« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Bienvenue sur mon blog... Mon nom de domaine a été piraté ou autre effet papillon ! Mais le contenu est préservé... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer !
Vous trouverez sur ce site tous mes mots « poétiques » :
- Des proses et ou poésies d'amours, loufoques, tristes, engagés, satiriques , d'amitiés et autres...
- Des chansons à l'état brut.
- Des citations personnelles.
- Des lettres ouvertes.
- Des bas et des hauts.
Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

Tous mes poèmes

Nombres de poèmes et de commentaires publiés dans le blog

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dimanche

Dilemme

Le carillon a du fil à retordre
Ce que j'ai voulu taire
Cette nuit je l'ai entendu
Pour bien vivre
Tu ne dois pas penser à la mort

Difficile
Elle m'accompagne

Une présence qui m'aide à penser
Le long des sentiers glacés
Poumons purifiés

Proche du Penseur
Une absence un ailleurs
La tête dans les cirrus
Pour oublier
Coexister

Apprendre à respirer
Avant d'apprendre à mourir
La voix des cieux

La mélancolie me regarde
Sans tout à fait me voir
Je tombe le masque
Rentre en création

Il y a ce passage noir
Qui me plonge dans une tragédie
Mélange de naïveté
Parfum d'utopie
Qui nous manque si cruellement
Et si la poésie était l'arme fatale
Contre le désenchantement
Actuel du monde libre

Rêver encore
Écouter les échos de la vie
Qui n'a pas envie
D'être sur le chemin
Le chemin d'un ange
Je rentre dans ses yeux
Très grands
C'est une capture vert-noisette
Voilà ce qui me fascine
L'émotion




vendredi

L'innocence

Spotify se lève Deezer se couche
La musique caresse mes sens
Ses mélodies figent mes absences

Tant d'idées importantes me tournent autour
Elles sont venues au monde 
Comme cet oisillon 
En équilibre sur sa branche

Il y a tous ses malentendants
Qui écoutent ronfler leurs discours
Dans un paysage à la figure décomposée

Je distingue l'aveugle 
Au milieu de son champ d'honneur
Qui suit le ver luisant
Sans saisir son stratagème
Un petit oiseau
Courageux et innocent
Suivi d'un vieux rapace
Fourbe et méchant

Vous n'allez pas me dire
Tout le monde vole de la même façon

L'innocence n'est pas une chair noire



Hommage aux victimes de l'attaque chimique à tous ses innocents qui tombent chaque jour

dimanche

Streaming

L'audace est nécessaire à l'ivresse
Pour s'épanouir
Ma main prolonge ce point de vue
Accélère les particules
Délivre les larmes
De ses blessures du cœur
De ses sentiments prisonniers

Au diable le soupçon lyrique
Une petite lueur sur les naufragés
Le flux continue
Même six pieds sous terre
L'au-delà reste ouvert
Aux réseaux clandestins
Si vous me suivez du soir au matin
Il est vrai que parfois
Je me perds 
Mais plus tu creuses plus tu t'aères

Du tien du mien des chiens
Je retourne à la niche 
Aider les apprentis lecteurs
À prendre confiance
Il est l'heure
Pour qu'ils ne me regardent plus
Comme le loup qui regarde l'agneau

J'ose vous dire
À quoi bon de me lire
Si vous n'écrivez pas la suite
De la plus fausse
À la plus vraisemblable
Peu importe 
Ce que je sais
C'est que les idées ne germent pas comme ça
Si tu ne leur consacres pas
Placidité et persévérance

Avec ce qui me reste à vivre
J'essaie d'autogérer ma sphère
Face à cette putréfaction
Livrée chaque jour
Par le monde





samedi

Contradiction

Regard vertical
Du champ de blé aux étoiles
« Bavérité » au coin des lèvres
Chercherais-je le discernement

Ma langue pointe vers l'orgie
Glisse sur le sol
Avec le blanc de la neige
Le chemin de la raison
Se dissout facilement

