« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Bienvenue sur mon blog... Mon nom de domaine a été piraté ou autre effet papillon ! Mais le contenu est préservé... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer !
Vous trouverez sur ce site tous mes mots « poétiques » :
- Des proses et ou poésies d'amours, loufoques, tristes, engagés, satiriques , d'amitiés et autres...
- Des chansons à l'état brut.
- Des citations personnelles.
- Des lettres ouvertes.
- Des bas et des hauts.
Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

Tous mes poèmes

Nombres de poèmes et de commentaires publiés dans le blog

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samedi

Adultère en terre brûlée

Au-dessus de sa tête
Une auréole

Elle écoute l'éternité de la folie

Dans son dos
Une Kalashnikov
En veille

Face à elle
Une foule
Ni pute mais soumise
À une doctrine infâme
Ils jettent des cailloux
Hommes
Femmes

Son ombre décline
Son corps s'incline
Sa cervelle absorbe le sable
Et le sang
Rouge sèche aussitôt

Son âme n'était pas coupable
Juste amoureuse

Comme j'aimerais croire
À l'ange soufflant sur ce tapis rouge
Pour sauver le secret 
Qu'il partage elle et lui
En parts égales partagées

Elle est reposée et nue
Perlée de pluie
Elle est douce et frêle
À peine palpable
Il s'allonge
Et comme une folie
Des signes tombent
Un goutte à goutte magique autour de lui
Elle revient à la vie

La lumière éclaire le monde
Et le Taliban
Meurt en étudiant l'amour




*




1999 KABOUL, Afghanistan - des milliers de personnes ont assisté aujourd'hui à l'exécution publique d'une femme, enveloppée de sa burqa bleu pâle. Il s'agissait de la première exécution publique d'une femme à Kaboul depuis que l'armée religieuse des talibans a pris le pouvoir il y a 3 ans.
Cette femme, identifiée uniquement par le prénom Zarmeena, mère de sept enfants, a été jugée coupable d'avoir battu son mari à mort avec un marteau en acier pendant son sommeil. Le motif de ce meurtre, qui a eu lieu il y a deux ans, était une"dispute familiale,'' selon un soldat taliban, qui a souhaité rester anonyme.
Zarmeena a été sortie de l'arrière d'un pickup, dans le stade de sport. Deux femmes officiers de police, elles-mêmes enveloppées de leur burqa bleu foncé, tenaient Zarmeena par les bras.
Des témoins ont rapporté que la coupable marchait lentement, en faisant une pause après chaque pas.
Lorsqu'elle est arrivée au centre du terrain, une des femmes lui a ordonné de s'asseoir.
Derrière elle, un jeune soldat taliban, la tête enveloppée dans le turban traditionnel, a alors pointé sa Kalashnikov. Mais, soudain Zarmeena s'est levée pour tenter de fuir. Selon des témoins, une femme policier l'a arrêtée et obligée à s'asseoir.
Le soldat taliban s'est ensuite approché et a tiré sur elle à trois reprises.
Après quoi, le cri "Dieu est grand" est parvenu de quelques-uns dans la foule.
Le stade était plein d'hommes et de femmes, souvent accompagnés de leurs enfants.
Une femme en burqa, restée anonyme et courant vers les sièges du stade en poussant ses enfants, déclare : "C'est la première fois qu'on tue une femme. Je voulais voir."
Radio Shariat a annoncé lundi qu'il y aurait une exécution publique.
Les talibans ont imposé leur dure interprétation de la loi islamique dans les 90 pour cent de l'Afghanistan qui se trouvent sous leur contrôle. Les talibans prétendent que leur version de l'Islam est pure et suit littéralement le livre sacré des Musulmans, le Coran.
Sous les talibans, les meurtriers sont exécutés en public par la famille de leur victime. Les personnes coupables d'adultère sont lapidées à mort et on ampute les voleurs. Les personnes qui ont commis des crimes moins graves sont battues en public.

jeudi

Ils ont volé la corne du Rhinocéros

Encore un trophée
Au-dessus de sa cheminée
C'est formidable
Pour son plaisir l'homme puissant et féroce
A tué le dernier rhinocéros
Pendant que la corne d'Afrique se noie dans le sable
Luttant sans armes inlassablement
Dans les musés européens au même moment
Pour son plaisir l'homme avide et impuissant
Vole les cornes des rhinocéros tranquillement

