silence
C’est prendre le risque 
De se condamner 
Sans rien résoudre

Et entre en scène l’amour
Sans filet ni public
Un éclat d'air 
Dans son univers sous vide

La beauté de l’homme 
Ne s’habille pas dans sa carrure 
Elle se révèle sans dire un mot
Son plaisir sa joie comme sa douleur 
Illumine son visage
Lui offre cette beauté 
Celle qui vient de l’intérieur
Et si la beauté du corps 
Naît sans choisir 
La beauté du cœur 
Grandit sans rougir

Des étranges fleurs 
Tapissent cette grâce

Se répandent comme une lumière mystérieuse
Sur ce corset d’automne
Les plus belles fleurs 
Qui protègent cette femme
Ce sont les bras de l'homme qu'elle aime
D'étranges fleurs 
Que seul l’amour aperçoit

vendredi

Gérard deux parts Dieux

Liberté fraternité égalité
Et les trois petits cochons
Guettent le méchant loup
Sans langue de bois ni briques
Au bord d’un feu de paille

C’est la scène d’automne
Fuiront-ils tous à Varennes

Le saule pleureur
Dans le souffle hurlant
Est désargenté
Ce qui voit en lui
Ce sont ses pieds
Brûlés par la fièvre
Ce qui voit en lui
C'est son incapacité

Ô prosternation du vert
Et de toutes ses couleurs
Devant cette pauvreté
Du fond de l'air
Cette pauvreté glaçante
De l’âme sans fond
Gérard
Mes racines profondes
Me supplient

Le saule pleureur
Résistera à la fièvre
A la convention
C'est un vrai révolutionnaire
Et toi
Juste un sans-culottes millionnaire

jeudi

Araméen

S'il rit
Joyeux noël
Et bonne nuit
Sous les boules du sapin d’Alep
Ou de doux glace
Est-il en corps beau
Et le noir fût
À défaut de lumière
Cil pleure
En vie
Croire
C'est toujours mieux
Que de ne rien voir

Fils tu seras

Pour être un assassin
Faut-il être tolérant
Pour être spadassin
A la solde d’un tyran
Il ne faut pas être un ange
Juste un détonnant mélange
De haine et de mépris
Un flingue a tout prix
Un boucher sans cœur ni foi
Un apatride sans terre ni loi

Pour être un politique
Faut-il être une plume de faisant
Pour être un bon tirailleur
A la solde d’un chasseur
Il ne faut pas être noir et blanc
Juste un mélange détonnant
De dédain et de morgue
Un cercueil d’anthropologue
Un vieux sénateur hors-la-loi
Un député menteur de surcroît

Pour être un académicien
Faut-il être intelligent
Pour être dans la lune enfin
A la solde de l’alunissant
Il ne faut pas être un monarque
Juste un détonnant paranoïaque
D’une cuvée douce en liberté
Un oligarque de l’oisiveté
Un écrivain sans feuille de vigne
Un nègre obsédé sans consigne

Fils tu seras peu importe
Rappelle toi quand tu passeras cette porte
Le monde est une arène
Ton destin sera un jour
D'être un combattant
Rappelle toi tu as grandi dans l'amour
Le monde est une arène
Ton destin sera un jour
D'être un géant 

mardi

Cil volauvent au pays d'Arcadie


Dans l'obscurité dans la lumière
Dans une maternité sous un réverbère
Nous sommes tous nés quelque part
Les yeux clos innocents
La peau fragile en état de larve
Beaux et laids l’esprit fugueur
Et nous nous sommes épanouis
Ouvert au monde malgré nos blessures

Pour les Êtres Humains
Je suis libellule
Je suis multiple et multitude
Je suis agilité élégance beauté
Je suis la gardienne de l’eau la sentinelle
Lorsque je suis apparue
La terre était couverte de clairières
De prairies et de forêts
Dans les paysages
Le charme venait des étangs
D’où émergeaient des lumières délicates
Les brumes qui font rêver
Les rêves qui donnent les berceuses
Les histoires les contes
Tous ces contes
Dont les hommes ont besoin pour grandir
Et se transformer

