« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Bienvenue sur mon blog... Mon nom de domaine a été piraté ou autre effet papillon ! Mais le contenu est préservé... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer !
Vous trouverez sur ce site tous mes mots « poétiques » :
- Des proses et ou poésies d'amours, loufoques, tristes, engagés, satiriques , d'amitiés et autres...
- Des chansons à l'état brut.
- Des citations personnelles.
- Des lettres ouvertes.
- Des bas et des hauts.
Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

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lundi

Fanfoué n’est pas un enfoiré ni un poisson d'avril

Écrire de la poésie
C'est la fluidité d'une rencontre
Entre soi et le monde
Ce besoin naturel d'extraire
D'accoucher son imagination
Sur le serpent de notre vie
À travers les champs habités
De nos peurs ou de nos bonheurs
C’est comme regarder couler l’eau d’une rivière
On a l'impression que c'est toujours la même
Et pourtant ce n'est pas la même
Elle change selon la lumière le temps les saisons
Selon l’amour et la sincérité qu’on lui porte
Elle naît du ventre
Coule dans le creux d’une faille
Et finit sa vie dans l’océan
Avec ses sœurs
Pour repartir dans l’éther
Renaître ailleurs

 Il y a parfois des accouchements qui arrosent cette rivière
Pendant que nos jardins sèches
On les appelle les sages-femmes de la politique

Et il y a cette histoire
On raconte que les farfadets
Cachent leurs trésors
Dans le creux des chênes
Au pied des arcs-en-ciel
Et puis un jour
Un caveur spécialiste de la truffe noire du Périgord
Un membre éminent du petit peuple
Accompagne Fanfoué son cochon rose sur l'autoroute
Rejoindre en Bretagne un druide au bonnet rouge
Pour parler de la pluie et du beau temps
Partager un peu de son trésor vivant
Lorsqu'il arrive devant un gigantesque bouchon
Un gendarme coiffé d’un bicorne frappe à ses lunettes
Fanfoué la queue en tirebouchon baisse les vitres et grouine
Que se passe-t-il
Des cochons de l’espace Schengen ont pris deux Ronds de Sorcières
Christiane et Cécile de la Forêt des Promesses en otage
Ils réclament cents millions d'Euros
Ou l’équivalent de leur poids
En truffes blanches et noires
Elles doivent être habillées d’un beau péridium
Et de belles marbrures
Les chinois en raffolent
Sinon ils les arrosent d'essence
Et y mettent le feu
Alors vous comprenez
On demande à chaque cochon rose
S’ils veulent faire un don
Mais c’est horrible s’exclame Fanfoué
Et les autres cochons donnent combien
Le gendarme répond
De deux à dix litres
Selon les moyens de leur tirelire
Mon Dieu s’étouffe Fanfoué
Désolé mais j’ai perdu mon Manuel
Et je n’ai plus un rond

 La moralité de l’histoire
Fanfoué n’est pas un enfoiré
Ni une allumette politique f(r)iction

« Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que porc et truie. »

samedi

Postface

 Depuis le tout début
Ma poésie n'a pas été un amoncellement
De libellules de frises
Et de fils barbelés
Elle est sans doute à recouper
Dans les vers blancs d'un recueil

Nous ne sommes jamais loin de la vérité

Toujours présente
J’entrevois dans la pénombre
Les traits sages d’une poésie nue
Elle se maquille toujours
Avant de rentrer en scène
Un doux parfum se diffuse dans l’air
Un peu de Far West
Sur ses paupières voyageuses
Bercées par le croissant de lune
De ses sourcils songeurs
Un peu de gloss framboise
Sur ses lèvres mûres sereines
Lovées dans l’attente
D’un fol baiser
Une main qui effleure son cou
Pour s’échouer sur la plage
Humble de son sein droit
Dressée d’une aréole myrtille
L’autre qui peigne sa chevelure
De mèches cuivrées et brunes
Et un doux sourire se montre
« Dans un délice bien païen »
Lorsqu’elle m’aperçoit à son tour
Sa langue m’attire au plus près

