« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
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Vous trouverez sur ce site tous mes mots « poétiques » :
- Des proses et ou poésies d'amours, loufoques, tristes, engagés, satiriques , d'amitiés et autres...
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- Des citations personnelles.
- Des lettres ouvertes.
- Des bas et des hauts.
Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

Tous mes poèmes

Nombres de poèmes et de commentaires publiés dans le blog

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vendredi

La vierge de fer

Son âme tient dans le vide d'une suspension

Elle crève le mur de la honte
De ses yeux gorgés de sang
Une poésie à mille faces
Se reflète dans mille autres 
Comme si sa vie 
Était tragiquement parcourue
Par deux courants électriques
L’un 
Intensément positif et gai
L’autre 
Profondément négatif et désespéré

Elle grave chaque face du mur
À l'aide de ses songes démembrés
Ses longues heures d’humiliations
Une poésie de mille vers
Une jurisprudence
Pour un futur havre de paix
Comme si un mille pattes
Cherchait sans cesse dans l'océan du vide
Toutes celles qui lui manquent 
Pour parcourir le monde
Sans jamais renoncer à sa liberté

Elle fusille le mur de la honte
Avec sa dernière arme 
Une poésie revolver
Qui tire juste des mots d'amour
Comme si une balle heureuse
Avait pénétré sa poitrine
Et ravivé son cœur avant sa mort
Un dernier signe de vie

Soyons lent avec les choses
Celles qui dénoncent l'absurdité
« La poésie de nos jours
Est une lutte pour respirer »

jeudi

L'air innocent

L'air innocent
A songé toute une nuit
Qu’il étalera à l’aurore
Douce et brillante
Des bouquets de fleurs

Les allées 
Remontent jusqu'à mes narines
À l’heure de la merveille
Je déambule sur un tapis de fleurs
Et de sciure colorée
Où chaque fleur est un sexe
Où chaque sciure est une évocation

Et que puis-je faire
Lèvres délicieuses
Inhérentes à ce jardin suspendu

Dansons en cadence
Et laisse-moi t'admirer
Parfaite harmonie
Je t’en prie
À l’heure de l’ascension
Aiguille-moi à ton sein
Plus lourd que ma soif
Source immortelle
Je t’en prie
À l’heure de l’amour
Teinte-moi l'iris
Plus perçant qu'une flèche
Beauté sempiternelle
Je t’en prie
Encore une heure d'éclat
Dans laquelle je peux m’émouvoir
Près de toi

Autant je respirerai
Dithyrambique
Je t'offre ma vie
Loin des fleurs du mal

mardi

Le colibri du désert

 Vu du ciel entre les nuages
En profondeur sous le sable
Passe en filigrane 
L’ombre d’un phénomène
Des étincelles dans les ténèbres
 
L'âme glorieuse n’est pas inerte
À la trempe de haïr
Comme le pouvoir d'aimer
 
Le carillon tintinnabule
Et le désert s'éveille
Devient le théâtre des sens
Où mes lèvres ne peuvent être parjure
Le sommeil est passé devant moi
Offert aux quatre vents 
L'un dans l'autre
Je cherche une protection 
Où la nuit d’étoiles blottis
Pleine de lait maternel déborde
Refoule la petite mort 
 
Belle nuitée au-dessus du lieu
En passant près des Dieux
 
Et le colibri s'illumine
Ses couleurs changeantes
Rythment les heures pieuses
Les chairs pleines de souffle
L’alchimie drapée se déplie
Sur chaque lèvre un baiser sucré
Sur chaque œil une brise salée
Sur le temps au fond du désert
 
Oasis fragile 
Où l'être est encore libre



dimanche

Seule l'encre renfloue

Piégé par sa naissance
Un cœur en galère
Divague 
Vers un amour qui n’existerait pas 

La déesse dirige son regard
Profond et inquiet vers l'infini
Vers l'horizon des mers et des océans
Désespérée de tout ce qui vit
Réfugiée dans son syndrome
La chevelure entremêlée de poissons
Bat des ailes tous ses rêves
Déteint sa fierté à la proue du temps

