Vous trouverez sur ce blog toutes mes humeurs poétiques, de la poésie plus ou moins libre selon l'état d'esprit du moment.

« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »

Si vous souhaitez lire l’essentiel, cliquez sur l’onglet recueils libres « A comme Amour » 2009-2019.

Les écrits et les illustrations numériques sont de ma plume. Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont j’ignore les auteurs ; je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer. En bas du blog, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre... Attention je ne tiens pas à jour tous les liens...

Bienvenue sur mon blog ! NOUVEAU recueil 16... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer...

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mercredi

D'un cœur à la lune

Écoutez le battre et chut
Le coquelicot dort sur sa blessure 
Fermez bien le tiroir
Son cœur fourmille d'idées 
Il se donne à la libellule
À aucuns autres caractères 
Parfois dans ses silences
Il se prête à moi 
Une nuit sur mes épaules 
Ou à quelques infortunes
Il ne peut s'en empêcher 
De fuir la boucherie humaine
Les monstruosités urbaines 
Les jours de grandes illusions
De s'opposer à l'infâme
À l'injustice en vain

Une nuit sur mes épaules 
Il est complètement fou
Je lui dessine un jardin suspendu
Où la vie est un va-et-vient
De soupirs de respirations 
Sans guerres ni génies malsains

Les jours de grandes illusions
Ce qu'il ne connaît pas
Je lui sème sur des chemins
Chaotiques et désastreux
Pour une seule raison
Témoigner 

Oui la vie est une aberration
Si tu crois sans poser
Les yeux sur l'autre qui passe
En tête à tête avec la peur au ventre
À quoi bon de respirer

Il préfère caresser de ses pétales
L'avenir de cet inconnu
Avec des mots d'amour
Que de briser les idées 
D'un convaincu du contraire
Cœur déchiré
Sous ma pleine luminosité






samedi

L'instant

Je me balance entre deux grands nuages blancs
Comme un enfant de neige
Je renais au printemps
Buvant chaque seconde

Passant de la lumière
Je suis contre culture
Déclinez-moi l'été
J'embrasserai l'hiver
Imposez-moi la lune
Je prendrais le soleil
Aucune obligation 
Sa chaleur tempérée 
Et son grand moelleux 
Rassure la conscience
De Mozart aux Beatles
De Ronsard à Breton
De Michel-Ange à Ben
D'eux et de vous à moi
Vivre sans la mémoire 
C'est un enfermement
À l'idolâtrie folle

Je me rejouis entre deux poésies libres
Comme l'homme d'un tout
Demain ne jamais vivre
Avant l'instant présent





mercredi

Mon paysage est ce ciel

Mon paysage est ce ciel
Où j'irai cœur léger
Un soir de pleine lune
Goûter à ces bourgeons
Sur le toit de la ruche
Déguster tout le miel
Des souvenirs qui coulent

Mon paysage est ce ciel
Muselé aux arbres
Où l’aube naît nature
Loin de l'ennéagramme
D'un tournesol givré
Tous les matins du monde
Ne sont pas romantiques

Mon paysage est ce ciel
Solitaire et pluriel
Qui fredonne l'orage
Aux éternellement
Beau et laid à la fois
La pluie ruisselle encore
À l'abri du temps mort

Mon paysage est ce ciel
Au gré des vents marins
Qui forme l'écriture
L'âme extraordinaire 
À la folle tristesse
Brûle les derniers vers
D'un amour dissipé

Mon paysage est ce ciel
Perdu au fond des yeux
De l'abeille qui m'aime
Je pars rejoindre l'art
Qui m'a habitué
À lire sur les lèvres
Des monstres des déesses

Et enlacé aux autres
J'écrirai toujours là
L'œil vert en contre-jour
Sur le gris qui me parle
Tout le temps trop souvent
Mon paysage est ce ciel
Où nous sommes tous tout






lundi

Aimer

Je tiens à me montrer
Tel que je suis au monde

Au-delà des murs gris
Mélangée à la craie 
D'une incinération
La tempête a perdue