Tu étais là mon ange

Fin de la conversation
Face au quai de ma position

mercredi

Au printemps de quoi rêves-tu

Au printemps de quoi rêves-tu
Je ne sais pas je ne sais plus
À ressentir ce que je ne rêve pas
Au lyrisme de la Traviata
Et à bout de force ce matin
À Tes bras qui sont encore trop loin

Au printemps de quoi pleures-tu
Je ne sais pas je ne sais plus
Aux phrases à jamais l'amour
Où jour après jour
Mon cœur ne l'ignore pas
Le vide se creuse entre les grands hourras

Au printemps de quoi ris-tu
Je ne sais pas je ne sais plus
De toi qui te cache sous ta plume
J'aime ta fraîcheur et je la consume
De toi qui déteste le train-train
J'aime tes voyages et ceux que tu dépeins

Au printemps de quoi doutes-tu
Je ne sais pas je ne sais plus
De moi-même qui tente ma chance
De revenir en pas de danse
Face au tempo de mon miroir
En silence et dans le noir

Demain de quoi rêveras-tu
Je sais à un printemps ininterrompu
À couler des jours heureux
Dans le ciel de ses yeux bleus
Restons au sud à l'abri des glaçons
Dans ce grand cœur colimaçon

L’avenir n’appartient pas aux hommes

Isolé dans l’antichambre rose
Le courtisan aux talons rouges
A la mouche au coin de l’œil
Fidèle à ses illusions
Fermera-t-il les yeux
Peu importe il doit faire la manche
Frapper à toutes les portes
Encaisser ses ambitions antidatées
Abolies par le peuple

Accepter ne veut pas dire reconnaître

Et si je revenais à moi
Pour vous
Caché dans l’urne de vers
L'impôt passera par ici
Et par là
La réponse est très simple
Je déclare le montant de mes revenus
Issus de la vente de mes œuvres
Dès le premier euro aperçu
Je ne souffre d’aucun gallicisme
Anatomique ou parabolique
Mais l’effort de toute une vie
N’est-il pas faire connaître
Honorer son vrai moi
Sans se faire tanner le cuir
De la tête aux pieds

Il faut que vous sachiez
Se sentir poète et se dire en même temps
Qu’il n’y a pas de manœuvre
Cher(s) ami(s) sans doute bon marché
Comme nous aimerions connaître la vérité
C’est que je ne vends pas l’avenir
J’ose juste le songer parfois le peindre
Selon l'accent du vent sur le pinceau
Je partage simplement dans la vie
L’objet de toutes les convoitises
Le présent l’essentiel
La présence l'écoute
Et l'amour le meilleur moyen
Pour satisfaire tout le monde
Effacer cette crise anxiogène
Qui tapisse les toiles les plus rêches
Pour espérer rêver la nuit prochaine
Aimer ce que je suis ce qu’elle est
Ne pas se faire brûler les ailes
Par le premier feu follet
Qui frappe à la porte
Bonjour nous sommes les monstres
 
 

mardi

Ne prenez pas la vie au sérieux

Avez-vous passé le temps d'aimer
How do you say
Ne prenez pas la vie au sérieux

Stoppez
Un hippopotame qui défie un crocodile
Pour protéger un gnou en manque de tendresse
Un homme grenouille qui saute dans le feu
Pour sauver un pompier pyromane en permission
Un tyrannosaurus rex qui mort les fesses
D'Adéle Exarchopoulos
Pour rendre jaloux la palme en caoutchouc
D'Abdellatif Kechiche
Un pornocrate qui suit un camembert Président
Pour se taper les miettes de son quatre heures
 
L'absence est le plus grand des maux
How do you say
Ne prenez pas la vie au sérieux

