« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
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- Des bas et des hauts.
Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

Tous mes poèmes

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mercredi

Jour bleu

Lever 05h48

Ce jour oubliera-t-il cet amour nocturne
Aucune précipitation matinale
Un ciel bleu Klein naît par-delà mes cils
Et l'unique ivresse cotonneuse
Se confond à une main perdue 


Le long de mes pensées cohérentes
S’essaiment parmi le jardin
Une brise de silence sur mes feuilles
Où elles se mêlent au sable spiralé
Et se dispersent sur le lit à baldaquin   


Mes lèvres gercées
Murmurent des mots incohérents
Arrosent le granit blanc
Bercent les galets noirs
Protègent le bonzaï battu par le vent
Et invitent le chant d'un oiseau bleu
A déposer son air cobalt
En lignes courbes sur le papier de mes rêves 


Et cette main perdue désormais m'enlace
A la fleur de ce jour qui s'achève
Me délaissera-t-il une conception inspirée
Une poésie zen
Au pied de l'olivier centenaire
 


Coucher 21h58

vendredi

La cage folle

Psychose encerclée
Dans sa cage rouillée
En fer martelé
Elle tourne en rond
Et sur son crâne
Plane et s’écrase
L’obscurité
Un sourire crispé
A travers les vitres
Sombre est cette vie
Dissimulant au loin
Ses tentations de s’échapper

Déséquilibre encadré
Dans une maille effilée
En fer stressé
Elle danse enserrée
Et ses pieds blessés
Saignent et pourrissent
En chair putréfiée
A travers le linoléum
Se régale le geôlier
Scarifiant son âme
Son avidité de s'enfuir

Aliénation poétique
Dans sa cellule cloîtrée
En fer trempé
Elle ne vit plus
Et son cœur désaxé
Crache et vomi
De la haine avariée
A travers le colimaçon
Tortueux de ses vaisseaux
Mâchant les marches
Celles ne plus aimer écrire

jeudi

Nous aimerions

J'aimerais une femme mais 

J’aimerais une femme
Conquise et sans anicroches
Glorifiant mon oriflamme
Si possible pas trop moche
Une femme en talon aiguille
Je la voudrais gentille
Et qui ne crie pas
Surtout comme Angela

J’aimerais une femme
Lascive en sucre gorge
Sans cellulite ni soutien-gorge
Un mannequin a la fleur sésame
Une bouche a l’esprit parfumé
Une idole à mes pieds
Mais qui ne chante pas
Surtout comme Carla

J’aimerais une femme
Intrinsèquement tendre et ferme
Une sainte chasseresse
Que le paradis ait enfantée
Qu’elle satisfasse ma faiblesse
Sous la neige comme sur l’oreiller
Mais qu’elle ne parle pas
Surtout comme Adriana


J'aimerais un mari mais

J’aimerais un mari
Soumis et sans reproches
Glissant dans ma poche
Un homme à batteries
Je le voudrais gentil
Sans faux plis
Et qui ne crache pas
Surtout comme Papa

J’aimerais un mari
Corrosif en chocolat
Sa friandise faite de nougat
Ses joyaux de famille en fruits confits
Je voudrais boire son miel
Sa crème au caramel
Mais qu’il ne transpire pas
Surtout comme Papa

J’aimerais un mari
Le plus noir et pêchu
Un diablotin cornu
Que l’enfer ait vomi
Qu’il satisfasse mes nuits
Mes goûts de sodomie
Mais qu’il ne pète pas
Surtout comme Papa

mercredi

Arcane

Voilés par des brumes oniriques
Secrètement  
Laisserais-tu se presser 
Dans les corridors de ton corps
Tes désirs étourdissants
Laisserais-tu s’échapper
Dans les labyrinthes de ton esprit
Tes rêves capiteux
Eux seuls ressentiraient ton existence
Parmi tous les lieux du monde

Illustrés par des voyages fantastiques 
Secrètement  
Aimerais-tu féliciter l’amour
Le plus herculéen
Le plus abyssal
Aimerais-tu cette île extasiée et nue
Où tu te confondrais à la mer
Où tu t’enlacerais au vent
Où tu te bercerais au clair de lune
D’elle seule tu symboliserais l'idole
Parmi tous les Dieux du monde

Nourrit par des fruits aphrodisiaques 
Sentirais-tu la terre  
Les arbres et le vent
Monter vers les astres
Comme un cri pur et céleste
Aimerais-tu ce printemps
Gonfler de parfums tes sentiments
D’eux tu ne désirerais juste l’exaltation
Une houle aux écumes sauvages

