Bienvenue sur mon blog et bonne fin d'année... Mon nom de domaine a été piraté ou autre effet papillon ! Mais le contenu est préservé... Je tiens à remercier et salue encore toutes les personnes qui naviguent sur mes pages par bonheur et sans se noyer !

Vous trouverez sur ce blog toutes mes humeurs poétiques ; de la poésie plus ou moins libre selon l'envie du moment.

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Les écrits et les illustrations numériques sont de ma plume. Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont j’ignore les auteurs ; je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer. En bas du blog, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre.

« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »


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samedi

Labyrinthe vital


Si je n'ai jamais joué à la marelle
Les pieds chargés de fluides
Sur un tableau de Mondrian
Au musé d'Orsay
Défait un corset
Avec mes lèvres gercées
Au cœur d'un lit
Tiède et désordonné
D'une duchesse aux pieds de vers
Je n'ai jamais triché non plus
En m'exposant à l'autre
Les mains couvertes de virtuosité
Autour de la couleur sanctifiée
Par les seins doux
D'un Niki de Saint Phalle
D'une grâce d'un Fernando Botéro

Malgré mes promesses
D'aller jusqu'au bout des choses
Malgré mes coups de blues
Mes coups de sang
Les compromis
Je n'ai eu droit à aucune chance

Alors mes yeux verts
Caressés par l'ombrage de la libellule
Chercheront toujours
Une sortie régulière
Dans les empreintes énigmatiques
D'un Niele Toroni
Celles de la vie

Et si vous pensez comme moi
Que le sud réchauffe
Et le nord inspire
À l'épicentre de ce labyrinthe
Il n'est pas surprenant
D'entendre le silence
Car le désir ne s'épuise jamais
Corps et âme
Suspendus à la branche du bonheur





Émanation

La vie a bien plus d'imagination que nous
Enjamber les barrières
 Et ouvrir son cœur
Voilà ce que le poète tisse
À chaque cession avec son égide
Une relation intime 
Qui imprègne subtilement
Ses mots et vertiges

Jusqu'ici tout va bien
Les saisons s'accordent
En genre et en nombre
Le fardeau n'est pas juste
Une question de volume
Mais aussi de substance
Quelques papillons se marient encore
Aux fleurs à l'air pur
Puisé à l'ardeur des hommes
Quelques vieux racontent encore
De vraies histoires
Les yeux accrochés à la muse
De chair et d'espérance

Mais sommes-nous passé
De la logique de l'honneur
À une logique 
Plus narcissique
Stoppons l'effusion
Et en nous
Cherchons le plus vivant 
Pour gérer la peur
Et mobiliser son énergie
Contre la violence et la haine

Il y a un arbre carbonisé
À la lueur du précipice
Une balançoire en fer rouge
Cherche un enfant
Entre les branches noires
De ses racines
Et les débris du ciel
D'un apôtre no future

Nous sommes là
À manifester corps et âmes
Dans l'obscurantisme
D'une autorité permissive
Alors résistons
Avec ce parfum de légende qui circule
Dans les escaliers de la vie
Au-delà d'une vertu
Esthétique révolutionnaire
La mort âpre je vous le dis
N'a ni odeurs ni sentiments
La vie a bien plus d'imagination qu'elle
Vivons
Vivons à pleins poumons




À la seconde

Sous une pluie battante
Des milliers de feuilles s'éparpillent
Sous nos yeux encore ouverts
Tant de mots nous échappent
Au sein du vent
Rejoindre une dernière danse
Avant de se reposer 
Sur un sol émouvant

Tu es peut-être effrayée
Par le déluge de te confier
Mais lorsque tu délivreras ton secret 
Au cœur des chrysanthèmes
Tu ne seras plus seule
Il n'y aura plus
De mauvaises herbes
Qui te pénétreront
Et t'étoufferont

À la seconde
Seul celui qui greffe son cœur à l'autre
Aimera sa mort





jeudi

Le casse-tête chinois

Premier slogan d'un looser
Terroriste de l'impuissance
Qui cherche le point cardinal
Celui de la confiance
Entre le haut et le bas
En évitant le centre du débat
« Seul
Celui qui méprise les sans-dents
Aura la puissance »

Le casse-tête chinois intervient

On ne devient pas président
Avec le mot prophète
Collé sur le front
Devant Youtube
Ou à la kermesse
D'un village people
On devient président
Grâce à ce qu’on prétend
Alliant rêve et réalité
L’un des deux doit-être plus fort

