Où sont-ils passés ?
une empreinte de pollen
sur la manche du passant.
d'une aile transparente
pour que toute la journée
change de couleur.
Vous trouverez sur ce blog toutes mes humeurs poétiques, de la poésie plus ou moins libre selon l'état d'esprit du moment...
« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Si vous souhaitez lire l’essentiel, cliquez sur l’onglet « tous mes recueils en libre accès sous format PDF »
Les écrits et les illustrations numériques sont de ma plume. Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont j’ignore les auteurs ; je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer. Il peut arriver aussi qu'un vers se glisse et qu'il ne m'appartienne pas, par pur hasard ou pas, je l'indique lorsque je pense qu'il en est nécessaire. En bas du blog, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre... Attention je ne tiens pas à jour tous les liens... Et souvenez vous que la poésie est une suspension qui éclaire le monde !
Où sont-ils passés ?
*
Version chanson
Tantôt espiègle, tantôt sage,
mon ombre s'amuse.
Elle glisse au chant des cigales,
sous les ailes de l'errance.
La fleur, encore fraîche,
habille mes yeux de couleurs franches,
offre à mes narines son parfum de miel.
Ma langue laisse éclore un désir sans nom.
Tant que mon ombre s'amuse,
je suivrai le vent.
Tant que mon ombre s'amuse,
je vivrai pleinement.
Tant que mon ombre s'amuse,
je marcherai vers la lumière ;
mon cœur ouvre le chemin,
et le vent devient prière.
Les oiseaux piquent le ciel,
comme pour en sonder la profondeur.
La chantepleure fait résonner son bronze ;
chaque goutte élargit le silence.
Le temps, couturier invisible,
coud les heures à la lumière.
La chaise longue
garde encore le creux de mon absence.
Tant que mon ombre s'amuse,
je suivrai le vent.
Tant que mon ombre s'amuse,
je vivrai pleinement.
Tant que mon ombre s'amuse,
je marcherai vers la lumière ;
mon cœur ouvre le chemin,
et le vent devient prière.
Je rejoins le cimetière des ombres.
J'y laboure mes feuilles blanches,
comme on prépare un printemps.
Je façonne une cocotte
dans un papier vert,
fragile promesse d'avenir.
Je plante mes silences
pour récolter des oiseaux.
Peut-être renaîtra une ombre,
assez légère pour porter
un poème d'amour et d'écologie.
Les mots savent parfois s'effacer
pour laisser grandir la lumière.
Alors je laisse
le silence achever la chanson.
Tant que mon ombre s'amuse,
je suivrai le vent.
Tant que mon ombre s'amuse,
je vivrai pleinement.
Et lorsque viendra le soir,
dans le silence des vivants,
mon ombre ouvrira le chemin
que connaît déjà le vent.
La dent creuse la mémoire courte.
Un chat bleu traverse l’air,
suspendu à sa propre énigme,
comme s’il apprenait enfin
à voir le monde à l’endroit.
Amalgamé à un trou noir,
le messager du Diable
m’envoie un message bref :
« Tu peux te disperser dans tes vers.
Tes anges savent déjà commander.
Tu finiras dans la même fusion que moi. »
Je lui réponds sans trembler :
ma poésie n’est pas un confessionnal.
Tu peux ouvrir toutes les boîtes de Pandore,
je n’en suis pas issu.
Ni la faute ni la grâce
ne circulent dans mon sang.
Je ne suis ni bien ni mal :
je traverse.
Plus loin que toute flagellation divine,
ou que ses ombres résiduelles,
une altière beauté déplace mes pensées.
Sous mon orage intérieur,
elle ouvre un passage lent
dans la pénombre de l’esprit,
là où le sens se défait
sans se perdre.
Dans ce puits discret des perceptions,
les vagues viennent heurter
le vase clos de la raison
— comme un soupir contre une porte fermée.
L’origine, elle, continue d’émettre.
La filière nucléaire plie sous son propre poids,
les os se dispersent dans la brise.
La voie lactée respire autrement,
et quelque part, un quasar mécanique
chante un Ave Maria sans destinataire.
Mon corps s’accorde au temps nécessaire.
Les mains dans ses cheveux,
la bouche contre sa nuque,
je traverse les trompe-l’œil de la nef.
Tout s’envole au quarante-cinquième parallèle,
dans la brume douce d’un ange qui sourit
à l’angle mort de chaque battement.