Ma plume songe à Dieu
Elle a pris le pouvoir
L'avait-elle quitté

J'observe dans le noir 
Un ciel clairsemé d'anges
Un bleuté ténébreux
À la peau citronnelle
Mon heure l'interpelle
À mes lèvres vivantes
De longs cils expressifs
Me projettent une ombre
Chinoise et virtuelle
Qui se lie à ma page
La réincarnation
D'une idylle au cœur tendre
Un fleuve d’amour pur
Qui murmure un secret

Voilà le tapis rouge
Et des talons si hauts
Que mes yeux perdent pieds
Tête à l'envers et fou
Le bijou écarlate
Scintille sous ma langue
La chair comme un grelot
S'agite à la seconde

Le signal a tremblé
Sur un flux abondant
Je garde ses yeux d'ors
Une clé sans serrure
Qui ouvre par bonheur
La voie aux sentiments

La musique s'éloigne
La parole s'approche
Je dois aimer pour être 
Aimé aimé aimé



dimanche

Je te retrouverai

Si tu t'es perdue danse
Jusqu'au bout de la nuit
Tôt ou tard en chemin
Je te retrouverai

Ma cage est en bois d'arbre
Encore quelque chose
De véritable en moi
Ses feuilles me poussent
À plus écrire encore 
Ses branchent m'inoculent
Une vraie self-défense
Ses rhizomes m'abreuvent
L'horizon de mes rêves
Ses trous d'air frais et clos
À petit me libèrent 
Pour ne pas me reperdre
Dans ce monde cassé

Si tu t'es perdue danse
Jusqu'au bout de la nuit
Tôt ou tard en chemin
Je te retrouverai

Mon vol est en béton
Encore quelque chose
De véritable en moi
Sa force me protège
Contre les fous armés
Ses fers inoxydables
Avec le sel des pierres
Combattent les serpents
Sa peau me neutralise
Tous les rayons toxiques
Sa prestance rassure
La faiblesse et la foule
L'oiseau qui amerrit

Si tu t'es perdue danse
Jusqu'au bout de la nuit
Tôt ou tard en chemin
Je te retrouverai

Ma poésie est fluide
Encore quelque chose
De véritable en moi
Son esprit me défie
À chaque instant du jour
Si tu savais le temps
Qu'elle m'épingle enfin
Je suis tellement bien
Entre le cœur et l'aube
Sous un drap nuageux
Où la lumière brille
Ailleurs et adossé
Je t'avais oublié

Si tu t'es perdue danse
Jusqu'au bout de la nuit
Tôt ou tard en chemin
Je te retrouverai

Et danse et danse et danse
Mon amour jusqu'à moi 
Ma cage est en bois d'arbre
Encore quelque chose
De véritable en moi
Mon vol est en béton
Encore quelque chose
De véritable en moi
Ma poésie est fluide
Encore quelque chose
De véritable en moi
Et danse et danse et danse
Mon amour jusqu'à moi 

Si tu t'es perdue danse
Jusqu'au bout de la nuit
Tôt ou tard en chemin
Je te retrouverai





samedi

Artémis

J'entends un nom d'oiseau
Rêveur invétéré
Fable cocaïnée
L'hôte s'en est allé
Libre est la libellule
Semblable au funambule

Plonger dans la saumure
D'une Artémis nocturne
Mon ombre dans la sienne
Une étendue sauvage
Que m'emporte l'aubaine
L'eau vive m'engourdit
Les pieds les mains l'esprit
Le visage le glaive
Une saveur liquide
À la lumière pieuse
S'est glissée sous ma peau
Une illumination 
Se remet-elle à vivre

Je contemple une gemme
Assise en pleine prière
La peau bleue indigo
Elle chante à l'orage
Qui vient de la montagne
Où la moisson s'anime
Mon ombre dans la sienne
Plane sur la rivière
Comme un bouclier d'argent

