« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Bienvenue sur mon blog... Mon nom de domaine a été piraté ou autre effet papillon ! Mais le contenu est préservé... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer !
Vous trouverez sur ce site tous mes mots « poétiques » :
- Des proses et ou poésies d'amours, loufoques, tristes, engagés, satiriques , d'amitiés et autres...
- Des chansons à l'état brut.
- Des citations personnelles.
- Des lettres ouvertes.
- Des bas et des hauts.
Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

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mardi

Enfants d'Homs


L’œil perçant
L’enfant voit
Sur un toit
Une émanation du peuple 
Un militaire
Un frère
Un père 
Tirer
Aveuglément
Le cœur absent
Sans rien dire
Sur un révolutionnaire
Un frère
Un père

Et son âme ruisselle
Solitaire
Sur un mélange de terre
Et de sable mouvant
Le vent se lève
Avec le soleil qui se couche
Des rafales balayent le sol
Est-ce pour noyer l’horreur
Ou recouvrir son cœur
Ou un simple itinéraire liquide de son destin
Un transport d’ombres
Une vague de folies
Lentement descendue
Dans le lait rouge d’un cauchemar

L’enfant dans la réalité de sa condition
S’enfuit autrement
Penchant ses ailes
Dans sa légèreté
Pour s’évader de cet enfer
En sautant dans le vide
Et par les caprices confiés d’un coup de vent
Par la grâce insoluble
L’auréole aoutée d’un nuage
Le renvoie vers sa mère

**********

L’enfant n’attend rien mais c'est très symbolique pour lui de savoir qu'il y a des gens dans le monde qui pensent à sa mère et à lui. 
Ce qui se passe en Syrie est horrible. 
Bougeons-nous, car l’oubli est une démarche intellectuelle qui n'arrive jamais jusqu'au cœur.

jeudi

Au milieu d'une divine comédie

Je me retrouve dans un labyrinthe obscur dont la ligne la plus courte n’existe pas.
Je ne sais pas pourquoi.
Je ne trouve pas le sommeil.
Ai-je soif d’infini au milieu du chemin de ma vie ?
La terre est devenue ronde.
Alors comment ne pas tourner en rond ?
Les ombres se font plus intenses, et désormais, la lumière est grise sur la prairie solitaire.
Elle m’interpelle.

Et doucement, je reviens sur mes pensées.
Je ne sais pas pourquoi.
Je reste allongé immobile.
Je ne dis pas un mot.
Je pense à une journée froide d’un temps révolu.
Je ne sais pas pourquoi.
Le ciel est couvert d’un voile de mousseline d’étoiles voyageuses.

Depuis peu, le diable s’habille en ocre
rose et noir, et ne réside plus au centre de la terre, mais sur une île volcanique et déserte à l'abri d'un autre temps.
Et par-delà les frontières imaginaires, sachez qu’un courant d’air qui marie une ocre rose d'Italie et une terre noire d'Inde donne naissance à de très beaux
violines.
Je sais pourquoi.
Il n’en reste pas moins que le résultat peut être infini selon la conjugaison et la quantité des éléments; quoiqu’ils disent, quoiqu’ils fassent; ils se mélangent, malgré la distance qui les sépare.
Je ne sais pas pourquoi.
Et dans toutes ces turbulences terrestres, c’est dans ce chaos d’humilité irréversible, que cette nouvelle couleur violine apparait dans ses plus beaux habits de lumière.

Juste pour dire que dans la nature tout est possible.

Sur le fil mince du temps, tous les dogmes, peurs et fantasmes accumulés, parodiés et initiés par le culte ou la bien-pensante greffe, s’effaceront-ils avec raison ?
Si nous les diluons avec sagesse et amour, avons-nous besoin d’un visionnaire aveugle, d’une loupe ou d'une apocalypse ?

Cette réflexion frappe les façades les plus pâles et les plus noircies de cette grande maison en terre crue sans signes distinctifs.