Nous avons en partage
Le goût du changement
Et celui de la curiosité

Le temps s’écoule

Je suis née là
Où vous vous tenez
Au bord de ces galets usés par le temps
Au début ce n’était qu’un point d’eau
Puis un étang nourrisson
Ce fut un bassin
Aujourd’hui
C’est une fontaine qui m’honore
Et qui s’en s’amuse
Elle et moi
Nous vous accueillons avec joie

Lecteurs

Cela ne fut pas toujours le cas
Durant bien des âges
Les Volauvents ont prospéré
Sans rival dans ce pays de cocagne
Nous étions là avant vous
Tu ne t’en rappelles peut-être pas
Nous avons connu les dinosaures
Et assisté à la naissance des premiers oiseaux
A cette époque
Notre envergure pouvait atteindre 70 cm
Comme bien d’autres espèces
Reptiles ou arbres
Nous avons décliné
La métamorphose fait partie de notre règne
Nous réapparaissons plus tard
Et plus tard encore
A chaque mutation
Notre taille se réduit
C’est sans importance
Nous revenons plus adaptés
Plus gracile plus efficace
L’eau a changé de place
De formes
De températures
Il y a eût des âges de glace
Durant lesquelles nos larves s’adaptèrent
Puis l’eau retrouva sa liberté
Et ses berges continuent d’abriter nos amours
Nous y naissons
De mues en mues
Nous avons le temps
Nous l’avons toujours eu

Avec la venue des premiers Êtres Humains
Commencèrent le temps des grandes chasses
Beaucoup étaient persuadés que nous sommes comestibles
Le temps des chasseurs cueilleurs ne fut pas facile
Mais ils passèrent

Les Êtres Humains marchent toujours plus loin
Alors que nous ne quittons pas nos pièces d’eaux
Peu à peu
Certains d’entre vous ont pensé à s’arrêter
De plus en plus nombreux
Ils quittent les abris sous roches
Et dressent des camps circulaires
Fortifiés de terres crues et de paille
Ce sont toutes nos eaux qui les retiennent
Étangs rivières lacs ruisselets
L’agriculture balbutie
Elle réclame beaucoup d’efforts
Ils perdent le goût de nous traquer
Les étangs font leurs vies d’étangs
Grouillante luxuriante polymorphe
Lorsque le Moyen âge bataille de tous côtés
Cette terre devient la porte des Ducs
Le château de 1153
Appartiendra à la Seigneurie d’Amédée
Et puis en 1630 Louis De La Barbouze
Forme un siège et détruit le château
Ils ne nous gênent pas trop
Cependant
Le désir d’espace nous vient
Durant l’élévation du château médiéval
Ce minuscule point d’eau
Se voit transformé en petit bassin d’agrément
Lové entre les ailes du grand bâtiment
Cela inspire les nôtres
Nous décidons d’agrandir l’horizon

Les Volauvents partent à la conquête

Ce Domaine est comme un royaume
Derrière la montagne la forêt
Danse des herbages à perte de vue
C’est la grande étendue du lac d’Aix-les-Bains
Longtemps
Nous menons nos existences à l’écart des Hommes
La vie dans les étangs est captivante
Rives végétales en pente douce à explorer
Plantes aquatiques où atterrir
Insectes pullulants
Promontoires de graminées
Nous festoyons de mouches
Moucherons moustiques éphémères
Nous y rencontrons souvent les petits peuples de la nature
Dont vous racontez les histoires dans vos livres
Ils viennent danser souvent aux bords des étangs
Les fées les vouivres
Les ondines les elfes
Les follets et les lutins qui courent dans les prés
Et guident les chevaux vers nous
Pour qu’ils s’abreuvent

