« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Bienvenue sur mon blog... Mon nom de domaine a été piraté ou autre effet papillon ! Mais le contenu est préservé... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer !
Vous trouverez sur ce site tous mes mots « poétiques » :
- Des proses et ou poésies d'amours, loufoques, tristes, engagés, satiriques , d'amitiés et autres...
- Des chansons à l'état brut.
- Des citations personnelles.
- Des lettres ouvertes.
- Des bas et des hauts.
Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

Tous mes poèmes

Nombres de poèmes et de commentaires publiés dans le blog

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dimanche

Je n'ai pas le ver solitaire

Il est temps de vous dire une vérité
Qui est James Px.
J'ai lu récemment sur un blog
« Tout dépend de qui vous êtes »
Si vous êtes un aficionado
 De la dent creuse 
Sachez que j'ai la peau dure

Si vous êtes (encore) un rouge-gorge familier
Je suis un fils d'Apollon ou un bourgeois
Intellectuel et individualiste
Un sommelier de vers vides
Fondamentalement un ennemi 
De votre classe endoctrinée au chou-rave
Labourant les champs de vigne
De la sous-culture internet

Si vous êtes coranique ou fantomas
Je suis un adepte des pieds paquets 
Un mécréant de premier choix
Marchant sur les œufs prophétiques de la liberté
Caressant le dos du porc
Pour lui redresser avec l'art et la lanière
Sa queue en tire-bouchon
Et trinquer l'aréole de la « félibresse »

Si vous êtes bien encré au fond du trou
À l'extrême droite de mon auriculaire
J'entends être un traître à la nation 
Un Europhile convaincu
Et si les nuages ne s'arrêtent pas aux frontières 
Pourquoi les hommes 
N'auraient pas cette chance
D'aimer le sol de votre collabo d'aïeul

Si vous êtes au centre dégonflé
Ce qui vous évite de prendre de la hauteur
Car vous souffrez d'acrophobie 
De la langue blanche qui penche 
Vers le vent d'une aliene fraîche
Je ne fais hélas pas parti de cette ethnie 
Qui suce François Nicolas des manivelles
Tous les cinq ans à la messe de Noël

Si vous êtes un sans liste en slip kangourou
À la tâche Béarnaise Corse ou Bretonne
Je ne suis pas un chasseur de farfadets 
Qui souhaite bouillir à quatre vingt dix degrés 
Votre langue de foi votre âme péninsulaire
Les tirelires en bois de vos touristes
Ou qui cherche un asile psychiatrique
À l'abri du monde vivant

Si vous êtes un social démoniaque 
Ou même vaguement à gauche de mon pouce
Je suis un libéral qui critique les acquis 
D'un état providence en faillite 
Et j'enfile les syndicats les « bourreaucrates »
Et pulvérise les morpions intérimaires 
Non élus et « multifonctionnaires »

Si vous êtes militariste à la ferme des mille vaches
Je suis sans l’ombre d’un poil de chameau
Un missile sans cervelle sans doute
Ne vous trompez pas de cible
La souris fait peur au éléphant
Et partagera avec l'Éthiopien 
Sa dernière ration bio 
De fromage sans antibio(tique)

Si vous êtes altermondialiste ou pacifiste 
Une sorte de ratatouille anarchiste 
Qui aime la tomate à la belle pulpe vert lime
À la saveur douce et peu acide
Je suis de toute évidence 
Un inconscient qui se désuni de l'opprimé
Par sa critique de la tolérance 
Et son refus d’adhérer 
À la clownerie du commerce équitable

Si vous êtes environnementaliste ou écologiste
Je suis dans votre poche 
Hélas avec un trou d'air 
Qui rejette le principe du développement durable 
Car j'utilise ma voiture hybride 
Pour vider mes déchets au tri sélectif
Sur une ancienne décharge 

Si vous êtes conservateur 
Avec un hostie sur la langue 
J'aime la chair de la cuisse 
Et la grenouille sur son nénuphar
Je suis un perverti qui se moque 
De l'ecclésiastique qui sort d'une tourte
Au chaussé aux moines

Si vous êtes inclassable
Dans un des paragraphes qui précèdent
Je parie que vous feriez une excellente muse
Ce goût de vivre 
Comme s’il n’y avait pas de lendemain 
M'happe soudainement
Êtes vous libre pour ma prochaine prose
Je n'ai pas le ver solitaire




vendredi

Au marché de Noël

Au marché de Noël
La chute des corps
Animée par la même folie
Je vois une paire d'ailes trembler
Des enfants sans défense

Ils sont tous là
Sur la marbrure foncée du granit
L'atmosphère en est intense
Comme un pied de nez 
Aux idéologies de tous bords
Un recueillement lourd 
D'appétences écoulées
C'est l'esprit de Noël
Dont sont bâtis
Les amours indestructibles

