Qui suis-je ?

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La poésie est une suspension du temps, une clarté fugitive posée sur le monde. Un puits sans fond où puiser, sans mesure, la palette entière des émotions humaines. J’essaie, sans reprendre la recette des éloges, d’écrire de la poésie — ou du moins de m’en approcher, de frôler ce qui, pour moi, en porte le nom. Je me love dans cette matière à la fois sibylline et mouvante. Sibylline, parce qu’elle me parle dans une langue étrange, souvent indéchiffrable. Mouvante, parce qu’elle m’échappe, indomptable, refusant toute maîtrise. À la hauteur de mes moyens, j’essaie simplement d’être celui que je choisis d’être : le témoin de ce qui m’habite et de ce qui m’entoure. Je ne suis rien de plus qu’un être en besoin d’expression, offrant ce que la vie consent à me laisser croire, ressentir et partager.

Vous trouverez sur ce blog toutes mes humeurs poétiques, de la poésie plus ou moins libre selon l'état d'esprit du moment...

« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »

Si vous souhaitez lire l’essentiel, cliquez sur l’onglet « tous mes recueils en libre accès sous format PDF »

Les écrits et les illustrations numériques sont de ma plume. Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont j’ignore les auteurs ; je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer. Il peut arriver aussi qu'un vers se glisse et qu'il ne m'appartienne pas, par pur hasard ou pas, je l'indique lorsque je pense qu'il en est nécessaire. En bas du blog, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre... Attention je ne tiens pas à jour tous les liens... Et souvenez vous que la poésie est une suspension qui éclaire le monde !

Toutes les fautes d'orthographes sont corrigées au fur et à mesure des rencontres... Et toute ressemblance avec des personnages existants serait purement fortuite

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jeudi

La forêt a pris feu (Chanson)


Sur moi les griffes de la nuit
Un trou noir dans le silence
Un refuge d’écorce et de bruit
Je compte mes doigts sur le sol

Je suis une arme fatiguée
Debout sans vraiment comprendre
Et je tombe encore une fois
Sans savoir pourquoi

La forêt a pris feu
La forêt a pris feu
Les branches sont hors-la-loi
Et mes yeux s’ouvrent ailleurs

La forêt a pris feu
Le temps ne tient plus debout
Je perds mes repères dans le bois
Et je m’échappe de tout

Ça monte derrière mes yeux
Comme une fièvre lente
Des images qui cherchent le sol
Des murs ouverts dans ma tête

Ton nom passe comme un éclair
Sur une veine trop rouge
Et tout devient horizontal
Même le chaos bouge

La forêt a pris feu
La forêt a pris feu
Les branches sont hors-la-loi
Et mes yeux s’ouvrent ailleurs

La forêt a pris feu
Le temps ne tient plus debout
Je perds mes repères dans le bois
Et je m’échappe de tout

Réduire le champ de bataille
Juste toi, juste moi
Revenir à l’origine
Sans bruit autour de nous

Faire taire les éclats
Respirer sous la peau
Avant l’impact, te voir rougir
Et tout recommencer

Entre les draps de soie
Je monte lentement
Vers un sommet de vertige
Où tout devient vivant

Tes gestes font des prières
Dans un langage sans nom
Et mon corps devient multiple
Perdu dans ton frisson

Putain mon dieu, qu’est-ce que tu fais
Là, maintenant, contre moi
Ça brûle encore dans mes veines
Et ça s’ouvre en toi

La forêt a rendu son jugement
Mais je ne sais plus pourquoi
Un rêve bleu au bord du jour
Nous retient encore là 

 

 

Version 2


 
 Sur moi les griffes de la nuit
Comme des chiens dans le noir
Je dors sous la terre humide
Pour éviter mon miroir

Je suis une arme fatiguée
Chargée contre le vide
Debout dans une chambre blanche
À regarder le plafond fondre

Je tombe si bas
Que même l’écho m’oublie
Le fond du gouffre avait ton visage calme
Et ses yeux sans lendemain

La forêt a pris feu
Les arbres parlaient dans la cendre
La forêt a pris feu
Et le ciel sentait le fer chaud