Pendant ce temps
Les Êtres Humains continuent de faire la guerre
Ils avancent dans les bocages
Ils empiètent
Ils construisent les granges
Les étables les fuies un moulin
Les écuries les métairies puis les hameaux
Le château grandit dépérit
Change de nom de famille
Il périclite
Il est reconstruit
Il connaît la ruine
Et un jour l’abandon

Les étangs restent les étangs
Nos larves et nos nymphes continuent d’y prospérer
Entre les murs de la Grande Maison
Aux toits percés
Nous constatons l’invasion des hiboux
Des chauves-souris
Des araignées dont nous n’avons rien à craindre
Mais il y a aussi les faucons hobereaux
Et les faucons crécerelles
Nos puissants ennemis
La vie dans les airs est tendue
Il y a quelques saisons
Le Domaine est acheté à nouveau
De longs travaux débutent
Nous voyons arriver des colonnes d’engins
Des machines menaçantes
Nous redoutons l'envahissement
L’ingérence mais surtout la pollution des eaux
Ou le comblement des étangs
Par décision par négligence ou par excès de détritus
Nous formons essaims escouades escadrons
Nous volons et survolons
Beaucoup d’entre nous ont péri
En s’essayant au vol de nuit
Nous avons posté partout des guetteurs
Nous avons réussi des vols stationnaires
De très longue durée
Nous avons envisagé l’exil
Et l’abandon de la place aux nuisibles
Nous avons tenu des conseils
Et nous avons établi que les détritus
N’encombraient pas nos rives
Que la chimie chimique ne polluait pas les eaux
Ni les prés ni les champs
Que les murs étaient relevés
Les toits restaurés et qu’ils étaient beaux
Que les jardins étaient redessinés ensemencés
Vous venez d’en créer un

Qui n’avait encore jamais existé
Vous l’appelez potager
Mais avant tout la magie était invitée
Vous avez inventé un mot pour elle
Vous dites lumière
Il est venu l’homme qui a marché partout
Il a regardé observé dessiné
Il sait allumer des soleils doux
Dans les taillis
Disperser des feux qui ne brûlent pas les arbres
Il attrape le rayonnement des fils lumineux
Dans les voiles des fées
Il emprunte aux lucioles leurs luminescences
Il se saisit des halos des constellations lointaines
Pour les diffuser dans les bosquets
Il crée des pistes
Pour la féerie et des rêves avec elle
Cette lumière

Il lui construit des abris nouveaux
Il les appelle des objets des luminaires
A travers eux il la déplace
Il l’invente
Il nous réinvente
Il nous dépayse
Souvent lorsqu’il arpente le domaine
Nous le suivons de près
Lorsqu’il s’assoit pour dessiner de nouvelles étoiles
Je viens souvent me poser sur la table à côté de sa main
Il a intercepté nos vibrations
Et a semé partout nos silhouettes
Arrêtées dans les faisceaux
Sur les pierres les herbes les arcs de la fontaine
Et celles disposées autour des arbres
Il a capté l’essence de nos vols et nos envols

Est-ce que nous allons les voir
Suivons le premier preneur d’étoiles
En prenant le chemin des lucioles
La grande sphère roule jusqu’au labyrinthe
D’autres preneurs nous rejoindront ou pas
Au gré de leurs inclinations
Du sens de la brise
De la danse de leur planète dans le ciel
Ou du désir des invités
Parfois
Il est recommandé de ne pas faire trop de bruit
Dans les détours du labyrinthe