Dessinez-moi un mouton
En laine vierge de nouvelle Zélande
Et je vous tricoterai un Kiwi
Avec un bec noir et des yeux bleus
Écrivez-moi une fable
Au bord de la fontaine de Trevi
Et n'apprenez pas les deux pigeons
Car tous les chemins mènent à Rome
Cuisinez-moi une pie voleuse
Dans une cocotte minutes à la plume fluide
Et je vous porterai sur des variations
De portes et de soupirs
Embrassez-moi avec la langue
Sans sucer un cachou Lajaunie
Avant de franchir mes lèvres
Je déteste le réglisse même chez vous
Et rêvez-vous d’une vie
Sans moi ni jour ni geste seule
Et vous verrez le train passer
De la cave au grenier

Soyez-vous l'un à l'autre un monde toujours beau
How do you say
Prenez votre vie entre vos mains


Chimpanzé

Chimpanzé gesticule avec grâce
Sur les branches du désespoir
Dans le vide intégral
Laissé par ses bipèdes ancêtres

À l'exception du visage
Et de la paume des mains
La pensée uniformément noire
Le primate a sonné le glas du bipartisme
L’archange aux pieds bots
Et consorts ont perdu leurs trésors
À force de vivre hors-sol
Dans le nuage du pouvoir

Le vieil outil du politique mort
Rejoint bientôt les conjurations
De la papesse des énarques
Il couve toujours sa chose
Comme dit l’homme de la rue
Ni mystique ni théorique
Juste une voie médiane
Dans la cage dorée du palais
Mais son corps appartient désormais
À la médecine légale
Légèrement à droite
Légèrement à gauche
Selon les places disponibles
Au panthéon des anges déchus

Mais où sont les gens qui nous ressemblent

Il y a le chimpanzé
Au milieu de la basse-cour
Tournant sa chose autour de sa manière
Pour trouver qui nous sommes
Et il se fourvoie
Dans la création des matières
Capables de muter de s'adapter
Oui singe
Entre l'homme et la nature
Kyrielle des molécules
D'une forme vivante
Attention le fascisme est un cancer

Soldat de la liberté réveille toi


samedi

Un dernier poème

Hier une nuit étoilée
Demain un horizon éveillé
Quelques graines d'acteurs
Un bouquet de fleur

Étrangère à ma clairière
Thorax entrouvert
Paire d'ailes froissées
La libellule s'est enfoncée
Dans la mousse verveine
Comme toutes ses peines
Promises et conseillées
De vers bleus déshabillés

À la mémoire enveloppée
Des racines à la canopée
L'écho de sa voix raisonne
Ses questions m'étonnent
Qui es-tu d'où viens-tu
Où vas-tu de quoi rêves-tu
Qu'est-ce qui vient de moi
Qu'est-ce qui vient de toi

Quand une branche cède
L'arbre ne meurt pas
Il grandit te précède
Vers la lumière pas à pas
Il n'est que d'aller
Il n'est que d'aimer


mercredi

Quand le sexe est crayonnages et ratures

Connue pour ses peintures écrites
Avec l'oiseau de son conjoint
Aux teintes sombres
Pépita Réal avait évolué vers la couleur
En peignant des fleurs immenses
Le jour où elle atteignit l’orgasme

À vous muses vrombissantes
Sachez prendre l’oiseau
En cage ou libéré

Hors de vos poésies
Et mettez-vous à la peinture
Soyez imaginatives et perverses

Laissez vivre vos lèvres
L’homme n’attend que ça
Si par malheur il s’oppose
À l’explosion de votre œuvre
Prenez un bel amant
À la plume docile
Car la beauté est comestible
Offrez à sa mouche du bon miel
Au bon moment et au bon endroit
Et il vous butinera le pistil

Au geste ample
Et aux couleurs exubérantes
Vives éclaboussures
La gravité de vos mots
Coule vers le bas du tableau
Pour signer
Jouissance on recommence


 Pépita Réal est un fantasme...

