« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
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Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

Tous mes poèmes

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mercredi

Polymnie

Hier j'ai grimpé la montagne
Encore noire
Attendre la neige
Toucher les étoiles
Allongée comme un sphinx
Couronnée de neuf muses
J'ai marché les yeux fermés
La neige est tombée
Le froid m'a enrobé
Écarté de la terre
Chaque pas chantait
Croa crao croa chouâ
Chroach cropch

Voilà
Je contemple le ciel
Le branle-bas des flocons
N'est-ce pas se confondre avec une nature
Qui n'a rien perdu de sa pureté
Qu'la vue est belle
La beauté enivrante
Et l'ivresse visionnaire
L'enchantement de la neige
En pleine métamorphose
Tu reviens chez toi
Comme un étranger

Les enfants gravitent sur le blanc
Les visages ornés de murmure
Colorient le bonhomme de neige
Comment ne pas admirer ce beau corps
Ce beau visage
Dans la glace
Un métissage d'imaginaire
De la forme et de l'amour
Ce qu'il te reproche
Oublie-le
Ce n'est pas toi

Croa crao croa chouâ
Chroach cropch
À l'année prochaine

Aria

Pourquoi veux tu me masquer
L’émotion qui t’étreint
Tu es dans l’air du temps
Assoupie pour rêver
Et tu as su le concrétiser
À travers vents et marées
Non tu ne me masqueras pas
Ta voix ta guitare 
Ton œuvre
Profonde et intangible

Il y a face à moi
Des airs qui me dépassent
L’air de ton ciel
L’air de tes chansons
L’air de tes mélodies
Il y a face à moi
La pénombre de ton relief
Ta guitare qui s’éventre
Ta voix d'hier et d'aujourd'hui  
Ton œuvre éternellement présente

Eh bien sur cette aria
Mon cœur chancelle
Mais il n'est pas encore rompu
J’y pose à pas de velours toutes mes pensées
Sanglantes et résolues
Éclairées par ton immensité
Je souhaitais entrer dans l’alcôve
Comme il se doit
En poète


jeudi

L'intruse

Mes pérégrinations se font discrètes
Elles révèlent des îles
Peuplées ou vierges
Et le pourquoi des énigmes
Tout s'évanouie
Au lever du soleil
Et se ranime au coucher

L'eau trouble m’est cruelle
Je dois changer sa dérive
Dans mes filets d’écriture
Et la mienne
Dans mes lignes de fuite

Qu'est-ce que je lui écris
Quand j’écris quelques vers
À chaque poème
Je me retrouve né à né
Comme solitaire
J’ai oublié celui d’hier
Tout finit
Rien ne finit
Il n’y a aucune raison

L’enjeu
Est-ce de dire la réalité
Ou de composer des effets de réalité


 

mardi

Fin de compte d'un hipster

Un fait divers encore tendre s’approche
À hauteur d’homme
Je n’y comprends rien
Mais je suis sur le bon chemin
Me dit le chèche autour de mon coup voyageur
Sous cette peau contemporaine
Je cultive mon imaginaire
Du cérébral de l'autre
Viennent mes mots
Les arcanes de sa biochimie
Prescripteur d’amour
Par ma main-d’œuvre
Je finirai par m'épuiser un jour          
Derrière une barbe no life
Sous une éclipse totale de lune

Ah l'art d’aimer
Un œil averti avant les autres
Je sais qu’il faut le fermer
Pour apprendre à sculpter la pierre
Écouter les voix qui somnolent
Toujours ardent à cette heure
Où tout circule et tout réside
Ma voie est d’écrire
D’écrire en pourfendant
Des vers
Des vers sur le malheur qui s’accroît
D’écrire en rêvant
Des vers
Des vers sur toi mon amour
Encore et encore

 

lundi

Est-ce trop beau pour être vrai

Au fin fond d'une vallée alpine 
À l’ombre 
De pentes noires et vertigineuses
L’ouvrier battant l’alliage
Se morfond et suffoque
Face aux hauts fourneaux qui ne s'arrêtent jamais
Face aux bruits qui résonnent et abasourdissent
Là où le bleu est dans ses mains
Le blanc sous son masque
Et le rouge dans ses yeux

De ce petit cœur
Brûlé par la fumée de silice
Où le temps use plus vite qu’une horloge
Où son horizon est un désert de poussières
Un fil de neige gris s’étire vers le ciel
La crémation est célébrée
Là-haut dans le silence
D’une nature qui encore croit et résiste

Est-il l’heure sous l’étoile des neiges
D’arrimer son pèlerinage
Aux ailes libres du chocard des sommets
Où naissent les délectations
De l’audace et de l’action
Tout à la fois magnifique
Flottant sur ce flux
Adonisé de fleurs aériennes
Innocentes et délicates
L’ouvrier aperçoit une inconnue
Plus belle que toutes les autres
Dernière fleur d’automne
D’une euphorie adorée

Et si l’usine l’a noirci
Aussi noires que les plumes de son sauveur
En pleine ascension
La lune fidèle à la vie l’éclaire
Comme un pinceau d’une lumière d’équateur
La mer de nuages retire ses armes
Et une bise légère purge sa grisaille
Et sèche ses larmes

De ce souffle nouveau
De neige et d’air
S'enseveliront ses rancœurs
Et l’ancien monde

Désormais en équilibre
L'ouvrier songe à l’amour
À la liberté des chairs
Où ni hommes ni folies
L’asserviront à leurs volontés


jeudi

Paranoïa

S’écoule rougeâtre
L'enfer d'un hiver
Comme les méandres 
De ses obsessions inhumaines
Le sang bleu de ses quelques poupons

Mère magicienne
Compulsive et paranoïaque
Folle mortifère des mots lissent
Reconstruisez-leur votre absence
Car dans les lumières de la nuit
Ils ne peuvent plus briller

À l'aube de l'éclosion
Tombe la neige 
Blanche est sa chevelure
Comme ses mains assassines
Le temps a laissé ses traces
Effacé les cœurs

De l'indigestion disparue
Des nouvelles vies
Réapparaîtrons 
Là-haut dans l'immaculé 



mardi

Et va naissance


En pleine nuit
Un S.M.S un message
Sans nom ni visage
Juste un souvenir qui déverse des fleurs bleues
Dans l’océan du vide
D’un noir désir
Atteint l’île suspendue
Où de ses eaux
Salées et douces
S'est éclipsé
Le poète enlumineur
S’accrochant à l’ellipse
D'une vague rouge
Scellée aux chiendents
De sa poésie

Un esprit d’alliance
En messe basse
Vogue sur la transparence
D'un ciel nuageux
Digne d’un Turner

J’ai souvent prié
Pour le retrouver

Et jaillit de mon smartphone
L’inconnue bleutée
Couchée sur un imprimé
Noir nacré
L’orage s’élève
De ses cheveux de démone
Et respire mon parfum
Comme les embruns
Dévorant la peau des récifs
Où ombre et dépouillement
Attirance et éloignement
Folâtrent dans la lumière
Jaune et piquante d’une guêpière

Et s’évanouit l’œuvre
Dans l’œil de la pieuvre
Révélatrice
D'un énième caprice

 

Copyright numéro 00048772-1

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