« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Bienvenue sur mon blog... Mon nom de domaine a été piraté ou autre effet papillon ! Mais le contenu est préservé... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer !
Vous trouverez sur ce site tous mes mots « poétiques » :
- Des proses et ou poésies d'amours, loufoques, tristes, engagés, satiriques , d'amitiés et autres...
- Des chansons à l'état brut.
- Des citations personnelles.
- Des lettres ouvertes.
- Des bas et des hauts.
Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

Tous mes poèmes

Nombres de poèmes et de commentaires publiés dans le blog

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jeudi

Un papillon aux yeux marron a l'imagination d'un petit garçon

J'adore les papillons
C'est sans doute parce que je scrute souvent l'horizon
A tâtons
Depuis que de légères rides sont apparues sur mon front ...

Petit garçon j'en faisais collection
Je ne collectionnais que les papillons aux yeux marron
Éther et épingle sur mon carton
Filet au bout de mon bâton
Je partais à la chasse aux papillons aux yeux marron
Comme un petit fidèle dragon 
De Napoléon
Un jour un papillon aux yeux verts m'a dit à côté du pont d'Avignon
On y danse on y danse tous en rond
Mais depuis le printemps la disparition des jeunes papillons aux yeux marron
Nous désole nous rend triste nous pleurnichons
Tous dit-il à califourchon sur le fronton du pont

Une introspection soudaine m'a fait grandir comme un volcan en éruption
Une étincelle sur laquelle j'ai fuit courant comme un démon
J'ai attrapé avec crispation ma collection
Une boîte en fer petit LU avec une image collée dessus celle de Cendrillon
Je suis monté dans le grenier comme un jeune apollon
Et l'ai placé dans la malle de style anglo-saxon du tonton
Cachée bien au fond
Ma collection de papillons aux yeux marron

Et puis un jour quelqu'un à l'horizon
De 2040 ouvrira la boîte les papillons s'enfuiront
Par le fenestron
Avec nous vers la constellation caméléon
Métamorphique déraison comme toi joli papillon aux yeux marron
Sur le dos d'aucun semblable à toi papillon
Car je n'ai jamais osé tuer un papillon
Avec imaginaire et raison
Je resterai à terre avec mes grandes illusions
Et mes petites désillusions ...


Pour Alphonse Blaise ... aux pieds marrons et papillon !
Poétesses.

Quand sonnera le glas ...



Serait-il séparé depuis une éternité ...
Au fond de moi je ne t’oublierai jamais
J’ai l’âme en détresse
Ô ma déesse
Tant je t'aimais t'aime t'aimerai

Sans toi
Ma chair s’hérisse à chaque pensée
Sans toi
Ma vie chavire à chaque fin d’année

Je ne sais pas
A qui vais-je me confier ici-bas
Je ne sais plus
Qu'hier il a plu

Et devant moi
Au bord du chemin de croix
Il n’y a que le cimetière silencieux
Et un homme malheureux

Même si nous nous rencontrions je craindrais que tu ne puisses me reconnaître
Regarde-moi
Je n’ai plus vingt ans tu vois
Vais-je pouvoir avec ton cœur renaître

L’autre jour
J’ai rêvé que je rentrais à la maison de la tour
Par la petite fenêtre de notre chambre je t’ai vu te coiffer
Nous nous regardions sans rien dire bouche bée

Des larmes ruisselaient sans cesse
Ô ma déesse
Sommes-nous toujours sous la même lune
De miel à Venise s'accrochant à la lagune

Ce matin il fait si froid
Avec toujours ses mêmes voix
Qui tournoient
Autour de moi autour de toi

Serais-tu la belle au bois dormant
Accompagnant mon vague à l'âme
Ma peine entière en verglas
Quand chaque année sonne le glas

mercredi

Saturnin le petit Malien

Petit garçon je regardais à l'ORTF en noir et blanc
Saturnin le petit canard
Ses amis les marmottes, la chèvre, Jeannot le lapin et les renards
Dame Belette ... j'étais heureux gâté innocent

Aujourd'hui père et puis il y a Saturnin
Un petit Français beau et malin
Partant pour saturne
Derrière la face cachée de la lune

