L’heure est d’atteindre le jour
À l’interstice azur
L’air me chante une chanson d’amour
De cette lumière
Enveloppée d’une grâce mystérieuse
Naissent des images majestueuses
Dont les filigranes s’envolent
Jusqu’au bain migrateur
Où des yeux d’outre-mer
S’immergent à la marine
Lucide et vertigineuse
Emmène-moi là où le ciel s’ouvre,
Là où nos silences deviennent des mots,
Je ferai de la nuit une chambre douce,
Où ton amour réchauffe ma peau.
Et si le vent emporte nos heures,
Qu’il garde au moins cette lueur :
Ta voix qui revient dans l’azur
Comme une chanson d’amour.
À l’orée du syndrome
Fragilité aérienne
L’amour est bien cet aéronef
Où les nuages
Boivent le suc laiteux des anges
Hument leurs encensés parfums
Et passent au-dessus du monde
Comme des rêves sans fin
Emmène-moi là où le ciel s’ouvre,
Là où nos silences deviennent des mots,
Je ferai de la nuit une chambre douce,
Où ton amour réchauffe ma peau.
Et si le vent emporte nos heures,
Qu’il garde au moins cette lueur :
Ta voix qui revient dans l’azur
Comme une chanson d’amour.
Si hier
Au crépuscule du foyer condamné
De la chambre noire
La libellule changeait de cadre
Se détestait
Parlait toute seule
Je veux qu’on me laisse
Avec mes grains scarifiés
Qui protègent mes ailes
Du cyclone humain
Aujourd’hui
À fleur d’espérance
Au sein de son anticyclone
Le cliché d’hiver la réconforte
Sous son ciel de lit en bois de rose
Emmène-moi là où le ciel s’ouvre,
Là où nos silences deviennent des mots,
Je ferai de la nuit une chambre douce,
Où ton amour réchauffe ma peau.
Et quand quelqu’un frappera à la porte,
Que la mémoire nous emporte,
Car la diapositive dans nos cœurs
Reste reine du monde disparu












