Bienvenue sur mon blog et bonne fin d'année... Mon nom de domaine a été piraté ou autre effet papillon ! Mais le contenu est préservé... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer !

Vous trouverez sur ce blog toutes mes humeurs poétiques ; de la poésie plus ou moins libre selon l'envie du moment.

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Les écrits et les illustrations numériques sont de ma plume. Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont j’ignore les auteurs ; je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer. En bas du blog, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre.

« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »


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lundi

Mémoire dévalée

Ici le ciel et les montagnes sont amoureux
Vastes et sans limites

Elle est claire de lune
Seule dans la nuit
Silencieuse
Raconte-moi poète ce qui se passe
Au pied du Borgne qui agonise
Et t'a vu naître
Où l’eau verte de son torrent
Porte encore le ciel de tes yeux
Désormais tes traces se perdent
Sur l'immense moraine
Maîtresse des lieux
Et mènent à la chambre des morts
Bâtie de glace noire
Et de débris de roches
Comment peux-tu comprendre le monde
Pour ne pas en être victime
Pour saisir ce qui t'atteint
Atteint les autres

Elle est claire de lune
Seule dans la nuit
Silencieuse
Avec une mélodie triste dans ma tête
Me donner à l'écriture à la vie à la mort
À l’écart du monde
Peine et devoir en cours d'acquisition
Je vous propose ma philosophie du jour
Lire autant de poésies
Que vous le souhaitez
De voyager vers où vous voulez
Vers un lieu inattendu ou mémorable
C’est vous qui choisissez
Et revenez débattre
Dans l'air brûlant des maux du funambule
Sur un temps toujours suspendu
Avec le poids d’une plume en attente
Mes points d'accroches ne rompront pas

Elle est claire de lune
Seule dans la nuit
Silencieuse
Quand je pense à la vallée où j'ai grandi
Dans le silence et la paix
Il existe mille et un chemins pour l'aimer
Par les manèges qui l’habitent
Et par les jours d’enfance
J'ai appris beaucoup d'expérience de la vie
À moi l'exilé elle m’a enchanté
Et restera la grande cour de ma mémoire
En elle toutes choses sont présentes
L'enfance des étoiles les batailles de neige
Le bois sombre des siècles gris
Le bois clair de l’or blanc
Et à travers ma fenêtre
Les fruits rouges de l'aubépine
Qui résistent à l'hiver par-dessus tout

Elle est claire de lune
Seule dans la nuit
Silencieuse
Ma mémoire qui habite ce paysage
S’est réfugiée dans un chalet suspendu
Au-dessus des nuages
Et se souvient de ses doutes sur mon visage
J’attends dans le noir une fois de plus
Ce bel air que j'essaie de rattraper
Un vers secrètement natal
Sentir le baiser sur mes joues d’une gentiane
Mes lèvres qui osent sont présentes
Et si maintenant tout recommençait
L’occasion m’est donnée de ressentir ses failles
L’abandon et le pardon
Nécessaires pour avancer et vivre
Et pour ceux que guide l’idée
L’enjeu n’est-ce pas de s’ouvrir à la lumière



*
Incarnez-vous même le changement auquel vous voulez que les autres aspirent (Gandhi)
*Aiguille du Borgne 3138m

mardi

Je cherche comme toi

Le jour où je soulèverai
La chape qui plombe mon parcours
Je chevaucherai l'olympe
La nourriture indigène

Loin d'être toujours sombre
Mon cœur partagé
Aime l'obscurité

Parfois l'espérance est comme l'éden des nuits
M'a soufflé un poète disparu

Là-bas vers le soleil de minuit
Je lui enverrai ce visage ennuyeux
À la lumière aquarelle
Plus rien n’obscurcira
Ma fleur annuelle

Mes mains se tendent et mes pensées se libèrent
Tu ne le sais pas encore
Je ne me dévoile jamais complètement
Tu peux saisir et comprendre
L'être de la complexité
Si tu scrutes les nuages du passé

Depuis
J'ai appris à écrire avec acharnement
Bien plus que je ne l'imaginais
Je ne sais pas pourquoi
Je cherche comme toi
M'a soufflé un poète disparu 

vendredi

Quintessence

À cœur de ma dernière éclipse de lune
Chercherai-je une poésie douée
Inusable et ascensionnelle
Une petite chose éphémère
Ce petit rien très attendu 
Jusqu'au jour
Où tel un oiseau fou
Surgissant de sa volière
Terrifiant la chenille
Mais que le papillon a appris
À ne plus craindre
Ce dernier se fera surprendre
Une fois encore

D'un rêve au clavier blanc
Ma nature proche s’envole
La pomme ne s'étonnera pas
Amer et montagne
Je songe sous l’arbre à papillon
En écrivant encore sur elle
Ces chenilles de vers