L’envie d’ouvrir l’immense porte en bronze sculptée vers une divine comédie, pour laisser pénétrer la lumière, me brûle les sens; et par incidence, je cherche la clé dans la poussière d’un sol devenu difficile à fouler librement sans mettre un pied en enfer ou un genou à terre.
Et si la porte s’ouvrait elle nous écrirait cette poésie :

« Sans lumière
Il n’y a pas de couleurs
Sans couleurs
Il n’y a pas de gaietés
Sans gaietés
Il n’y pas d’espoirs
Sans espoirs
Il n’y a plus de vie

La lumière donne tout
Sans
discriminations ni oxymore
Bleue ou rouge
Elle ne blesse jamais son ombre
Et ne cherche rien en retour

La lumière dans une lanterne
Ne demande jamais
Si vous êtes un ennemi
Ou un ami
Et ne se renie jamais
Même si la bougie
Parfois vacille
Même si le soleil
Parfois se cache
Même si les étoiles
Parfois ne brillent plus

La lumière ne nous quitte jamais
C’est nous qui la quittons
Donnant tout ce qu’elle peut donner
Alors que l’homme prend tout
Ce qu’il ne peut pas donner
La lumière ne perd jamais
Quant à l’homme
Jamais il n'aura le mot de la fin. »

Et le monde attend les éléments pour voir fleurir l’espérance et se forger la clé des champs.
Le vent finit de laver les nuages gris.
La pluie termine d’éteindre l’enfer.
La neige embellira les cimetières.
Le tonnerre annonce les bonnes nouvelles.

Le soleil nourrit la peau du sol, les arbres des villes et les prairies des campagnes.
Et au milieu de cette divine comédie, j'aperçois un champ de coquelicot, d’amour et de liberté nourrissant mon âme mes rêves.

mercredi

De Samira à Marie-Sarah


Viens Marie-Sarah
Et tu verras
Où ma cité m’a créé
Où mon père m’a abandonné

« Alt » vos papiers s’il vous plaît
Délit de faciès
Chère princesse
« Alt » vos papiers s’il vous plaît
Délit de zèle
Chère Gazelle
Et je sors mon clavier
Vol à la tire d’un numérique
Pour le balancer dans le gravier
Je kiffe la gueule du flic
Avec son flingue en or
Encore un con qui m’adore

C'est un hold-up trop tard
C’est la prison sans case départ
Tes effets personnels
Tes lacets tes « Camel »
Assise couchée dans la cage
Sans escalier ni nuage
J’ai appris à me cacher
La tête violette et oranger
Derrière les barreaux de mon lit
Pour revoir la vie en vie
J’ai appris à me suicider
Au cœur de la collectivité
Pour ne pas oublier
Qu’à l’extérieur je suis cramée
Et qu’ici
On est juste à l’abri
De l’acide et de la pluie
Accro à l’Extasy

C’est le jour du parloir
Tu ne veux pas les décevoir
J’ai la honte trop tard
Et la haine sans crier gare
Debout accroupie dans la cage
Sans volets ni trucage
J’ai appris à parler
Conjuguer sans jurer
Pour attraper au vol
Au creux d’une parabole
Une étoile pour m’évader
Sans hurler ni papier
Retrouver le cœur de ma vie
Sans illusions juste mes soucis
Renaître sans perdre mon passé
Pour ne pas oublier
Qu’à l’extérieur
Je ne suis qu'une feuille-morte
Et qu’ici ou ailleurs
C'est l'humiliation derrière chaque porte

« Alt » vos papiers s’il vous plaît
C'est le jour de la sortie
Le fameux jour J
« Alt » vos papiers s’il vous plaît
Je m’appelle Marie-Sarah
Ne tirez pas
J’ai appris le langage des signes
Sur votre clavier comme consigne
Je suis rentrée dans le moule
Et je me confonds désormais à la foule
Je vais vous le réciter
S'il vous plait écoutez

Viens Samira
Et tu te rappelleras
Où la machine m’a condamnée
Et l’amour un jour m’a sauvée

*********************************************************

Ctrl alt suppr j’efface mon profil
« Alt » يوقع على الرجاء
De Samira à Marie-Sarah

vendredi

Une vie en compte-gouttes

Le soir tombe comme ses paupières sur la misère de ses rêves. Elle s’injecte. Elle regarde les gouttes d'eau glissées sur la vitre de son vaisseau et voit partir sa jeunesse dans les étoiles.

Et dans la matinée, il descendra jusqu'au cimetière pour être sûr qu’elle est vraiment partie; pour être sûr qu’elle n'aura plus mal et qu’elle puisse reposer en paix ; pour qu’elle puisse être là où elle voulait être et pour ne plus vivre les pires moments que la vie lui a offert.

