« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Bienvenue sur mon blog... Mon nom de domaine a été piraté ou autre effet papillon ! Mais le contenu est préservé... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer !
Vous trouverez sur ce site tous mes mots « poétiques » :
- Des proses et ou poésies d'amours, loufoques, tristes, engagés, satiriques , d'amitiés et autres...
- Des chansons à l'état brut.
- Des citations personnelles.
- Des lettres ouvertes.
- Des bas et des hauts.
Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

Tous mes poèmes

Nombres de poèmes et de commentaires publiés dans le blog

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vendredi

Résilience

Pour vaincre comme pour perdre
Je participe au combat
Je n'ai pas assez de poings
Pour fracasser tous les imbéciles
Ni assez de vie
Pour compter les mois
Qu'il me reste à vivre
Rire et pleurer 
Ce que l'on ressent

Mourir sans être assassiné
Respirer sans culpabiliser
L'anfractuosité de mes dernières heures
C'est mon choix ma liberté

Le jour où ma voix sera éteinte 
Mes doigts prendront la suite 
Ainsi de suite 
À travers l'humus et quelques cèpes
De la forêt de mon enfance
Perchée au-dessus du lac des cygnes

Duel de cailloux blancs et noirs
Sur un chemin pentu qui cherche l'équilibre
Au final tout le monde le perd
Seule la mémoire opère
Le labyrinthe du cœur

Encore de la poésie
Du sens de l'amour
Car la fin se cache toujours 
Derrière une autre
Comme la maison des bois
Et des brumes
Comme elle et moi




jeudi

L'ennui délivre

S'ennuyer c'est vivre
Encore un peu
Sur une plage de coquillages
Me voilà en apnée
Rejoindre la beauté dessalée
La libellule me souffle
Qu'il n'y a pas de plénitude
Avec ou sans battement
Sans ailes ni mouvement
Et nous verrons 
La mer au bout du ponton

Élevons-nous un peu 
Encore un peu plus haut

S'ennuyer c'est vivre
Encore un peu
Sur une pairie d'alpage
Me voilà enrubanné 
Rejoindre la frontière enneigée
La libellule me souffle
Qu'il n'y a pas d'altitude
Avec ou sans errements
Sans ailes ni isolement
Et nous verrons 
Fleurir le lys martagon

Élevons-nous un peu 
Encore un peu plus haut

S'ennuyer c'est vivre
Encore un peu
Sur l'épopée d'une page 
Me voilà enterré
Rejoindre la nuit déclarée
La libellule me souffle
Qu'il n'y a pas de lassitude
Avec ou sans serments
Sans ailes ni amant
Et nous verrons 
La pierre briller à l'horizon

Élevons-nous un peu 
Encore un peu plus haut




mercredi

Coexistence

Terreur
Tu sais
C'est toi qui te nourris de la peur
Perspicace murmure
Quand tu nous vises le cœur
Tu frappes jamais contre un mur
Mais ta propagande est mort-née
Tu sais 
La vérité vient d’ailleurs

Rimailleur
Tu sais
 C'est toi qui imagine un monde meilleur
Inefficace armure
Quand tu nous écris sur l’heure
Tu laisses toujours une bordure
Mais ton recueil est inachevé
Tu sais
La beauté vient des fleurs

Adolescence
Tu sais
 C'est toi qui as les joues de l’innocence
Seule dédicace au monde
Quand tu t’émeus l’inconscience
Tu rêves à chaque seconde
Mais ton futur est emprisonné
Tu sais
La liberté vient de la coexistence

Moi
Je sais
C'est moi qui remue dans ce froid
Carcasse d'émotion
Quand je vous écris mon désarroi
Je cherche toujours une solution
Mais le spleen m'a inhibé
Je sais
L'objectivité ne viendra pas de moi



mardi

Conviction

Infuse
Blanche comme neige
Qu'est-ce qu'une vraie passion
Par-delà l'utopie
L'inférence valide

En chute libre
Protéiforme
C'est le voile noir
Nous épousons le vide
Je perds connaissance
Tu perds la vue
C'est chaque souffrance
 Qui nous sera demain
Ce ciel épicurien

Mon ange ton aspiration
Si puissante m’attire
En vol stationnaire
Ivre
Je respire pour ressentir
De l'inné de l'acquis
Le bouillonnement est présent
Lorsque ma fièvre te caresse
Tout mon sang se métamorphose
Avec toi je meurs
Avec toi je vis






vendredi

Crash

Ma libellule
Au sommet de son arbre généalogique
Sur un continent désertique
Ballottée entre sang et or
Libérée de ses propres désuétudes
Fuyant le carnage
Aucune balle n'a perforé ses ailes

Est-ce l’équation d’une vie d'Élyséenne
Ou l’art de survivre en enfer
De récapituler ses fragments 
À partir d'une méditation 
D'un esprit qui les rêve