Serait-ce une commande d'un illuminé
Ou serait-ce un contrebandier
Juste « un mou de l'appendice » croyant à ses vertus aphrodisiaques
Ne vivons-nous pas dans un monde démoniaque

Après le massacre des vivants entre chasseurs
Ils assassinent les morts entre masturbateurs
L'histoire dira oui la terre à cette époque était plate
Et ses survivants de pauvres blattes

Les pauvres bêtes n'en sont pas mortes
Elles l'étaient déjà depuis bien longtemps
Disséminées dans des musés derrière de belles portes
Sous la poussière d'une savane hors champ
Comme le peuple de la corne
Qui ne rêve plus de s'envoler avec la licorne
Mais de juste vivre sans souffrir
Au milieu de quelques bestioles pour se nourrir

lundi

La corne oubliée (esquisse)

Le jour se lève
L'enfant roi joue dans la cour
Sur son tas de sable

J'efface mes mails
Ensuite je sors de la maison
Je suis là j'existe encore
Nu sous ma solitude
Comme tous ces morts
Serais-je au milieu d'eux
Et me voici transporté au pied d'une tour infernale
Serait-ce mon calvaire qui débuterait
Je grimpe chaque marche
Comme une fumée de feuilles humides
Et au sommet de cette tour vertigineuse
Un être filiforme aux ailes dépliées
Brûlant de sa passion
Se jette sur moi
Se dessine une femme aux lèvres mauves
Au teint halé presque noir
Aux muscles saillants et secs
A la main fleurie qui étreint un être fétiche
Un objet non identifié
Un extra-terrestre
Un enfant malade

Indescriptible horreur

Elle descend je monte
L'enfant me transperce
Et touche profondément mon cœur
La douleur arrache le jour
Serais-je blessé infiniment
Saignerais-je de ne pouvoir agir
Le sauver
Et plus rien pour toujours
Et son image se grave à jamais
Sur ma pensée brûlante
Intensément

La nuit tombe
L'enfant oublié succombe
Au cœur de rien à même le sable

dimanche

On ne meurt jamais dans la mort

Le jour éclate
Et trouble la terre qui dormait
Le fou s'est réveillé pour tuer
La corne meurt de faim
Les grands sombrent dans les dettes
Beaucoup « d'amis » accompagnent son overdose
Et les 138 625 anonymes suivent
Il faut que je m'améliore
Car je l'aime encore
Mais pour combien de temps

Serais-je devenu un mort
Je flotte dans l'air
Avec les innombrables morts
Invisibles aux vivants
Au même endroit où ils vivaient
Un léger courant m'entraîne
Sur un chant nostalgique
Entre regrets et joies

Serais-je parmi les vivants
Je les frôle c'est angoissant
Vais-je les heurter alors on coule
On coule ou l'on s'évapore
Eux ils ne sentent rien
Il nous traversent et pénètrent
Ils ne se doutent de rien
Pourtant leur imagination nous assiège
Nous berce
Quand ils sculptent des anges
On ne meurt jamais dans la mort

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Amis : Amy Winehouse.

Et si les gentils n’étaient pas si gentils

Une clameur escarpée d'un amour
Si rouge dans le noir
Comment sortir de ce lit
Comment refouler le temps
Pour respirer ce jour à nouveau
Une clameur escarpée d'une mort
Si noire dans le rouge
Comment sortir de ce tombeau
Comment fouler le temps
Pour respirer ce jour ancien

Et le tourbillon d'insectes résolus
Y  bourdonne d'obstination

Serait-ce les gentils contre les méchants
Un régiment de cavalerie
Contre des fantassins
Une simplification
Une vulgarisation
Comme à la télé
Pour un cas très compliqué
Le méchant ne peut être que l’autre
L’autre a mérité son rôle
De droit depuis la nuit des temps
De pouvoir absolu
Abus et excès
Bizarreries et excentricités
Tout ce qu’il a fait n’est pas à vomir
Mais le pire est à retenir et à venir
L’autre est-il le diable ou en chacun de nous
Les gentils et les méchants sont des rebelles
Du bien et du mal

Qui a vraiment le pouvoir de décider
Ne sommes-nous pas des prisonniers acquittés
Mais maintenus en détention
Des larves humaines
Prêtes à finir en beauté
Noyées dans le déluge du sablier