J’ai parlé si fort
Que la nuit s’est fendue
Mais mes cris reviennent froids
Dans les branches nues

Le temps boite dans la poussière
Comme une bête qu’on traîne
Je laisse derrière moi
Des morceaux de lumière
Quelque chose monte derrière mes yeux

Lentement, sans visage
Des visions cognent contre ma peau
Comme des oiseaux de rage
Ton nom traverse la fumée

Trait de glace dans mes veines
Et tout bascule sans bruit
Même le chaos se tait
Réduire le champ de bataille
À la distance de nos doigts

Faire taire le monde entier
Dans ton souffle contre moi
Tes mains savaient éteindre
Le vacarme dans ma tête
Et nos corps faisaient semblant
D’être sauvés pour de vrai

Suspendre l’impact du monde
Dans la chaleur de ta peau
Voir naître un incendie lent
Sans qu’il dévore le ciel

Entre les draps de silence
Je monte lentement
Vers un vertige immobile
Où tout devient brûlant

Tes mains inventent une religion
Contre ma peau fragile
Et mon corps se défait
Comme une ville hors courant

Mon dieu — dis-moi
Ce que tu fais de moi
Je brûle plus lentement que toi
Mais je brûle encore

La forêt a rendu son jugement
Les branches craquaient sous le vent
Je ne sais plus pourquoi je tremble
Ni lequel de nous deux rêve encore

Au bord du jour
Dans la lumière bleue des vitres
Quelque chose nous retenait là
Comme deux fantômes trop vivants
 

mercredi

L'angle mort du jour (Chanson)


Dans l’angle mort du monde,
là où le bruit n’a plus d’autorité,
je t’ai trouvée.

Pas comme on trouve —
comme on devine une présence
avant même d’ouvrir les yeux.

Tu n’es pas une lumière,
tu es ce qui la rend nécessaire.

Depuis,
le vent a oublié comment parler,
il bégaie ton absence
dans mes oreilles pleines de toi.

Tu t’es installée
dans mes silences les plus précis,
ceux que je gardais
pour ne pas tomber.

Et maintenant,
je tombe —
mais différemment.

Tu es ce lac
que même les déserts n’osent imaginer,
une contradiction vivante,
une réponse sans question.

Je m’accroche à toi
comme une idée refuse de mourir,
comme une racine
perce la pierre sans demander pardon.

Et mes nuits…
mes nuits ne dorment plus.
Elles t’attendent.

Le temps, lui,
fait semblant d’avancer,
mais il ment.
Parce qu’à chaque seconde avec toi,
il hésite.

Dis-moi —
suis-je celui qui transforme tes fissures en vitraux ?
Ou simplement un regard de plus
posé sur tes tempêtes ?

Et toi…
es-tu cette folie douce
qui m’apprend enfin
à ne plus me retenir ?

Parce que depuis toi,
je ne suis plus entier —

je suis vivant.
 
 

mardi

Les restes de lumière sous la peau

Avec les yeux — peut-être —
quelque chose s’arrime
sec, presque coupant,
à la lisière des cils.

Puis ça décroche.
Sans prévenir.
Comme une trace de froid
qu’on croit tenir
et qui glisse hors du contact.

Je ne sais pas où ça bascule
quand ça cède —
mais la paume, elle,
reste entrouverte,
habitée d’un reste de chaleur
qui ne correspond plus à rien.

Sur les doigts,
une odeur âpre,
comme si la peau avait frotté
contre une pièce trop longtemps oubliée.

Dans la gorge :
une vibration basse,
pas un son —
plutôt un animal immobile
qui refuse de partir.

Puis la lumière tranche.
Net.
Comme si l’espace lui-même
se retirait d’un coup.

J’ai voulu serrer.
Les phalanges blanchissent —
ça imprime,
ça entame,
mais ça ne retient rien.

Alors je laisse passer.
De travers.
Ça accroche.

Les mots viennent en morceaux,
comme une présence collée au noir —
on la devine dans la pression de l’air
avant qu’elle prenne forme,
sans savoir
si elle tiendra.

Parfois je m’acharne.
Je pousse —
et tout se défait d’un bloc.

Alors j’abandonne.