Dans les étoiles
Retrouver la bibliothèque son grand-père sur la piste aux étoiles
Vers la mémoire de son peuple parlant le Bozo
Pour les cons c'est rigolo

Serait-ce un clown blanc à la peau noire qui à peur
Un auguste dominé par le blanc au nez rouge
La nuit un portier au moulin rouge
L'homme invisible de l'affiche de Toulouse-Lautrec ou un éboueur

Là-bas

Ce pays que l’on a oublié
Après l’avoir envahi
Colonisé
Asservi

Détruit
Exploité
Exporté
Puni

Ici

A Paris
Saturnin a pété les plombs
Dans son vieux neuf mètres carrés oui
Avec ses frères en suçant la peinture du sol au plafond

Il est mort d'une encéphalite un matin
A l'hôpital Cochin
Un enfant de cinq ans s'est éteint
Pourquoi pour rien ou à cause d'un vaurien

En 2009 à Paris
Dame Belette est toujours ici
Marchands de sommeils vous êtes des assassins en liberté
Serez-vous un jour punis et surveillés

------------------------------------------------------------------------------------------------

Saturnin n'est pas son prénom ce choix est de marquer le décalage des conditions de vie d'une certaine population vivant sur le sol de France et le lien avec cette maladie : le saturnisme. Et le manque de réactivité des pouvoirs publics sur les logements insalubres.
Le plomb est un problème de santé public. Largement utilisé dans les canalisations d’eau et la peinture, il est responsable de maladies, du type encéphalopathies ou anémies, et plus généralement des cas de saturnismes. Les premiers touchés sont naturellement les enfants qui ont plus de difficultés à évacuer les éléments de plombs inspirés et/ou ingérés que les adultes.
Je passe les détails cliniques qui ont précédés cette fin tragique.
En France, une expertise collective de l’INSERM a estimé en 1999 que 85 000 enfants de 1 à 6 ans étaient encore victimes de ce type de saturnisme
Les marchands de sommeils

mardi

Un printemps de chien ...

La clarté de la chambre blanche au mur terre brûlée
Celle où je dors depuis cette année
A l’odeur fruitée d’une orange amère
Annoncerait-elle la fin de mes actes manqués de cet hiver

Endormi dans une profondeur printanière
Douce et légère
Alors que le jour s’est déjà levé
Les oiseaux chantent de tous côtés

Je rêve du marbre de mes biens-aimés
De leurs ombres vivantes derrière chaque pierre
Cette nuit le bruit du vent et de la pluie n’a pas cessé
Qui sait combien de fleurs ont pu tomber

Mon Aubépine a-t-elle résisté
Qui sait s’ils ont reçu le messager d’outre-tombe
Mes songes décalés sur les veines de leur tombe
Pour raviver le souvenir d’un nouvel été

Dormant tranquille dans cette grande pièce à la Belphégor
Qui s’agrandit ou diminue à mesure que je la décore
J’explore
Encore

Soudain déboule dans ma chambre un petit personnage
Prétendant être le Diable il me propose d’aller déloger ces mauvais esprits qui encombrent ma vie
Les choses ne se dérouleraient pas comme prévu pourtant je suis resté sage
Entrainé bien au-delà de la terre brûlée tout nu dans la nuit

Il fait froid sans soleil
Humide et subitement je me réveille
Ouvre les yeux et ne bouge
Pas d’un cil apercevrais-je la queue du diable ou celle de mon chien au collier rouge

Me lécher les joues engourdies
A côté de lui un caillou en marbre
Plein de bave voudrait-il jouer vers le grand arbre
Le vieux cyprès du cimetière comme hier sous la pluie

lundi

La chambre aux volets bleus

Monde 
Serais-tu toujours vu de la haut 
Habillé de bleu
Elle est tous les jours
Recouverte d’une blouse bleue
Accoudée sur la fenêtre
Face au temps
De l’aube au crépuscule
Elle attend
Sagement

Elle observe le ciel tout bleu
Ou tout gris
De l’été à l’automne
De l’hiver au printemps
Écrire alors serait-ce pour elle
Synonyme de beau temps
Sur la feuille de ce ciel
De ces mots bleus