Il y a cette lueur symbolique
Perfectionniste
Intense et vraie
Blanche pure
Détachée de toutes autres pensées
Tout se trouve à découvert
Des sans-abris
Aux lumières
Des ruches des abeilles
Aux voyageurs en file indienne
Tous soutiennent la grisaille du ciel
Au fond des yeux
J'entends des cris
J'entends des rires

De retour
J'écris en ce jour d'hiver
Une énième fois
Pourquoi




samedi

L'amante de feu

À l'heure où le jour lustre la nuit
S'offrent des poésies
À forger des vers
Comme ceux de Nizar Kabbani
« Aime-moi loin du pays 
Des représailles et des répressions
Loin de notre ville saturée de mort »
Des poésies à ouvrir les yeux
La perception est la réalité

Étendue ensorcelée
Égarée dans la distance
Dans les traces de l'hiver
De courbes en traces directes
De sommets en combes
Mémoire dévalée
D'une lointaine enfance
À coups de sel
À coups de miel
L'amante de feu fusionne
Une goutte bleue tombe du ciel
Ce soir le monde se fait violon

Dans son baluchon
Elle a glissé l'essentiel
Un dernier bouclier de mots 
Contre la terreur
Les pierres ne se changent plus en neige
Et les sapins en musiciens

Son inspiration embrasse 
La terre abandonnée
Dans la rencontre
Dans l'amour




Les conseils de Narcisse à la poire Belle Hélène

Rien n’est original
Sauf ce que je fais
Volez où vous pouvez
Comme tout le monde
Les scrupules ne me connaissent pas
Et vous non plus
Tout ce qui est source d’inspiration
Éviter tout de même la politique
Elle est déjà enceinte de 9 mois
Ne compliquez pas la tâche des huissiers
Tout ce qui nourrit votre imagination
Éviter aussi les sites de poésie
Comme celui sous vos beaux yeux
Et les vieilles dames en manque d'amour
Nourrissez-vous de vieux films
De films pornographiques
Pour la peau des amygdales de votre concubine
Ou celle de votre maîtresse de 5 à 7
De votre vie privée
On s'en fout mais on aime savoir
Nourrissez-vous encore
De livres de musique de peinture de photographie
De poésie mais de la vraie
Ou de la fausse originale
De rêves de conversations impromptues
D'architectures de ponts
De panneaux de signalisation
De nuages d’eau d’ombre d'arbres de lumière
Faites comme Picasso et ses poursuivants
Ou ses précédentes lumières
Ne volez que des choses qui parlent
Directement à votre âme ou à votre sexe
Ou des masquent muets Africains
Ou de la Marseillaise à la Javanaise
Si vous faites cela avec charisme
Votre travail sera authentique
L’authenticité n’a pas de prix
Comme la peau d'une chèvre espagnole
Qui chante anglais en playback
L’originalité n’existe pas
C'est moi qui vous le dit
Et ne perdez pas de temps
À cacher vos escroqueries
Célébrez-les plutôt
Quoi qu’il arrive
Souvenez-vous de ce que Dieu vous dit
« Ce qui compte
Ce n’est pas d’où viennent vos idées
Mais ce que vous en faites »
Une citation que Godard m'a volé
Et pour finir mon offre de prix
Hors du monde

Il ne sera jamais un martyre
Entre facétie et désespoir
Entre besoin de sainteté
Et tentations charnelles
Il est libre Narcisse
Et la belle Hélène folle d’amour
Pour ce génie de la terre

Maître 
Vôtre poire Belle Hélène
Avec une ou deux boules de vanille
Mais il n'y a pas de glace dans cette recette
Me souffle une reine d'un soir
Miss terre


Idée inspiré par Jarmush et Bonobo sleepy seven

vendredi

Transi

Quand l'hiver apparaît
Quand la neige revient
De l'angle déplacé
Mon équilibre
Transi à l'air amoureux
On ne peut que savourer

Et pour éclore 
Un jour d'hiver
Lorsque son cœur s'est réchauffé
Il faut s'éterniser
Sur le verbe aimer







jeudi

Soleil du destin

 Sur le qui-vive 
Ses yeux cannelles
Poursuivent pas à pas
Les dalles flavescentes
Du jardin des sens

Ma joie est telle
Que mon souffle est dentelle
Prêt à fleurir
Sur la nuit qui se libère
De sa coquille de jour

Sentez-vous ce parfum délectable
Qui rend l'écorce folle
Sainement amoureuse

Brise dorée et magenta
L'ombre balancée brille
Au pied de l'arbousier
Somnole sous la douce étreinte
D'une délicatesse ombilicale

Ne plus reprendre haleine
Jamais
Juste par Aphrodite
Arrivé au fond du gouffre
Ciel je suis vivant
Quel beau gîte
Lieu de séjour

L'écarlate rougeur
Danse sur l'épiderme des cœurs
Tout cet amour démantelé
Me pousse contre elle
Encore et encore

