Vous trouverez sur ce blog toutes mes humeurs poétiques, de la poésie plus ou moins libre selon l'état d'esprit du moment.

« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »

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Les écrits et les illustrations numériques sont de ma plume. Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont j’ignore les auteurs ; je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer. En bas du blog, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre... Attention je ne tiens pas à jour tous les liens...

Bienvenue sur mon blog ! NOUVEAU recueil 16... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer...

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dimanche

Ni noirs ni bleus

Sous l'arbre des songes
J'ai demandé la lune
Le monde l'avait perdu

Je m'égare dans tes pâles yeux bleus

Une lueur silencieuse
Traverse la baie
Celle qui fait face
À la montagne chauve
Mes yeux partent en avance
Mes jambes les rejoignent
Du brouillard perle une bruine
Chaude et glaciale
Mes mains quittent l'air
Se glissent dans mes poches

Sous la pluie des cieux
J'ai demandé de la tune
Le banquier ne voulait pas

Je m'égare dans tes pâles yeux noirs

Là-bas sur le toit sans toi
La vie était ce coton blanc
Sans peau ni horizon
L'argent est comme nous
Dans le temps il ment
Ne peut pas se lever
Mais redescendre pour toi
C'est se relever
Je m'égare dans tes grands yeux
Ni noirs ni bleus
Juste rempli d'amour qui dort





jeudi

À l'arbre des songes

Au-dessus du pot aux roses
La grâce voltige 
À deux pas 
Ne boirait-elle plus mes paroles

Et si l'amour 
Dont tu rêvais était ici
Dans le cœur des airs fertiles 
Au lait du rire

Tu es là 
Sous le parapluie 
Jupe et bas noir

Fais semblant 
Ou rentre la chance dans ta vie
Regarde ce fil de lumière 
Qui t'attache 
Te retient
À ce mouvement perpétuel
Où les mots 
En liberté
Sortent de nos poitrines 

Oui ta conscience et les fous 
T'ont mis à genoux
Mais loin des mortels 
Mauves et visqueux qui t'entourent
C’est ta parole 
Douce et candide 
Qui vaincra



*


Poème en lecture 

lundi

L’ordre caché des choses

La vie a ses défauts
Et si je valorisais
Une délicatesse morale
En m'éloignant de l'herbe sèche
D'une terre abandonnée

Le mistral a gercé mes lèvres
De mon aéronef mon amour
Perché entre le refuge du Christ
Et le col de la Lune
J'aperçois la Dent de Burgin
Un chapelet de bois oranger
Couvert d'un grand nuage de lait

L'automne s'efface peu à peu

La mer est bavarde
La montagne est revancharde
Je ne doute pas
Qu’on arrive à une égalité idyllique
La fée des glaces a repris ses aises
Et n'en déplaise aux sirènes
Sous son manteau neigeux
Le silence nous tient à l'abri

S'il existe une autre façon de s'en aller
Comme tout le monde
De l'autre côté de mon rêve
Regagnons nos pénates
Avant que la nuit abroge
L’ordre caché des choses




samedi

Lésion

La tête au-dessus d'un feu follet
De la cire coule d'un crâne
Une poupée de son
Qui ne sait plus son nom

Des cheveux vénitien
Sur un oreiller cochenille
Minerve autour du coup
Le choc de la lumière
Loin des titans
Tout proche d'un banc
Une valise piégée
Des clous des boulons

La souffrance comme l'indicible
Reste une énigme
Tant d'élucubrations 
Aucune image ancienne
Déstabilise le crâne
De ses fantômes

Toutes les nuits
Derrière un drap blanc
Une silhouette s'approche
Libre à elle de s'inviter
Sur l'art d'un périple imaginaire
Où l'amour serait roi
La vie une tulipe rouge
Son tube de dentifrice
Un baiser édifice
Et l'hippocampe
Une armure
Sans failles ni rouille

La tête au-dessus d'un feu follet
De la cire coule d'un crâne
Une poupée de son
Qui ne sait plus son nom



Amnésie mort du passé

vendredi

L'air de rien


Tout a commencé là
Dans la cendre bleue
D'une ruelle d'un no man's land

Il a les doigts sur sa nuque
Avares du jeu qui leur échappe
Ils veulent un peu de temps à eux
Dans la mesure de l'impossible
Les genoux sur des grappes d'épines
Leurs prières n'ont jamais atteint le ciel
Ni même le rouge à lèvres
Du bonheur comme du malheur
Égarement à ses pieds
Le menteur a brisé la glace

À ses cils il a suspendu son chien
Un peu plus vivant et mort
L'histoire s'est arrêtée là




mercredi

Sécheresse

Été brûlant
Automne sec
Sous les larmes orphelines des anges
Le sol syncrétise
L'hermaphrodite lumière
Qui enlace l’ambiguïté des corps
La flore de sa folie