Le soleil brille de l’intérieur
Un parfum d’encens
Souvenir
Admire-t-elle la mer
Là-bas sous le vent
Avec une encre bleue cobalt
Cette mer loin de ses origines Baltes
 
Elle peint avec l'eau d'azur
Des poissons chats à la belle allure
Ou son visage d’un autre temps
Reflète le bleu de ses yeux 
 
Sur la commode en bois de rose
Un vieux tourne disques
Use les notes bleues en prose
Sous les larmes de son Obélisque
 
Dans la chambre aux volets bleus
Tout est vieux
Sauf elle
La vieille





samedi

Le temps passe mon ami ...

J'aimerais tant
Arrêter le temps
Le temps qui passe
Car rien ne le remplace

Nous étions amis
Réunis pour la vie
Amis pour le pire et le meilleur
Ici ou ailleurs

Et pourtant
Nés ensemble sur cette montagne que nous aimions tant
Toi tu es parti
Moi je ne t'ai pas suivi

Toutes les choses
Sont restées closes
Là haut sur les sommets enneigés
Que nous mangions à grandes bouchées

J'aimerais tant
Arrêter le temps
Le temps qui passe
Car rien ne le remplace

Les années défilent
A travers les champs et les villes
Sans nous voir
A notre grand désespoir

Toi vivant sous le soleil levant
Moi je suis resté au soleil couchant
Nos enfants grandissent
Anonymes de ce supplice

Qu'avons nous fait de nos vingt ans
Nous étions  fous et inconscients
Nous courrions les filles de l'été au printemps
Nous aimions la vie et sortions souvent

J'aimerais tant
Arrêter le temps
Le temps qui passe
Car rien ne le remplace

Mes souvenirs s'enfuient
Mes désirs aussi
Je me rappellerai toujours de toi
De nous en ces jours d'exploits

Parfois nous nous sommes bagarrés
Comme de jeunes va-nu-pieds
Nous nous sommes réconciliés
Et puis appréciés

J'attends ton retour
Comme un pauvre vautour
Tournoyant au dessus du vide
Comme si j'étais avide

J'aimerais tant
Arrêter le temps
Le temps qui passe
Car rien ne le remplace

A mon ami Réza qui me manque parfois

jeudi

Citation d'un jour ...

Si Dieu me connaissait comme je le connais, il m'ordonnerait prêtre sous l'apparence de Belzebuth. 
James Px.

mardi

Pour le paradis c'est complet

À mon réveil j'ouvre la fenêtre serait-il déjà midi
Le soleil ne sort pas de son lit
Aujourd’hui il fait tout gris
Vais-je donc passer l’après-midi au théâtre du sans-souci
Assis sur un banc je vois un couple de papillons blancs
Serions-nous bien au printemps
Ils voltigent par-dessus les fleurs battant des ailes
Alors que je suis seul et sans elle
Je scrute l’ouverture
Après avoir mangé une petite friture
Sur les quais j'entrevois un âne
Serait-ce un remake de peau d’âne
Ai-je tué l’âne avant d'avoir la peau de l’ours
Je donne ma langue à mon pouce
Situé dans ma bouche
Verrais-je voler autour des mouches
Et la croix de Saint-André
Serait-ce une pub pour un nouvel album des Pieds Nickelés
Non c’est une procession d’une bande de brebis égarées et d’un curé
Sandales et va-nu-pieds
Mais où est passé
Rhésus positif
Le grand maigre barbu maladif
Blanc et saignant
Franchement
Comme les boudins
Pendus chez mon traiteur
Enfin
C’est l’horreur et l’heure
D’aller au théâtre voir
La pièce
Une petite pièce
Comme pourboire
Le titre Jésus-Christ
Superstar etc... Alors moi aussi
Je crie je suis à la mode
J'ai un iPhone et un iPod
J'essaie de passer à la télé
Réalité
Mais on ne voit que le bout de mon nez
Je pleure je parle beaucoup je ris aussi
Félicie
Aussi
Je rassemble j'hypnotise je construis surtout je détruis
J'aime plaire je lis
Voici
Gala
Je mets toujours les pieds dans le plat
Je traîne dans les vernissages des galeries
Lafayette rive droite rive gauche en haut en bas
Sous les draps
Et j'ai toute la panoplie fashion de Kent le boy friend de Barbie
Serais-je moi aussi une superstar
Ou serait-ce trop tard
Dieu seul le sait
C'est parfait
Le spectacle est fini
En sortant je me retrouve au paradis
En enfer... Me serais-je trompé de sortie
Les yeux encore endormis mes paupières s'ouvrent sous le soleil de minuit
D'étoiles le ciel s'est rempli
Dieu regarde-moi et dis-moi oui
Juste pour cette nuit
Que je ne suis pas en enfer
Mais à la nouvelle star Chez Melle Lussi Fer
Non je ne veux pas être une superstar
Ce n'est jamais trop tard
Pour éviter de devenir
Un mec sans avenir
Une image pour faire grimper l'audimat
Finir dans une pub pour Gédimat
Être un nouveau Guignol de l'info
Un alcoolique un clodo
Ou un gigolo pour les brebis égarées
Avé