La cime est toute proche
Un pic où la poésie
Est l'hésitante de mes clairs de lune
L'amante de mes nuits fauves

Cernes violets
Lovés au cordeau
Regrets et consolation
M'emportent sur le souffle
De la voix qui m'interpelle
L'encre s'épuise
Sur l'iris des contradictions

Hier j'ai vu une lueur d'espoir
Laisse-moi te regarder
Sourire et pleurer
Demain le soleil
Nous éblouira de vérité





mercredi

Devant mes mots

Regard incliné il s'écrit
Sueur et mélancolie
De la pluie des soupirs
L'eau grise nos os
Le temps n'a pas de pitié
Entraîne nos corps vers le vide
Dans le silence d'une mort annoncée

Erreur de mise en scène
Ou guerre civile
Il n'y avait qu'elle 
Et ma honte

Dans le ciel
Une nourrice offre ses seins
Poison ou vin
Être sombre à jamais

Elle coud sur le plancher des fleurs 
Parfumée de mille épices
Essaye de se remémorer le passé
La fenêtre attire son miroir
Ouverte comme une rose
Elle est sans pareille
 Dans l'apparente quiétude
Brûle la nuit
Devant mes mots
Sainte lumière
Elle ne s'est jamais échappée
Même si elle n'a pas pu tout prendre




vendredi

Muse et châtiment

Puis-je résister au chagrin
Changeras-tu mes larmes en vin

Il y a ce compte à rebours
 Le trafic arbitraire des muses
Dès l'effleurement
Elles rallument le feu
Dans le livre virtuel
Et tu attends l'obscurité
Celle qui t'a touché

Il y a ce sentiment indéfini 

Un soupçon de poésie
Une infusion un clavier 
Une petite idée 
Voici l'heure musicale
Qui embaume la nuit
Irréversiblement

Il y a ce chat noir à la fenêtre
Qui ouvre sur le grand ouest
Balayé par un vent humide
L'attente a creusé
Dans la chair une échappée
La verge bleutée
L'âme chante

Puis-je résister au chagrin
Changeras-tu mes larmes en vin





mercredi

Envol d'un petit bonheur

Suspendus à une branche morte
Est-ce le moment
De nous dire adieu

Défions la terreur à pied d'œuvre
Conservons le venin pour l'empoissonner
Jusqu'à la prochaine équipée sauvage
Toutes ses intoxications manifestes
Polluent les reliefs du monde
Bouffent la vie le goût de l'être
L'odeur de la tourbe la fluidité
Quand disparaît le sens des choses
Il me reste le sens des mots
Pour me déposer à l'endroit que j'ai choisi
Proche d'une éclaboussure à la couleur franche
Comme celle qui tapisse
Les fibres de mon for intérieur
Entre les senteurs de Provence
Et le cœur des trois vallées

Voyage à pas d'éléphant

Croisons le bonheur au pied levé
Préservons ses pas pour les partager
La muse des neiges se dandine
Sous un ciel bleu de Prusse
Mes yeux s'adressent à la malice
Face à la maison où j'ai grandi
Au grand jour de notre complicité
Tout est ivresse et onctuosité
J'ai glissé sur toutes les pentes
Encore vives dans leurs écrins
Laissant mes mains sur le clavier
J'ai écrit toute la nuit
L'esprit dans le grenier de la lune
Laissé mes mains sur son corps alcalin

C'est le moment
De nous dire à tout se suite
Dans le jardin blanc





mardi

Aujourd'hui

Avant qu'ils se tuent
Tous les oiseaux de l'avenue 
Chantent les yeux fermés
Tous leurs post-scriptum
Les croyants tombent des nues

Il y a ceux qui sont bons et justes
Il y a les fourbes les arrivistes
Les salauds et tous les autres

Je voulais être sans affectation
Un anonyme
Ne pas me prendre la tête
En dépit de la brume à l'horizon