L'amour est fait de beaux fragments




lundi

À la grange des Clous

Si vous êtes blessé ou malheureux
Ou simplement de passage
Il y a au monde un lieu
Saint et sublime
La grange des Clous
Surplombant le lac Léman
À deux pas du paradis
Si vous passez par-là
Respirez et contemplez la merveille
Duel qui envoûte et guérit
La clé est sous la pierre plate
Aussi large et vivante
Qu'un vol d'aigle royal
Entre la croix en bois
 Le bûcher de fayard
Et l'être qui vous anime
Loin de votre orgueil
De votre ennui passager

À la grange des Clous
J'ai appris à fendre le bois vert
À foiner les herbes folles
Les plus sages du regain
À manier les rênes du traîneau
Sur la neige verglacée
Poupée le cheval de trait
À allumer le feu de joie
À étancher ma soif 
Conquise et éduquée
Vu mes cinq ans tomber de fatigue
Avant le goûter

À la grange des Clous
J'ai cueilli des cerises noires
Comme la terre qui les engendre
Des prunes plus goûteuses 
Qu'une pêche du Roussillon
Saisi le mot bonheur
Dans les yeux où je lis encore son âme
Celle de mon grand-père
Déclaré une guerre fratricide
Aux fourmis rouges 
Aux mouches sur le cul des vaches
Retourné la bouse
Sur le visage d'une cousine
Goûté le fruit défendu
L'air au-dessus de la brume
Pratiqué l'aube buissonnière

À la grange des Clous
Un temps
C'est moi qui ai vécu
Et mes aïeuls mes amours
Loin des fracas de la vie
Au plus près de la vérité
Au plus près de mon sang
Pourquoi encore ce bleu limpide
Dans les yeux de grand-mère
Maman je sais
Je vois encore M
Courir dans le champ de fleurs
Jusqu'à la nuit tombée
Un soir de pleine lune



Songes roses pâles

J'espère qu'elle pourra atterrir
Ses amours sont tous morts
Sur les débris de son présent
Pourquoi repeindre le passé
Sur les toiles de son futur
Si personne ne vient la sauver
Elle rêve d'un garde du corps

J'espère qu'elle pourra atterrir
Sans avoir besoin d'une armée
Ni d'un flingue en plastique
À quoi bon de tirer du papier
La chasse est fermée
Mais les corbeaux guettent
Elle rêve d'un garde du corps

J'espère qu'elle pourra atterrir
Apprendre le langage du juste
Non pas celui qui lorgne la fumée blanche
Dans le marécage des doutes
Celui au sourire d'enfant
Maquillé avec les dents de l'amour
Elle rêve d'un garde du corps

J'espère qu'elle pourra atterrir
Suivre les lignes dessinées par Dieu
Ou soigneusement celles par la nature
Peu importe abstraites ou simples
Quelques-unes de mes œuvres préférés
Ressource de beauté et d'expression
Elle rêve d'un garde du corps

J'espère qu'elle pourra atterrir
Apprendre le langage du juste
Sans avoir besoin d'une armée
Suivre les lignes dessinées par Dieu
Elle rêve d'un garde du corps
J'espère qu'elle pourra atterrir
Elle rêve d'un garde du corps





samedi

Théâtre d’ombres

Voués à simplement servir
De chair à canon
Nos enfants boivent le sang
Des sources et des lacs
Sous le souffle des bombes
Soufflement qui balaie
Le dernier relief emblématique
Rempart contre l'infamie
Sur lequel dès l'aube
La diplomatie à œillères
Laisse hurler l'agonie
Ses yeux qui s'enfoncent
Dans les ruines de leurs foyers

Vagabondage massif
À l'abreuvoir de la pauvreté
De toutes ses âmes distendues
Qui retournent à la ligne
Sans comprendre le sens
Musique des cratères
Qui invite la féconde sérénité
Au suicide collectif
Où la loi des tirants est déterminée
Par le chacun pour soi
Pour en sucer librement
La moelle épinière

Honte à l'immonde semence
Qui initie à la barbarie
L'avenir de l'innocence
Comme une mâchoire sauvage
Se nourrissant de cadavres
Et de phantasmes endoctrinés
Rappelez-vous
La poésie soigne tous les maux
Par la force psychique qu'elle imprime
Sur les lèvres de l'embryon
Vers tous les êtres
Tatoués de lumière 

À l'interstice résistant
Brûlons une bougie
Une bougie
Pour éclairer toutes ces ombres malades




vendredi

Sine qua none

Tout reste à explorer
 À penser à édifier
 Mes yeux signent
Entrouverts
Une silhouette demi-lune
Lové voltaire
Dictame éclose