lundi

Et quand l'harmonica s'en alla ...

Mon amie
Mon amie la nostalgie
Mon harmonie
Mon harmonica
Es-tu toujours là
En train de souffler 
La note qui me transporterait
À côté de mon amour ailé
Laissant son reflet
Peindre mes songes
À la frontière de nos mensonges
Recouvrant notre vie
Laquant les sous faces de mes soucis
La tête perdue sous l'oreiller
D'elle j'ai encore rêvé 
Comme le jour de son retour
Je l'aperçus debout dans la cour
Les bras le long du corps
Immobile 
Au cœur de mon château-fort
Elle s'enfuyait
Là-bas
Vers les sommets
S'évaporant seule dans la nuit
En douce symphonie
L'air à la fois sublime et tragique
Serait-ce la panique d'affronter le jour
Mon harmonica en contre jour

Arrêtez le temps
Coupez les téléphones
Bâillonnez la musique
Qu’un son étouffé ne résonne
Fermez les portes des églises
Et l'amour grinçant des dents
Et que dans le ciel
S'inscrivent à l'aide d'avions gémissants
Ce message
IL EST MORT
Mon amie
Mon amie la nostalgie
Mon harmonie
Mon harmonica

Que l'on torde 
Le coup des tourterelles
Des hiboux et des hirondelles
Il était mon Sud
Mon Nord mon Est et mon Ouest
Toujours rangé dans ma veste
Ma vie mes joies mes peines
Mon midi mon minuit
Ma parole et mon chant
Je croyais qu’on s'aimait
Pour toujours sur ce champ
Vertige en notes blanches et noires
J'avais tort
Est-il mort
Mon amie
Mon amie la nostalgie
Mon harmonie
Mon harmonica

Qu'importe le vent
La lumière et les étoiles
Oubliez les
Allez décrocher la lune
Brûlez le soleil et les ailes de nos libertés
Polluez les rivières détruisez les forêts
Égorgez les moutons
Et les esturgeons
Serais-je mort à mon tour
Croirais-je encore à quelque chose
Seul dans cette tour d'ivoire
À la résurrection de mon harmonica

Ad'Mi Ré Si Ad'Mi Ré le ad'Mi Ré La
Mi Sol Si Ré Fa
Ré mi sol fa si do
C'est mon harmonica
Mon amie
Mon amie la nostalgie
Mon harmonie
Mon harmonica

Ad'Mi Ré Si Ad'Mi Ré le ad'Mi Ré La
Ad'Mi Ré Si Ad'Mi Ré le ad'Mi Ré La
Ad'Mi Ré Si Ad'Mi Ré le ad'Mi Ré La



dimanche

Quand les Rouchi du Nord rencontre Teisseire un mec du Sud

1900
Jules Mousseron poète mineur
Rencontre Frédéric Mistral poète dans le vent majeur
Soufflant dans le sens Nord Sud
Alors allons vers le Sud
Et dans la mine
Quand il y a un courant d'air nauséabond ce n'est pas bon signe
Dis-moi Jules qu'as-tu écrit "Fleurs d'en bas"
Dans le Nord on ne baisse jamais les bras
Et toi Frédéric tu as écrit quoi
"Lou Cinquantenàri dóu Felibrige"
Roussignòu e mesengo,
En cantant nosto lengo
Erian coume de diéu.