J’attends
que quelque chose cède de l’intérieur,
que ça relâche
ce point dur
planté sous les côtes.

Accepter
de ne pas localiser
ce qui insiste,
ni même ce que c’est.

Et quand enfin ça affleure,
c’est déjà hors de portée :
il n’y a plus de prise.

C’est passé.

Le corps, lui,
réagit trop tard —
comme s’il reconnaissait
une empreinte retirée.

Mais déjà
ça n’a plus de forme.

jeudi

Nadine et Bruno Boipeba (Chanson)

 Cliquez sur (Nadine et Bruno) pour écouter la chanson


 
 
Parole de « Boipeba »

La beauté n’habite pas le miroir,
Elle voyage sans dire au revoir,
Comme un oiseau léger, presque invisible,
Elle s’envole vers l’imprévisible.
Elle quitte la peau, douce illusion,
Pour trouver une autre vision.
Dans une pupille étrangère, elle se pose,
Et tout à coup, le monde explose.

Et dans tes yeux, je vois naître
Un feu que je ne peux pas taire,
Un éclat qui me fait renaître,
Comme si tout devenait clair.

Oh Nadine, Bruno, dansez sous la lumière,
Vos regards font tourner la terre entière.
C’est pas le monde — c’est vous qu’on voit,
Quand vos deux cœurs battent comme ça.
Oh Nadine, Bruno, brûlez sans bruit,
Dans cet incendie doux de la vie,
Et que l’amour vous invente encore,
À chaque regard, plus fort, plus fort.

Oh Nadine, Bruno, dancem sob a luz,
Os vossos olhares fazem girar o mundo inteiro.
Não é o mundo — são vocês que vemos,
Quando os vossos dois corações batem assim.
Oh Nadine, Bruno, ardam em silêncio,
Neste doce incêndio da vida,
E que o amor vos renasça,
A cada olhar, mais forte, mais forte.

Ce n’est pas le visage qu’on retient,
Mais la flamme qui tremble au loin.
Derrière les yeux de celui qui regarde,
Un univers entier qui s’attarde.
Nous ne sommes que des paysages,
Des promesses, des mirages,
Et l’autre devient notre ciel,
Celui qui nous rend éternels.

Quand tu me vois, je deviens
Tout ce que je n’étais pas encore,
Et ton amour trace le chemin
Vers un horizon plus fort.

Oh Nadine, Bruno, dansez sous la lumière,
Vos regards font tourner la terre entière.
C’est pas le monde — c’est vous qu’on voit,
Quand vos deux cœurs battent comme ça.
Oh Nadine, Bruno, brûlez sans bruit,
Dans cet incendie doux de la vie,
Et que l’amour vous invente encore,
À chaque regard, plus fort, plus fort.

Oh Nadine, Bruno, dancem sob a luz,
Os vossos olhares fazem girar o mundo inteiro.
Não é o mundo — são vocês que vemos,
Quando os vossos dois corações batem assim.
Oh Nadine, Bruno, ardam em silêncio,
Neste doce incêndio da vida,
E que o amor vos renasça,
A cada olhar, mais forte, mais forte.

Et si demain, tout change autour,
Gardez ce feu, gardez l’amour.
Car dans les yeux de l’un et l’autre,
Vous êtes déjà mille vies, mille nôtres.

Oh Nadine, Bruno, chantez à pleine voix,
Que le monde danse avec vous ce soir-là,
Car la beauté vit là, entre vous,
Dans chaque regard un peu fou.
Oh Nadine, Bruno, que ça dure toujours,
Ce feu léger qu’on appelle amour,
Et que vos yeux, à chaque détour,
Réinventent le monde autour.

Oh Nadine, Bruno, cantem a plenos pulmões,
Que o mundo dance convosco nessa noite,
Pois a beleza vive ali, entre vós,
Em cada olhar um pouco louco.
Oh Nadine, Bruno, que isso dure para sempre,
Essa chama suave a que chamamos amor,
E que os vossos olhos, a cada recanto,
Reinventem o mundo à vossa volta.

 

 


Écrit le 01 avril 2026 à Boibepa.
Copyright numéro 00048772-1 


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