Tout est parti d'ici
D'une langueur assassine
Deux mots suffisent
La vue et l'esprit
Sensibilité incandescente
Jeux de miroir
Désir sine qua none






jeudi

Acceptation

Après un long silence
Comme une libellule
Sans ailes ni étang
Un moustique collé à la vitre
D'un taxi pour le terminus
Je ne vivais pas vraiment

Tantôt
Projet vital pollué
Époque 
Noircissant 
L'enfant prometteur
Qui habitent nos sens

Tantôt
Projet vital salué
Époque
Déversant
Toutes les couleurs vives
Qui animent nos artères

Heures 
Heureuses
Lorsque 
J'accepte de m'interroger

Heures
Affreuses
Lorsque 
Je me laisse mener par la peur

Ne soyons pas dans la soumission

J'ai lu ce poème avant-garde
Écouté cette musique au cœur
La plénitude m'imbibe

Soyons fous
Soyons fort
Soyons dans l'acceptation
D'être soi-même





lundi

Destination inconnue

Sur le meuble d'entrée 
Il y a ce timbre de glace
Figé sur l'enveloppe vierge
D'une lettre à la destination inconnue

Une lumière bleue
L'illumine chaque soir
À l'invitation au voyage

Le stylo transpire 
Le long de sa grise mine
Cherche la main de son cœur
Sous les pieds du globe de granit




La beauté est toujours comprise

J'ai des frissons à l'idée
D'ajouter une liqueur au brasero
Dans ma chute
J'atterris dans la cendre
De la félicité

Mes yeux défilent
Le long d'un alignement
D'arborescences
Soleil dans le dos
Une perspective 
Dont le point final est reconnu
Dès l'apparition du jour

 L'obscurité me dévoile
Les allées de la mémoire
Son principal argument
Imprime
L'expression indispensable
Son visage est là
Mes lèvres nues 
Sur sa chair satinée

Et lorsque je retournerai 
L'insigne de papier 
Rappelez-moi
Ce que je dois vous dire

La beauté est toujours comprise






dimanche

Élégie blanche

Y a-t-il une neige
Qui nous cicatrise 
Dis-moi neige
Qui nous cicatrise
Il n'y a pas de neige
Qui nous cicatrise
Mais il y a celles
Douces et cruelles
Ces flocons de feu
Suspendus à la crédence
Dénudés jusqu'à la cendre
De nos yeux

De son fuseau d'éther
Elle n'a pu s'enfuir
Ni se raccorder à la fraîcheur
Prendre sa part
Face à l'ultime éruption
Qu'engendre
Au dos de la sirupeuse insolence
Râle et asphyxie
Sous la clé de sol
D'un arc-en-ciel alcoolisé
À l'abri de la neige
D'une douceur éternelle
L'homeless sa vie
À l'humus perfide





samedi

Novembre

Suivant la folle dérive des migrateurs
J'enlace tous les bruissements d'ailes
Dans le vent des cuivres
Et des bois tournés
Entraperçois des formes bizarres
Descendre d'une écharpe nuageuse
Des lèvres se délivrer aux miennes
Des phalanges sous ma nuque
Qui me la détiennent
Le sol tremble 
Jusqu'au chœur des cœurs

Serais-je hébergé incognito
Dans la prose confortable  
D'une nécessaire opacité de l’être

Orphelin du temple 
Baignant mes rêves
Au lait de ses seins
Écumerais-je l'eau du ciel
Toutes ces pattes-d'oie
Jusqu'à l'éclosion 
De vers tendres et profanes
Sous vos yeux gourmands et curieux
Au coin du feu 
Dans un nouveau monde
Le notre




vendredi

À bout de bras

À l'envers comme à l'endroit
Sortant de la fournaise
Danseurs de corde ou maladroits
Nos bras pétrissent la glaise
Géniteurs
De tous ces divers chemins de vie
Accidentellement
De toute cette chronologie
Peu importe s'écoule l'heure
Fatalement

L'un peint une toile argentée
Écrit au fil des notes un roman
Fond sonore de pensées
Suintant des murs sanglants
L'autre récolte le sel de l'amour
Sème l'apaisement
Rais dorés des abat-jour
Illuminant tous les enfants

L'artisan fidèle quitte la rime
À bout de bras
Des bras d'une grande liberté
Semblables à une étoile filante
Et d'une grande force
Seule solution pour des mots
Privés du futur promis

Et lorsqu'ils seront invités à boire
La boisson des Dieux 
Les yeux transcrits
 L'un dans l'autre
Nous attendrons tous
Au pied de la montagne blanche
À l'ombre de l'arbre du paradis
Quoiqu'il advienne
La métropole unie du ciel




samedi

Sensibilité

D'une brûlure noire
Elle est l'embryon
Multicolore
De mille et une feuilles
Qui rare habillent
Tous les murs gris de nos vies
La transe d'un affect
Trouble et passionnel
De nos nuits
Blanches et froides