Le riCorée du Nord aime les matins calmes

De l'autre côté de la terre avec ses palmes
Le riCorée du Nord aime les matins calmes
Pendant que ses oyes dégustent ses grains de folie
Le caliméro ♂ sud-coréen mange trop de grain de riz
Peau lisse tête d’ange et ronde comme un œuf de pigeon
À la main ferme comme la gueule d’un beauceron
Le monstre continue à montrer les dents de sa misère
En multipliant ses provocations mortifères

Adepte de self-défense l'hystérique ☻ Kim Jong-un
Deux trois quatre cinq... Et 25 missiles courte-portée® hier matin
Ne se sont pas volatilisés dans les excréments© de sa phobie
Juste vers la mer du Japon sage et endormie
Où les plectrophanes des neiges ♥ fondent en larme
Et mourront sur les berges du Kamtchatka sans armes
De l'autre côté de la terre avec ses palmes
Le riCorée du Nord aime les matins calmes

*

« Je suis comme un miroir
Je te souris tu me souris
Tu me fais face  je te fais face
Tu me brises je te tranche la tête... »

Halte à la dictature !
Pour info...

lundi

Le prêcheur en eau trouble parle à sa place

Les oiseaux ne se cachent plus pour mourir
L’herbe pousse l’amour dans le pré
Et les fleurs les abeilles
Le printemps nouveau est arrivé
Après le beaujolais et le trésor de Saddle Ridge
Au pays du matin calme à l’heure de Tower Bridge
Tous les jardins ne regorgent pas de pièces d’or
Parfois une pièce d’eau quelques poissons rouges
Gardés par un nain de jardin aux couleurs passées

Ce qui me bouleverse le plus
Ce sont les agréables événements
Peut-être quand on prend de la bouteille
Sans être vieux comme Mathusalem
Le cœur s'ouvre à encore plus d'émotions
Comme un filet qui voudrait attraper tout ce qui est important
Comme une sieste qui déporterait un conseil sur la planète orange
Secouez-moi
Secouez-moi
Pourvu que les bulles soient pleines d'idées
Qu'elles libèrent une cellule œuf
Pour en former des milliards d'autres
Vertes ou mûres
Je m’en moque je ne porte pas d'armure
Et je ne suis pas cosmonaute ni astronaute
Juste un poète sans le citer
Un jardinier de l'amour
Un mystique à qui tout fait mal
Autrement dit je suis un internaute
Moraliste perdu dans un forum
Où la porte d’entrée indique la sortie

Sans voler la vedette à Mickey
Entre deux nénuphars
Une oreille exercée
Et je l’imagine perdue elle aussi dans l’ouïe d’un sourd
Entendra en me lisant
Une vague et légère mélodie
Avec des accents qui rappellent La Rochefoucauld
Un Chamfort de maintenant
« Il vaut mieux être moins et être ce qu’on est »
Brutal et sarcastique
Grattant sans répit son ulcère
Appelant un chat un chat
Si ce n'est d'un mot plus vif

Et ne sentez-vous pas en épluchant mes textes
Ses grosses colères et ses ricanements
Qui ne sont que des gémissements de douleur
Il n'y a pas de meilleur ange pessimiste
Il s'en prend au monde
Tel que les hommes ou la vie l'ont fabriqué

Un peu de culture
De poil à gratter
J'ai un numéro pair
Et je vous emmerde à l'endroit
Comme à l'envers
Car je ne trouve pas ma place au cimetière
Il y a trop de diesel dans l’enfumoir
« On ne peut pas être et avoir été »
*
Éditerais-je dans la maison des petits bonshommes verts

jeudi

Le troubadour sibyllin

Après une confession tactile
Au cœur d'un tronc d'arbre
Je m’allonge à même ses racines
Les yeux imbibés dans l’azur
Peint d’un bleu de Prusse intense
Encadré d’un blanc immaculé
Gorgé d’un air pur et frais
Le gai savoir défile entre mes longs cils
Par-delà bien et mal
Chercherais-je le créateur
Entre les seins lourds de la muse
Et la récréation consommée