Ne nous endormons pas
Réveillons-nous
Telles des bulles de champagne
Chantant un refrain d’amour dans un aquarium
En compagnie d’un poisson nettoyeur
Psy et casseroles 
Ou quand la sauce dépasse 
Le temps de cuisson
L'homme a deux visages
L'un qui interroge l'avenir
Et l'autre qui veut retourner dans le passé

Nous y voilà
Deux mille soixante six les yeux dans la glace
Hibernatus sur son piédestal
En majuscule s'affichent mes coordonnées 
Un sur mon sexe détendu 
Comme axe des ordonnées
Neuf sur la peau de mon fessier
Comme abscisse
Serais-je tombé des nues 
Sur la diagonale d'une nutritionniste 
Fou en position fœtale
Sur la folle dingue du chignon atomique
La fleur au-dessus d'un trône biologique
Non ce n'est pas fini 
Six pour la longitude
Sur l'odorat de mes amours
Suivi pour ne pas se perdre 
Encore un six en latitude sur mes pieds

Tu ne t'étonneras pas que je ris et pleure
En écrivant ces lignes 
Dans la peine d’une assiette creuse
Sans roi ni reine
Ou sans foi ni volaille
Ni pions tours ni cavaliers
Continuerais-je à jouer
Avec l’autre fou
En noir à genou
En blanc debout
Je le vois partout
Et un ange passe
Me laisse une trace
La date anniversaire
De mon centenaire
Sous terre avec mes vers
Les yeux clos j’entraperçois
Les nuages sur lesquels
La vie continue envers
Et contre toute attente
Sans moi ni elle

Revenons à nos moutons
Glissons sur la pente douce
Été comme hiver
Heureux d'être passé en équilibre
Sur le fil à coudre
Jetons les dés
Ces bas de laine solitaires qui surgissent
Des abîmes de nos vies
Lovons-nous dans l'ombre
D'un tiroir secret de notre esprit
Et CRÉONS
Car comprendre
C'est surtout le reflet de créer

Rendez-vous dans un siècle
Et ne cherchez pas la clé
Le tiroir est toujours ouvert



jeudi

Le ciel en a décidé autrement

Un ciel de mars
Entre la lune et mon sentiment
S’épuisa une dernière bruine
Sur l’aire de mes épaules
Son empreinte m'infiltra
De courber l'échine

Une voix oscillante m’interpella
Et comme happé
J’avançai dans le temps
Sans compter

Un pilon frappa l’air de l'horizon
Et broya la vie sous mon regard

Je souhaitai croire encore
À l’aube éblouissante
Quand le soleil se lèvera
De résister à l'assurance des despotes 
À mes phobies 
De m’ouvrir à la folie pure
À l'enfanté astrale

Le ciel en a décidé autrement
Jusqu'à quand

mardi

J'ai regardé mes rêves dans tes yeux

Inexorablement le maillon fort du temps
Nous soumet vers cet endroit fantasmagorique
Où l'ombre du grand mystère est un oiseau noir

Oui j'essaierai en force de lui échapper
De rallier la fourmilière désaffectée
Les survivants de l'usine désenchantée
Le cœur des tisseuses de rêves tôt ou tard
Au-delà entre superstition et audace
Mon pied droit se posera enfin sur la scène
Parmi l'œil de toutes ses voix qui me supplient
Et toutes ses mains bleus détendues qui m'agrippent

Loin du diable au cour de la plus longue nuit blanche
Dans le champ d'un uppercut je me lèverai
Face à cette toile vierge pour te dépeindre
Encore une fois mon insoluble passion
Cachée derrière toutes ces vitres fêlées
Où l'ouvrière a souffert au son des injustices

Du mur de pierre mon sang se révoltera
À l'abri des ombres des uns et des autres
Je lui forgerai ses larmes de bronze et d'or
Qui n’ont pas connu la crainte ni mots d'excuses
Ni besoin de personnes dans un ventre sain
Dont son seul sauf-conduit a été un permis
Celui de toujours respirer la liberté

Se laisser envahir par de beaux yeux d’enfants
Par la courbe d'une infinie suspension
Une dernière poésie hallucinante
Et ne t’inquiète pas maman tout va très bien

 

lundi

Pensées nues

L'allégorie a-t-elle dit
Pour écrire avec profondeur
Il est nécessaire d'être vrai
Dans un sujet éminent
Et ne pas habiller sa nature
En la déployant nue

Nudité du corps
Nudité de l’être
Miroir de nous même
Je ne rêve plus qu'au printemps des poètes
À cette image qui n'existe pas de toi

Illico
Les libellules noires
M'assombrissent l'horizon
J'en ai plein le dos
Je suis comme le berger
Qui ne compte plus ses moutons
À force
Trop c'est trop
La lune comme l'inconnue troublante
Qui reflètent dans la lucarne du portable
N'y feront rien
Quand les conteuses sont borderline
Les compteurs sont débordés
Pour un peu
L’isolement de l’îlot affiche complet