Et il a ouvert toutes les portes, pour voir si elle n’était pas cachée derrière; il a ouvert toutes les fenêtres, pour voir si elle était perchée dans un arbre, pour voir si elle était allongée près d’un coquelicot.
Au bout du chemin qui paraissait si long, son destin s’est échoué au pied d’un mur de glace un soir d’hiver.
Et il dépose ses mains sur son clavier azerty où ses doigts composent cette prose, des allées et venues d’un petit soldat dactylo amateur sans fusils, juste armé d’un coquelicot sur le canon de son cœur.

Et il écrit comme écrit la pluie sur la neige, des sillons en forme de partitions musicales :

« Est-ce l’écho de ta voix aux alentours
Que j’entends au lever de ce petit jour
La fenêtre ouverte à la bise d’hier
Caressant sur toute cette chair
Une fleur douce encore séduite
Au creux d’une lueur du temps en fuite
Est tristement seul et givre
Ne faut-il pas être toujours ivre
De vin de soleil d’amour de poésie
Avant que le verbe s’enfuit

Est-ce l’overdose d’une alchimie d’âmes
Entre un diable souverain et une femme
Entre un tragique destin
Et une culture du chagrin
Entre un cœur sanguin
Et une fleur perdue enfin
J'attends près du parchemin
Un message de ma belle amie en vain

A-t-elle dressé l’oublie
Serait-elle vraiment partie
Elle m’envoie un roseau
Avec la pointe taillée en biseau
Et de l'encre rouge
Dessinant des rayons infrarouges
Sur le pré qui nous sépare
M’enverrait-elle une herbe rare »

Agoniserait-elle dans un bouillon de sang et de souffre empoisonné ? Des lucioles et des sirènes encadrent l’écoulement pourpre dans son bois de rose ouaté de satin blanc.
Le monde pour elle s’est-il arrêté au fond de cette impasse, sous le chapiteau de la fresque de la tombe du plongeur ? Tous les mauvais scénarios conduisent à la rupture; tous les mauvais jours resteront sous la neige.

Une vie en compte-gouttes fini par un saut vers l'inconnu ou la mort.

mardi

Intersection

Pour tracer une ligne dans le vide
Ne faut-il pas deux points peu importe le sens
Sous la passerelle des invalides
Ne coule-t-il plus l’innocence

Et la lune s’habille et brille
Le long de ses bas résilles
Dans son fourre-tout
Rien n’est clair tout est flou
Et vient la nuit éclate l'heure
Les jours s'envolent je demeure
Et cherche l’amour en rond
Assis debout comme un électron
A la fois elle s’entête
Et chante l’absence à tue-tête
Vais-je venir à bout
Où serais-je devenu fou
Tout s’en mêle
Bien qu’elle se démêle
La main dans la main
Restons face à face ce matin
Pour tracer une ligne dans le vide
Ne faut-il pas deux points peu importe le sens
Sous la passerelle des invalides
Ne coule-t-il plus l’innocence
Et ses cheveux noirs aux reflets roux
Danse dans l’ombre jusqu’à ses genoux
Elle me sourit tout à coup
Et je tremble de partout
Une idée filtre le long de son cou
Et son parfum m'enivre le bon goût
Pour tracer une ligne entre elle et moi
J’en veux encore intense et surmoi
Il a fallu plusieurs ronds-points
Pour trouver l'amour juste à point
Du sang sur les lèvres
Qu’en pensez-vous
Aurais-je attrapé la fièvre
Suis-je vraiment fou

Pour tracer une ligne dans le vide
Il faut deux points peu importe le sens
Sous la passerelle des invalides
Il ne coule plus l’innocence

lundi

Hiver cruel

L’hiver glacial congèle l’auxine
Ses tristes feuilles mortes dévoilent ses épines
Réchauffe la désespérance
Ressuscite les incohérences
Sous la neige le silence est l’acmé du roi
Une parodie sourde sans nom ni voix
Exhume l’endorphine
Une symphonie pastorale d’une orpheline
Éveil les sentiments
Démoralise la léthargie des exposants
Éduque la conscience malheureuse
Restaure l’ordre de la nature précieuse

Et à la lueur d’une bougie dans une catacombe
Devons-nous dévorer nos jambes
Pour obtenir l'énergie de marcher
Devons-nous dormir à la belle étoile
Pour déloger les esprits à briller
L’hiver deux mille douze est cruel

L’hiver glacial congèle l’auxine
Ses tristes feuilles mortes dévoilent ses épines
Enlumine la nuit et le jour
Deviendrait-il aveugle à l’amour
Cristallise la nuit le vide en drame
Tourmente le jour le cœur des Hommes
Après être devenu sans pitié ni secours
Nu de confort il souffle le manque
Montre des cris sous l’abat-jour
Vit sans état d’âme ni billet de banque
La glace a-t-elle une extinction de voix
Car la neige rend l'ignominie esthétique sans toit