Tu m'inquiètes
Que fais-tu
Si tu élèves encore en toi
L'emprisonnement des mots
Bleus et rouges
Ceux qui te glacent
Et te brûlent
Tu ne goûteras jamais à l'épice
Accouche-les sur une page blanche
Ose vomir tes complaintes
Seule la page encrée de tes couleurs
Libérera de tes entrailles cet ennui
Qui se prosterne dans ce monde du silence
Depuis si longtemps

La lumière est juste là
Consolante
L'amour offre tout à gagner
Même au plus démuni



lundi

Né de la dernière pluie

Comme chaque jour à l'exception
Je consignerai sur mon carnet
Toutes les sensations qui m'étreindront
Voler à la mémoire
La primeur du souvenir

Si je broyais du noir au soleil
Désormais la pluie m'enivre
Plus aucun signe de faiblesse
J'imagine de la délicatesse
Les yeux dans les nuages
Je ressens quelque chose
Comme d'enlever mes chaussures
Serais-je sur une terre sainte
Pieds nus sur un plancher en laine
Qui résiste à l'usure et au temps
Tout en gardant son aspect initial
Grâce à la souplesse de ses fibres
Qui s'écrasent et se réitèrent
Entre les passages

L'amour s'est logé soudain là
Dans la lueur ébène d'un regard
 Au seuil de la forêt des songes
Une fécondité émergente m'entraine
Douce et chaude au toucher
Suis-je habité par une envie d'ailleurs

À chaque pas l'escalier m'enchante
Une applique en bois brut guide
Ressemble à une corne d'abondance
La gueule d'un hippopotame baillant hors de l'eau
Donne l'heure de New-York à Tokyo
Un troupeau de zèbres court sur le mur
À la recherche d'une nouvelle prairie
Des étagères assemblées en quinconces
Supportent toute la poésie du monde
Au sommet un sourire acier indéboulonnable
M'accueille les bras en porcelaine

Proche des yeux proche du cœur
Le proverbe m'attire encore
Comme un refrain léger
Une tombée de rideau
Et d'un coup de baguette magique
Capable d'éparpiller aux quatre vents
Mes plus infimes vibrations
Rassembler mes plumes sous l'édredon
Rejoindre la fée du logis

Certaines y ont vu le jour
Pas toutes
Les unes sont parties dans la tendresse de l'enfance
Les autres en pleine maturité
Laissant derrière elles l'écume du désenchantement
Et les échos vibrants d'un paradis perdu

Ce soir
Je suis là
À l'épicentre de la clairière
A raviver la flamme
Et mordre les mots sulfureux des rampants
Si hier ma poésie du néant
Semblait ne partager que l'indifférence
Une lancinante fibre nostalgique
Aujourd'hui mes vers tissent une toile flamboyante
Où l'indéfectible attirance n'est pas une araignée
Mais une femme aux gestes libérés

Le goût de la pluie épousera définitivement
Le beau fixe d'un infini baiser





mercredi

Vertiges sur un nuage d'été

 Des poètes il en est venu
Des quatre coins du pré vert
Et même de l'autre côté de la mer
Aucun n'a su répondre à ses vœux
Il en restait un en mémoire
Le poète émérite qui habilement
S'est acquitté de la tâche
L'œuvre lui tenait à cœur

Entre poésie et voyage
Je n'ai pas choisi
Un bras d'honneur à la mort
Un baiser dans l'œil à la vie
L'un et l'autre se confondent
À côté de son corps

Toujours plus loin
À l'horizon du Nord
La silhouette d'un d'ange
Une jeune femme aux seins nus
Une île vierge suspendue
Ou encore une scène d'amour
Entonnent ma page
Une histoire belle à vivre

Ici dans l'inconnu d'un été pourri
L'amour doit frapper à toutes les fenêtres
Avant de parvenir à rentrer
Dans l'étrange lueur du couchant
La coursive aux colonnades de bois
Prend des allures fantasmagoriques
D'une forêt dépenaillée
Je me déshabille
Et glisse contre les parois humides de ses os

Des feuilles de papier jonchent le sol
Et se recroquevillent sur les mots répétés
De ma plume en elle
La fureur emporte ses traits
Et dans son regard d'encre
Les pupilles encore dilatées
N'en finissent pas d'attirer mon sujet

Une nouvelle nuit étoilée
Succombe à la noirceur du jour
L'intensité est à son comble
Le lac est semblable à la mer
Son ombre délimite la frontière du réel
Et s'invite dans l'alcôve
Mon sang se fige au cœur de la liberté
Et impassible s'empare de ma plume