Au large de nos bras ouverts,
en pleine lumière,
l’amour de la langue —
vivante, déjà morte —
et celui de la chair, fragile, tenace,
reste une croisière lente
dans des océans sans fond,
sous une lune qui ne conclut rien.
*
Ce poème raconte la tentative de vivre au-delà de la culpabilité, du salut et des explications définitives, en acceptant la précarité du langage, la beauté du monde, la réalité du corps et le mystère d'un univers qui continue d'émettre sans jamais fournir de conclusion.
Au fond, je dirais que le poème défend une attitude existentielle : vivre pleinement sans posséder de vérité ultime. Aimer, écrire, percevoir, désirer, penser, tout en acceptant que l'univers ne fournisse peut-être jamais la réponse finale à la question « pourquoi sommes-nous là ? ». C'est cette absence de conclusion que le poème transforme en beauté plutôt qu'en désespoir.
Sous le bitume, ça pousse encore,
mais c’est moi qui me souviens pour les décors.
Station Jaurès, un dimanche sans voix,
un chien regarde les rails comme si c’était un choix.
Les trottoirs mâchent des chewing-gums fossiles,
petites lunes noires sous les semelles dociles.
Je reconnais l’odeur d’un vieux café fermé,
celle des matins qu’on a tous ratés.
Un arbre sort d’un parking souterrain,
comme une erreur dans le cahier d’un gamin.
Et moi je marche avec cette histoire bancale,
un peu dedans, un peu hors du banal.
Sous le bitume, je marche sur ce que j’ai oublié en moi.
Sous le bitume, ça pousse encore,
mais pas comme une idée, plutôt comme un effort.
J’entends sous mes pas une mémoire fissurée,
qui refuse de se taire, de s’effacer.
Sous le bitume, je marche sur ce que j’ai oublié en moi.
Et chaque pas sur ce sol fatigué
marche sur un nom que j’ai presque oublié.
Dans l’abribus, une femme parle toute seule à son sac,
elle dit “avant” comme si c’était un endroit intact.
Les murs suintent des jours en retard,
comme des trains qu’on ne prend jamais par hasard.
Je vois un pigeon bloqué dans un escalator,
comme s’il cherchait une sortie hors du décor.
Les feux rouges hésitent avant de céder,
comme s’ils savaient qu’ils allaient trop répéter.
Sous la dalle, j’ai trouvé un vieux jouet cassé…
et une photo d’enfant sans visage daté.
Quelqu’un a vécu là, avant les voitures,
avant qu’on appelle ça “infrastructure”.
Sous le bitume, je marche sur ce que j’ai oublié en moi.
Sous le bitume, ça pousse encore,
mais c’est plus qu’une image, c’est presque un remords.
Je marche dedans sans comprendre pourquoi,
comme si la ville se souvenait mieux que moi.
Sous le bitume, je marche sur ce que j’ai oublié en moi…
et cette fois, je ne sais plus si je marche dessus
ou si ça marche à travers moi.
Mais les yeux, eux, restent debout.
Fixes dans les encadrements,
comme si regarder suffisait à tenir.
Dans la pièce,
le couloir,
la loge...
les murs apprennent vite à ne pas répondre.
Ils ont la patience des choses qui savent.
Les portes se referment comme des paupières fatiguées.
Sans drame.
C’est ce qui rend tout irréversible.
« Malentendu. »
Le mot glisse, bien lavé,
dans la poche des certitudes.
« Impression. »
Comme si voir était une erreur.
« C’est compliqué. »
Et derrière,
plus rien à toucher.
On appelle ça « milieu ».
Un mot qui rince sans nettoyer.
Tu dis non —
ça devient angle mort.
Tu dis : « J’ai vu » —
ça devient bruit.
Et plus tu ajustes la phrase,
plus elle s’éloigne de toi.
Il connaît les horaires,
les alliances,
les portes à ne pas nommer.
On ne fait pas de vagues.
On fait carrière.
Jusqu’au jour où une voix traverse mal.
Pas au bon timbre.
Pas au bon endroit.
Alors tout le monde tombe des nues.
Dans l’entrée dort encore l’écharpe
oubliée derrière la porte,
comme un mot perdu quelque part
que personne jamais n’emporte.
Ils s’éloignent sans bruit, sans geste,
comme si l’amour n’avait plus de reste.