Continuons la découverte

Nous allons vers l’eau
Elle est l’âme du domaine
Des générations de Volauvent
Libellules et demoiselles
Y sont nées
En promenant sur les berges
Vous pourrez croiser des lestes dryades
Des lestes fiancés et des verdoyants
Des cordulies métalliques
Des libellules empereur
Des écarlates
Aussi des leucorrines à front blanc
Je ne peux pas toutes les citer
Les lumières lianes nous suivent d’arbre en arbre
Elles sont nichées dans les formes de fleurs volubiles
Les ipomées les clématites les volubilis
Veuillez pousser la porte des gouttes
Pour apprécier le point de vue
Qui s’ouvre sur le lac
Que nous reconnaissons
Comme un couloir d’envol
Il est agréable d’y flâner
A la tombée du soir
Pour apprécier le spectacle
De nos émergences
Au-dessus des miroirs d’eaux
Entre les forêts d’ombellifères
C’est un séjour pour le calme et la rêverie
Nous revenons vers la Grande Maison
Pour rendre visite au potager
C’est un jeune jardin qui danse
Les carottes swinguent
Sous les bancs qu’elles soutiennent
Les bornes de balisage virevoltent
Les épouvantails se trémoussent
Les tuteurs frétillent
Volauvent a beaucoup contribué à sa fantaisie
Volauvent a une magie bien à elle
Elle appartient à la catégorie des libellules spectre paisible
Qui n’aime rien
Tant que voler au crépuscule
Cette heure favorable
A l’approche des fééries
Elle a souvent rencontré des Néluisines
Voisines de marais
Mais sa plus grande joie
Est d’accueillir Akistu la Grande
Qui voyage d’Est en Ouest une fois par an
En passant par les buées et les vapeurs
Autour des bambous et des nénuphars
Pour conjurer les banquets des escargots
Et autres colimaçons gourmands
Volauvent a inspiré les jardiniers
Ils ont fait épouser au jardin la forme d’une spirale
Le mimétisme pourra-t-il les dérouter
Nous l’espérons
Les épouvantails aussi font de leur mieux
Pour détourner l’attention des pies des étourneaux
Et toutes ces sortes de bêtes volantes
A grosses ailes opaques et pleines de plumes
Ce sont des épouvantails contraires
Ils n’effraient aucun volatile
Ils distribuent des graines

L’aube s’agace une nouvelle saison s’éveille
La brise siffle sur les pâturages et les bois
Des gouttes d’eau paraissent flotter dans l'air
Je bois cette lumière étrange venue de si loin
Cette turbulence folle et transparente
Qui barbote sur quelques anémones roses

Anémones qui se balancent sur leurs grandes tiges
Résisteront-elles à la tentation de s’endormir

A la clairière de mon ascension aux pays d’Arcadie
Apercevrais-je une nymphe en boléro bleu marine
Qui coule ses dernières heures dans le ruisseau en cru
Et danse sur une feuille de nénuphar en sursit elle aussi

J'embrasse sans retenue la soie de mes toiles tendues
Et toutes ses plantes à floraison tardive
Qui rougissent dans leurs couleurs originelles
Une curieuse sensation me secoue les sens
En fermant les portes en vert de mon regard
Mes lèvres déambulent à tâtons sans toucher terre
Serais-je encore sur le sein de mon jardin d’hiver
Où le son d’une flûte de Pan glisse à mon oreille
Pour me réveiller à nouveau comme au premier jour

Ici tout est surprise facétie légèreté

Soudain
J’entends un Hymne
Une confrontation
Entre l'harmonie et l'invention
Ou tout simplement mon réveil
Qui s’éveille sous les violons
Des quatre saisons de Vivaldi

Je redeviens un Être Humain
En 2015 au plat pays « d’Hollande »
Où lorsqu’un homme complimente une femme
Il est forcément machiste
Où lorsqu’un sportif gagne
Il a forcément triché
Où lorsqu’un entrepreneur remporte un contrat
Il a forcément magouillé
Où lorsque Cil Volauvent