Perdu dans l'aube de ses veines
Je distingue désormais ma lumière
Coincé dans un nœud café
Où le marre transpire l’épicéa
Ma vérité inhérente mortelle
Mes illusions inhérentes vitales
Et une goutte d’huile de coude

Avant de rejoindre mes planches
Blondes et généreuses
Le cul de l’imbécile heureux
Quoiqu’il chante vous contemple
Une dernière fois
Et se fout royalement
Du corbeau déplumé et du renard empaillé
Accrochés au mur du refuge
Entre deux toiles d'araignées
Car la vie n’est qu’une variété de l’au-delà
Une variété très rare
Donc je pars vite Ô bonheur
Avant de fendre l’ascenseur
Rejoindre la fibre de mon cœur
 
 

mercredi

Vu du ciel virgin who apologizes

Quand je serai con riche et célèbre
Comme une vierge qui fait ses excuses
D’avoir enfanté l’irréversible
Ou comme aujourd’hui au pied de la falaise
Intelligent pauvre et inconnu
Je consacrerai mon quart d’heure de pose
Pour vous tweeter depuis mon drone
« La terre est belle vu du ciel »
Dieu ne me contredirait pas
Les mains libres
Le cœur sur sa joue
L’esprit contemplatif
L’œil objectif
Harnaché à mon optimiste
Je vous décris voile au vent

 La pollution est un tableau de Zao Wou Ki
Énigmatique terrible troublant
Et si poétique
Mes yeux pleurent une pluie acide
Et percent la toile

 La route est dans le feu de l'action
Comme aux heures dingues de Jackson Pollock
Où se mélangent le sang et l’or
D’un bout à l’autre de la sphère
Une circulation ivre morte
De lumières folles

 La ville est une œuvre de Jean Nouvel
Noyautée par des chauves-souris technocrates
À la rallonge d’un sous de table
Luxembourgeois
Une fourmilière de tamanoirs
Qui cherchent de l'ombre
Dans un carré vert

 L’aéroport est une aile brûlée
À la frontière du désert
Volant au-dessus d'un sol
Sans ressources ni bagages
Où Liu Bolin camouflé en épi de blé
Donne du pain aux oiseaux affamés

La campagne est une agriculture
De couleurs sans forces
Me rappelant une merde
De Laurent Marre
Plus loin dans la galerie du fiel
Je survole des champs de fleurs
Appelant à l'amour de ses iris
Gorgés de pesticide aveuglant

 La montagne blanche n’est plus une parabole
Ni une paire de seins doux de Botero
Juste un tas d’ossement
Fossilisé d’entrailles
D’une terre qui ne digère plus
Ses peaux mortes

 L’océan est une œuvre impressionniste
Infiniment libre et puissante
Avec ses veines expressionnistes
Jouant sur les plages du débarquement
Avec des excréments surréalistes
Des algues radioactives 

 Et là au bout d’un quart d’heure
Je viens de vomir mon quatre heures
Je m’en souviens
J’avais quatre ans
  

mardi

Mon dieu je suis tombé sur la tête

Ouf fini le charivari de la ville
La fesse droite timbrée par l'oiseau postal
De la compagnie Air Crash Test
Je zigzague entre les dos d’âne du ciel
Direction le désert du Kalahari

Non vous n'allez pas me croire
Mais après un grand boum
Me voilà déjà au-dessus de l'Afrique
Dans le Sud où il fait jour en pleine nuit
Tintin est un salaud car au Botswana
Les esquimaux n'ont pas de plumes dans les cheveux
L’alcool en volant ça rend con
Je finirai mon verre plus tard
Ma villageoise attendra au Congo Belge

Hurluberlu la tête pleine de fariboles
Je saute de mon nuage bleu blanc rouge
Quand soudain je tombe au pied d'un baobab
Face à une famille de Suricates
Le visage dans l'ocre d’un excrément
Mon Oryx m'attend dans sa robe marron glacé
Ornée d’un triangle noir en bas du ventre
Avec son masque bicolore au manioc
Et son sourire venu du Kilimandjaro