La clarté m'invite
J'ouvre les yeux
C’est la vie même qui me parle
Elle a retrouvé la parole




lundi

Une porte s’est ouverte

Une voix douce
Aussi vive et légère
Qu'une demoiselle
Une perception 
Qu'elle entremêle
Une main la décale
Sur la voie de l'absurde
Pétrie d'anxiété
Condamnée au silence 
Presque expiatoire

Dissidente
Sur l'air volage
Ses yeux voient loin
Comme un marin 
Met au point sa longue-vue
Vers l'île au trésor

Elle aime la sombre douceur 
Du corps masculin
Tout cela remonte à bien longtemps
Quand son panier était rempli
De dattes et de roses
Le lit couvert de pollens
Où la bise transportait 
Le parfum de ses nuits passées
Au cœur du cercle
De ses chuchotements

Son encre bleue
Est le flot de ses émotions
Son vaisseau clandestin
Les oiseaux les plus proches 
Sont à des dizaines de lieues

Il n’y a qu'un mot sur terre
Qu'elle voudrait posséder

Dans la forêt des mots
Sur la branche des je t'aime
Jusqu'à l'impact
Dieu que l'amour est rebelle

Une porte s’est ouverte



vendredi

Délire

J'ai l'impression de perdre mon temps
De ne rien retenir 
De ne rien comprendre
Moi qui n'aime pas lire
Je vous conseille le contraire

Pour me détacher 
Je m'attache à lire
Son abus est une source de lumière
Pour porter des verres progressifs
Se laisser pénétrer par l'abondance
Pour mieux la filtrer
Lire protège

Moi qui essaie d'écrire de la poésie
La rue est noire je marche seul
À l'angle mort
Une enseigne lumineuse
Des notes de musique une voix
Encensent ma vie
Lire est doux

Ce soir la pluie donne du relief
Des flaques d'eaux réfléchissent
Pour comprendre l'autre
Et ses hiéroglyphes
J'appelle Champollion
Il est sur répondeur
Lire est une aventure

J'écoute le vent 
M'approprie quelques images
Rejoins le toit du monde
Par le colimaçon tournoie en spirale
Et évite le ciel plein de corbeaux
Lire c'est voyager

Je laisse derrière moi quelques refrains
Toutes ses ombres qui se promènent
Le long des murs
Pour m'endormir avec quelqu'un de différent
Une voix me souffle 
De ne pas me laisser infirmer
Ni par l'autre ni par moi
Lire libère

Ma prose est un arc indéfiniment tendu
Et si quelques flèches survolent mon aire
Nulles m'atteignent
Dans la folle ignorance 
Blessé je l'ai été 
Lire soigne

Au-dessus du chapiteau en pierres bénites
Ni anges ni démons
Un va-et-vient s'immisce à la chair complice
Monte et descend un éléphant rose
Sous la voûte du saule pleureur
Une minuscule lueur lunaire
Lire console

La brume a recouvert ma nuit blanche
D'un manteau suave
Je rejoins avec Morphée
Mes souvenirs oubliés
Et me repose entre deux feuilles écrues
Entre liberté et enfermement

D'où me vient cette mystérieuse sensation
De déjà-lu




samedi

Peut-être

L'aurore s'approche
Encore une journée 
Qui veut changer le monde
L'envie passe 
Comme toutes ses heures blanches
Chargées de nuages 
Tantôt blancs tantôt noirs

J'écris dans un état normal
Assoiffé de vie
Rêve banal 
Écrire est un acte d'espoir
Je suis dans le flou
Traverse des nuages
Une maison jaune 
Aux volets verts et gris
Je vois tes mains 
Dessiner un calligramme
Tu sais tu me fais rire

Je sais le monde est rempli de bonnes personnes
Je me retourne vers toi
Tu oses m'aimer
La raison est un grand cœur tendre

Avec le soleil et les chiens
J'irai te cueillir 
Un bouquet de fleurs
Sur la colline des roses rouges
Face au rond point 
Des anciens combattants





jeudi

Figure d'une hypotypose

L'hexagone comme le monde dérive 
Sur le flanc hostile 
À la démocratie
Celle des lois 
Appliquées et inventées
Par la seule plume 
Dont l'homme possède