Et l’autre
Le seigneur
Nous regarde et rigole
Comptant les grains de sable s'écouler
Un monde mystérieux 
Des voluptés doubles
Voilà l'au-delà du bien et du mal

Et comme dit Friedrich Nietzsche

Sans but 
A moins que le bonheur d’avoir accompli la boucle
Ne soit un but
A moins qu’un cercle n’ait la bonne volonté de tourner éternellement
Sur soi-même 
Et rien que pour soi dans son propre jugement

jeudi

Entre punaise et exégèse soyez à l'aise

Débats explications et commentaires
Pour une fois soyez sincère
Si vous ne l'êtes pas
On le distinguera
On n'apprend pas à faire la grimace
A Théodore de Bèze
Soyez à l'aise
Pour cette supplique et la glace
Hommage elle vous rendra
Ne vous inquiétez pas
Demain
Matin

Le soleil se lève
Ce n'est pas un rêve
Nous sommes bien au mois de juillet
Dites-moi oui s'il vous plait

Quoique parfois la vie surprend
N'est-ce pas Henry de Montherlant
Henry Marie Joseph Frédéric Expedite Millon de Montherlant
De son vrai nom voulais-je faire un raccourci
Au cœur de cette faiblarde poésie
Ou serais-je un commis d'office qui change
D'état d'esprit passant d'une bête à Michel-Ange

Le critique insulte le poète
On appelle cela de la critique
Le poète insulte la critique
On appelle cela de l'insulte

Si votre conscience jongle
Vous ne serez pas ridicule
De choisir entre l'intuition et le calcul
C'est comme choisir entre Tarzan de la jungle
Ou Matrix
Sinon comptez jusqu'à dix
Mais revenons à nos moutons
Optez pour l'intuition
Le temps vous donnera raison
Sans trop vous poser d'autres questions

Entre Burj Khalifa et la baie des anges

Je suis aux cent soixantième étage
Pour rencontrer les anges
Du haut de cette tour de 828m

Chaque soir
Enfant dans ma tête
Je tutoyais un ange
Je l'appelais Cassandra
Il me protégeait
Avec ses pouvoirs magiques
Il symbolisait la connaissance
Le voyage
Et une grotte ténébreuse
Dans mon rêve
Au terme d'un long voyage
Mon maître imaginaire
Me demande d'aller chercher une lampe
Avec un objet magique sans valeur
Je préfère conserver la lampe pour moi-même
Mon maître m'abandonne
Dans les ténèbres de la grotte où gisait la lampe
J'ai froid j'ai peur mais je reste courageux
La lampe est hantée par un grand génie
Je parviens à maîtriser ses pouvoirs
Mais mon maître n'est pas d'accord
Il utilise Cassandra pour me persuader
Et je finis par profaner un symbole
Un œuf Fabergé mythique
Ayant appartenu à une grande souveraine
Réveillant ainsi l'oiseau aux plumes de fer
Cet oiseau est le véritable maître de la lampe
Mais je me réveillais toujours
Avant la fin de l'aventure

Je suis aux cent soixantième étage
Pour rencontrer l'oiseau de fer
Du haut de cette tour de 828m

Aujourd’hui
Je ne vois rien
Au sommet
Les humains sont devenus des puces
Et leurs cris ressemblent à des miaulements
Perdus dans la hantise des nuits
Dans un désert sans fin
Où le parfum Fabergé s'est évaporé
A jamais aux cent soixantième étage
Le monde est trop petit
Etriqué me semble-t-il
Enfant je croyais
Qu'il y avait des forêts
Des prairies à perte de vue
Des lacs limpides enchantés transparents
Dans lesquels des rivières d'argent coulaient à flots
Avec des monstres gentils
Des villes vertes et dorées
Scintillant l'amour la grâce la volupté et l'espérance
Et que les anges
Nous faisaient la courte échelle jusqu'aux étoiles

Je suis aux cent soixantième étage
Pour rencontrer l'amour
Du haut de cette tour de 828m

Je suis l'homme aux cent soixantième étage
Mais tout le monde s'en fout
Elle s'appelait Cassandra
Elle ressemblait à une fée
Se serait-elle noyée dans la baie des anges