Ma libellule
Au pied de la vieille dame la tour Eiffel
Symbole vital culturel
Assise entre Mahomet et Moïse
Libérée de ses propres incertitudes
Rejoignant l'aréopage
Aucune main n'a caressé ses ailes

Est-ce l’équation d’un aller-retour
Ou l’art d'espérer d'être heureux
De réaliser ses fantasmes
À partir d'hasards secrets
D'un esprit qui les vit

Ma libellule
Au bord du vide ne soufre pas de vertige
Chaque patrie a son palier de violence
L'ascenseur de la métamorphose est en panne
Quand nous n'avons pas les dents blanches
Il faut fermer sa gueule 
Ou mettre une cravate marron

Notez que Dieu avait le sens
Aujourd'hui interdit
De l'hospitalité et de l'humour
Une seule pensée crée le rêve impossible
La peur du crash




mercredi

Il y a elle en vie

Fille de puisatier
Qu'on singe de châtier
Parce qu’elle dévoile
La beauté d’une étoile
Gerbera de sa bière
La peau d'une émeutière

Il y a les Diseux
À l'abri de la vie
Il y a les Faiseux
À l'abri de l'envie
Il y a elle en vie
Face à nous face à dieu

En lui visant le cœur
Sa haine est née à l’heure
De son mal incubé
Sur l'air ensanglanté
Peignant notre paysage
Sommes-nous ses otages

Il y a les Diseux
À l'abri de la vie
Il y a les Faiseux
À l'abri de l'envie
Il y a elle en vie
Face à nous face à dieu

Dans le violet nocturne
Je souris à la lune
Mon désir de bravoure
Être face à l'amour
C'est être avec le monde
C'est combattre l'immonde

Il y a les Diseux
À l'abri de la vie
Il y a les Faiseux
À l'abri de l'envie
Il y a elle en vie
Face à nous face à dieu





*


Lorsque je dis d'agir au lieu de parler pour ne rien faire est un écho à nos préoccupations immédiates, la valeur d'une vraie philosophie ne se place pas dans une éternité impersonnelle. 
Sa face lumineuse est tournée vers les êtres temporels que nous sommes, dixit Emmanuel Levinas
Et à savoir, personnellement, je n'entame aucune action si elle n'est pas réfléchie… Finalement comme un terroriste… La différence est dans la valeur morale de nos réflexions qui débouchera vers une action humaine ou inhumaine.

« La poésie est ma post action. »

Une journée ordinaire

Après ce morceau toujours aussi lancinant
D'une journée ordinaire
J'essaie de suivre le fil de son onde sonore
Et appelle volontiers la contemplation
Porter mon attention 
Sur ce que je peux accomplir
Aujourd'hui
Vais-je casser la gueule 
À toutes ses trompettes
Sans vies ni airs 
Qui excitent ma baïonnette
Ou embarquer
Via une aventure écoresponsable
Vers un désert polaire
Pour ne pas finir à la soupe populaire
Ou m'offrir
Un trip psychédélique
Entre deux racines bibliques
Pour ne pas finir la tête dans le sable

Si ce n’est pas nous qui dirigeons la musique
Juge nous conservons encore la parole 
Les notes douces l'amour et un peu de fric
Pour échapper à toutes fausses paraboles
Après ce morceau toujours aussi lancinant
D'une journée ordinaire





jeudi

Soudainement

Soudainement
Je n'ai plus peur du rien
Je n'ai plus peur du tout
De tous ses claviers qui te glacent la vérité
Même si la liberté est devenue informe
Une rose rouge a poussé sur ma biosphère
La vertueuse se déshabille 
Tous ses mensonges s'inhalent
Comme son désir d'éther presse mon cœur
Et se pique au jeu
Apprêter l'amour c'est composer
Il est encore temps pour nous de chanter

Soudainement
Je n'ai plus peur du rien
Je n'ai plus peur du tout
Conscience haut perchée
L'amour peut mourir en une nuit
Et tendrement ses cuisses s'ouvrent
La condensation perle
La jouissance n'est qu'une larme
Entre ses lèvres où se glisse l'absence
Mon regard radiographie son corps
Le réveil soulève le rideau des graphèmes
Ma vie est un champ de poèmes 

Soudainement
Je n'ai plus peur du rien
Je n'ai plus peur du tout
De la voix qui m'hèle qu'un jour à l'autre
Au bout du tunnel
Le fruit du rêve sera mûr
L'intense clarté m'éblouira
Pour me libérer d'être ou ne pas être
Et la diaphanéité m'happera
Rejoindre l'amour éternel
Inconsciemment je le suivrais
Sans amertume ni regret





samedi

Méli-mélo

Nous sommes nés au sein de la même prairie
Avec le blanc de la neige
Nous étions ses sabots de Vénus
Au milieu d'un décor de théâtre
Là où les nuits de nos rêves dansaient
La bouche envahie par la naïveté
Loin du monde imparfait