À son insu
Le miroir réfléchit 
La peau de ses crimes
Jusqu'alors inouï

Entre vous et moi
Elle vit
Sur tous ses cadavres 
Où glissent encore
Le sable de l'allégorie
De la vallée de l'ombre 
Celle de la mort

Inexorablement

Sentiment de désolation 
Sur le champ de mars
Où le temps lui aussi 
S'aliène à la folie

Ma tête
Se démêle et se confond
À l'absurde
À tous ses boulets 
Aux courbes ensanglantées
Elle est une survivante
Une messagère et rien d'autre
À la fois libre et condamnée




mardi

Un gène ou deux

Toute substance illicite est la bienvenue
Lorsque par chance
Sa fumée douce m'échappe
Sans qu'elle m'oublie

Une continuité
Une unité
Je considère la figure ci-contre
Fleur bleue de la nuit
Elle a des pétales 
Que je peux épétaler
Me place dans son repère
Considère deux points
Finalement
Je calcule les coordonnées du milieu
La théorie du genre
Ou le monde rêvé des anges
Il y a toujours un père
Une mère
Je ne sors pas du néant

Je m'approche de l'extravagance 
L'émotion est mon eau forte
Et mon trouble ne se filtre pas
À l'élégance rêveuse

Je ne me laisse pas abandonner
Même seul en ma compagnie
Argument valide

C'est l'admiration qui m'émeut
L'allégorie s'impose à moi
Elle est le lieu de la révolution
De l'amour de la lumière

Je renouvelle l'appréhension du réel
Lieu favorable 
À l'exercice de mon secret

Un gène ou deux
Pour vivre heureux
Avec les mots
Avec elle




lundi

Goutte à goutte

Jambes écartées
Entre deux sentiments
L'espoir et la crainte
Assèchent l'évasion

Je tends les bras à l'eau du ciel
Vers le sol qui m'a vu naître
 Où la dernière fleur du jour
Envahie par l'herbe folle
M'embrasse et sanglote

N'y entendre goutte
 Mes lèvres se ressourcent
Ma langue récolte son parfum
Et mon cœur desserre l'aube

 Elle tombe dans mes yeux
Et pollinise la pureté de l'instant

Mon amour offre-moi ton sein




samedi

Vis-à-vis

 Vous ne pouvez pas me voir de là
Où je me regarde en moi

Pour accepter la vie
Dites-moi 
Ne faudrait-il pas
Que la vie se change en neige
Que la neige se change en eau
Et que l'eau se change en mémoire

Toutes mes pensées
Saines et troubles
Tout ce que j'écris
Avec et sans lumière
Se posent et se métamorphosent
Sur le versant caché de la forêt des songes
Où je viens évacuer ma peine
Loin de l'asphalte
Proche de la combe vierge
Où je viens écouter le silence
Qui s'insinue à mes veines

Au hasard des rencontres
J'accepte la vie
Et je peux la voir de là
Où elle se regarde en elle




dimanche

La nuit tient l'équilibre

Sur son lit de douleur
Elle écrit de petites chansons
Avec les maux des autres
 Debout dans le noir
Elle n'a plus besoin de se battre avec son corps
Sa voix ne la fait pas souffrir
Et ses oreilles entendent davantage

Elle commence par une chanson a cappella
J'ai traversé toutes les ombres noires
Me voilà face à la misère en manteau chic
Nous n'avons rien à perdre sauf la liberté
Désormais tu me fais mordre l'essentiel
Nous voilà face à l'ombre bleue 
Dans une chasse furieuse à la vie

En humant sa peau blanche et amère
Je compose un nouvel air 
Et glisse entre son rouge baiser
Le monde entier qui a été défiguré
Le vide immense qui nous reste à combler

Et si encore une fois 
Elle sentirait le vertige l'abattre
Quand elle me tient comme ça
Les mains ferment dans mon dos 
Elle ne tomberait plus