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http://www.youtube.com/watch?v=oWVLzVhnYE0&feature=player_embedded
http://www.youtube.com/watch?v=HQwLfRQWYVI&feature=player_embedded

Un plus un égal trop d'interrogation

Je ne vis pas la nuit
Et pourtant ce matin
Je m’endors
Serais-je devant Microsoft Word
Mode de comptabilité
Je ne sais plus compter
Je n’ai plus envie de compter
Je sais lire
Et encore
Les jours noirs
Je ne vois rien
Je lis juste les filigranes
Un copié collé où
J’ai caché dans mon dos
Ma pudeur
Un copié collé où
J’ai caché dans mon cœur
Mes sentiments
Un copié collé où
J’ai caché dans ma bouche
Mes maux
Un copié collé où
J’ai caché dans mes yeux
Mes larmes
Un copié collé où
J’ai caché dans mon corps
Mes désirs
Je ne vis pas la nuit
Et pourtant ce matin
Je m’endors
Serais-je devant Microsoft Word
Mode de comptabilité

mardi

Secret d'un jour

Il y a des jours si longs à vivre
Que je survis sur un bateau ivre
Dans une ville fantôme qui chante
Toute seule dans un nuage abandonné
Son opacité inconstante me hante
Pas un seul brin d'algue affolé
Ne traverse la mer déguisée
Pas un arbre à la chair vive
Ne perce cette terre arbustive

J’aimerais me crever les yeux
Pour ne plus pleurer
Et assister impuissant à l'adieu
Devant mon aquarium figé
J’aimerais me noyer le cœur
Pour ne plus aimer
Et respirer la douleur
Dans ce monde d'inégalités
J’aimerais me trépaner
Pour fuir mes pensées
Et supprimer ces tyrans
De ces pays délirants
J’aimerais m’égorger la voix
Pour hurler mon sang
Et perfuser ce monde agonisant
D'une vertueuse foi
J’aimerais en finir
Pour m’éviter de souffrir
Et subir le mauvais temps
De trop d'inconscients
Je me sens si mal
Et si lâche au final
Que je m'enlise
Une dernière force me mobilise

La solution ne serait-elle pas
De s’opposer à soi-même
Pour tout comprendre ici-bas
De déposer avant les chrysanthèmes
Les bonnes questions au rendez-vous  
Sur une terre en attente de ma bouche
Où les mots ont le pouvoir des baisers
Regardez-vous
Terre blessée
Et sur vous je me couche

La phrase secrète du jour bat mes cils
Serait-ce la vie est si belle et si fragile
Au silence épais des larmes
Ailes d'anges dans un brouillard sans armes
Parlons et échangeons
Aimons et agissons
Vivons la vie
Avant de connaître la mort
Redonnons le vrai sens à nos vies
Pour éviter les remords
Pour bâtir nos ombrages
A l'enchevêtrement magique des feuillages
Le mot secret du jour
Serait-ce amour

lundi

L'ange noir et la belle


Et tombe de nulle part
L’ange noir
Avec sa longue chevelure sur le sol
Dans un tremblement déchirant la terre
Sa voix gronde comme le tonnerre
Ses yeux brillent comme l’éclair
Et son souffle s’apparente au vent rugissant
Serait-ce la fin du monde
D’un amour
Et accourt
La belle
Avec ses florissantes pensées légères
Une crinière d’or survolant un visage ambré
Le corps recouvert d’un sari blanc
Des yeux d’une criante curiosité
La dirigent vers ce rendez-vous
Soudain
Le crissement étrange d'une lueur apparaît
Surprise
Elle freine sa marche nocturne
Toute innocente sur le bord du chemin
Assise sur une balance en apesanteur
Serait-ce la sagesse ou la démence
Une sagesse lyrique nourrissant le rêve
Une démence désaccordée détruisant le moi
Vêtue d’une robe translucide blanchâtre
Derrière laquelle la belle devine finalement l’éclat
La sagesse chante quelques mots
Des mots l'incitant à rompre cet élan
L’ange noir symboliserait-il la mort
Ou jubilerait-il l’amour
La belle tremblerait-elle d’épouvante
Ou exalterait-elle la perspicacité
Et là devant cette incompréhension
Une force une voix intérieure
Une âme inconsciente s’inspirent de la belle
Et les ailes de l’ange noir s'effacent
Serait-ce une renaissance une incarnation
L’aube s’approche
La belle est aux anges
Un cœur neuf se comprime sous sa poitrine
Et
L’homme s’éclipse dans son flux lumineux

samedi

Quand le mistral s’élève jusqu'aux étoiles

La nuit tout d’un coup se réduit
Onduleux et sourd un clapotis
Frise sur l’étang

Le mistral s’élève

Une éclisse de lune lèche
Caresse la berge
Et l’éclisse se prolonge
D’un élan convaincu
Sur un lotus blanc
Un bois flotté
Chante à flots perdus jusqu’au ponton