L'allégresse à son égard
Est ce relief mystérieux
Un peu la voie 
Sur laquelle parcourent
Les ombres fertiles
Qui labourent nos rêves
Les plus enivrant
Et ensevelissent nos cauchemars
Les plus saisissants

Et si j'acquiesce
À chaque sillon
Une telle évidence
Que ne pourrais-je pas
Acquiescer

Sensibilité
Est cet être affublé
Pour les uns
Ou embelli
Pour les autres
Aucun de nous ne sait
Ce que nous savons tous
Le ciel est immuable




dimanche

Contraste

Cette journée nocturne
Je l'ais expédié loin
Très loin 
Au-delà du raisonnable

D'errances en errances
Les nébuleuses
Dévoilent mes ombres
L’initiation cambrée 
Proche de l’abat-jour

Il neige sur mes douces empreintes 
Je les ais perdu
Pourquoi ces cauchemars
Les mots s'enfuient
Le noir absorbe le blanc
Le gris s'étale sur ma plume
Et l'aube s'écrie 

Entrer en poésie
Est-ce décider 
De prendre du temps pour soi
Ou est-ce un échappatoire
Pour gaspiller son temps
Et enrichir les autres



samedi

Butterfly effect

... Cinquante choses m'attendaient aujourd'hui
Et la pluie m'a attaché au clavier du lit

En mode pause
Rêverons-nous tous 
D'intensité
Mais si tout était intense 
Plus rien ne serait
M'a soufflé Charles Pépin

Mes sens ne sont pas aveugles
Ni interdits
Toutes ses larmes du soleil
Qui ruissellent sur les stigmates de chacun
Ne sont pas là par hasard
Porter son monolithe
Même minuscule
Aux mieux être du monde
Ne peut se faire 
Si t'ignore laquelle te convient
À manier et à transporter

Suis-je cet arc encore vert 
Que l'on veut tordre à l'envers
De ce que je suis réellement
Au-dessus d'un feu de camp
La chaleur le rendrait plus fort
Quelle jolie mort
Comme ces organismes sédimentés
Devenus charbon ou expérimentés
La vie n'est-elle pas une succession 
D'effets papillon de transformations

Prenons conscience de l'énergie
De la pensée des mots
De la matière du muscle
Plus elle sera maîtrisée
Plus nous vivrons en harmonie


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Merci

jeudi

L'envol ininterrompu

J’étais auprès de mon père 
Lorsqu'il est mort 
Et l'auréole est devenue
La poésie d’une vie qui défile
De la conscience
À tout ce qu’on subit
Des étincelles heureuses 
Des rafales malheureuses 
Qui brûlent les cœurs
Inspirent les ombres 

La poésie est prophétique 
Une nouvelle voie après lui
Comme s'il m'avait transmis des ailes
Pour aller plus haut
Je pense à lui à chaque chute de neige
Qui défit mes sens

Et face aux flots de critiques
Extrêmement positives
Je conserve juste le négatif
L’atteinte de ce point sensible 
A fait s'envoler les trames narratives 
Du récit de ma vie 




samedi

Labyrinthe vital


Si je n'ai jamais joué à la marelle
Les pieds chargés de fluides
Sur un tableau de Mondrian
Au musé d'Orsay
Défait un corset
Avec mes lèvres gercées
Au cœur d'un lit
Tiède et désordonné
D'une duchesse aux pieds de vers
Je n'ai jamais triché non plus
En m'exposant à l'autre
Les mains couvertes de virtuosité
Autour de la couleur sanctifiée
Par les seins doux
D'un Niki de Saint Phalle
D'une grâce d'un Fernando Botéro

Malgré mes promesses
D'aller jusqu'au bout des choses
Malgré mes coups de blues
Mes coups de sang
Les compromis
Je n'ai eu droit à aucune chance

Alors mes yeux verts
Caressés par l'ombrage de la libellule
Chercheront toujours
Une sortie régulière
Dans les empreintes énigmatiques
D'un Niele Toroni
Celles de la vie

Et si vous pensez comme moi
Que le sud réchauffe
Et le nord inspire
À l'épicentre de ce labyrinthe
Il n'est pas surprenant
D'entendre le silence
Car le désir ne s'épuise jamais
Corps et âme
Suspendus à la branche du bonheur





Émanation

La vie a bien plus d'imagination que nous
Enjamber les barrières
 Et ouvrir son cœur
Voilà ce que le poète tisse
À chaque cession avec son égide
Une relation intime 
Qui imprègne subtilement
Ses mots et vertiges

Jusqu'ici tout va bien
Les saisons s'accordent
En genre et en nombre
Le fardeau n'est pas juste
Une question de volume
Mais aussi de substance
Quelques papillons se marient encore
Aux fleurs à l'air pur
Puisé à l'ardeur des hommes
Quelques vieux racontent encore
De vraies histoires
Les yeux accrochés à la muse
De chair et d'espérance