Ils s’éloignent, et rien ne retient,
pas même un mot, pas même un lien.
L’air n’a pas tremblé, rien ne cède,
tout reste en place, presque égal.
Mais sous la peau fine du monde tiède,
une fissure trace son signal.
La plante près de la fenêtre
penche un peu du même côté,
depuis que leurs gestes peut-être
ont cessé de la partager.
Ils s’éloignent sans bruit, sans geste,
comme si l’amour n’avait plus de reste.
Ils s’éloignent, et rien ne retient,
pas même un mot, pas même un lien.
Il reste un livre entrouvert
à la page où tout s’est arrêté,
et sur la vitre un peu d’hiver
que ses yeux aimaient regarder.
Cette absence s’est installée,
calme comme un meuble ancien,
et prend toute la place laissée
par ce qui ne revient plus de rien.
Ils s’éloignent sans bruit, sans geste,
comme si l’amour n’avait plus de reste.
Ils s’éloignent, et rien ne retient,
pas même un mot, pas même un lien.
Et dans ce vide qui respire,
sans colère et sans adieu,
tombe une neige qui expire,
lente, au fond de leurs yeux.
Ils s’éloignent sans bruit, sans geste,
comme si l’amour n’avait plus de reste.
Ils s’éloignent, et tout s’éteint,
sans même un « après », sans même un demain.
Il y a quelque chose là.
Pas stable.
Pas nommable correctement.
Un reste qui insiste.
La tasse fume,
puis moins,
puis encore un peu — peut-être — ou déjà fini.
Je ne sais pas si je suis assis exactement comme il faut.
Je pourrais être décalé de quelques centimètres
sans que ça change quoi que ce soit.
Derrière, quelqu’un rit trop fort puis s’arrête net,
comme coupé.
Je ne regarde pas.
Ou si, mais sans geste clair.
La vitre ne sépare pas vraiment.
Elle appuie. Elle insiste aussi.
Un pigeon sur une poubelle fermée.
Il n’attend pas. Il ne part pas non plus.
Les poèmes continuent
même quand ils ne servent plus,
comme un appareil qu’on n’éteint pas
parce qu’on a oublié le bouton.
Dehors, tout use tout.
Les choses passent dans une matière lente.
Bus : frein trop sec. Air cassé.
Rien ne revient à sa forme.
Un sac plastique tient dans le mouvement,
sans direction stable.
Il ne tombe pas — il hésite à tomber.
Un chien,
entièrement concentré sur un point invisible.
Tout son corps y est déjà.
Les gens passent.
Ils ne se reprennent pas en marchant.
Ils laissent faire leur propre désordre.
Le percepteur écrit quelque chose,
mais ce n’est pas sûr que ce soit écrit correctement.
Les visages sont juste des zones.
Une phrase essaie de se tenir.
Elle glisse. Elle recommence.
Elle ne décide pas.
On vit avec un poids sans origine.
Pas une idée.
Plutôt un fait mal expliqué.
Amour :
deux gestes qui se croisent
sans vraiment se reconnaître.
Cuisine. Évier. Bruit d’eau trop long
qui ne finit pas de finir.
Je regarde la rue,
ou elle me traverse,
ou aucun des deux.
La tasse est froide maintenant.
Ou pas froide exactement.
Il y a un moment où ça ne correspond plus.
Je ne sais plus lequel.
Ça continue encore un peu.
Et après.
Et après.
Deux vies se frôleront
Dans l’arc pâle d’un train qui tremble,
Puis l’aube ouvre ses veines
Au milieu d’un vacarme sourd.
Quand l’âme boit la lumière
À travers des vitres de cendre,
Chaque pas grave son empreinte
Dans la rouille lente des jours.
Éveillons-nous,
Traversons cette danse,
Où les heures s’effilochent en poussière d’or.
Car cette seconde vie,
Dans sa dérive immense,
Laisse au creux de nos mains
Un goût de météores.
Comme un éclair sur l’eau noire,
Une route fend le silence,
Clarté vive dénouant
Les chambres enfouies du cœur.
C’est ici que renaît l’être,
Dans la fièvre de se comprendre,
Sur l’écrin fragile des gestes
Qu’il façonne avec douleur.
Éveillons-nous,
Traversons cette danse,
Où les heures s’effilochent en poussière d’or.
