« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
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Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

Tous mes poèmes

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lundi

Une seule fois

Un soir d'été
Sous une charpente étoilée 
J'ai franchi les portes solsticiales
D'un clown de music-halls
J'ai embrassé la gaieté
À travers l'autre
Et embrassé aussi
Une seule fois
Le visage de mon père pleurer
Sur la neige et l’herbe
L'amour habite là 
Où on le fait rentrer

Au bord du lac 
De l'omble chevalier
Où les roseaux soupirent 
Alphonse de Lamartine
J’ai usé ma jeunesse 
Sur une ligne de cocaïne
Une seule fois
Et usé aussi 
Mon 501 sur un fameux tonneau 
D'alcool de prune
La connerie s'invite là 
Où on va la chercher

Et si je n'ai jamais vu 
Des os torturés
Le visage tourné à la fois
Vers la terre et vers le ciel
J'ai entendu plus d'une fois 
L'alchimie de leurs cris
Apparaître puis disparaître
Sur la page blanche qui me sert d'horizon
Où l'art de vivre 
N'est pas seulement d'être en vie
Mais jouir pleinement
De chaque instant 
L'homme n'est pas Dieu






Illustration à partir d'une peinture d'Elena Nuez

vendredi

Et si c'était toi l' inhumanoïde

Palmyre est dans l’œil du bœuf
Comme l’usine d'un gaz à effet de serre 
Est dans celui du veau
Une tête qui cherche son corps
Une voix que l’on entend chanter
Avec une mélodie si déchirante

Déjà des années de terrorisme
Des actes inhumains
Si imprévisibles si monstrueux
Comment pouvons-nous répondre
Comment pouvons-nous oublier
Nous qui ne cherchons rien et anonymes

 Des années d’exode
De détresse et de barbarie
Qu’est-il advenu de la foi
Qu’adviendra-t-il de la foi
Le cœur du monde
Est un courant de sang

En fumée nos années d'amour
Je les pèse sur une échelle de vie
Qu'aimerons-nous des cadavres
L'été se finira-t-il de façon inattendue
Avec nos lèvres pressées 
Sur celles des disparues

 Et il y a la disparition anodine
De l'actrice Laura Antonelli
Morte dans la solitude
Comme des millions d’âmes
Le tour du monde
Est un courant d’air

Et si c'était toi la victime



jeudi

L'inattendu

Autour de nous se réduit le vide
Perchée parmi les feuilles du chêne vert 
La libellule me tient en éveil
Je suis né sans frontière 
Et je veux périr tout simplement 
Dans mon air natal

Loin de la chapelle des sorcières
Les yeux écarquillés espérant la lune
J'ai plongé la tête dans le ciel
Je l'ai scindé comme s'il m'appartenait
D'un côté Jupiter de l'autre Vénus
Un ciel d'été le mien une étoile mon amour

C’est une perspective vivante 
À l’horizon de ma verticalité
L'abîme se tue le flot s'agite
Pour tous ceux qui attendaient comme moi
Dans la chaleur dans le froid
Quelque chose d'inattendu






mercredi

Los mosquitos del amor

Ce soir j’écoute l’appel
La voix d’une femme aimée
Au cadran de la lune

Dans ce labyrinthe d'émotions
La libellule lutte de toutes ses forces
Même si les choses ne bougent pas
 Ne pleure pas
Le nuage de moustiques
L’amour est assis autour de nous
Et nous pique
L'essentiel

 Sur tes yeux clos j’ose encore
Lire et écrire
Nos heures passées
L’auguste présent qui flaire la vapeur
La locomotive sainte
Comme le profane voyageur
 Sur terre en scène
Toutes les ombres se contractent
Comme un fœtus
Lorsqu'elles apparaissent

Corps agglomérés
À un sable émouvant
Entre une tour d'ivoire
Et un désir secret
Même dans l’immobilité
La distance s’amincie
À chaque instant

Je ne contemplerai plus
Qu’un point brillant estival
Perdu dans un ciel bleu nuit



samedi

Le monde n'a plus que nous

Pour ce court poème lyrique
Un seul lecteur me suffira
Pourvu qu'il me connaisse et m'aime
Toujours enveloppé d’un cœur critique
Les yeux sur la musique des rêves