La nuit tient l'équilibre




vendredi

Jour blanc

La vérité est dans la neige
Comme la neige est dans mon sang
Je m'approche et je glisse dessus
Je n'ai plus de stress

Mes traces ont disparu dans le velours blanc
Le soleil a peint mon visage
Et à nouveau joue à cache-cache
Entre les pommes de pin et les crêtes
Peu à peu les flocons suppléent les rais
Dans un bal de sens affranchis

S'étale le jour blanc
Et s'immerge à mon sang
L'ivresse

Des lueurs oranges viennent clore le jour
Le feu chante une dernière fois
La page se tourne




dimanche

Sur l'écume de l'équité

Au fond des poitrines airent l'insaisissable
Somnole le bleu nuit à la fenêtre
Le bien-être
Érigé en véritable philosophie
 S'endormir sur un cachemire de Mongolie
Est un long moment d'union

De l'autre côté
Le temps n'a pas de pitié
Même le dimanche les débris de la vie s'étalent
Sur le parquet d'un château de sable
Sur la boue d'un trottoir de fortune
Sans aucun doute proche d'ici
Un paquet de kleenex à moitié vide
Une toux sèche un porte clé un peu d'espoir
Encore un brin d'herbe une fleur douce à nos pieds

Les squelettes de l'avenue ondulent sous le vent
La perspective s'allonge jusqu'à la mer
Suivre la ligne
Écarter les poumons
Et tous les cœurs abandonnés se rassembleront
Sur l'écume de l'équité
La vie est neuve
Et bientôt les cadavres retourneront
Flirter la chlorophylle

Le mistral éparpille les graines de tournesol
Les oiseaux chantent l'arrivée des beaux jours
Et l'envie d'être heureux murmure
Continuer à écrire sur les murs
Comme un autiste libéré et captif






vendredi

La citation

L'aube et toutes ses leds bleues bercent l'insomnie

En murmurant dans l'infini silence
L'heure vient de me voir passer 
Pourrait-elle demander à la suivante
De me donner la mesure humaine
La bonne vibration qui endort le froid et noie la peur
La force paisible qui gomme toutes ces parodies suspendues 

Je me suis emparé du commun
Et abandonné des milliers de lieux qui recèlent bien des mystères 
Sur mon bureau 
Une citation étrangère 
L'amour est un stimuli réglé de désaccords et d'accords

J'assujettis ma vie en écrivant parmi les feuilles blanches
Selon l'évaporation de la neige
Sur des pentes silencieuses le chemin s'inscrit 
C'est le mien et le tien





mercredi

Sœurs jumelles

Tu meurs tu vis
Fil rouge d'une mélodie
Sœurs jumelles
Belles et cruelles

Souvent occultées
Elles aiment l'obscurité
L'intérieur des corps
La réflexion des corridors
L'appel au secours
Le bonheur-du-jour

D'une ébauche à l'autre
D'un cliché à l'autre
Sur le fardeau des paupières
Il y a le ciel et la mer
L'espoir de découvrir 
L'espoir de s'enfuir

L'ultime face à face 
Impudique et vorace
Telle une perce-muraille
Ronge les entrailles
Mange ses métaphores
Tel un monstre carnivore

Tu meurs tu vis
Fil rouge d'une mélodie
Sœurs jumelles
Belles et cruelles

Encor un best of
Du sang du bœuf
Au coin d'une rue
Viol d'un inconnu
Nombril en confettis
En pleine place d'Italie

Entre les poux du canapé
Joueur invertébré
Il l'a mire
Jaloux il tire
Entre les fleurs du mur
Ses couilles murmurent

Demain je vais le publier
Lunettes usées
Il se croit séduisant
Au moins une fois par an
À la saint glin-glin
Il signera la fin

Tu meurs tu vis
Fil rouge d'une mélodie
Sœurs jumelles
Belles et cruelles



mardi

La chute

Dans le cercle de sa tour d'ivoire
L'inspiratrice lactescente
Au manteau pourpre
Des montées et des descentes
Sait que le berger des nuages a fui 
L'état de grâce absolu