Car cette seconde vie,
Dans sa dérive immense,
Laisse au creux de nos mains
Un goût de météores.
Sous la lumière blanche du matin,
Nos rêves apprennent à respirer,
Et chaque souffle résonne
Comme un escalier vers l’inconnu.
Éveillons-nous,
Traversons cette danse,
Où les heures s’effilochent en poussière d’or.
Car cette seconde vie,
Dans sa dérive immense,
Laisse au creux de nos mains
Un goût de météores.
Avec les yeux — peut-être —
quelque chose s’arrime
sec, presque coupant,
à la lisière des cils.
Puis ça décroche.
Sans prévenir.
Comme une trace de froid
qu’on croit tenir
et qui glisse hors du contact.
Je ne sais pas où ça bascule
quand ça cède —
mais la paume, elle,
reste entrouverte,
habitée d’un reste de chaleur
qui ne correspond plus à rien.
Sur les doigts,
une odeur âpre,
comme si la peau avait frotté
contre une pièce trop longtemps oubliée.
Dans la gorge :
une vibration basse,
pas un son —
plutôt un animal immobile
qui refuse de partir.
Puis la lumière tranche.
Net.
Comme si l’espace lui-même
se retirait d’un coup.
J’ai voulu serrer.
Les phalanges blanchissent —
ça imprime,
ça entame,
mais ça ne retient rien.
Alors je laisse passer.
De travers.
Ça accroche.
Les mots viennent en morceaux,
comme une présence collée au noir —
on la devine dans la pression de l’air
avant qu’elle prenne forme,
sans savoir
si elle tiendra.
Parfois je m’acharne.
Je pousse —
et tout se défait d’un bloc.
Alors j’abandonne.
J’attends
que ça lâche de l’intérieur,
que ça desserre
ce nœud têtu
dans la poitrine.
Accepter
de ne pas localiser
ce qui insiste,
ni même ce que c’est.
Et quand enfin ça affleure,
c’est déjà hors de portée :
il n’y a plus de prise.
C’est passé.
Le corps, lui,
réagit trop tard —
comme s’il reconnaissait
une empreinte retirée.
Mais déjà
ça n’a plus de forme.
Chair contre chair
dans la nuit tiède
nos corps parlaient
sans faire de bruit
Un souffle ouvert
un feu qui cède
et tout vacille
quand tu me suis
Sous les étoiles
je t’ai goûtée
comme une faille
dans la clarté
Et nos deux cœurs
à la dérive
cherchaient encore
à rester libres
Chair contre chair
combustible d’un parfum
Te souviens-tu
de ce vertige en nous
Nos cœurs dans l’air
emportés plus loin
Encore et encore
hors du temps
Cheveux mêlés
lente collision
une main nuit
l’autre horizon
L’aube hésitait
sur nos épaules
et la lumière
nous rendait fauves
On respirait
cendre et neige
un monde étrange
au bord du rêve
Et sans défense
sans détour
on s’inventait
un autre jour
Chair contre chair
combustible d’un parfum
Te souviens-tu
de ce vertige en nous
Nos cœurs dans l’air
emportés plus loin
Encore et encore
hors du temps
Combien de temps
seras-tu refuge
contre le vent
Combien de temps
seras-tu lumière
dans le présent
Toi, entre fleur et arbre
moi, suspendu à ton odeur
Tu me souris
mais le temps insiste
Chair contre chair
combustible d’un parfum
Te souviens-tu
de ce vertige en nous
Nos cœurs dans l’air
emportés plus loin
Encore et encore
hors du temps
Sur moi les griffes de la nuit
Un trou noir dans le silence
Un refuge d’écorce et de bruit
Je compte mes doigts sur le sol
Je suis une arme fatiguée
Debout sans vraiment comprendre
Et je tombe encore une fois
Sans savoir pourquoi
La forêt a pris feu
La forêt a pris feu
Les branches sont hors-la-loi
Et mes yeux s’ouvrent ailleurs
La forêt a pris feu
Le temps ne tient plus debout
Je perds mes repères dans le bois
Et je m’échappe de tout
Ça monte derrière mes yeux
Comme une fièvre lente
Des images qui cherchent le sol
Des murs ouverts dans ma tête
Ton nom passe comme un éclair
Sur une veine trop rouge
Et tout devient horizontal
Même le chaos bouge
La forêt a pris feu
La forêt a pris feu
Les branches sont hors-la-loi
Et mes yeux s’ouvrent ailleurs
La forêt a pris feu
Le temps ne tient plus debout
Je perds mes repères dans le bois
Et je m’échappe de tout
Réduire le champ de bataille
Juste toi, juste moi
Revenir à l’origine
Sans bruit autour de nous
Faire taire les éclats
Respirer sous la peau
Avant l’impact, te voir rougir
Et tout recommencer
Entre les draps de soie
Je monte lentement
Vers un sommet de vertige
Où tout devient vivant
Tes gestes font des prières
Dans un langage sans nom
Et mon corps devient multiple
Perdu dans ton frisson
Putain mon dieu, qu’est-ce que tu fais
Là, maintenant, contre moi
Ça brûle encore dans mes veines
Et ça s’ouvre en toi
La forêt a rendu son jugement
Mais je ne sais plus pourquoi
Un rêve bleu au bord du jour
Nous retient encore là
Version 2
La beauté n’habite pas le miroir,
Elle voyage sans dire au revoir,
Comme un oiseau léger, presque invisible,
Elle s’envole vers l’imprévisible.