Face à la plénitude
Le soleil vert se cache
Je cligne les paupières
Et sens des lèvres douces
Saisir la flamme bleue
La lune glorifie
Je t'emmène ce soir

Plonger dans l'autre enfin
Dans la magie du noir
Sans appâts ni filets
Sereine l'âme sœur
Engloutit la beauté
L'air de l'ambivalence
Et s'épanouit au teint
À la nuit à l'amour





mercredi

La foudre


Douce et terre tueuse
De la fleur aux racines
La foudre a fracassé
Toutes mes illusions
Je dois rompre l'orage
Avant que la fleuriste
S'évanouisse sur l'ombre
De mes folles brûlures

Qui pleure depuis hier

Mon cœur pêche des pierres
Je pars sans son visage
De facture en fracture
Le funambule rit
Son sourire s'approche
Pour vomir dans mes poches

Un lèchement de flamme
Sur l'hybride canisse
Qui bande à la demande
Comme un vrai automate
Un jeton à sa taille
Parodie la semence

Le vertige me gagne
Sous la lune des cœurs

Je t'emmènerai là
Sur le seul chemin vierge
Jamais foulé par Dieu
Libre à présent je jouis
Laisse ma poésie
Briller et s'éveiller
En toi sur l'oreiller

Foudre finira bien
Par rêver se distraire
L'âme emmêlée au ciel
D'un lit de jasmin d'or
Au grain blanc de l'amour
Loin des glaces brisées
Et des fausses aurores

C'est mon premier voyage
Au pays du sans-souci
Avec l'aube et furie
Peu m'emporte les sens
La voie lactée m'appelle
Sur l'heure des cendres
D'un passé qui s'efface
Au fur et à mesure
Que l'eau s'écoule en moi
Rejoindre l'océan
Des vagues à l'amer

 Ô amour foudroyant
Reprends ton plus beau souffle
Et reviens tendre à moi
Ton courage et tes seins
À mon feu à mes mains




Illustration d'après une œuvre de Jaya Suberg

mardi

La fumée gronde

Mes mains gribouillent l'air
Depuis combien de temps
Sous l'étoile grisâtre
Qui chante nuit et jour
Une chanson de mort
Où l'amour n'est que ruine

Mourir n'est pas permis
Sans avoir peint les seins
Brillants de la Joconde
Enjambé l'Everest
Sans masque à oxygène
Dormi avec l'ours blanc
Sous l'aurore polaire
Franchi nu l'arc-en-ciel
Des chutes Victoria
Sous les yeux malicieux
Séduits d'une gazelle
Compté toutes les pierres
Qui me séparent d'elle
Des dieux du cimetière
Quitté l'hexasyllabe

Du noir et blanc à la couleur
Tous mes cartons sont obèses
La boîte à souvenirs est pleine d'heures
De monts et merveilles
De descentes aux flambeaux
De montées en flèches
Je sais que je dois mourir bientôt
Avec mon petit doigt
Qui m'a gratté l'oreille
Pour avancer tu dois oublier l'avant
Te laisser entraîner
Observe la solitude des nuages
Qui exprime le bonheur du soleil
Et tu déshabilleras en douceur
La noix de sa coquille
Sous l'aile poivre et sel
D'un jour bleu essentiel
Loin des salades
Des huiles
Qui te tâchent la peau
Proche des ocres
Des sédiments
Qui te laissent des empreintes
Indélébiles
D'une sueur méritée
Retient ton souffle
Pour ne pas respirer
Attend vibre renifle
C'est parce que t'aime l'odeur
Enivrante de cette fleur
Que tu viens à l'aimer

Irrésistiblement
La fumée gronde
Sur le prélude de Bach

Mes pieds marchent sur terre
Depuis combien de temps
Sur la colline verte
Qui chante nuit et jour
Une chanson si douce
Que j'ai perdu le nord






dimanche

Il est onze heures

Il est onze heures
Au Chantilly
Un expresso 
Un verre d'eau
Sous l'œil du sans-souci