Dit les choses comme elles sont
Il se retrouve au tribunal


Ici tout est foutaise farces et attrapes

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Sous l'inspiration de Maxime Pascal

lundi

Douglas

J’ai rencontré un sapin à l’ascension
Au fond de la forêt des béatifications
Il s’appelle Douglas un être majestueux
Seul dans le noir sous un ciel désastreux
Je voudrais l’inviter par-delà mes rêves
Pour qu’il commémore Noël avec sa sève
Et embaume tous nos vœux en liesse
Coiffé de l'étoile de Bethléem sa sagesse
Veillera par sa lumière sur notre ivresse
Vêtu d’un décor digne d’une princesse
Les cadeaux lui tiendront compagnie silencieux
A l’aube son port blanc s’écoulera insoucieux
Douglas recueillera la joie à ses pieds floconneux
Et vous Père-Noël vous disparaitrez à travers eux
Vous tenez ce monde si imparfait en grand-messe
Croire encore à vous Père-Noël je vous le confesse
Redonne à chaque fin d’année un peu de bonheur
A tous ceux qui ne croisent pas un Douglas de cœur
J’ai rencontré un ami sur cette destination
Au bord du chemin de la manifestation
Il s’appelait Douglas un être miraculeux
Et vient de s'endormir sur un nuage révérencieux

vendredi

Le monstre


Le temps passe aveuglément
Et la dernière fois que l’on voit
Cet ami s’avancer vers soi
C’est l’image du diable qui apparaît

Il a planté ses griffes dans mon cœur
Qu’il brûle et oxyde
Son entêtement fait sa terreur
Sa recherche du laid mon enfer

C’est pour cela qu’il peut se permettre
Même sans en avoir l’air
De se gonfler la tête
Cette scie-cloche
De bronze ensanglanté
Qui sonne faux me siffle me viole
Elle ne pense plus qu'à me tronçonner
Elle invente réellement l'impensable
Mêlant mon passé mon présent
Et mon futur
Pour le rendre insupportable

En se rapprochant un peu plus
De son souffle fétide
En soulevant erreurs et mensonges
En écoutant ses cris
On peut apercevoir en lui
D’autres monstruosités

La cruauté nourrit le monstre
Le monstre anime la cruauté

jeudi

Le testicule est misogyne et athée

Si d'autres accusent
Moi j’abuse du « je » en fin de compte
Pour que vous ne vous sentiez pas obligé
Obligé d’adhérer à ce que je raconte
Le synonyme de testicule est valseuse
Le synonyme d’athée est libre
Suis-je libre de valser sans avoir les boules

Dieu a créé la bière avant la femme
Il a pensé à tout enfin je crois
Car contrairement à une femme
Une bière est toujours consentante
N'est jamais jalouse d'une autre
Ne passe pas son temps au téléphone
N'a jamais la migraine ne ronfle pas
Ne crée pas de problème ne parle pas
« Je » est dans la mousse de la religion
Qui l’encercle dans ses vers avec obstination
Je ne suis pas un testicule misogyne
Je suis juste un mec athée
Brodé de vers sans T ni laurier académique
Un être traversé par un flux continu
D’émotions d’actions
D’interactions et de relations
Et je vous rappelle
Qu’une bière blonde n'est jamais fausse
Tout cela ne vient pas de moi
Je ne suis pas le seul maître à bord
Je ne suis pas le seul porte-voix
Et je vois toutes ses nuées toxiques
Qui corrompent chaque instant
Ma liberté de pensées mes plaisirs mon temps

Quand j’étais môme en bande
Je pissais dans le bénitier
Juste pour défier Dieu ou l’autre
Et parfumer les grenouilles à barbe
J’avais constaté à ce moment-là
Que la bière n'était jamais de mauvais poil
Voir toutes ses âmes sans reproches
Mettre les mains dedans
Je me soulageais doublement
Pour m’éviter la confession
Pour lorgner à travers une serrure
Grimper dans les arbres contempler le ciel
Une bière ne vous fera jamais porter des cornes
Et je continue de mastiquer des blasphèmes
Tant que le sacré nous passera la laisse au cou
Combien de fois aurais-je à tuer Dieu
Avant que son spectre sanglant
Cesse de hanter mes rêves
De transformer le monde en cauchemar