Et si j’apercevais l'avenir
Une parole inaugurale
Inscrit dans le présent

J’ai croisé le cinquième élément
Une baie rose à la fleur d’oranger

Je ne renonce pas
À rejoindre l'idée d'un retour à la peinture
De la lier à l’écriture
Là où mon expressionnisme se délasse
À quatre pattes
Comme un âne ou un enfant
À la recherche d'un souffle nouveau
Sans leçon ni prétention
Entre densité et légèreté

Le vent n’est que de l’air
Seul l’amour a le poids de la terre




mercredi

L'eschatologie d'une pensée

La libellule a erré
Dans l'air d'une impérissable thébaïde
Les ailes réduites 
À la recherche d'un art de vivre 
Capable de prendre à contre-pied
Le vent de la réalité 
Comme le désert d'un sentiment

 Est-ce un sort inéluctable 
À toutes les âmes sensibles ou curieuses

Tout cela remonte à bien longtemps
Ce calvaire n'est plus
Moi-même j'ai changé
Mais on ne fuit pas les données de son destin

Hier pessimiste aujourd'hui je le suis resté
L'œil proche d'une philosophie éphémère
De cet arbre je cueille son fruit le plus mûr
Je le respecte avec gourmandise et tendresse
Et enterre sa peau au pied de ses racines

Mais dis-moi mon amour 
Quand tu seras partie
M'aimeras-tu encore 
Comme au premier jour




lundi

Petite histoire d’Elfe

Jusque tard dans la nuit
J’ai lu tes poèmes
Ils m’ont bouleversé
J’en ai pleuré

Sa vie est une chute
Ni libre ni imposée
Juste assujettie
À une abyssale mélancolie
Une vie entre rage et survie
 Presque immobile
Toujours dépressive
Elle écrit
Au cœur d'un cerisier en pleure
Coincée entre les tordeuses orientales
Et les mineuses de feuilles
Son unique coin de paradis
Est le sourire de ses vers
La seule branche la reliant à la cime
Pour se nourrir
Sont ses mots qui creusent des galeries
Dans l'écorce du temps

Serais-je le seul à l’apercevoir 
Encrée à ce dédale
Lorsque la nuit de ses paupières 
Il neige des milliers d'étoiles
Lorsque le jour de ses yeux 
Il coule des rivières de pétales 

 L'amour a son apothéose
La mélancolie a la sienne
Détruisons l’étoile mortelle
Greffons la sève amoureuse
Et l’euphorie chantera à nouveau
L’hymne à la joie
Tes yeux cesseront de porter le deuil
Tu lui offriras tes seins
Et le cerisier ses fruits rouges




samedi

Faut-il reprendre un dernier vers

Merci de m'inviter sur votre plage privée
Si dehors la pluie bat la grêle
À l'intérieur je baigne dans le vin 
D'une pourfendeuse d'émaux
Loin de mon éthique de la jouissance pure
Comme souligne Michel Onfray 
« Mon hédonisme est ascétisme »
Faut-il reprendre un dernier vers pour avaler
L'audace d'un commentaire
Utile et nécessaire
Pour oublier ce que je viens de lire
Et partir m'enivrer de miel et d'absinthe

Forum
Si tu pouvais mourir avant moi
Un tout petit peu  
Je pourrais peut être défendre cette chose
Celle qui me tient à cœur 
Éveillé  
Je la rencontre toujours 
Enveloppée d'un corps sage
Au travers un inconscient presque pudique
Traversée de préoccupations existentielles
Oui je parle de toi Poésie

Mais vous qui pourfendez le grand singe

 
Regardez vous 
Estimez vous 
Et vous comprendrez
Que mes seules religions
Sont la Liberté la Nature et l'Amour