Le mistral s’élève

Un roseau enfante un signe d’existence
Au milieu d'une clairière
Un roseau rebelle dont le cœur
Comme des mains légères
Guide le chemin des étoiles

Songe quotidien

Belle de nuit panachée
Odorante et fruitée
Traverse le jardin
Sur le pré de mes sentiments
Une fleur est comme votre ombre
Précipitez-vous vers elle
Et de jour elle vous évitera
Quittez-la
Et la nuit elle s’évanouira sur vous
Et de curieux silences résonnent
A l’orée du bois joli
Sous une lune opalescente
Une lune de bagatelles
Eclaboussure lumineuse
Et son port s’épanouit
Et berce le poète aux herbes folles
Mais
La fleur referme ses pétales
Son pistil rejoint la nuit
Et le délicat pédoncule
S’empare de l’aurore
Et meurt de mélancolie
Songeant à la rosée
Prochaine

mercredi

L' exilé du vendredi

Après son intangible itinéraire
Ignorée la peur de son calvaire
Traversés mouroir et désert
Il scrute la lueur de l’embarcadère

A-t-il atteint sans peine son île
A marée basse la chair fébrile
Accroché au sable à son baril
Pour fuir l’oppression infertile

A-t-il apprivoisé toute la brume
Avec ce cœur inondé d’amertume
A l’aube de son nouvel équilibre
Va-t-il sans se battre être libre

Ô exil de ses jours tourmentés
Et de ses nuits fraîches éveillées
Descendu de l’arbre de Judée
Sentirait-il un soupçon de liberté

Son audace a brisé ses chaînes
Et ses vagues houleuses irréelles
La gousse d’une vie réelle
A-t-elle noyé en lui sa haine

La haine d’un pays prisonnier
Prisonnier d’une paire d'ailes zélées
Sacrifiant son peuple son avenir
Tuant la malle de ses désirs

Son périple de nuages noirs abrutis
Au fluide glacial et brûlant de la barbarie
Il s’est enfui l’âme meublée d’illusions
S’exilera-t-il sur cette île de Robinson

mardi

24h00 entre la vie et la mort

6h45
7h02
7h23
7h32
8h01
10h00
10h08
12h08
12h30
15h30
15h34
17h32
18h05
19h55
20h30
23h45
24h00
La journée
Est terminée
J’avance je recule
La pendule
D'une heure
Ou de deux heures
Peu importe
Le temps
M'emporte
Me guide
Me vide
Peu importe
Le temps
Me déporte
Me dévore
M'évapore
6h45
7h02
7h23
7h32
8h01
10h00
10h08
12h08
12h30
15h30
15h34
17h32
18h05
19h55
20h30
23h45
24h00
La journée
A Recommencé
J’avance je recule
La pendule
D'une heure
Ou de deux heures
Peu importe
Le temps
M'exporte
Me condamne
Me trépane
Peu importe
Le temps
Me supporte
Me persécute
M'exécute
24h00
La journée
Est désamorcée
Tout est terminé
Je suis mort
11h05
La journée
Est couronnée
On me commémore
13h45
La journée
A tranché
On m'a lâché le more
24h00
La journée
Est achevée
Tout le monde dort

Vol libre au-dessus des pitons

Songerais-je à ma déesse de l’océan indien
Ce matin accrochée à son Piton des Neiges
Tournoyant dans ses nuages lointains
Regardez-moi ce merveilleux manège

Dans l’air humide naviguent ses cheveux longs et noirs
S’illuminent deux astres songeurs d'espoirs
S’ouvre une bouche rosée en pleine éclosion
Prête à embrasser le stipe de la possession