Dieu a créé l’horreur avant la femme
Il a pensé à tout enfin je crois
Dois-je être plus violant méprisant
Pour gerber ma bière sur sa chasuble
Aussi longtemps qu’il nous étouffera
Le jugement dernier d’Hans Memling
Où ses corps des damnés
Sont précipités dans le tournoiement des flammes
De l’enfer par des démons hybrides
Tenant des instruments de torture rougeoyants
Cette croyante anguille grouillante
Qui pend de l’anus d’un dieu
Qui n’a rien d’autre à faire
Que de sodomiser des fidèles charognards
Dans ses temples infestés de haine
Une bière est non violente
Et ne prétend pas être intelligente
Personne ne naît avec l’envie de mordre
Dans la chair de l’autre
De le ligoter d’un linceul sur un bûcher
Parce qu'il a brassé une bière rousse

Et parce que je ne crois pas à l’invisible
Pourtant ma fleur imaginaire est sensible
Laissez moi juste croire à la vie
Peu importe mon parcours
Une bière n'est jamais complexée
Laissez moi juste aimer la chair
Peu importe ma couleur
Il n’y a  jamais de problème de langue
Avec une bière étrangère

mercredi

♬♪ⓛⓞⓥⓔ♬♪ⓘⓢ♬♪ⓘⓝ ♬♪ⓣⓗⓔ ♬♪ⓐⓘⓡ♬♪

Ce matin en me réveillant une voix impénétrable me chantonne : « Votre conjonctivite morale voit enfin le jour… ».
Alors je me dis que cette fois-ci ce n'est pas une fable de la fontaine. Contre le mur à travers le miroir, je vois le compte à rebours redémarrer. Pour bien commencer ma journée, j’aimerais dès le départ ne rien comprendre pour apprendre et me reconnaître convaincu.
Mais quand le monde marche sur la tête et rit jaune, l’homme s’agrippe à tout ce qu’il peut le retenir pour lui éviter la fameuse « chute des corps ».
Hier, Francis Bacon la peignait au cœur de sa boucherie picturale; aujourd’hui Félix le chat sans machine a dépassé le maître, depuis la stratosphère pour une chute libre de 39 km ou 104992 pieds (Pieds droit ou gauche, les mesures sont identiques c'est comme pour la politique Française)…
C’est dingue, alors que ce matin j’ai du mal à mettre un pied parterre pour sortir de mon lit, un mec depuis le ciel a réalisé un exploit pour l’humanité toute entière... Félix Baumgartner dit « le Chat sans machine » nous prouve désormais qu’un chat retombe toujours sur ses pattes, simplement en buvant avant le départ du Red Bull et mangeant quelques millions de dollars en moins de 10 minutes sans poussières ; après avoir traversé symboliquement le mur du salon aéronautique à plus de 1200km/h, il atterrit  les pieds dans le sable comme s’il revenait de faire pipi depuis sa litière…
Fabuleux ! Avec les pieds secs et sans odeur.

En arrivant au bureau, je demanderai à notre Directeur des sources humaines de changer l’eau des toilettes pour mettre à la place cette boisson énergisante. On finira en bourse avant la fin de l’année ou au pire au paradis si l’on arrête la formule 1 pour faire moins de bruit.
La vraie question ne serait-elle pas de savoir où serions-nous les plus heureux ? Dans les airs, pour regarder l’orange bleu se presser de plus en plus dans la pulpe et les pépins au milieu du pressoir boursier made in Wall-Street ou de le demander au 1500 derniers indiens Sapara d’Equateur ce qu’ils veulent comme dessert, du caoutchouc ou du pétrole ?
Et même si la route est droite, la pente est de plus en plus raide et l’accélération incontrôlable. Car le corps vidé de ses substances vitales comme l’amour et le bonheur pèse désormais trop lourd et la chute inévitable. La cadence de la décadence danse trop vite trop haut trop loin trop fort…
Comme la déforestation, tout le monde en parle, tout le monde dénonce la folie, mais tout le monde continue. Et pourtant personne oseraient jouer à la roulette Russe.