Arrêtons de s'éloigner de nos racines
Revenons à la terre
À la verticalité

Et si la chasse est ouverte
Ne tirez pas sur le pianiste qui ne joue plus
Ne tirez pas sur le peintre qui ne peint plus
Ne tirez pas sur le poète qui n'écrit que pour vous
Manifestez sans hypocrisie ni suffisance
Manifestez là où la vie est encore en vie
Dans le cœur de l'autre sans aucun jugement
L'amour de l'un
Commence là où l'autre le comprend
Tout ceci est une loufoquerie
Pour qui comprendrait encore ma langue


*

J'embrasse Marine Laurent 
Personne importante à un moment de ma vie 
Et qui sans ailes 
Je ne me serais jamais envolé vers l'écriture
Également Nadine Tabère
Qui depuis son île de la Réunion m'a soutenue
Et tous les « anonymes » indispensables à l'éclosion 

À la recherche du temps suspendu

Où sont les jours oui
Où sont les nuits non
Et vice versa
Sans doute là
Où la vie est un escalier
 Un colimaçon
Aux marches de vers libres
Entre deux paliers
Je monte et descends
Les idées se rencontrent se percutent
Le choc est parfois brutal
Chaque marche est une révélation
Chaque marche est une évocation
Peu importe le sens
Même la pire a son importance

Où sont les nuits oui
Où sont les jours non
Et vice versa
Sans doute là
mon cœur est floraison
Sans contrefaçon
 À la couleur pourpre
L’amour s’en va se promener 
Vers tes lèvres si tendres
La douceur de vivre s'échappe
Brûlant sur ma poitrine
Ce regard qui ne trahit jamais
Ni le temps ni les sentiments
Le sel de minuit conservera mon rêve
Parmi tes ondulations longues et brèves

*

Version mots imposés

*


Où sont les jours tendresses
Les nuits mauves
L’aurore d’un vice versa
Là où la vie est un escalier
Aux marches magiques
Entre deux paliers de vers libéré j’approche
Monte et descends ses dentelles
Les idées se rencontrent et se percutent
Les chocs sont parfois brutaux ou mielleux
Chaque jour est une évocation
Chaque nuit est une révélation
Peu importe le sens de la marche
Même la pire a son importance

Où sont les jours douceâtres
Les nuits fleurissantes
L’arbrisseau d’un vice versa
Là où mon cœur est floraison
Sans carapace ni contrefaçon
L’amour s’en va abolir l’absence
Et de tes lèvres si tendres
S’échappent la douceur de vivre
Brûlant sur ma poitrine
Ton regard ne trahit jamais
Ni le temps ni tes sentiments
Et le sel de minuit conservera mon rêve
Parmi tes ondulations longues et brèves




mercredi

Sur nous tout se repose

Au départ improbable
Toutes nos paroles 
Sont des traits d’union
Jusqu'à l’abandon total
Loin de l’indifférence
Au bout de mes phalanges
S’approche l’effervescence
Ma chair ne sait plus attendre
Tu es passé au travers du grillage
Comme un cygne encore sauvage
Pour ne pas être capturée
Par tous ses chasseurs névrosés
Tu ne seras pas le débris d'une fuite

Ne faut-il pas sans cesse se libérer
Pour ne pas perdre ses cordes vocales
Et chanter l’amour en liberté
Je saisis au vol ce vent ascendant
Me hisse bien haut sans effort
Et dérive ce jour par delà tes craintes
L’air inonde tes sensuelles ellipses
Et me font toujours autant d'effet
Le temps n’a rien avalé
La rue des chagrins s'évanouit
Me revoilà à repeindre l’air
Qui se cachait derrière tes yeux
Sur nous tout se repose



*
Illustration d'après une photographie d'Elena Nuez 

lundi

Une fleur qui ne dit pas son nom

Pourquoi cacher un si beau visage

Personne la relèvera
Aspirée par la haine
Femme moucharabieh
En furie contre la brumaille

Embrasse l'aube
Encore dissible 
D'Arthur Rimbaud
Et crie 
Contre l’opacité
Bouche cousue

Mon cœur grêle en silence
L'entends-tu
Créature en prière

Aimez moi aimez moi
Je n'ai ni père ni mère
Ô vie
Ô liberté
Ô mon amour
Toi qui chantes la vie
Pour faire chanter le mienne




Copyright numéro 00048772-1

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