L'un a perdu la salive
De la méconnue à la fleur
La saveur de son baiser
Devenu étranger à lui-même
Il marche sur l'invisibilité
L'autre regarde l'herbe
Sécher sous ses pieds
Il ne suffit pas de pleurer
Pour qu'elle reverdisse
Ou de la brûler
Pour qu'elle repousse

L'usurpatrice qui vit en nous
S'est tissé un nid douillet
Elle est notre alliée
Notre ennemi
Entre ses deux expressions
Cervelle déliée et affûtée
Cœur accroché au vent
D'un vœu à l'azur
J'ai choisi les deux
Lové dans l'écorce secrète
D'un amour parfait




*


Je partage ce qu'éprouve Jirô Taniguchi lorsqu'il dit 
 « La mélancolie pour moi est un état créatif » 

mercredi

Le chronopode

Hier faim de réalité
Chante Mouche riait à mes pieds
D'apercevoir entre les herbes sèches 
Toutes ses pierres rondes
 Avec sur leurs crânes fuyants
Des cercles efféminés peints à la chaux
Par la main d'une lueur inconnue 
Sans doute qu'ils se prolongeaient 
Dans les rais d'un soleil d'hiver 
Si inattendu

Sous mon objectif
Par de petites pensées violines
Tel un mannequin de mode extravagant
Un cercle se dressa et dansa
Rejoindre l'amour infiltré
Pour ne pas pleurer 
Et disparaître seul dans les étoiles

Maintenant sensible 
Il n'y a plus que le silence d'une image
Pour me raccompagner
Dans ce rêve minéral

Demain
Toutes les pierres de la colline
S'endormiront 
Dans un grand cercle incarné 
En blanche neige
Lèvres violettes contre lèvres violettes
Comme la fleur de mon être
Sous un épais manteau de zibeline
Et renaîtra le chant des primevères
 Soif d'idéal d'azur et d'amour






Poésie écrite selon les mots imposés de Violette  
« amour violette soleil danser rire pleurer maintenant hier demain »

lundi

Fièvre

La tête prisonnière sous le bras d'Orion
J'ai cherché les mains de la muse
Dans l'armoire incarnate emplie d'amour ivre

Par-delà les murs bleus de son galetas
Entre ombres et fissures
Dans le secret revêche d'une allégorie
Je me suis serré à son corset
Dans la poussière alcaline 

Aimer depuis l'attente entre les feuilles d'ors
Sous la complexité des étoiles
Ne se mesure pas à sa richesse
Mais à sa capacité d'inventer
Excepté de tout calcul 

Sans bruit
Mes elzévirs renaissants ont dissous
Lavande et bois de cèdre
    À nouveau je respire le linge de neige
Loin des gris et moisissures 
Dans la fièvre hivernale




vendredi

J'entends une voix qui appelle

J'entends une voix qui appelle 
Elle m'appelle
Je me suis réveillé 
Sur la montagne de mon enfance
Où la bergère des nuages me sourit
J'entame ma huitième année de poésie 
En silence dans un pays d'ailes et d'esprits

J'ai démarré avec moins de cheveux blancs
Que d'enthousiasme de lacunes franchement
Je me suis accroché pour ne pas sombrer
Pendant qu'on me lâchait pour me noyer 
Alors je souhaite remercier 
Toutes les étoiles les âmes filantes 
Ceux et celles qui m'ont réconforté 

Je sens une main qui s'agrippe
Elle m'agrippe
Je me suis réveillé 
À l'ombre d'un olivier
Où une cigale me sourit
J'entame ma huitième année de poésie 
Plongé dans une rivière épanouie

Les regrets les remords se terminent ici
Sur une des branches que j'ai vraiment choisie
Il n'y a vraiment que les couillons
À tort ou à raison 
Qui sèment au même endroit
J'aime changer d'horizon
Écrire juste pour demeurer libre 

Je vois une silhouette qui s'illumine
Elle m'illumine
Je me suis réveillé  
Dans la substance fertile du cœur
Où une nature morte me sourit
J'entame ma huitième année de poésie 
Sous la lune à travers la joyeuse folie 

Je suis fatigué d'attendre des réponses
J'essaye de ne pas m'attacher au passé
La libellule n'est pas morte 
Elle change d'air et se déforme
Face à la créature qui se forme
Un peu plus dans l'aorte des plus faibles
Sur la joue de notre avenir 

J'entends une voix qui appelle 
Je sens une main qui s'agrippe
Je vois une silhouette qui s'illumine
Je me suis réveillé 
Sur la montagne de mon enfance
À l'ombre d'un olivier
Dans la substance fertile du cœur
Au nom de la raison et de l'amour




Copyright numéro 00048772-1

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