Rien n'est pire que la répétition
Elle lui rédige un poème
Qui exprime son admiration
Parmi les dix huit vers
Il ne reste à la fin de la mission
Aucun survivant

L'apothéose est à nouveau libre
D'aller et venir dans le sanctuaire
Où les oiseaux sont rois
Elle était en quête d'un amour total
Exclusif
Qu'il ne pouvait pas lui accorder





dimanche

La fuite du jour

De ses mains
Tachetées d'eau de vie
Des fils d'encre de seiche 
Cousent des vagues bleues 
Sur son manteau rapiécé
Un chaos abstrait en camaïeu de gris

De ses méandres
La beauté s'effiloche
Les cernes violet épuisés
Laissent s'enfuir encore
Quelques paillettes diaphanes
À travers le chien-assis

Les rives du ciel sépia
Bordent la fuite du jour
Avec le temps la mémoire a pâli
Comme la photo de son amour
Immortel par ses désirs
Qui suivent l'arbre sans fruits

Entre la croix du sud
Et l'étoile du nord
Ne vous inquiétez pas
La fuite du jour s'est colmatée 
Dans un air de pastel 
À la veine préhensile de ma main




jeudi

Fruit pressé

Nuages noirs et gris
Quelques blancs me sourient

J'ai escaladé l'arbre pour voir le monde

La pluie glacée du jour se déhanche
Sur les pommettes roses reconnues
Je marche sur la laine blanche
À la cadence militaire et soutenue
 Un baiser volé au son des cloches
Mains froides dans les poches
Je sens couler son cher tremblement
D'un bras à l'autre humblement
 Je suis l'étonnement perpétuel
À l'idée mandarine et ponctuelle
D'un paradis entre les jambes
Nid sans paille où je flambe

Je suis redescendu pour presser l'onde

Quelques bleus me supplient
Nuages pulpeux et sexy




mercredi

Épistème

À la clinique des rêves
Le bouillonnement n'est pas honteux
Vingt années de roses et de glaçons 
Par-delà le portail d'Ulysse
Ce qui me fascine
C'est la prisonnière du désert 
Qui dégorge tous les ventres mous
De l'hémicycle des sangs fous
L'ombre philanthrope qui ondule 
Sur les murs du monde
Sans dénicher la moindre pièce d'or
Ni même un cheval de Troie

Ce paysage claustrophobe 
A besoin d'audace
D'une prose aérienne
Pour ne pas visiter les enfers
Comme il a l'appétence
D'amour de miel et de liberté
Détaché du mât de son radeau
La culture est son ultime chance
Non pas celle qui reste
Dans les mots ou sur les lèvres
Mais celle qui nourrit les heures
Parfume les secondes





vendredi

Non-dit

Du non-dit au non-lieu
Déterrons la trace de ses pas 
Qui tentent d'échapper à la vie 

Dessinons de nouvelles empreintes
 L'esprit retourné face au miroir
De la prune sauvage
Et suivons le sens du vent 
Qui dissout dans les airs 
Les feuilles les plus sombres
Fragiles et prisonnières
 Scellées aux bras 
De la fille de joie
De la femme éperdue
De l'immaculée conception

Laissons la pluie laver 
Tous ses morceaux de vers 
Qui débordent des trottoirs

Laissons enfin parler le silence

La femme battue aujourd'hui 
Sera la Marianne de demain
Sein nu pour nourrir l'égalité




samedi

Come-back

Comme un grain de sable
À la source d'un désert sans bornes
 J'écris l'axiome de mes contretemps
 Il y a quelque chose qui m'attire 
Ce « je sais faire » à l'aimant 
Derrière la lune ternie
  À ce point entre deux infinis
Mes plis s'étirent
Le vent n'effacera pas mes entrelacs