Mais sommes-nous passé
De la logique de l'honneur
À une logique 
Plus narcissique
Stoppons l'effusion
Et en nous
Cherchons le plus vivant 
Pour gérer la peur
Et mobiliser son énergie
Contre la violence et la haine

Il y a un arbre carbonisé
À la lueur du précipice
Une balançoire en fer rouge
Cherche un enfant
Entre les branches noires
De ses racines
Et les débris du ciel
D'un apôtre no future

Nous sommes là
À manifester corps et âmes
Dans l'obscurantisme
D'une autorité permissive
Alors résistons
Avec ce parfum de légende qui circule
Dans les escaliers de la vie
Au-delà d'une vertu
Esthétique révolutionnaire
La mort âpre je vous le dis
N'a ni odeurs ni sentiments
La vie a bien plus d'imagination qu'elle
Vivons
Vivons à pleins poumons




À la seconde

Sous une pluie battante
Des milliers de feuilles s'éparpillent
Sous nos yeux encore ouverts
Tant de mots nous échappent
Au sein du vent
Rejoindre une dernière danse
Avant de se reposer 
Sur un sol émouvant

Tu es peut-être effrayée
Par le déluge de te confier
Mais lorsque tu délivreras ton secret 
Au cœur des chrysanthèmes
Tu ne seras plus seule
Il n'y aura plus
De mauvaises herbes
Qui te pénétreront
Et t'étoufferont

À la seconde
Seul celui qui greffe son cœur à l'autre
Aimera sa mort





jeudi

Le casse-tête chinois

Premier slogan d'un looser
Terroriste de l'impuissance
Qui cherche le point cardinal
Celui de la confiance
Entre le haut et le bas
En évitant le centre du débat
« Seul
Celui qui méprise les sans-dents
Aura la puissance »

Le casse-tête chinois intervient

On ne devient pas président
Avec le mot prophète
Collé sur le front
Devant Youtube
Ou à la kermesse
D'un village people
On devient président
Grâce à ce qu’on prétend
Alliant rêve et réalité
L’un des deux doit-être plus fort

Le looser cherche encore
Encadré par deux Mentos chocolat
Un mentor acidulé

Et suit un deuxième slogan
Celui d'un faux-cul
Du torchon et du papier toilette
Qui cherche les caries sans les éradiquer
Entre le palais de l'Élysée
Et la cour des miracles
« Seul
Celui qui soigne les sans-dents
Aura la connaissance »

Le casse-tête chinois recommence


On ne devient pas président
Avec le mot promo Voltaire
Inscrit sur le front
En tête de gondole
Ou face à la fontaine des quatre sans cul
On devient président
Grâce à ce qu’on vaut réellement
Alliant fermeté et liberté
L’un des deux doit-être plus fort

Le faux-cul cherche encore
Encadré par deux pies voleuses
Une femme soumise

Et je finis par mon propre slogan
Moi piètre poète
Qui pouvais-je bien être
Sans oublier l'autre
Sentez-vous mon âme cavaleuse
« Seul
Celui qui greffe son cœur à l'autre
Aimera sa mort »

Le casse-tête chinois m'interpelle

On ne devient pas poète
Avec le mot Tartuffe
Inscrit sur le front
Devant le jugement dernier
Ou devant un sans papier
On devient poète 
Grâce à ce qu’on ressent
Alliant victoire et défaite
Divisées à part égale

Le poète cherche encore
Encadré par deux oreilles loufoques
Une satire équivoque

*

« Juste retour, Monsieur, des choses d’ici-bas ;
Vous ne vouliez point croire, et l’on ne vous croit pas. »






samedi

J'ai un oiseau dans le cœur

J'ai un oiseau dans le cœur
Toujours prêt à décoller
Vers des jours meilleurs

Et me voilà face à mes contemporains
Cherchons
À éliminer nos vertiges
Avant de déclarer
La révolution
Serions-nous en 1788
Pour éviter d'être has been
Avec le tout béton et barbelés
Nos cravates aux suffrages blancs
Nous éco low cost
En bâtissant des murs végétaux
Pour cacher leurs impuissances
Tout remonte un jour ou l'autre
À la surface
Comme la mauvaise herbe
À chaque printemps

J'ai un oiseau dans le cœur
Toujours prêt à décoller
Vers des jours meilleurs

Le monde est bien trop vaste
Pour deux cerveaux
Où sont passés nos intellectuels
Jean-Paul Sartre Soljenitsyne
Et voilà nos deux mécanos
L'un sorti du noir
Loin des champs de coton
L'autre sorti d'un cagibi
Loin de la transparence
Nos deux étoiles sans-gêne 
Désirent en finir
Jouant à déchiqueter et gazer
Civils et mémoires
Tout ce qui est immobile et innocent
J'aimerai connaître
Les nouvelles règles du Monopoly
Celui qui se joue en Syrie