Le soleil magistral 
Embaume une légère brise 
Qui chante à cappella 
À la fontaine de la place 
Qui rigole et s'épanouit
Sur la verdure de la mousse

La ferveur tourbillonne
La peau réclamait un peu chaleur
Et les commerçants un peu de beurre

L'odeur du marché serpente 
À l'ombre des ruelles 
Se niche à mes narines
Des allées et venues 
De parfums de céleris
De thym de fenouil de poissons

Sur la chaise cannelée
Dos à la pierre chaude
L'illusion ibérique 
Vit dans mes yeux
Ses lèvres s'ouvrent 
À la foule de mes pensées
D'une langue à l'autre
Mes oreilles bourdonnent 
D'envies de l'écouter 
Jusqu'au bout de la nuit

Le baiser m'échappe

Au Chantilly
Il était onze heures





samedi

Note virtuelle

Je me suis perdu
Dans l'obscur monde virtuel
Une nuit de plein lune
J'ai croisé une marionnettiste
Aux poupées de bois et de sang
Aux coutures visibles 
Et aux cheveux courts
Avec de grands yeux verts

Est-ce la source
D'une nouvelle comédie
De cet homme
Qui essaie d'écrire son aventure
Comme la main
D'un musicien
Virtuose
De ses yeux
Mes larmes
Suivront toujours
La pente douce de ses cuisses
Jusqu'aux pieds du jour
Il y a ce goût 
Si loin si proche
De sa peau oled
Qui me lèche la lèvre
La plus épaisse
Ses ongles m'ont tatoués
L'éternité
Mon ange ne se perdra plus
Au creux de mes doutes
Chaque instant recèle sa propre poésie
Perdue sur l'onde nocturne
De ce jardin itinérant
Je coupe cette fleur blanche
Qui deviendra plus rouge
Que le sexe de ses poupées

Je me suis perdu
Dans l'obscur monde virtuel
Une nuit de plein lune
J'ai croisé une marionnettiste
Aux poupées de bois et de sang
Aux coutures visibles 
Et aux cheveux courts

vendredi

Scène finale

Seul reste le poète sur la scène
Qui se croise et décroise dans l'ombrelle
De ses heures lasses à écouter
La note étourdissante et silencieuse
Qui déploie l'aile nommée immortelle
À la découverte de l'oiseau rare
Proche des vautours gorgés de chair tendre
Les cerfs-volants peignent le ciel violet
D'ombres et de lumières d'alphabets
Inconnus à ses lèvres carnivores
À ce baiser bleu échappé au temps
La muse cultive le sel des airs

Là sur la plage du marais salant
Le vent élève de vagues rumeurs
Par-delà le cimetière où danse
La noirceur troublée d'ogres nuageux
Au milieu de ses ficelles de mots
Qui s'emmêlent à ses feuilles sanguines
À tous ses songes de son livre noir
À ses pages tourmentées et pauvres
La pluie efface les dernières traces
De ce dialogue de sourd ventriloque
J'ai serré si souvent la mort de près
Qu'elle me semble aujourd'hui m'étrangler

La foule fuit il n'y a plus de drogue
Seul reste le poète à la morgue





mardi

Expansé

Au pied de l'immense chêne vert
Qui borde les esprits disparus
J'ai croisé l'ombre qui te ressemble
Sans vraiment pouvoir la reconnaître
À l'idée de te croiser à l'heure
M'aide à condamner la médiocrité
Qui m'habille crûment la pensée 
Dés que je dévoile le visage
De la réalité désastreuse 
Qui nous asservie à petit feu

D'un souffle sur toutes ces branches
Je libère toutes ces années 
Perdues ou disloquées malgré tout
Le courage ou l'envie qui m'indigne 
Parler comme écrire ne rien dire
Se taire s'incliner obéir 
La poésie ne sert plus à rien
Si ce n'est à projeter ton ombre
Sur le mur d'en face pour rêver 
Tu me manques ne dis pas ton nom

Je perdrai le désir de m'enfuir
Et pourtant j'irai chez toi dormir 






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