Sa douceur imprègne mes feuilles
De badamier mon cœur ornemental
Corrige mes fautes grammaticales
Ô liane aurore t’atteindrais-je sur mon seuil

Muse métissée au grand cœur sucré
Sèche mes vagues à l’âme sans pleurer
Traverse ses maux propres avec ses Lanternes
Et scintille de gentillesse Ô déesse en peine

Croiseras-tu de Saint-Denis à Saint-Pierre
En plein vol dans cette magique stratosphère
Mon regard perdu au milieu de cette île réunionnaise
Brûleras-tu pour moi ton cœur sur le Piton de la Fournaise

De Saint-Leu à Saint Benoit
Serais-je seul à rêver de planer avec toi
Entre ces deux majestueux pitons escarpés
Serons-nous un jour libre de nous rencontrer

lundi

S'il suffisait de dire je t'aime

Je devine derrière l’eau de tes yeux
Des reflets d'instants tristes et heureux
Je ressens ton vague à l’âme un palais une langue
Une saveur fertile de salive qui tangue

J’aime le chocolat et le nougat
Même si cela colle sous les dents
Et les voyages de temps en temps
La neige la forêt l’océan et le vent

La vie est si simple par moment
Que l’on cherche à la compliquer
Moi je suis mort depuis longtemps
Serait-ce cela ma vraie liberté

Personne ne vient m’embêter
Puisque je n'existe pas
Je suis libre comme le vent de semer
Le bien ou le mal ici ou là

Tristement heureusement Dieu
Peu importent les morphèmes
Je devine derrière l’eau de tes yeux
Encore ces deux mots je t’aime

dimanche

Brûlure intense d'un enfant bleu


Ses mots cyanosés mordus dans la sève
Embaument le parfum primitif de ses feuilles
Et le brouillard glacé de ses rêves
Saignent les racines de son chèvrefeuille

L'herbe bleue au coin de ses yeux
Habille un visage d'eau adipeux
La rose violacée irise l'épine dorsale
Et son corps infuse l'acide du mal

A l'explosion rouge de ses poumons
Avec ses lèvres gelées et insurgées
L'enfant bleu consomme son dernier bouillon
A l'approche d'un orage d'été mal engagé

Et l'encre marine ne supporte plus ses heures
Les rugissements écarlates de son cœur
Appellent la terre en attente de sa bouche
La planète bleue attend et sur elle il se couche

vendredi

A l'air du belvédère

Il y a des jours irrespirables
Même sous le grand érable
Enraciné là depuis des lustres
Au sein de ce jardin illustre

Ses feuilles vertes se dessèchent
Sous le regard sec de la brèche
La source de nos amours tarit
Loin de nos doux charivaris

L’oiseau bleu sur la branche
Ne chante plus même le dimanche
L’écureuil de feu prépare l’hiver
Est-ce l'annonce dévorante du désert

Distante de moi cette idée folle
Attendons la pluie qu’elle rigole
Avec les yeux et le cœur révolver
Pour tuer les mauvais courants d’air

Belle de nuit belle de jour

Au cœur d’une nuit sans lune
Avec la bouche capricieuse d’un vampire
J’aspirerais tes veines les plus offertes
Et caresserais ta chevelure noire
Jusqu’à la racine de mes songes
Les plus secrets

Suivra un jour sans soleil
Sur l’avide et pleine mémoire
De souvenirs alléchants
Je moulerai ton beau sourire
Sans oublier d’effleurer tes lèvres
Avec ma cire d’abeille
Qui s'échouera sur la toile de fond
De cette mise en scène fermée au public
Une trace de mon appétit
Un étalage de corps noueux
Avant de danser les pieds emmêlés
De m'envoler planer avec elle
Vers l’objet identifié de ma convoitise
Ce désir d'aimer profondément

http://www.dailymotion.com/video/x7wyks_les-contes-d-hoffmann_news

jeudi

Crime absolu double peine

L'avait-il croisée sur cette route
L'avait-il aimée sans aucun doute
Un soir d'été
L'avait-il oubliée

Disparu
Au coin de la rue
Elle ne l'a jamais revu
Et l'histoire continue

Elle ne se rappelait plus
Après avoir accouché tout doucement
Et endormi son enfant
Que le temps s'était suspendu

Elle ne se rappelait plus
Après avoir porté tout simplement
Et assassiné son enfant
Qu'elle s'était perdue