La nature dépérit
Et s'y clone un nouveau monde

En attendant la pluie
Reste l'amour pur
Qui éclate tout nu
Sur la note intérieure






mardi

Déchronologie

Écrit sur un morceau de papier
Je lui ai donné la main
Je lui ai dit de rester avec moi

Encore un automne alambiqué
Où tant de mots dérivent
D'une nacelle à l'autre
Pensée vague
À l'espoir flou
Un contrariant mea culpa d'une mère 
Partie rejoindre Daech
Souhaiterait délibérer

Ne sait-elle pas dans quel sens coule le sang

Des cris arrivent jusqu'à moi
Seule la providence sait
Où refleuriront ses fleurs fossiles
Je regarde pour la première fois
Leurs tendres écritures
Ces prénoms fragiles
Écrit de leurs petites mains

La chancellerie rangera ces cahiers
Qu'elle finira par oublier
Avec la mère qui les portait
Sous l'une des piles
Muettes et poussiéreuses
Qui assourdissent les paroles
Des bien-pensants




samedi

Un dernier pour la route

Terriblement terrible
Autant de crânes 
Qui s'entrechoquent
Et se fracassent 

Si peu de cervelle
En général
Autant de devinettes 
Qui se devinent entre elles
Voilà des fleurs
Des vieux qui pleurent
Des enfants qui respirent
Et chantent l'air de la communion

À côtoyer les bûcherons
L'arbre se raccroche à la poutre
N'oublie pas ses racines
Du sol au plafond 
De sa chapelle Sixtine

L'obéissance est ce marbre
Sans regard au grand cœur
Est-ce un bien un moindre mal

Au milieu de la foule
La pluie ressuscitera quelques vertus
Pour éteindre l'horreur





lundi

Bleu catacombe

Il y a beaucoup trop de morts
Qui le ne savent pas encore
Juste avant le bonheur
Un chant d'oiseau s'envole
Dans le bleu catacombe

Toutes ces rames fantômes
Continuent de chanter seules
Et tous ses rails qui cherchent
Le bon itinéraire
Sur cet océan du vide
Tunnel d'éternité
Au matin des anges
Le nez dans la chair
Je respire encore le bon air
Où l'ambulance troque ses urgences
Contre des papiers d'identités
Et la symphonie fantastique

Tout est nuit noir humide
Je devrais juste me retourner
À l'ombre Denfer Rochereau
Mais les cannes blanches sont interdites
Rabâche le sophiste de service
Marcherions-nous tous sur des œufs
Un mal de crâne m'interpelle
Demande si la mort
Est toujours aussi froide
Et le corps de la femme
Toujours aussi chaud
Bien sûr si tu connais l'amour
Personne n'a changé de langage
Sauf quelques prédicateurs

Il y a beaucoup trop de morts
Qui ne le savent pas encore
Juste après l'horreur
Un nom d'oiseau s'envole
Dans le bleu hécatombe





samedi

Les invisibles

Je suis entouré 
Par tant d'invisible 

Quand l'été nous quitte
Nous redémarrons sous la pluie

Une fois de plus 
Ma langue jongle 
D'une saveur sucrée
À une saveur salée 
Et distingue
Toute cette errance 
Qui marche sur la braise

Sommes-nous tous mortels
Quand l'automne appelle à la guerre 

Je suis entouré 
Par tant d'invisible





vendredi

Et j'ai lu ses lignes

Frères et sœurs
Tout a été dit
Tout reste à faire

D'une ambiguïté existentielle
À une heureuse coexistence
Ou simple vue de l'esprit
Peu importe
En attendant le divin
Soyez bienveillants et secourables
Envers ce corps céleste
Qui vous laisse le champ libre
Vous n'êtes pas innocent de votre propre vie
Tout le monde porte son ombre
Étrange comme mon cœur
Je marche dans le labyrinthe
L'ombre court derrière moi
Le soleil n'est jamais très loin
Elle désirait tellement s'élever
Et j'ai lu ses lignes

Je n'appartiens à aucun groupe
Ni parti ni religion
Je n'ai aucune haine
Ni mépris ni jugement
J'accepte que mes valeurs
Et ma liberté de penser
Me donne le droit d'aimer
Je pleure sur le désarroi
Et les peurs transpirantes
Des gens malheureux
Je ne veux point la gloire
 Ni applaudissements ni spéculation
Je vis pour un sourire
La joie
L'amitié
L'amour
La simplicité
J'imagine des épopées merveilleuses
 Voluptueuses
Périlleuses
Suaves
Harmonieuses
Je goûte chaque moment
De tendresse et de plaisir
Avec enivrement et gourmandise
Je vois une nature éblouissante
Blessée par la rage humaine
J'entends la douce musique de la vie
Me fredonner à l'oreille
Un chant de liberté
Tout ce que je ressens
Je le dois à l'ivresse de mes passions

Frères et sœurs
Tout a été dit
Tout reste à faire





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