Et je te regarderais
Verser de l'eau dans l'Enfer
Et mettre le feu au paradis
Vivrais-tu courageusement
Sans crainte
Sans penser aux
conséquences
Seuls les craintifs penseraient aux conséquences

T'aimerais-je encore dans mille ans

mardi

Aux larmes

Dis-moi
Et dis-moi
Pourquoi ça ne va pas
Dis-moi
Et dis-moi
Pourquoi tu n’es plus là

Et je vois dans mes yeux
Brisés contre la glace
S’échapper du bleu
Traverser l'espace
Pour revenir la voir
J’aimerais tant y croire

Dis-moi
Et dis-moi
Que tu ne t’en vas pas
Dis-moi
Et dis-moi
Que tu resteras

Et j'imagine dans ses yeux
L’innocence d’un d’enfant
Chercher sa part de Dieu
En ce jour de printemps
Briller dans le noir
J’aimerais tant y croire

Dis-moi
Et dis-moi
Que tu ne triches pas
Dis-moi
Et dis-moi
Que tu reviendras

Et j'exhale dans mon rire
Au cœur de mon visage
Autant de pleure que d’élixir
Autant de peur que de courage
Effacer mon désespoir
J’aimerais tant y croire

Dis-moi
Et dis-moi
Que tu ne disparaîtras pas
Dis-moi
Et dis-moi
Que tu réfléchiras

Et je fleure dans son rire
Perdu sur son manège
Autant de sagesse que de délire
Autant de soleil que de neige
Enflammer son auditoire
J’aimerais tant y croire

Dis-moi
Et dis-moi
Que tu ne t’abîmeras pas
Dis-moi
Et dis-moi
Que tu te ressaisiras

Et dis-moi
Dis-moi
Que tu m’aimes toujours
Sous le soleil ou la neige
Un peu plus chaque jour
Même depuis ton manège


Illustration temporaire

samedi

Espérance silencieuse

Rapproche-toi
Rapproche-toi encore
Et ressuscites indécise et tremblotante
Arachnéenne et fragile
Par allégresse ininterrompue
Reconquiers ton berceau sans mémoire
Et va t’affilier à ses rêves forcenés
Le voilà étendu sur une terre fidèle
Où le fragment d'un miracle candide et nu
Révèle une empreinte profonde d'amour
Et plus jamais de choses atroces
Un angelot blanc
Sautille sous les eucalyptus
Et sous peu à grands coup d'ailes
Ils s’envoleront vers des îles suspendues
Et plus loin encore
Ils dansent des ombres minces amoureuses
Elles entourent ton nouveau cœur accordées de silence
Rapproche-toi
Rapproche-toi encore


Illustration d'après http://myimagery.blogspot.fr/
 

vendredi

Anabelle

Quand elle me caressait de bon matin
Quand elle grimpait sur mon pèlerin
Nue cambrée à califourchon
Je devenais soudain un étalon
Y avait ses poires et ses raisins
Y avait Michel-Ange au plafond
Et puis sa sœur dans le salon

J'étais vraiment amoureux d'elle
On se sentait pousser des ailes
A travers les draps sous l'ombrelle

On ne pensait qu’à se rouler des pelles
On n’avait jamais vécu l'enfer
Pour ne pas mettre les pieds à terre
Et vu du ciel on se voyait tout faire

Faut dire qu'elle y mettait du cœur
C'était la fille de mon professeur
Je n’étais pas un enfant de cœur
Je l’aimais depuis mes huit ans
Elle avait les yeux d’encre bleus pélican
Quand on s'approchait de la rivière
On se tripotait dans les fougères

Quand tombait le soleil sur l'horizon
On se faufilait sous les buissons
Je la suivais même jusqu’au lac
On revenait par le dernier bac
On se roulait dans les
champs
Faisant naître des serpents
Des papillons et des océans

Un jour l’été a sonné
Nos silhouettes se sont abandonnées
Je me souviens du bon vieux temps
Le cœur un peu vague pourtant
De n'être pas seul un instant
Avec elle encore se colle un sentiment
Je me souviens quand j’étais adolescent

Bulbophyllum nocturnum

Les pétales de l'orchidée se déploient
Ebranlent l’âme de son cœur de surcroit
Le noir enveloppe le soleil qui se couche
Et l’invite à s’endormir sur sa bouche
La nuit accouchera de l’audace
Et sur ses lèvres s'imprimera la grâce

mardi

Reviens vers moi


Ô mon amour
Il n'y a pas de jours
Sans nuits
Comme il n'y a pas de nuits
Sans toi
Reviens vers moi