 De cet exercice qui n'en finit pas
Je cherche à dos de licorne
À séduire mes adversités
 Dans cette cure insensée
 La mer ni bleue ni égouttoir
M'invite à la transparence
 Poète de l'inflorescence
Qui sait plaire à la fleur noire
Épousera la beauté impérissable







jeudi

Réalité provisoire

La libellule habillée de peinture
A la mémoire mouvementée
Dénuée d'ancrage
La réalité l'entrave et l'hante

L'atmosphère s'évanouit
Dans l'encre de mes pensées

Au réveil encore chaud
Il ne m'est rien de plus utile que l'amour
 Comme chaque matin
La lumière réapparaît
À l'est de mes réminiscences

Croyant m'apercevoir
Elle en a décidé autrement
Pour plonger son fluide
Dans la mer du ciel
Et s'efforcer d'attendre
Le présent au pied de la toile

Clouée au sol 
Son sang se glace 
À la vue d'une énorme araignée 
Je l'ai vu derrière ma tête
Avec panache pour s'enfuir

Ainsi la nuit
L'étoile est encore gelée
La lune est dans le caniveau
La diva se tue
Rejoindre l'antimatière
Tout est à recommencer





mercredi

L'a priori

L'incandescente aventure 
Certains l'aiment chaude
D'autres tendre
Seul ou à plusieurs
J'eus choisi la meilleure
En voyage sur la peau du ciel
L'âme oxygénée 
Je dormis sous le vent d'un rêve 
De nobles fées et libellules
Et au lever du rideau
Je parachevai par graver sur la pierre 
L'a priori de l'ère attendue

Héroïque étoile fendue
Intrinsèquement liée
À la chair et à la terre
Dès que tes oreilles toucheront
Les lèvres de la liberté 
Tu seras destinée
À baiser le champ
Des fleurs et des disparus
Non pas programmée 
À flirter l'indélicatesse

Tu seras la jeunesse
L'ébullition
Au fond d'une braisière 
Où les mots 
Se mélangent et se brûlent 
Au-delà des sens
Et naît ce fameux goût de vivre 
Cette fameuse épice universelle
Qui transgresse l'estomac des mondes




mardi

Le vers est dans le fruit

Loin de moi d'être en devenir
Un populiste
Et d'arborer le bonnet d'âne
De l'incapacité d'avoir honte

Je pioche le passé dans les archives
Comme l'autodidacte assoiffé
Qui expérimente tout
Et conserve ce qui est bon
Digne d'être caressé
Par l'œil d'un mal voyant
Pour ne pas rejoindre
La caravane des déshérités
Ou vivre avant l'heure
Dans un mauvais coup d'état
Celui de ne plus être sans avoir été

La couleur de l'orange attire
Et son zeste regorge de vitamine
Pourtant je ne mange que l'intérieur
Je vais me faire violence
Et presser l'ensemble
Je me sentirai mieux
Face à la grisaille du jour

Ma seule exigence conservatrice
Est d'aimer cette fleur
Qui parfume mon cœur
En toute saison
Sans aucune raison
Si ce n'est par amour
Le vers est dans le fruit




lundi

Happy home

Cette nuit le froid a pris ma gorge
Et celle des usagers de la voie

L'animal social m'inspire m'élève
Et crée la maxime de la différence
Être différent
N'est pas être une attraction foireuse 
Au corps amoindri et humilié
Ou rutilant et aimé
C'est un angle de vie 
Une contre plongée une chute libre
Un état stationnaire une adéquation

Je n'aime pas la danse sur glace
Et préfère rouler sur une route déneigée
Mes oreilles sont sensibles au passé 
J'écris de mon lit sous une couette 
À la fois légère et enveloppante
En duvet et plumette
D'oies et de canards consentants 
Cent pour cent labellisée

Sur ma « tab 4 10.1 » coréenne
Devenu vieux il devient un enfant
C'est le numérique qui te précède 
Comme un orage de grêle
Tu n'as pas encore fini 
De frapper l'idée 
Que les mots s'inscrivent 
Sans préavis
Est-ce une avancée cytologique
Ou les prémices d'un monde 
Aux orgasmes virtuels
Mon nano inspirateur 
Est sûrement en guerre 
Avec son accumulateur au lithium-ion
Tous nos papillons se font rares
Même à la messe de minuit
Et vous ne croyez plus au père Noël