Du bronze au marbre
Il n'y a que les statues
Qui peuvent être nues dans les villes
Sous les ailes des pigeons
Mais elle
Je sais même sans ressort
On s'en sort toujours
Mais je dois bien l'avouer
À vous
Je suis au bout du rouleau
Même si j'aperçois un piano sur la mer

Je ne suis plus qu'une pauvre épave
Qui attend qu'une sirène bien lunée
Le transforme en un éminent voyageur
Le corps plongé dans l'écuelle d'Épicure
Je fessetoierai plus qu'il n'en faut
Pour finir le ventre empli d'émotions

Ah je crois qu'Émilie du Châtelet
Frappe à ma porte
Et si encore l’univers m’embarrasse
Sans compter je vous embrasse



Mea-culpa

D'un sentier à l'avenue branchée
D'une friche en vernissage mondain
Moi 

Dandy prestidigitateur noctambule
Je fus amoureux de la mort douce

Un dernier coup de
médisance
Au travers de mon corps
M'éclaira le tunnel infernal
Petit être vivant
À la chevelure cerf-volant
Apprendre encore
Des vertes et des pas mûres
N'est pas
impossible
À regarder ailleurs l'amour en fuite
Cette neige bleue
Qui mordit mes branchies marines
Et rouge
Qui me dit qu'elle ne viendra pas
J'aboyai comme un chien qui eut peur

Je gommai et recommençai

Un dernier coup de foudre
Au travers nos regards se mêla
Les jours enlacés quand il fit nuit
Et pourtant j'ignorai tout de toi
De ta prose féline
Celle qui s'amusa en étrangère
Désireuse d'un arbre à l'écorce fidèle
Et moi désireux d'une harmonie flanelle
Tout le monde a sa façon d'aimer
De sang froid qui se désaltère de sang chaud
Où se cache la plume de l'inconditionnel
Comme dans le passé simple
Perdue dans l'aspirine d'un futur aride
Nous n'oubliâmes pas de vivre

Un dernier mea-culpa
Un flocon sur nos lèvres nous suffirait
Pour parfumer l'étendue de neige
Qui nous sépare encore
Même si tu veux garder cette part précieuse
Qui te nourrit et t’enrichit
Garder un pied sur chaque continent
Et porter la flamme idéale

Ce matin
Des chamallows bleus traversèrent la fenêtre
Me fondèrent dans la bouche
Et des mots tendres 

Ressuscitèrent ma poésie


*

D'après un défi de mots imposés : flanelle-impossible-chevelure-apprendre-médisance-regards-féline-vertes-aride-enlacés-désireux-harmonie

vendredi

Au Super U l'idée m'échappe

La caissière rousse et diaphane s'appelle U
Elle a l'air d'être submergée et à la rue
Par les grands paquets de chips et les packs de bière
Noyée dans cette merde à deux pas de la mer
Je ne rêve pas de miss France de Barbie
D'une poupée en porcelaine je l'oublie
Jouer avec une marionnette à vraie dire
Ni même d'avoir sa sainte effigie en cire
Je ne rêve pas d'un voyage sur la lune
De m'étrangler avec le foulard de la brune
De ce poste fou qui me boufferait le cœur
Du matin au soir à n'importe quelle heure
Je ne rêve pas de tous ses âmes bavardes
Encore moins de ces jaloux qui me regardent
De manger des cheeseburgers aux fruits de mers
Des cannellonis farcis de mes proses amères
Connerie qui se déclenche par incompétence
Comme un pet par les fesses avec imprudence
Non je ne rêve pas au printemps des mouettes
Et passe moi encore des cacahuètes
À toi mon amour pour me réapproprier
Ce corps continuons à vivre sans traîner
Ce n’est possible qu’au prix d’un très long combat
Intérieur et pour soi contre un esprit à plat
Qui ne vous obéit plus comme auparavant
Poésie sort nue de ce cerveau face au vent
C'est pourquoi tu es là à courir sans souffrir
À la recouvrir à l'aimer à la chérir
Je ne rêve plus de la vallée de la mort
De survivre pour enterrer les croque-morts
D'écrire sur la gestation des sauterelles
De me noyer dans une de mes aquarelles
 Depuis mon chariot remplit de cochonneries
Bonnes ou mauvaises soudain je pleure et ris
Ma carte bleue a flingué tous les malandrins
Et disloqué ce grand niais d'alexandrin (A dit Victor Hugo)


*
Texte écrit en alexandrin libre !

lundi

La part de l'autre

Sur la colline solitaire
Pourquoi
Parce que tu existes
Et que je te cherche

Toi
L'inutile beauté
Sous la nuit sans étoiles
Amour pur

Copyright numéro 00048772-1

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