J'ai le cœur qui bat dans ce tohu-bohu
Parmi cette foule de bêtes à cornes annelées
Pourtant j’ai l’impression d’être seul à la maison
Dans mon fauteuil regardant caméra au point
Difficile de ne pas le reconnaître
Je suis bien dans le désert de la tentation

J'ai les sens qui s’éveillent à travers sa voix
Sur l'accord de son arc musical
Le cœur dans les tempes
Elle laisse s’échouer à ses pieds
Son peignoir de sable chaud
Sauvages saveurs
Gardienne de ses douceurs
Elle dépose ses parfums
Sur mes lèvres gourmandes
Et sa peau dégouline
Jusqu’à la source verte de mes yeux
Le sol dérobe à nos orteils
Nos derniers fruits mûrs
Et laisse leurs noyaux en pâture

Soudain j’ai le souffle coupé par un coucou
Et de la sueur glacée me perle sur le front
Comme la veille nous froisse le dos
Sans s'en rendre compte
Putain c’est l’heure d’aller au boulot

La moralité de ce rêve cauchemardesque
C’est que je passerai 8477 jours à dormir
Alors autant se faire plaisir
Et avec vos 2676 jours dépensés
Devant l’écran à lire mes conneries
Ne jetez surtout pas vos montres
Indiquant les années mois jours heures minutes et secondes
Qu'ils vous restent avant votre mort
Je vous enverrai mes vœux de bonheur
Car si je n’ai pas de montre pour vous oublier
C’est parce que j’ai le temps de vous aimer

Et si je lisais Tintin objectif lune...

L'enfant reconnaît sa mère à son sourire quant à internet...

Virgile disait il y a deux mille ans : « On se lasse de tout, sauf de connaître ».
Aujourd'hui chacun de nous, surtout s'il aime la nature autant que l'aimait le poète latin peut reprendre à son compte cette formule...
Qu'il serait facile, sans se lasser, de consacrer une vie entière à dessiner et écrire son paysage, c'est le fond qui manquerait le moins, avec ses aquarelles heureuses et légères, ses mouvements tendres et abrupts, ses huiles tristes ou étincelantes et une nature morte en chair au bord du feu allongée sur la peau d'un soleil adoré...
Toute connaissance ajoutée à une autre approfondit le domaine de l'inconnu et plus on s'élève en savoir plus recule cette crainte de l'ennui qui freine le désir d'apprendre et d'entreprendre.
Connaître l'autre, c'est sans doute aller à la quête de son intérieur vers des images nouvelles, mais ce doit être aussi un effort pour bien comprendre et bien interpréter ces métaphores ou la réalité de ses images.
Franchir la toile de fond pour toucher la nature du bois de son chassis est la colonne vertébrale d'une relation...
Nous ne vivons plus à l'époque où l'on croyait que l'analyse était incompatible à la contemplation, où l'on reprochait à Newton d'avoir dissipé par l'invention du prisme la poésie de l'arc-en-ciel.
Toutefois, nous vivons à l'heure du miracle numérique où l'on croit que le monde nous est offert sans contrepartie.
Si internet n'a pas encore tué le culte de la beauté, il a profondément modéré les sens de la rencontre.
Comme l'enfant reconnaît sa mère à son sourire, internet ne reconnaît que votre numéro de compte...
Nous pouvions espérer qu'il soit le plus précieux auxiliaire. C'est lui de nos jours dans le confort de l'immobilité qui nous fait le mieux apparaître la grandeur de la création et c'est lui encore qui élargit la gamme de nos émotions devant toutes ses informations, à condition que notre sensibilité s'y accroche d'elle-même, sans l'intermédiaire d'aucun truchement et de façon quasi instinctive...
C'est l'une de ces vertus la plus caractéristique, une de celles qui valent l'unanimité des suffrages, celle de raviver l'homme, ce penchant pour le monde...
Et si l'eau domine le destin de notre planète, c'est parce qu'elle y passe par les trois états physiques, mais sur les trois, la neige et la glace paraissent pour l'homme des phénomènes aberrants...
Alors internet sera-t-il son unique amour présent et futur
parce qu'il ne subit aucun changement physique...
 