Sous ses yeux noirs grand ouverts
J'enclenche d'un geste souverain
Le plus extraordinaire envol
Qu'elle n'osait espérer
Je déroule posément à ses pieds
Un parchemin blanc
Comme un champ poudré de givre
Dans ses veines elle ne vit pas ermite
Dans un paysage contemplatif
Elle n'écoute que le seul battement de son pouls
Pour échouer encore au fond du gouffre

Après cette dernière bouffée
Aussi essentielle qu'une respiration
Elle sort ses bagages
Et avoue d'une traite
Sa passion pour ma plume
Et rejoint le ciel avec ses vertiges

Il s'agissait de deux papillons de nuit
À travers un ballet de nuages
Tous animés par une salve de bleus
De violines de rouges
Sur des visages aux traits gommés
Et mon imaginaire en un clin d'œil
Prend les couleurs d'un autre climat

Des poètes il en est venu
Des quatre coins du pré vert
Et même de l'autre côté de la mer
Aucun n'a su répondre à ses vœux
Il en restait un en mémoire
Le poète émérite qui habilement
S'est acquitté de la tâche
L'œuvre lui tenait à cœur


Illustration d'après une photo de Sylvain Lagarde

vendredi

La femme libre

J’avais pour habitude 
Dans mes pensées secrètes 
De l’appeler 
La Silencieuse 

Je nage à contresens
Elle
A les pieds dans le sable fin 
Des dunes du désert
Celui qui nous empêche de marcher vite
Et encore moins de courir

La Silencieuse est devenue femme
Dans mon cœur à mille facettes
Je l’invoque
Et mes sens vibratoires tourbillonnent
Dans l’espoir de la sentir heureuse

Un jour
La femme suivra son destin
Et se déplacera
Fidèle à son rythme
Entre l’eau turquoise de la mer
La plage
Et à nouveau le désert

Elle sera la femme libre


*
Inspiration exclusive de Fédosia

mardi

Coup de poker

Si tu es une joueuse de poker
Sache que je ne suis ni un roi
Ni un as ni même un joker
Juste une peinture fauve
Dans le cœur de l’été
Accrochée à un mur
Baigné de chaux
Au fond d’une alcôve
Sombre et encore fraîche
 
Attirées comme un aimant
Par ce cadre précieux
Au plus près des étoiles
Tes pupilles fusent
Derrière mes reflets
T'aimerais me découvrir
 
Mais je suis un voyageur
Lié à la matrice
Peint d’ombre et de lumière
Tu as frappé à toutes les portes
Avant de parvenir à la mienne
Tu m’observes comme je t’observe
Et tu t’amarres au port de mes yeux
Il y a du vert du jaune du bleu
Des nuages un corps des cheveux
La mer du sable un oiseau en cage
Et la liberté au bout du champ de blé
 
J'adore ce rouge carmin
J’adore cette ligne de démarcation
J'aimerais la franchir
Torse nu bouche ouverte
Mais tu pointes un fusil
À la place de tes lèvres
Sur mon cœur qui se meurt
 
Il en va de la liberté comme de l’amour
L’une des mains se charge toujours
De conduire l’autre
Et si la main nous échappe
Le mur nous frappe
 
Un jour cette friche sera la nôtre
Le soleil brillera sans brûler
La pluie nourrira sans noyer
Nous cultiveront jour et nuit
La beauté des êtres
 

vendredi

D'un désert à l'autre

De ce pays chaud
Je ne connais pas la saveur
Et ne peut suivre ses sentiments
Jamais un flocon ne tombe
Je ne sais pas les oublier
La nuit est la caresse d'un autre lit
Toujours je dois me souvenir des neiges éternelles
Embrasser les images de ma prairie
Mes lèvres se rassurent déjà
Parlent d'hier
Je suis un poème perdu
Sur tes paupières

Mais ton visage s'éclaire
Étire se voile de souvenirs
Mes anges parachevés
Sont les colombes libérées
Dans ce coin de mon jardin d'hiver

La glace devient source
Nourrice de mes fleurs sèches
Elles portent la voix de mon amour
Leurs prières se noient
Dans l'eau de mes yeux

Copyright numéro 00048772-1

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