2010
Sur l'autoroute quelque part entre Saint-Omer
Et La-Seyne-Sur-Mer
Sur une aire
Qui en n'a pas l'air
Mais pas l'air du tout
Il y a les huit rejetons de la famille Rouchi
Oh con c'est tout
Ben déjà pas mal les nuits sont longues et fraîches ben oui
Et Teisseire un petit brun routier célibataire couillu de Carpentras
Bon ils restent là
Assis sur une table en béton
Pas très folichon
Ti ch’te r’connos, t’es d’min coin !
Putain con le rouquin il me demande quoi où sont les petits coins
Cafougnette
Hep'la rousse
Jennifer arrête de sucer ton pouce
Tu te rappelles du Robert
Non passe moi la blonde qui mousse et puis j'bec
Pardon mais tu feras avec
Loanna où est Jason et Norbert
Et le doigt dans le nez
Barnabé tu veux le mien
Comment mon rouchi tu as encore un coup dans le nez
Tu les as laissé
Dans le pré
Ben avec tout ce que tu bois t'as le fraisier
Mon aimé
Et con de nordiste t'as faim
J'ai soif c'est quoi ce sirop Teisseire
Tiens met dans le verre
Un pastaga
Ah
Un n'incrach' pon chés pourcjiaux à l'iau claire
Putain con il veut boire quoi le chti un petit jaune dans un grand verre de bière
Ah ses gosses
Et où tu bosses
Mon con de cachet d'aspirine
Chui écarisseur à côté d'une ancienne mine
A côté de Denain
Putain
Ah moi aussi j'anime
En faisant le mime
Sur les plages et les marchés
Ce n'est pas la même viande mais la turlutte j'me la faire fumer
Tiens moi aussi j'vais fumer une clope
Gitane Pop
Gauloise Rock
Ton Tom Tom à encore chier dans son froc
Merde
Putain con il a le cul rouge
Bon allez gouge
Deux fois en une heure
Quel bonheur
Et con tu me disais Norbert
Sur ton père
Il fait quoi au cimetière
Il brosse les dents aux morts
C'est un croque-mort
Non il coupe des peaux pleines fleurs
A la bonne heure
Pour la tannerie de Sainghin en Weppes
Con pour faire du Schweppes
Et Teisseire tu sais qu'il me téte l'aimé encore
C'est comme cela dans le nord
Les mecs sont restés de grand enfant
Et moi je me plains tout le temps
Une grande gueule
Aller j'vais prendre une bière j'vais à la bagnole
Tu le diras à ton père
Que ta mère
C'est tiré
Et je reviendrais quand il aura changé
Le cul de son dernier
Oh con putain
Vive le célibat
Et les belles nanas
Enfin
Si Dieu créa le sud je ne comprends pas pourquoi il a aussi créé le nord
Putain elle est passée où con ma bouteille de Vichy Saint-Yorre
Eh mon patis
Je finis toujours par sucer une pastille à l'anis
Et le mistral peut toujours souffler dans le ballon
Le facteur Cheval enverra le PV à Jules Mousseron 

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Lexique

Ti ch’te r’connos, t’es d’min coin ! (Toi je te reconnais, tu es de mon coin)
Un n'incrach' pon chés pourcjiaux à l'iau claire ( Ici on n'engraisse pas les cochons à l'eau claire)

"Lou Cinquantenàri dóu Felibrige"
Roussignòu e mesengo,
En cantant nosto lengo
Erian coume de diéu.
Le Cinquantenaire du Félibrige
Rossignols et mésanges,
En chantant notre langue
Nous étions comme des dieux