 

lundi

Trouble espérance

Perdue dans une boîte
Où elle n'avait pas pied
Combien de vertiges
Elle a vu s'enliser
Sur la dune mugissante des regrets
De faisceaux d'orage
En bris de vers
Dans la marge
Ensanglantée
Combien de grains de sable
Intelligents et aimables
Rentrant en résonance
Ont trahi la présence
D’esprits malins
Où de plumes en funambules
Les pieds dans la lune
Elle essaie de s’évader
À travers l’anse d’un nuage
Combien de mots amers
Dotés de tous les dons
De la tromperie à la séduction
Son cœur a avalé
Lèvres amarrées d’écume
L’amour lui laissera
Le poids de ses maux
Se perdre et se noyer
Au fond du récipient


jeudi

Plein hiver

Internet est un précipice
Et parfois je romps sa nuit
Pour lancer un pont de singe lumineux
Qui se balance en direction de la nature
Voilà la vie qui s'éveille
Je descends du noir
Et dispose à bout de bras
Les ailes de l'amour
 
La nature s'incline ivre de tendresse
Étale ses plus belles étoffes
Sur mon corps nu recroquevillé
Cette déclinaison nouvelle du bonheur
M'entraîne vers la vallée blanche
Là sous un abri de duvet et de miel
Où son fard a libéré mes lèvres des gerçures
Et ouvert la voie du baiser
La collision a brisé la glace
Un tapis de feuille entoure le naufrage
Dans le souvenir de la vie
Dans le souvenir de l'amour
 
Aidé d'une poésie à deux têtes
J'ai saisi le fil d'Ariane
Décelé la courbure des membres
Succombé aux mille caresses
La vallée claque son vent dominant
Une colonie de va et vient
Hurle la mélodie du bonheur
Et le dos se creuse
La colonne se détend
Le souffle s'épuise
 
Dans un silence de cathédrale
Le vent de la vallée s'évanouit
On entend plus que le ronronnement des anges
Des plumes contre le satin
Et je sens contre ma joue
Ses seins déjà gonflés
Pour la prochaine étreinte
Je romprai encore la nuit
 
  

lundi

Esquisse...

La vie est travaillée en une multitude de couches, papiers en tout genre détournés, journaux, magazines, vieilles encyclopédies, retravaillés, réimprimés, quelques fois maltraités, froissés, repeints et réassemblés en patchwork de couleurs, de noirs et de blancs...
Des mots sont capturés, isolés de leur contexte original et viennent s’inscrire entre deux taches avec un autre signifiant.
La couleur de la vie est travaillée au couteau de manière assez brutale et pour finir...
Un personnage prend vie…
Le peintre !

Je logeais là, je vous dis.
Dans une petite rue, derrière.
C'était mon quartier, du moins je le croyais.
On a des noms de lieux, des noms de rues.
On est de ces coins-là.
On baigne dans l'infini du temps, ou l'on se réserve pour l'avenir.
Je fréquentais les cafés, je lisais, j'écrivais des heures durant, observant patiemment les changements de lune...
Un personnage prend vie...
Le poète !

Ce que j'ai cru, je le crois encore...
En ce temps-là, je croisais le regard des jeunes filles en y vivant de longues amours illusoires.
Chaque sourire était une aventure.
Comme la peinture et la poésie l'est aujourd'hui où je cherche vaguement des yeux l'écume blanche que j'avais lue dans mes livres d'enfants.
Elle ne vient pas, ou je ne veux pas la voir.
Je ne finirai jamais de chercher...
L'amour !

Un homme n'est que ce qu'il sait.

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