J'ai un oiseau dans le cœur
Toujours prêt à décoller
Vers des jours meilleurs





vendredi

o:-)



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Là-haut on voit tout
Même à travers les visages
Les sentiments bleus






Un haïku retranscrit la beauté fugace d'un instant de vie,
exprime un sentiment éphémère mais fort.

mercredi

Fil rouge

Tu as perdu le fil rouge
Écoute Calypso Rose
Reine pétillante et indocile
Ou Dhafer Youssef par-delà le ciel
Tu verras
Les crocodiles se limer les dents
Sur les plumes gonflées
D'un oiseau étoile
Et les lions se teindre la crinière
Dans le vent pourpre d'une rivière
De poissons-lunes

Et sans le savoir
 Tu entameras
Ni noir ni blanc
Ni souris ni éléphant
Une nouvelle pièce
Avec la sagesse
D'un cœur effervescent
D'un corps croissant
D'un esprit immergé
Dans l'intimité du monde

Tu te confronteras
À la vie
Dans la jungle d'un quartier
Ni pratiquant ni athée
Juste un peu paumé
Entre c'est trop d'la bebom  
Et nique lui sa race à c'bouffon
Tu lui tendras tes mains 
De nouveaux repères
Un peu de lumière

Et quand il apercevra
Sur la branche d'en face
Un corbeau recruteur
À la plume incisive
À la parole persuasive
Guettant un mineur
Au fond démuni
Ou une sister 
Accro à Candy Crush 
Ne soit pas pris
Dans les rouages de la défaite
Ou de l'indifférence
Agissez ensemble
Raccordez-vous au fil rouge




lundi

Et après

Rêveur du pays d'en haut
Je profite encore de surfer 
Sur la dernière vague 
Il y avait un monde 
Et en voici un autre

Je détournerai l’obscure parabole
Pour apercevoir la nature
Pâle et déclinante
Pour ne pas oublier
Avant de vous quitter

Mon horizon a disparu
L'autre a fini par l'effacer
Je vivrai désormais
Sur ma terre maternelle
La poésie




dimanche

Murmures

J'ai survolé l'histoire
Le mur d'Hadrien
La grande muraille de Chine
Le mur de l'atlantique
J'ai vu s'écrouler le mur de Berlin
Se renforcer l'américano-mexicain
Je finirai ma course à Calais
Au pied du mur
J'ai lu l'histoire
« Je n'ai rien à offrir que du sang
Du labeur des larmes
Et de la sueur »
Churchill est mort avec son courage
Non pas l'idée de rester vierge
Français
Je ne marche plus avec vous
Gardez et récupérez vos colis
I had no comment

*

J'irai te chercher
Là où la nuit est jour
Où l'espoir agonise
Où Easy-jet
Te chie sur la gueule
Sans prendre de précaution
Où les bulldogs anglais
Te pissent dessus 
Sans te prévenir
En levant la patte
Contre le mur végétal de Calais

J'irai te chercher
Là où la foudre
Commandée par l'oppresseur
S'éclate par hasard 
Sur tes enfants 
En train de jouer
À la guerre 
De la guitare
Ou à chat perché
Au milieu du charnier
De la honte et de l'impuissance

J'irai pleurer le sang
Qui a cousu
Le son de ta voix
Elle porte le jour 
Une robe à fleurs noires
Blanches la nuit
Les yeux penchés vers le sol
L'ange gardien a perdu pied
La cage est ouverte
Il n'y a plus personne
Il n'y a plus que ses murmures




Qui es-tu

Es-tu le reflet
Dévoyé de ce miroir
La clarté jouissive
De ce jour noir
L’écho intrusif
De cette pluie d’été
Un hybride d’air
Et de chair affrétée

Es-tu le cœur
Déchaîné de cet arpège
Le battement insolite
De ce florilège
Le flamboiement amoureux
De ce fard
Un cil d’ombre
Et d’étincelles

Es-tu l’ensorceleuse
De ma haie d’hêtres
Ce bousculement
Irraisonnable de mon être
Une nature rebelle
De mes nuits d'hiver
Ce parfum d'épices
Et d'alcools

N'es-tu pas l'incidence
De cet éclat de vers
L’enluminure à fleur d'eau
De mon jardin d’hier
Un nymphéa amphibie
Cette sculpture nu-pieds
Au milieu du trèfle
Qui savoure le merveilleux
Et berce mon imaginaire




samedi

Avant-coureur

Relever ou écraser
Seule la destination compte
Dans ce berceau transformiste
J’attends le sang des fleurs
Pour noyer ceux qui s'arrogent des lauriers
Dans les ruelles de la nécrose
En compagnie de tous ses cancers
D'une société nouée de perversion
Et je sème
Ce que je dois
Une poésie pour interpeller
Ne serait-ce qu'un peu d'équité