Frédéric Mistral est un écrivain et un lexicographe français de langue provençale (occitane), né le 8 septembre 1830 à Maillane (Bouches-du-Rhône), où il est mort le 25 mars 1914 et où il est inhumé. Mistral fut membre fondateur du Félibrige, membre de l'Académie de Marseille et, en 1904, Prix Nobel de littérature.
Jules Mousseron, né le 1er janvier 1868 à Denain (Nord) où il est mort en novembre 1943, est un poète français de langue picarde et mineur de fond. Il est particulièrement connu pour avoir créé le personnage de Cafougnette.

samedi

Le jardin et la fontaine de jouvence

C'est un après midi de printemps
Le soleil brille annoncerait-il une semaine de beau temps
Est-ce cela le bonheur d'être avec ses enfants
D'être sous les platanes assis sur un banc

Serais-je heureux ce jour au pays Catalan
De vivre à cet instant
Simplement
En regardant jouer mes enfants
Courir
Bondir
Sauter
Grimper
Restons cette nuit
Restons éveillés sous cette pluie d'étincelle
Ne pars pas sans lui
Ne pars pas sans elle
Mon amour la route est sans arrêt
Parmi les précipices de la vie
N’écoute pas l’appel de la forêt
N’écoute pas l’appel du bruit
Le mur au fond du jardin est blanc même la nuit
Et le murmure de tes doutes le sont aussi
Ne perds pas espoir déesse
Dans ta main écris alors mon adresse
Derrière le voile de l’orage
Avec la poussière que laissent tes anges
Une fois retenue
Souffle et lave la avec l’eau froide de cette fontaine de jouvence perdue
Sous le feuillage
Qui s’étend au pied du rivage
Passons la brume de l’aube
Enveloppée sous ta robe
Appuyée sur mon épaule
Nous arriverons au pays des saules
Ne pleure plus cette terre verte et ronde
Là bas sera pour toi ma belle féconde
Je veillerai tes rêves fourbus
Je chasserai toutes ces nuits interrompues
Je te laisserai soleil et sueur
Sous le regard de mon coeur
De l’autre côté de la colline
Il y aura de petites vagues coquines
Muettes s’accrochant à la plage ce soir
Jumelant leur musique à notre histoire

jeudi

Je démarre pour arrêter l'ordinateur


La compassion comble les moments où le bonheur
N'arrive plus à l'heure
Ce jeudi d’avril seul est le poète
Avec Tchekhov et internet il aperçoit une mouette
Et c’est en se retournant encore une fois
Contre le vent qui voit
A travers la vitre salie par le temps
La même mouette habillée d’un linge immaculé transparent
Elle essaie d’attraper un poisson
Si possible vivant et bon
Mais souvent à la mouette
Il ne lui reste plus que les miettes
En vain
Le poète verrait-il soudain
Sortant d'internet
Un maquereau sous l'aile de la mouette
C'est alors l'envolée de l'idiote sauvage
Qui ressuscite le cœur des victimes et bourreaux
Blaireaux de tous poils aux bourses pleines
Tous deux font semblant d'oublier la machiavélique mise en scène
Toi qui ne dis pas ton nom
Le cul en bombe à la taille de guêpe
La fausse bourgeoise en haut talon
Qui retourne le mâle comme une crêpe
C'est l'envolée de l'oie sauvage
Qui gave et excite les neurones des mous du cerveau
Malaxe les grumeaux collés de ses petits veaux
Rien et suce l'enveloppe cramoisie de leurs arrimages
Toi qui ne dis pas ton nom
Les seins à l'air touchant le sol
La comtesse du professeur tournesol
Qui gode ceinture les small Napoléons
C'est l'amerrissage du culot sauvage
Finissant seule la gueule bourrée dans le caniveau
En esclavage
Et puis le monde est tellement beau
Toi prostitution
C'est bien ton nom
Et toi trafiquant maquereau mariné à la chair humaine
Tu en fais quoi de ta pelote de haine
Laisse cette pauvre fille
Bouffer ce qu'elle a encore à vendre
Tire-toi en guenille avec ton pull en laine pauvre bille
Te branler le nœud marin à Port-Vendres
Les jours se suivent se ressemblent
La mouette qui ne dit pas son nom tremble
Revient sur l'écran chaque soir
Animer une nouvelle série noire
Voilà le sens logique des choses
Aujourd'hui je suppose
C'est de fermer les yeux
Pour être heureux


---------------------------------------------------------------------------------------------
Toutes ressemblances de loin ou de près avec des faits d'hier ou d'aujourd'hui seraient-elles fortuites ?
Lecteur à vous de me le dire !

mardi

Existentialisme ... Un grand mot pour un petit homme !