Une fois atterri, je me rase sans me couper ni sans provoquer de gaz à effet de serre, merci Gilette…
Quoique, si l’homme moderne à encore quelques avantages sur l’homme de Tautavel, comme de se raser sans se couper par contre il ne peut plus péter sans le déclarer à Europe Ecologie, le parti vert qui s’occupe de tout sauf de sa couleur.
D’ailleurs Jean-Louis David and Co sont content, ils réaliseront plus de permanentes grâce à l’augmentation du nombre de mariage.
Et j’ai cette phrase de Louis Aragon  « la femme est l'avenir de l'homme » devrait finir par me rassurer…
Je doute, quand je suis constipé, c’est le seul moment où je regrette ne pas être homosexuel.
Et je pense à ma voisine pratiquante, son fils va se marier avec son dentiste, ils vont finir par se bouffer entre eux. Oui je sais, c’est con, mais j’ai abusé de mes invités Chinois hier soir.
C’est mon directeur des ressources humaines qui me les a glissé entre les jambes, à force de boire du Red Bull, il est devenu incontrôlable, il a fini aux urgences, il voulait sauter du toit de l’entreprise avec l’affiche du « chat potté… ». Un cadeau de sa défunte mère.
Revenons à mes petits Chinois, un lundi soir en province il n’y a rien d’ouvert sauf des restaurants asiatiques et leurs aquariums habités par des crabes en plastique, mais je ne pouvais pas les ramener chez eux le ventre vide !
Il fallait bien trouver une solution, j’ai fini après quelque mise en bière à les convier chez moi.
Bref, j’ouvre le placard Ikéa en bois certifié FSC made in Pologne, je n’avais que du riz, et je me dis tout ça pour ça… Oui mais du riz made in France, du Taureau Ailé, le seul riz Français qui n’a pas voulu s’envoler vers une rizière paradisiaque défiscalisée ou plonger dans une friteuse Belge ou de finir condamner dans un coffre en Suisse…
Et pour la sauce, il me restait qu’un fond de boîte de Suzy Wan made in le triangle de Choisy, situé dans le 13e arrondissement de Paris.
Ils ont adorés et nous avons beaucoup ri… A cause des baguettes, c’est tout un art, arriver à manger des grains de riz avec deux brindilles de bois de bambou mâché par un Vietnamien c’est comme aller chercher de l’eau avec une passoire.

Bécassine n’est pas ma copine.

Pourtant le Chinois est pragmatique, au lieu de perdre de l’argent dans les centres d’hébergement ou les commissariats pour chien errant, ils les cuisinent et les mangent, alors le Canigou de mon Chihuahua c’était du caviar. Chez nous le pragmatisme c’est de balancer à la poubelle des tonnes de nourritures et d’ouvrir des centres d’hébergement pour ceux qui n’ont ni poubelle ni maison. Je vous rassure, j’ai deux chiens à la maison et une poubelle vide…

La boite de Suzy Wan avait la même couleur, c’est à cause de ses lampes électroluminescentes à diodes made in China qui détruisent les rivières et éclairent violet, le rouge devient jaune, le marron gris, le blanc violet et ma toile de maître bleue marine une reproduction d’un peintre inconnu du salon devient verte dès que j’allume mon lampadaire tournesol, pourtant il a le marquage CE sur le socle lesté en fil électrique de la SNCF ; cela me rassure car je ne prends jamais de trains fantômes...
Bref, un jour je vais finir par m’habiller d’un blanc immaculé de la tête au pied, pour finir violet à la morgue et pas à la Halle des pieds nickelés, magasin discount où l’on te vend des jeans made in Bangladesh Via China dix euros et du diméthylfumarate gratuitement.