Elle ne se rappelait plus
Après avoir étouffé tout simplement
Et congelé son enfant
Que son crime était absolu

Elle ne se rappellera plus
Après avoir hurlé tout doucement
Et pleuré son enfant
Qu'elle s'était pendue

Il l'avait embarquée sur cette route
Il l'avait battue sans aucun doute
Un soir d'été
Il l'avait violée

Disparu
Au coin de la rue
Personne ne l'a jamais revu
Et l'histoire s'est interrompue

Affaire classée
Sous une pile de dossiers
La poussière s'est installée
Et le marbre blanc s'est grisé

Imagine-toi poète face à la force


Imagine-toi poète seul au monde
Au milieu d’une terre furibonde
Serait-ce le défilé sans fin des êtres dans le noir
Les vainqueurs les obscurs les perdus d’espoir

Imagine qu’il n y ait plus aucune fleur
C’est facile si la force leur perce le cœur
Aucune mousse en dessous d’elle
Aucune herbe au-dessus d’elle

Le front teint de boue et d’amertume
Dans l’air gris sous la mer sur l’écume
C’est le meurtre universel des espèces
Sur cet astre effaré de sordides déesses

Imagine-toi poète seul au monde
Au milieu d’une terre moribonde
Seul avec tes pensées folles
Seul avec tes maux d'alcool

Imagine que tu es plus poète
C'est facile si la force te coupe la tête
Aucun enfer en dessous de toi
Aucun paradis au-dessus de toi

Tant d’horreurs des vaincus main dans la main
Leurs yeux déchirés s’éteignent sombres
Vers la danse de l’armée des ombres
Des visages loin du poète sans lendemain

http://www.youtube.com/watch?v=3MSGYBZS8d8&feature=player_embedded#at=61

mercredi

L'éternel masculin

Serais-je un homme si différent
Qu’il me semble souvent
De perdre pour vous la raison
Oublions-nous sans contre façon

Serais-je comme tout le monde
Qu’il me parvient cette idée féconde
De vous retrouver nue sur l’édredon
Aimons-nous à profusion

Serais-je un homme si différent
Qu’il me semble souvent
De noyer pour vous mon bel horizon
Oublions-nous sans intention

Serais-je comme tout le monde
Qu’il me parvient cette idée féconde
De vous remercier de toute cette émotion
Aimons-nous à foison

Et si vous me disiez tout
Ne serais-je pas ce matin
Comme vous
Un être humain

Entre le bien et le mal
Ne serais-je pas votre animal
Entre ciel et terre
Ne serais-je pas votre nouvelle ère

Et d’une compagnie sans limite
Jusqu’à notre mort subite
Je serai votre roi mage
Inséré à votre paysage

dimanche

Baiser ou fumer sous liberté conditionnelle

Allons-nous vers un monde sans tabac
Même sur la plage ou sous les draps
Passif je m’en prends plein la gueule
Petites ou grosses fumerolles 
55 milliards de clopes et moi et moi
Et dis-moi Cyclope Pasteur
Forgeron ou bâtisseur
Finiras-tu sur la croix
Cloué avec les poumons
A l’air attendant le charognard
Et je te pose cette délicate question
Avant qu’il ne soit trop tard
Serait-il plus jouissif de rouler une pelle
A une moule qu’à une femme qui fume
Qu’elle soit moche ou belle
Sentirais-tu ce goût d’amertume
Cette langue râpeuse de chat
A la salive tiédasse
Et tu l’embrasses
Heureux comme un Aristochat

Serais-tu éleveur de moutons
Sur l'île de Trinatrie sans Panthéon
Peu importe
J’en ai vu des trous dans les portes
Au cœur noir sur pavillon
Rouge flottant sur le tropique du cancer
L’image choc suffira-t-elle
A baiser au lieu d'enfumer l'air
Et c’est le vol de l'hirondelle
Est-ce déjà l'heure de la piperade
Préparez-vous
Face à la rade
Coucher ou debout
Et vous comprendrez
Que la liberté
Même celle de crever
Perforer et goudronner
Et une histoire d’humanité
De gâterie au petit matin
Essayez et vous verrez bien

Mourir pour mourir
A-t-on encore le droit de choisir
Nos vies
De vivre nos envies

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