« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Bienvenue sur mon blog... Mon nom de domaine a été piraté ou autre effet papillon ! Mais le contenu est préservé... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer !
Vous trouverez sur ce site tous mes mots « poétiques » :
- Des proses et ou poésies d'amours, loufoques, tristes, engagés, satiriques , d'amitiés et autres...
- Des chansons à l'état brut.
- Des citations personnelles.
- Des lettres ouvertes.
- Des bas et des hauts.
Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

Tous mes poèmes

Nombres de poèmes et de commentaires publiés dans le blog

Nombre total de pages vues

mardi

Lucie

Lucie
Mamie
Déesse des vapeurs
Et du savoir
Tu as choisi ton séjour
Et passé l'instant
Dans l'or d'un nuage
De neige et de fleurs
De l'être au néant
Proche des doux rayons
Que répand l'œil de ton amour
Celui de toujours
 
L'aile pesante
L'esprit troublé
Désormais tu cherches
Hésitante 
Sur la passerelle
La mélodie universelle
Repassant le gros chagrin
Sur un lit de coton blanc
Là où ton bien-aimé se repose
Écoute et regarde

Et dans la pudeur et l'espoir
Sous le rose et le fard
Loin des larmes
Qui lui chantent l'Ave Maria
Son souffle entre ciel et terre
Coiffe celle qu'il attendait
Tranquille dans l'aurore
Au sein de Dieu
 
Si l'homme
Est né un jour pour agir
Lucie et pierre
Sont nés pour s'aimer
Inutiles à la terre
Utiles à ce beau lieu béni
Nécessaires à l'esprit
A nos vies
Ils s'aiment à nouveau
 
Demain vient
Et nous laisse ce goût étrange
Dans le malheur présent
Dans l'espoir des plaisirs
 
Lucie
Mamie
Merci
Merci de nous avoir donné la vie
Et tant aimé
 
 * 
 
 
Illustration temporaire de

mercredi

L'amour laisse des traces

L'amour est ailleurs
Dans l'écharpe vaporeuse
D'un accord idéal

Qui parle d'amour
Parle de ce qu'il ignore
Même et surtout s'il est amoureux
 
Et pourtant
Il faut bien parler de lui
Parce qu'il est
Mais échappe à la définition
Si par hypothèse
L'amour était défini
Il cesserait dans le moment même
D'être amour
Il n'existe qu'à distance
De nos concepts
Qui l'anéantissent en le touchant
De quelque côté
Que nous voulions l'aborder
Il se dérobe à nous
Baigne les visages du monde
Et les paysages humains
Comme une lumière
Qui n'émanerait point d'eux

L'amour n'est jamais très loin
 
Et là
Je le vis
Sur la cime d'un astre
Corps et âme
Dans l'éblouissement de ses traces
Sur l'accord idéal


*
 
 

De nature amoureuse

Drapée de verdure ou voilée de neige fraîche,
Celle que je regarde n'est plus à l'abri.
Qu'il fait bon dans la tiédeur de l'étourderie
Dont l'aspect m'épouvante et m'allume la mèche.

Elle me retrace ses souvenirs revêches,
Si proches de l'humeur de mon cœur engourdi.
La brume de ses lèvres ne m'a pas tout dit,
Et bouillonnant, désormais j'explore la brèche.

Belle en fleur, doux trésor de la vallée humide,
Dans mes songes adorés, je m'envole avide,
Et en elle le pollen s'égrène chantant,

Où l'amour, l'âme sœur par un souffle céleste
De mes illusions, régénèrent quelques restes
Qui dans ce monde un instant arrêtent le temps.


*
 
Illustration d'après une œuvre de

mardi

Reflet de France

Blessures rassasiées
L’encre du poète
S’élève rouge
Sur le mur d’en face
Interpelle le zouave
Interpelle le peuple

Fille de l’injustice
Ciment de la rage
Écorchée à vif
Dans la fissure de l’infortune
Elle colporte l’usure de l’anonymat
La misère officielle
Un reflet de France
D’une marque déposée
Qui dépossède la fourmi
Altère la cigale

Fille de la liberté
À l’esprit riche
Aux lèvres d’argent
Se gargarise de la fébrilité
De l’empathie hiératique
De la sauvagerie ambiante
Un reflet de France
D’une marque déposée
La cigale comme la fourmi
Ne sont plus des bêtes

La cigale ne souhaite pas
Marcher sur la lune
Juste chanter dans sa clarté
La fourmi ne souhaite pas
Dormir à la belle étoile
Juste sous son arbre de Noël