C’est comme ça que l’on signe le lendemain un contrat en béton qui délocalisera notre savoir-faire Français.
Le chinois désormais est vraiment la première puissance mondiale, il véhicule tant d’humanisme ;  il mange toujours du chien qu’il trouve dans la rue pour éviter les épidémies et pour augmenter les rides de Brigitte Bardot ; ils n’arrêtent pas son char pour éviter les démarrages en côtes et de crever la couche d’ozone pour rien ; il construit et pollue proprement des mégapoles sans habitants mais avec des millions de condamner à rêver ; des yeux de poissons pour mieux voir la tête sous l’eau et emprisonnent ceux qui pensent comme nous…
Et pendant ce temps, nous mangeons des cuisses de grenouille halal et des escargots cacher… Et cela ne suffit pas, on est obligé d’ouvrir des restos du cœur dans la rue entre deux Chiche-Kebab.

Peu importe si c'est David ou Goliath qui jettera à l'abbé la pierre, il n'y pas plus de mystère mes frères, le riche restera riche et le pauvre dans la niche.

Gengis Khan  plante sa tente, le nomade des micros trottoirs de la grande prairie de ton bel empire ce soir, il ne te reste plus qu'un tsunami de bitume et un pays en mutation remplit d'amertume…

mardi

Les essayages de la vie

Le bonheur forcé
N’est-il pas de dormir
Avec ses cauchemars

Nécessaire à sa vie
La fille en taffetas
En toile de soie
Défile légèrement
D’un pas brillant et bruissant
Face à l’épreuve
Pour sa première incarnation
Des fils d’or et d’argent
Brodent sa chevelure
Un rouge intense
Nacre la surface de ses lèvres
Ses longs cils noirs
Couronnent son regard
Elle transcende l’assemblée

Avant de s’effacer
Il y a cet inconnu
Au bout de la scène
Avec des fleurs
Il veut les lui offrir
Réveilleront-elles son cœur
Nécessaire à ses rêves

Le bonheur par hasard
N’est-il pas de s’endormir
Avec l’amour de sa vie

lundi

L'annonce faite à Marie


Laissez son temps tranquille
Éteignez vos lumières
Elle a peur des aiguilles
Et souffre en silence
Et m’a cru de vous dire
Qu’il était annonciateur
Qu’il est bruyant dans son cœur

Laissez l'intérieur agir
Maintenant sans pleure
Elle est assise à un angle
Et se peigne les cheveux
Et m'a supplié de vous dire
Qu'ils étaient nombreux
Qu’ils sont bouclés et soyeux

Laissez la fenêtre ouverte
Pour laisser l’air l’embarquer
Jusqu’au quai de la gare
Et repense à sa vie
Et m’a chantonné de vous dire
Qu’elle était fabuleuse
Qu’elle est légère et majestueuse

Laissez la porte fermée
Quand elle se réveillera
Elle sera partie sous la neige
S’endormir de l’autre côté
Et m’a murmuré de vous dire
Qu’il était comme elle l’imaginait
Qu’il est plus que parfait

mercredi

Aimer c’est vouloir être aimé

A travers un champ de mine
J’esquive l’inévitable saut
Et je survis à la solitude
Les yeux fermés assoupis
Un paysage blanc s’approche 
Et à grande enjambée
Pour comprendre
Je me confonds à cette brume
Déserte mon corps
Une silhouette m'ensorcelle
Je m’identifie à elle

Au pied de l’échafaud
Une larme perce mon cœur 
Je résiste à l’aube rouge
Son donjon est mon asile
Je sens une forte présence
Ma pénitence m’asperge de sagesse 
Ma virilité s’embaume d’une plume légère
Mes envies exhalent le silence
Mon désir cherche la marche
Dans la démarche de l’autre
Cette offensive me réveille
Serein et de bonne humeur

Le soleil à la vapeur spongieuse
Éclaire mon âme en écritoire
J’immerge dans son ombre
Mes lèvres pour boire sa musique
Mon esprit s’abreuve à sa source
Je me nourris de sa lumière 
Et de son essence gestuelle

Le crépuscule sculpte l’amour
Entre ciel et terre sur un velours
Où je ne suis plus moi en clair
Elle est ma vie mon alliance
Et je meurs en haute fréquence
Perché sur son feuillage mortel
Son inconscient a bu mes vers
Aimer c’est vouloir être aimé

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