Et je me souviens
Je me souviens
De ta voix
De tes je ne sais quoi
Chanter demain
Se mêler au mien

Ô mon amour
Il n'y a pas de bonjour
Sans douceur
Comme il n'y a pas de bonheur
Sans toi
Reviens vers moi

Et je me souviens
Je me souviens
De tes lèvres
De tes chefs-d'œuvre
Effleurer mes songes
Caresser mon allonge

Ô mon amour
Il n'y a pas d'amour
Sans crises
Comme il n'y a pas de surprises
Sans toi
Reviens vers moi

Et je me souviens
Je me souviens
De l'heure de ton départ
De ton adieu sans faire-part
Déjouer mes désirs
Abattre mes souvenirs

Ô mon amour
Il n'y a pas de compte à rebours
Sans esclavage
Comme il n'y a pas de voyage
Sans toi
Reviens vers moi

Et je me souviens
Je me souviens
D'être parti sur tes traces
Défier tes impasses
Savoir pourquoi s'être déplu
Savoir pourquoi s'être perdu

Ô mon amour
Il n'y a pas de jours
Sans nuits
Comme il n'y a pas de nuits
Sans toi
Reviens vers moi 

Et j'aimerais
J'aimerais
Ne pas oublier notre histoire
Pour continuer à croire
Tu me manques ce soir
Et seul je t'attends dans le noir

vendredi

Jusqu'au dernier soupir

Serait-il l'heure d’atterrir dans l'obscurité
Avec mes derniers soupirs et vérités
Où les feuilles des arbres tombent sans aimer
Où le champ de coquelicots est déserté
Mais où la fenêtre est un firmament
Brodé d’étoiles aux rebords scintillants

La nuit fauve a sonné
L'heure du jubilé est annoncée
Je distingue nettement l’empreinte de pas
Dénichée au cœur d'une danseuse de Degas
De quelle ingénue s'est échappé ce pied fin
Martelant ce drap en soie rouge et coquin
Serait-ce une fidèle fine perle
De Saint-Jacques-De-Compostelle
Marchant à reculons l'esprit face au vent
Je ne suis qu'un pèlerin sédentaire vieillissant
Un ermite guidé par une étoile dans le ciel
Et je me délasse dans ce tombeau sans soleil
Attendant un miracle
Serais-je son oracle
Toujours en compagnie de mes chérubins
Ma dépouille sera déposée sur mon baldaquin
Et guidée par un ange avant de s'échouer
Sur le rivage de ma bien aimée
Par temps d’orage ou clair de lune
Je me relèverai avec ou sans ma jolie brune
Pour contempler à la lueur d'un feu de bois
Tous ces souvenirs de femmes venues jusqu’à moi
Et je déserterai mon corps
Pour venir respirer leurs visages encore
Sans dire un mot
Ecouter leurs sanglots
Et tel un météore en fin de course
Je leur délivrerai une étreinte sous la Grande Ourse
Et une foule de baisers pour les remercier
De m'avoir tant offert de fleurs édulcorées
Sur mon chariot de feu
Vous attendrais-je sous de nouveaux cieux

mercredi

L'abeille coule à la foire fouille

La pluie dérouille
Bien que l'eau nous rouille
L'homme se débrouille
Avec ses couilles
Mortes de trouilles
Quand il voit la grosse citrouille
Aie andouille
Tu m'écrabouilles
Arrête la fouille

La pluie me mouille
Et m'a rouillé la nouille
Vais-je alors voir la grenouille
Pour qu'elle s'agenouille
Devant ma dépouille
Et c’est la foire fouille
Elle me débarbouille
Me papouille
Me trifouille
Me mâchouille
Ô finalement elle me gribouille
En une niquedouille
Que dois-je faire avec cette bidouille
Dois-je continuer ma tambouille
Avec ma citrouille
Et ma nouille
Où vais-je finir pedzouille
Et bredouille
Bon pour repartir en vadrouille
Avec l'abeille coule à la foire fouille
Et ma nouvelle bouille