Elle quitte la peau, douce illusion,
Pour trouver une autre vision.
Dans une pupille étrangère, elle se pose,
Et tout à coup, le monde explose.
Et dans tes yeux, je vois naître
Un feu que je ne peux pas taire,
Un éclat qui me fait renaître,
Comme si tout devenait clair.
Oh Nadine, Bruno, dansez sous la lumière,
Vos regards font tourner la terre entière.
C’est pas le monde — c’est vous qu’on voit,
Quand vos deux cœurs battent comme ça.
Oh Nadine, Bruno, brûlez sans bruit,
Dans cet incendie doux de la vie,
Et que l’amour vous invente encore,
À chaque regard, plus fort, plus fort.
Oh Nadine, Bruno, dancem sob a luz,
Os vossos olhares fazem girar o mundo inteiro.
Não é o mundo — são vocês que vemos,
Quando os vossos dois corações batem assim.
Oh Nadine, Bruno, ardam em silêncio,
Neste doce incêndio da vida,
E que o amor vos renasça,
A cada olhar, mais forte, mais forte.
Ce n’est pas le visage qu’on retient,
Mais la flamme qui tremble au loin.
Derrière les yeux de celui qui regarde,
Un univers entier qui s’attarde.
Nous ne sommes que des paysages,
Des promesses, des mirages,
Et l’autre devient notre ciel,
Celui qui nous rend éternels.
Quand tu me vois, je deviens
Tout ce que je n’étais pas encore,
Et ton amour trace le chemin
Vers un horizon plus fort.
Oh Nadine, Bruno, dansez sous la lumière,
Vos regards font tourner la terre entière.
C’est pas le monde — c’est vous qu’on voit,
Quand vos deux cœurs battent comme ça.
Oh Nadine, Bruno, brûlez sans bruit,
Dans cet incendie doux de la vie,
Et que l’amour vous invente encore,
À chaque regard, plus fort, plus fort.
Oh Nadine, Bruno, dancem sob a luz,
Os vossos olhares fazem girar o mundo inteiro.
Não é o mundo — são vocês que vemos,
Quando os vossos dois corações batem assim.
Oh Nadine, Bruno, ardam em silêncio,
Neste doce incêndio da vida,
E que o amor vos renasça,
A cada olhar, mais forte, mais forte.
Et si demain, tout change autour,
Gardez ce feu, gardez l’amour.
Car dans les yeux de l’un et l’autre,
Vous êtes déjà mille vies, mille nôtres.
Oh Nadine, Bruno, chantez à pleine voix,
Que le monde danse avec vous ce soir-là,
Car la beauté vit là, entre vous,
Dans chaque regard un peu fou.
Oh Nadine, Bruno, que ça dure toujours,
Ce feu léger qu’on appelle amour,
Et que vos yeux, à chaque détour,
Réinventent le monde autour.
Oh Nadine, Bruno, cantem a plenos pulmões,
Que o mundo dance convosco nessa noite,
Pois a beleza vive ali, entre vós,
Em cada olhar um pouco louco.
Oh Nadine, Bruno, que isso dure para sempre,
Essa chama suave a que chamamos amor,
E que os vossos olhos, a cada recanto,
Reinventem o mundo à vossa volta.