Recueillir ou éparpiller
Seule la destination compte
Dans l'impatience de mes nuits
J'observe toutes ces faces mièvres 
Incubant leur propre miasme
Qui finissent par métamorphoser mes rêves
Même les plus communs
En cauchemars atroces
Où la chevelure des anges
S’accroche aux hanches des démons
Au cœur de la forêt 
Des chairs oubliées

Épargner ou condamner
Seule la destination compte
Dans ce jardin des délices
Je parle sans m’écouter vraiment
Une égérie s’avance
À l'aube de ce premier jour
Où mon parcours 
Est indissolublement étalonné 
Par cette flamme
Entre l'insurrection et la grâce
Seule la destination compte
Celle de l'amour et de la paix



dimanche

Je ne peux pas être autrement

Je ne peux pas être autrement
Ce que je suis
Né à l'adret 
Au nord du tropique du cancer
Entre les pattes d'un dahu 
Animal sauvage imaginaire
Funambule des cieux
Et le bleu d'une gentiane printanière
Vivace frappée par la foudre
Lorsqu'elle est offerte le mauvais jour

Je ne peux pas être autrement 
Ce que je suis
Et si la poésie 
Ne me servait à rien
Ma vie serait comme le vol d'un éléphant
Lourde de conséquence 
N'est-ce pas en se confrontant à l'inconnu
Que l'on peut espérer 
Le connaître un jour
Et toi raconte moi ta survie

Je ne peux pas être autrement 
Ce que je suis
Il y a l'emmerdeur du R+1
Qui est tout
Tout et rien à la fois
Et soudain l'ardoise 
Nous a généreusement assigné
Sur l'échelle brumeuse
À la lente gangrène de l’écœurement 
Sans cesse alimentée

Je ne peux pas être autrement 
Ce que je suis
Et si nous choisissions ensemble 
De vivre 
Comme un ruisseau
Après un violent orage
La poésie nous aidera encore
À aimer et à onduler
Car nous n'avons à vendre
Ni haine ni cruauté





Au delà de la chance

D'un S.D.F à l'autre
Le seul facteur qui ne craint pas les chiens
N'est-ce pas la chance
Unique capital qui rapporte
Soit des dettes
Soit des recettes

C'est la fin d'un monde
Celui de mon enfance
Exposer mes enfants
Contre la meute
Annoncée depuis longtemps
C'est les préserver
Les mettre en condition de combat
C'est aussi les sauver

Soudain l'allégorie 
Plonge vos yeux dans ce monde
D'une synchronicité factice
À la fois fascinant 
Par son efficacité visuelle et musicale 
Mais en guerre
Des tuyaux rouges 
Représentant 
Habituellement vos artères
Sont suspendus à un arbre
Et un goutte-à-goutte 
Dessine une sorte de ballet sonore 
Aux allures militaires
Un corps apparaît
C'est le votre
Sans Domicile Fixe 
Ou
Sans Difficulté Financière
=
Sans Dire Fuck
Vous êtes mort

La vraie chance n'est-ce pas 
D'atterrir en plein cœur de l'autre
Avant qu'elle ne se retourne contre vous




samedi

Funambule

Alors funambule pourquoi
L'oiseau de paradis 
 A échafaudé son nid
Là où la cruauté
Cloue à la branche
La plus fragile
L'espoir même
D'un simple contre-jour
Plus nous sommes libre 
Moins nous nous enfuyons

Alors funambule pourquoi
L'harmonie et la grâce
Ne sont plus une priorité
Sur le temps qui nous saigne
Dans l'attente de rattacher
Le défilement d'un ruban
De roses et d'haleines
Sur la pierre de nos amours
La vie du félibre
N'est plus une aventure

Alors funambule pourquoi
À travers la fumée
Inconditionnellement
Il me manque la voie
De l'attention de l'absolu
La brise retournera
D'où elle vient
Sur la colline des anges
La perspective résiste
Les assassins sont morts

Alors funambule pourquoi
Chaque nuit je rêve
Dans la fièvre d'un autre
Dont je ne me rappelle rien
Et je me réveille
De part et d'autre du chemin
Ne me dites rien je sais
L'indifférence tue l'amour
Et si je m'en allais
Contempler l'émanation






jeudi

À ces fleurs

À l'aube pluvieuse et rose
Toutes les fleurs du palais
Abandonnées ou abyssales
Se métamorphosent

La renaissance est une égérie
À l'âme ascensionnelle
À la fois humaine et adjective
Toujours inconditionnée
Jamais prisonnière

Terrienne aux mille importances 
Elle cultive le pollen de l'amitié
A l'audace d'affronter les géants
De s'élancer d'une falaise
Asséchée par la honte
A la splendeur de la jeunesse
Une ouverture d'esprit
Sans tâche ni impureté 

Son cœur est poésie
Une révérence à ces fleurs 
Dont le corps sentait bon





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