Et à la lueur d’une bougie dans une catacombe
Devons-nous dévorer nos jambes
Pour obtenir l'énergie de marcher
Devons-nous dormir à la belle étoile
Pour déloger les esprits à briller
L’hiver deux mille douze est cruel

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http://www.dailymotion.com/video/xblgbo_le-sdf-mort-de-froid-land-art-ephem_creation

vendredi

Café


Mon désir de café est si fort que je ne peux pas le freiner. Je peins et j’écris des heures durant et même davantage et je perds toute notion de temps et d’espace, voyageant à travers les horizons d’un monde imaginaire. C’est un monde plutôt étrange, mais je m’y sens bien.

Où la porcelaine danse en robe blanche
Comme la peau d'un nuage au bout d'une branche
Volupté éparse d'un sucre roux en poudre
Savoureuse semence d'un coup de foudre
Fruit rouge et noir de l'arbre à la torréfaction
Passage d’un arôme délicat à la diablerie sans concession
Chaud et ténébreux baignant sur une langue camée
Un enfer au royaume d’une terre brûlée
Léger et pur comme un cœur en louange
A la musicalité d’une tempera sauvage
Doux et crémeux flirtant sur la surface du monde
Comme la vapeur d’un filtre d’une création féconde

Et je vois en premier un paysage nocturne chargé de brume illuminée de lueurs incandescentes, autres forces actives de la nature; et les rives, d’abord fort étroites de mes yeux, s’élargissent. Le second montre des océans tumultueux au-dessous d’une épaisse atmosphère zébrée d’éclairs violents propices, une fois encore, à la genèse de la vie; et je dessine des nuages d’argent, des flocons de filigranes couleur café, de pâturages en sucre blanc. Il neige encore et je termine mon café équitable.


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Pub sans doute pas très équitable mais esthétique !
What else /George Clooney et John Malkovich.
http://www.youtube.com/watch?v=23j1B4-lroM&feature=player_embedded

mardi

Exposition avant-gardiste


Un flocon deux flocons trois flocons
Des milliers de flocons
Planent et m’offrent le tournis
Frôlent mon cœur engourdi
Et mes lèvres asséchées par le givre
Me ferment les yeux et les ouvrent
Et je vois une femme en cire
Coulant sur l'échelle du temps
Sans talons aiguilles ni cuir
En filigrane bécotant
L’armure d’un prince charmant
Sans élan ni amour fulgurant

Est-ce une photo de vous
Ou
Une peinture de « Fernando Botero Angulo »
Assise nue à l’aval d’un ruisseau
Est-ce du Land Art
Ou un abcès Pop Art

Assisterions-nous à un remake
A une biographie existentielle d’un mec
Ou d'une girafe à la veine glacée
Brodée d’une langue blanche écœurée
Assistée d'un macchabée ligaturé
Ou d’un vieux macramé
Recouvert de tatouages en délire
Juste pour vous dire
Qu’il n’y a pas d’amour heureux
Quand une femme ronde dissimule son cordon-bleu

Alors dessinons-lui une bouée
Autour d’une taille édulcorée
Comme vous êtes en photo
Bien plus moderne
Qu'une fresque de « Fra Angélico »

Et de cette prouesse sans peine
Ne vous cachez plus
Dans votre cœur le froid n'est plus
Il neige encore
Replongeons alors
Dans le merveilleux
Sous ses flocons
Recouvrant tous vos jours malheureux
Partez vous réchauffer sous l'édredon
Danser à travers la ouate
Les décibels et les watts

dimanche

Oblique

A droite
Elle
A gauche
Lui
Au milieu
Serait-ce le vide
Une perte d’équilibre
Par cet après-midi
Gris
A droite
La mer
A gauche
Le ciel
Et face à nos yeux
Des vagues et de l’écume
Des nuages et des flocons
Duel entre la verticale et l’horizontale
Dans un délire futile
Comme tout est simple et étrange
Etendue sur le côté droit
Allongé sur le côté gauche
Ombrelle et parapluie
Je me désintéresse du paysage
Et je ne pense qu'à des choses très coquines
Très coquines et très heureuses
Comme mon regard
Verticalement
Horizontalement
Perdu au milieu de nulle part
Et au centre de tout
De gauche à droite
Je vais et je viens

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