mardi

Elle s'appelait Mélodie

Immobile, meurtri et tiède son dos se collait sur le fragment d’un mur sombre de l’hypocrisie, les yeux rouges, les cils collés, ses larmes avaient cessé de couler sur ses joues flétries d’inquiétude, de haine et de culpabilité ; ces cris étaient devenus silencieux alors que la douleur était toujours mordante sur son corps, cinglante dans son cœur et destructrice dans son âme. Elle seule connaissait son malheur.
N’avait-elle pas le regard doré ouvert sur la vie et plein d’avenir ? La vie d’une adolescente à l’orée d’un fabuleux destin, chevauchant les chemins d’une campagne vierge et élégante, cadré d’un horizon printanier, de fleurs, d’arbres et de senteurs.
Et pourtant, elle referma ses yeux sur ses plus beaux souvenirs. Elle referma ses yeux sur ses bonheurs passés. Mais surtout, elle s’échappait de l’enfer d’une vie qu'elle n'avait pas choisie et qu'elle avait fini par détester.
Elle de répétait : « Je la déteste, je la déteste, je veux mourir… Mourir pour oublier, pour l’oublier. »

L’enfer l’avait fouettée jusqu’au sang, lorsque la première fois, elle avait senti se balader en elle la queue du diable…

Sous ses paupières alourdies par ses cauchemars, elle sentait jour et nuit ses bras enserrer sa taille, son nez se nicher dans son cou, son souffle vieillissant soulever une mèche brune de sa chevelure... L’horreur était là, contre elle, comme une pièce mécanique coincée dans un étau qui serre de plus en plus fort ; un étau qui ne vous quitte plus ; un étau qui vous blesse de la tête aux pieds ; un étau qui vous serre la gorge ; un étau qui vous étouffe ; un étau qui vous assassine lentement d’une pression récurrente le temps d’un soupir nauséabond. Et l’étau se desserre, elle ne comptait plus ses blessures, ses brûlures, ses humiliations et ses gifles. Elle était prisonnière du mensonge de la honte d’une omerta qui noyait l’atmosphère dans une stérilité de dialogue et qui enfermait à double tour toutes tentatives de fuites verbales et physiques. Elle ressentait cette brûlure en elle comme si elle était coupable, ce qui l’enfermait dans le mutisme et la culpabilité, dans un ignoble engrenage tortueux. Et seule, elle mâchait sa haine, l’avalait jusqu’à s’écrouler sur un sol tristement baigné d’humidité, tâché de sang et de sédiments impurs.

L’enfer l’avait condamnée à vivre, lorsque la dernière fois, elle avait essayé de fuir la queue du diable qui devenait de plus en plus oppressante…

Elle le respirait, imprimant dans son corps la trace de ses violentes caresses, de cette liqueur aphteuse, de cet amour infâme... Sa bouche émettait un léger gémissement, son bassin se pressait contre ce ventre diabolique, qu'elle haïssait au-delà de toute imagination même les plus fécondes. Plus elle le repoussait, plus il l’attirait contre elle, ses gémissements devenaient des coups de poignard qui lui déchiraient les entrailles ; où son corps devenait aussi dur qu’une pierre sous ces coups incestueux et bestiaux....
Elle sentait contre elle, cet organe qu'elle vomissait mais qui vivait en permanence dans sa chair... Cette chose immonde qu'elle fuyait, la violait au plus profond de son intimité. Cette abomination intrusive, s'invitait parfois là où elle ne l'attendait pas.
Un jour de mai quelque part, un endroit commun sans histoire, c'est dans un cri unique qu’elle tirait, dans un cri unique que l'explosion libérait à jamais sa vie de l’enfer....

La vie l’a expédiée en enfer, lorsqu’elle a perdu la foi, elle n’avait jamais parlé à personne de la queue du diable… Juste un mot flottait au-dessus d’elle : « Je la déteste, je la déteste, je veux mourir… Mourir pour oublier, pour l’oublier. »

Elle s’appelait Mélodie, Mélodie inceste.

lundi

Fenêtre sans danseuse

Je ne suis pas un papillon éclair
Même si ma foudre caresse l’air
Je ne suis pas un orage
Alors qu’il pleut sans cesse sur mes pages
Je ne suis pas un moulin
Mais j’égruge mes paroles
Pour aimer à nouveau chaque matin
Et aujourd’hui plus rien ne m’affole

Pourtant ma muse je l’ai perdu
Même si je la vois toujours nue
Dans mes plus lointains souvenirs
J’ai perdu sa chaleur et son rire
Comme ses nuits dévorantes
Et ses aurores époustouflantes


Je ne suis qu’un homme libre
Cherchant son propre équilibre

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