Sur les tableaux accrochés au mur
Ma mémoire
Blanche et noire
S'affiche au fur et à mesure

Ils sont là sans détour sans objet
Mes songes
Beaux et laids
Vivent comme une éponge

Ma vision culinaire en image
Mes sauteries
Alcools et orgies
Se révoltent tout en restant sage

Ma poésie se dessine en diagonale
Mes déroutes
Existentielles et pondérales
Survivent au grè de mes doutes

Et puis seul au fond d'un lit dans une impasse
Où depuis longtemps plus personnes passent
Lorsque l’heure annonce le temps révolu à la rêverie volte-face
J'ouvre les volets alourdis par ce temps qui t’efface

Ce matin c’était la dernière trace visible de ton passage
Sur le carreau où tes mains sont parties sur un nuage
Comme le reste là-bas sans une dernière caresse
Ô ma douce et sulfureuse maîtresse

Tes larmes retomberont-il de ce nuage réfléchissant encore une fois
Ton image la reverrais-je
Là devant moi comme un sortilège
A la silhouette filiforme et à la poitrine gonflée je resterais sans voix

Tu repars sous la forme d’un message passant sous mes yeux sans que je puisse l'ouvrir
Le toucher l'attraper où tout simplement le lire
Peu importe je m’aperçois que la vie est une succession d'erreur
Et de moment de bonheur accroché  le long de nos coeurs

Nous finissons tous par en mourir car la vie est la seule maladie à laquelle on est certain de succomber
L'amour serait-il  la seule vertu à nous faire tenir debout pour l'éternité
Un instant
Tremblant

La porte sonne
Je cours je vole elle résonne
Je tombe dans l’escalier
Jambes cassées

Non juste une égratignure
Alors finirais-je à mettre chaque matin mon armure
Contre la vie
Ses péripéties

Vais-je continuer à écrire à peindre
A geindre
A aimer l'impossible
Et défendre le pénible

Oui
Pour elle pour lui
Pour la survie de nos envies
Pour nos amours nos vies

samedi

Le grain de beauté s'est envolé

Il ne pleut plus dehors
Mais un air humide m'envahit comme un mauvais sort
Je l'aime et pourtant elle est partie
Aujourd'hui
Alors que le jour se lève
Je rêve
D'elle il mio amore
Toujours d'elle encore
Elle est nue
Je suis émue
Couchée sur le ventre sous un ciel rose
Sans ailes mon regard s'envole et se dépose
Là sur la mouche aux creux de sa renaissance
Elle dort en silence
Mes mains glissent le long de son corps
Sans son accord
Elle finit par ouvrir la porte
Je l'emporte
Mes yeux roulent sur le satin de sa chair
Et ma langue accompagne cette surenchère
Tourne autour de cette chose
Au dessus de cette ombre brune éclose
Pour un long voyage
Et me renvoie un doux message
C'est un moment merveilleux
Voluptueux
Au même instant une lumière intense traverse les volets rougis
Par les rayons qui soulèvent mes paupières engourdies
Soleil s'il vous plaît
Je vous dirai
Non pas maintenant
Et c'est dans un courant tiède enivrant
Que mes yeux grands ouverts voient décoller la mouche
Un grain de beauté peu farouche
En train de planer
Et finissant son périple sous mes cils au coin de l'oreiller
Réveillé
Je rampe comme un escargot assoiffé
Vers la douche
Seul et sans la mouche

 -----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Lexique
Une mouche est un faux ou vrai grain de beauté




jeudi

Citations d'un jour ...

Je ne suis pas quelqu'un de sérieux mais je fais les choses sérieusement vous voyez la nuance de l'être que je suis !
James Px. 01-04-2010

L'amour, c'est quand on rencontre quelqu'un qui vous donne de vos nouvelles.
André Breton. Un jour ...

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