Sur moi les griffes de la nuit
Un trou noir dans le silence
Un refuge d’écorce et de bruit
Je compte mes doigts sur le sol
Je suis une arme fatiguée
Debout sans vraiment comprendre
Et je tombe encore une fois
Sans savoir pourquoi
La forêt a pris feu
La forêt a pris feu
Les branches sont hors-la-loi
Et mes yeux s’ouvrent ailleurs
La forêt a pris feu
Le temps ne tient plus debout
Je perds mes repères dans le bois
Et je m’échappe de tout
Ça monte derrière mes yeux
Comme une fièvre lente
Des images qui cherchent le sol
Des murs ouverts dans ma tête
Ton nom passe comme un éclair
Sur une veine trop rouge
Et tout devient horizontal
Même le chaos bouge
La forêt a pris feu
La forêt a pris feu
Les branches sont hors-la-loi
Et mes yeux s’ouvrent ailleurs
La forêt a pris feu
Le temps ne tient plus debout
Je perds mes repères dans le bois
Et je m’échappe de tout
Réduire le champ de bataille
Juste toi, juste moi
Revenir à l’origine
Sans bruit autour de nous
Faire taire les éclats
Respirer sous la peau
Avant l’impact, te voir rougir
Et tout recommencer
Entre les draps de soie
Je monte lentement
Vers un sommet de vertige
Où tout devient vivant
Tes gestes font des prières
Dans un langage sans nom
Et mon corps devient multiple
Perdu dans ton frisson
Putain mon dieu, qu’est-ce que tu fais
Là, maintenant, contre moi
Ça brûle encore dans mes veines
Et ça s’ouvre en toi
La forêt a rendu son jugement
Mais je ne sais plus pourquoi
Un rêve bleu au bord du jour
Nous retient encore là
*
Version 2
Sur moi les griffes de la nuitUn trou noir dans le silence
Un refuge d’écorce et de bruit
Je m’efface sous le sol
Je suis une arme fatiguée
Debout sans comprendre
Je tombe encore
Dans un vide sans fond
La forêt a pris feu
La forêt a pris feu
(silence / suspension)
Et personne ne m’entend
La forêt a pris feu
Le temps ne tient plus debout
Je perds mes repères
Dans le bois qui me fuit
Ça monte derrière mes yeux
Une fièvre sans forme
Des images contre la peau
Et tout se fissure en moi
Ton nom traverse — éclair froid
Sur une veine trop rouge
Et tout bascule sans bruit
Même le chaos recule
Réduire le champ de bataille
À la distance de nos doigts
Faire taire le monde entier
Dans ton souffle contre moi
Suspendre l’impact du monde
Dans la chaleur de ta peau
Voir naître un incendie lent
Sans qu’il monte trop haut
Entre les draps de silence
Je monte lentement
Vers un vertige immobile
Où tout devient brûlant
Tes gestes font des prières
Dans un langage sans nom
Et mon corps se défait
Perdu dans ton frisson
Mon dieu — dis-moi
Ce que tu fais de moi
Ça brûle encore
Mais personne ne m’entend
La forêt a rendu son jugement
Je ne sais plus pourquoi
Un rêve bleu au bord du jour
Nous retient encore là