Si j'avais un mal fou 
À profiter de la vie
La poésie m'a offert cet outil d'exister

À travers le gel le soleil brille
Et le vent balaie la poussière 
De tous les paillassons 
Des maisons heureuses




samedi

Tout le monde peut être

Tout le monde peut être lu
Dans la lumière et le parfum
Comme une porte d'entrée vers l’ailleurs 

 Et si je ne trouve pas les mots
J'existe à travers l'autre qui m'imagine
Il vit dans mes poèmes
Mes lèvres dialoguent pour le mieux 
J'écoute tous ses bruits sourds
Module l'altération des sens
L'émotion flottante

Je suis ses yeux 
Distingue le chaud du froid
Du vrai du faux
À la fenêtre un lézard affolé se faufile
Entre les pierres sèchent de la restanque 
Sa queue est restée dans la gueule 
Du chat qui tousse
Tout le monde peut être vu

 L'autre est là 
Où on veut bien qu'il soit
Nous sommes tous les deux sur la scène 
Des lèvres rouges
Légèrement vieillissantes
Chantonnent « piensa en mi »

Il reste un petit LU
Dans la boite en fer
 Nous n'avons plus notre jeunesse à vendre
Tout le monde peut être entendu



mercredi

D'une Arcadie à l'autre

Pour tout je n’ai qu’un mot
Et c’est l'amour
 J'y crois en silence

À cette nuit là 
S'est suspendue
Une sublime exaltation
Il y a l'impassibilité 
De la fleur de lys
Qui danse sur les ailes 
D'un rouge-gorge
La fièvre de l'âge d'or 
Remplie d'idylles
De la fébrilité des anges
 Qui ondule dans le miroir 

De cet amphithéâtre 
Qui résiste et coexiste 
Je ne suis pas là pour me servir
Juste là pour servir

 Pour rien je n’ai qu’un mot
Et c’est l'horreur
  J'y crois en aveu

À la déracalisation 
S'est enduit
Une alternative à la violence
Il y a une infantile survivance
Clouée à la planche 
D'un salut névrosé 
Une fenêtre ouverte 
Vers l'illégitime ignorance
Et leurs ombres 
Sans lumière 
Pour qu'elles s'éternisent

De cet amphithéâtre
Qui n’existe pas
Je ne suis pas là pour me détruire
Juste là pour détruire




dimanche

Chassé-croisé

De ces feuilles
Tout s'est enfui à l'intérieur

La bise dévoila l'écorce du nid 

Qui est derrière la nuit
C'est moi le jour
Il n'y a plus de place 
Ni pour la chaleur 
Ni pour le froid

La bise s'en alla méditer
Entre deux sentiers battus
Et revint souffler
Au revers de l'écorce

Qui est derrière cet élan
C'est toi-même

Et le jour souffla à la nuit 
Tout son amour




samedi

Marchand d'oublis

De cet océan de misère
S'exclut l'incidence amoureuse

Du vide
L'agonie se balança
 Entre les branchies
D'une baleine terrestre
Plus loin le carnage se prolongea
Souffle coupé 
Dans l'anonymat du silence
Au milieu des ruines
La paroi translucide éclata
Des visages d'enfants par dizaine 
Se lézardèrent comme un puzzle

Chaque pièce se soutint
Les unes aux autres
Pour ne pas se disperser
Dans l'abîme des cieux

La nuit étala les survivants
Sur des vapeurs irrespirables
Le noir fut en feu
Le papier brûla
Plus un mot
L'encre dessala
D'eau en vin

La vie but pour oublier sa propre fin
Ivre morte
Ses ombres traversèrent les profondeurs
Sur un coulis de fruits rouges
Bouches ouvertes
À la recherche du plancton
Pour rejoindre les derniers cétacés




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