Et solennel sur sa branche
De nuances et d’ambivalence
Maître corbeau à la plume
Prisonnière de son horizon
Savoure son excellence médiocrité
Cloue dans l’urne l’espérance
Et recouvre la fête de flocons gris
Sur les cœurs du trottoir d’en face
 
*
 
Si vous n’êtes pas certains de comprendre ce que j’ai raconté, mettez-vous à écrire votre propre texte exprimant ce que vous imaginez que j’ai pu vouloir dire. Ce n’est qu’à ce prix que vous pourrez espérer générer quelque chose de nouveau…

vendredi

Je vous remercie

Il semble prudent de remercier
Un poète en particulier
Pour ses poèmes
Avant de le lire on sème
Pour éviter de se mentir
C'est pour vous dire
Qu’il y aura bien une graine
Qui germera dans la plaine
Une souris verte en contre-jour
Courra dans l’herbe avec amour

Beaucoup remercier
Sans trop lécher
Signifie secrètement
Même dans le sang
Demander davantage
Et il n’y a pas d’âge
Pour réclamer
Un petit baiser
Au moins sur la joue

Ennuyeux comme un jour de pluie
Sec et trempé
Je lâche la rime
Arrêtez d’insister
Je suis nu-pieds
Et je marche sur des vers pilés
La tête encore sur un bon cou
L’esprit averti de la chute
À force de tirer vers le bas
Les cheveux cloués au sol
Je finis ma course là-haut
Les pieds englués dans les nuages
C’est sans doute cela
De ne pas croire en Dieu
On s’invente notre propre monde
À l’image de nos rêves
À la réalité de la vie
Ce vendredi 13 commence
Et je viens vers vous
La faucheuse à la main
Pour vous offrir ma journée
Avec tout ce que j’ai pu y mettre de bon
Et aussi de moins bon
Ma mort attendra
Je suis toujours en retard

J’aime le partage
Pour tout ce que j’ai fait
De mal comme de bien
Je vous remercie
Car ce n’est pas grâce à votre aide
Que j’ai pu être utile aux autres
C’est grâce à quelque chose
Je la cherche

mardi

Sosie or not sosie

Ironie du sort
Sosie or not sosie
J’aime le livre papier
Comme j’aime les fleurs
Au cœur d'une prairie
Je déteste le numérique
Comme je déteste les menteurs
Assis dans un hémicycle

Le contraste entre ce que l'on espérait
Et la réalité
Me rappelle un livre
À l’odeur volatile
Contenue dans l’air
Du temps qui défile
Sur mon visage en vain
Et ce parfum entre mes mains

Un jour
J'ai déniché dans un grenier
Au fond d’une malle
 D'un romantique un trésor
 Avec son papier vergé
Aux notes d’herbes
À la saveur d'acides
Et un soupçon vanillé
Sur un fond de moisi
Protégé d’une reliure
En maroquin pleine fleur
Demi chagrin bleu
Le dos à nerfs
Le titre en lettres dorées
Des légers frottements
À la légère insolation
Et quelques piqûres en têtes
Une œuvre d'Alphonse de Lamartine
Une édition originale
« Voyage en Orient »

Les heures passent
Dans le froid l’hiver
Je résiste avec mes feuilles
Vert-de-gris est la neige
Au bord de la rivière
La peau putrescible
Je m’acidifie et sale
Mes pensées mortelles
Pour m’extraire de l’eau trouble
Qui gèle mes chairs
Au milieu du brouillard
Mes yeux découvrent
Un livre numérique
Dois-je l’adopter
Le regard perdu au fond du lac
Où les cygnes ne glissent plus sur l’eau
Mais sur des pixels
Noirs et blancs
Sans âmes ni odeurs

Numérique ou papier
Sosie or not sosie


*

☺ à ceux qui aiment les livres

lundi

Elle cherche encore

Des pas des voix
Du côté sombre du jardin
Foulent ses partitions
Il y a ce silence
À l’intérieur des murs
Où la dernière note
Frôle la mort
Compose son second souffle
Et prie

Elle cherche un refuge

La chaleur du cœur
À rompre ses appels aux secours

Des rires des chansons
Au clair de la lune
Habillent ses branches nues
Il y a ce crépitement
À l’intérieur des corps
Où la dernière flamme
Anime l’obscurité
Brûle l’absence
Et danse

Elle cherche à partager

La fraîcheur des fleurs
À user la semelle d'un parcours

Des rêves des joies

Dans le sillon de l’aurore
Bercent de nouvelles racines
Il y a cette nuit
À l’extérieur des murs
Où la dernière larme
Alimente l’éden
Provoque l’espérance
Et enchante

Elle cherche la concorde
La douceur du bonheur
À épouser les feuilles de l’amour




dimanche

Face à face

 Avant que la peur nous glace
L’œil attaché face à face
J'ai laissé mon cœur
S'accorder à ses sommets
Exalter l'air du jour
Le plus puissant
Mes souvenirs
Les plus innocents
Au plus coupables

Je ne cherche pas à quitter les nuages
Je cherche juste à saisir ses messages

Puisque l'auteur de ma vie
S'est caché dans son ventre
Rien ne m'oblige
De me reprocher son ascension

Et j'ai retenu la plus belle leçon
De cet art absolu qu'est la vie
Celui d'apprendre à aimer
À être aimer
Avant que la mort nous glace
L’œil détaché face à face

*

vendredi

J'ai vu son ombre sur la lune

J'ai vu son ombre sur la lune
Coïncidence
Unique dans l’univers
Objet de désir
Amante de la terre
Amoureusement humaine
Rêve nocturne
Vérité
Foulée par une union indélébile
Éternité

J'ai vu son ombre sur la lune
En voulant sauter dessus
Je suis tombé dans le vide
Ce qui est une évidence pour l’un
Est un mystère pour l’autre
Elle est la beauté du monde
Fragile balance à l’arête blanche
Entre l’euphorie et l’angoisse
Séparant le cœur en deux

J'ai vu son ombre sur la lune




mardi

À l'heure où j'écris ses lignes

Je me réveille au son strident
De l’alarme de mon mal être
L’unique son qui m’extirpe
De ce gouffre nocturne
Au plafond touchant le sol
Les murs mes oreilles
À l'heure où j'écris ses lignes

Les yeux encore gorgés de larmes
Je suis en tête à tête
Entre nuages et source
Avec le monde du vide
Tous les oiseaux ont quitté le ciel
Les poissons la rivière
À l'heure où j'écris ses lignes

Nous sommes tous des jouets de la vie
Il faut que j'aille au fond de l'inconnu
Pour déchiffrer un nouveau sens
Une nouvelle dimension
À la vie à nos vies à la mienne
Pour préserver le lien
À l'heure où j'écris ses lignes

Pour sauver son âme
Sans oublier celles des autres
Il faut espérer le meilleur
Pour ne pas s'en rendre compte
Et prendre ce qui vient
C'est sans doute ça le bonheur
À l'heure où j'écris ses lignes

Le vide est une substance illicite
Vide que l'on redoute tous
Qu’isole le processeur humain
Toutes ses choses simples
Qui nous font tenir debout
Qui nous font rire et pleurer
À l'heure où j'écris ses lignes

J'ai hâte de lui peindre
Le noir en rose
Le gris en bleu
La mort en aventure
Je dois me libérer
Pour m'affranchir du vide
À l'heure où j'écris ses lignes

De l'émotion négative
Ce mouvement n'est pas d'effacer
D'effacer l'autre ou la souffrance
Mais juste de la traverser
De lui parler la caresser
À l'heure où j'écris ses lignes
Elle vient de nous quitter

*
À Élisabeth S.

*
 

lundi

Moïra

Écoute le chant des oiseaux
Il t’accompagne
Dans le vent de ta nouvelle liberté

Tu es une femme
À l’infinie richesse intérieure
Où tes murs sont translucides
Et tes frontières invisibles
Singulière comme une couche de neige
Sur le versant d'une montagne
Qui s'élancerait à toute allure
Sur la piste aux étoiles
Au cœur de la forêt
Icône de la modestie
Par ton intelligence à t'y tenir
Vestale offrant ta grâce
Tes idées pures et sincères
Casanières et militantes
Tu cours comme tu marches
Sans trébucher
Pour ne pas subir
Comme un cheval au galop
Le déferlement de la marée

Tu es le reflet d'une femme
Qui aime les uns et les autres 
Qui continue de rêver
D'un monde meilleur
Utopiste
Non
Car pour toi
Le sens de la vie est d'évoluer

Et là
Sur le bord de la berge
Pieds nus
Sur le seuil de ta nouvelle demeure
Improvisant de ta voix de rossignol
Tu déclares à ton hôte
« Tu peux me tuer
Mais tu ne tueras pas mon rêve. »

Ne t'inquiète pas
Nous t'aimons
Et t'aimerons toujours
Comme une rivière de joies
À travers les feux de la nuit
Les nuages de la vie

Désormais tu rêves au futur
Pour oublier le passé
De sorte que tu ne vis
Ni dans le futur
Ni dans le passé
Mais avec nous

Écoute le chant des oiseaux
Il t’accompagne
Dans le vent de ta nouvelle liberté


*

À Élisabeth S.
Moïra : Destin

*

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