Le looser cherche encore
Encadré par deux Mentos chocolat
Un mentor acidulé

Et suit un deuxième slogan
Celui d'un faux-cul
Du torchon et du papier toilette
Qui cherche les caries sans les éradiquer
Entre le palais de l'Élysée
Et la cour des miracles
« Seul
Celui qui soigne les sans-dents
Aura la connaissance »

Le casse-tête chinois recommence


On ne devient pas président
Avec le mot promo Voltaire
Inscrit sur le front
En tête de gondole
Ou face à la fontaine des quatre sans cul
On devient président
Grâce à ce qu’on vaut réellement
Alliant fermeté et liberté
L’un des deux doit-être plus fort

Le faux-cul cherche encore
Encadré par deux pies voleuses
Une femme soumise

Et je finis par mon propre slogan
Moi piètre poète
Qui pouvais-je bien être
Sans oublier l'autre
Sentez-vous mon âme cavaleuse
« Seul
Celui qui greffe son cœur à l'autre
Aimera sa mort »

Le casse-tête chinois m'interpelle

On ne devient pas poète
Avec le mot Tartuffe
Inscrit sur le front
Devant le jugement dernier
Ou devant un sans papier
On devient poète 
Grâce à ce qu’on ressent
Alliant victoire et défaite
Divisées à part égale

Le poète cherche encore
Encadré par deux oreilles loufoques
Une satire équivoque

*

« Juste retour, Monsieur, des choses d’ici-bas ;
Vous ne vouliez point croire, et l’on ne vous croit pas. »






samedi

J'ai un oiseau dans le cœur

J'ai un oiseau dans le cœur
Toujours prêt à décoller
Vers des jours meilleurs

Et me voilà face à mes contemporains
Cherchons
À éliminer nos vertiges
Avant de déclarer
La révolution
Serions-nous en 1788
Pour éviter d'être has been
Avec le tout béton et barbelés
Nos cravates aux suffrages blancs
Nous éco low cost
En bâtissant des murs végétaux
Pour cacher leurs impuissances
Tout remonte un jour ou l'autre
À la surface
Comme la mauvaise herbe
À chaque printemps

J'ai un oiseau dans le cœur
Toujours prêt à décoller
Vers des jours meilleurs

Le monde est bien trop vaste
Pour deux cerveaux
Où sont passés nos intellectuels
Jean-Paul Sartre Soljenitsyne
Et voilà nos deux mécanos
L'un sorti du noir
Loin des champs de coton
L'autre sorti d'un cagibi
Loin de la transparence
Nos deux étoiles sans-gêne 
Désirent en finir
Jouant à déchiqueter et gazer
Civils et mémoires
Tout ce qui est immobile et innocent
J'aimerai connaître
Les nouvelles règles du Monopoly
Celui qui se joue en Syrie

J'ai un oiseau dans le cœur
Toujours prêt à décoller
Vers des jours meilleurs





vendredi

o:-)



o:-)




Là-haut on voit tout
Même à travers les visages
Les sentiments bleus






Un haïku retranscrit la beauté fugace d'un instant de vie,
exprime un sentiment éphémère mais fort.

mercredi

Fil rouge

Tu as perdu le fil rouge
Écoute Calypso Rose
Reine pétillante et indocile
Ou Dhafer Youssef par-delà le ciel
Tu verras
Les crocodiles se limer les dents
Sur les plumes gonflées
D'un oiseau étoile
Et les lions se teindre la crinière
Dans le vent pourpre d'une rivière
De poissons-lunes

Et sans le savoir
 Tu entameras
Ni noir ni blanc
Ni souris ni éléphant
Une nouvelle pièce
Avec la sagesse
D'un cœur effervescent
D'un corps croissant
D'un esprit immergé
Dans l'intimité du monde

Tu te confronteras
À la vie
Dans la jungle d'un quartier
Ni pratiquant ni athée
Juste un peu paumé
Entre c'est trop d'la bebom  
Et nique lui sa race à c'bouffon
Tu lui tendras tes mains 
De nouveaux repères
Un peu de lumière

Et quand il apercevra
Sur la branche d'en face
Un corbeau recruteur
À la plume incisive
À la parole persuasive
Guettant un mineur
Au fond démuni
Ou une sister 
Accro à Candy Crush 
Ne soit pas pris
Dans les rouages de la défaite
Ou de l'indifférence
Agissez ensemble
Raccordez-vous au fil rouge




lundi

Et après

Rêveur du pays d'en haut
Je profite encore de surfer 
Sur la dernière vague 
Il y avait un monde 
Et en voici un autre

Je détournerai l’obscure parabole
Pour apercevoir la nature
Pâle et déclinante
Pour ne pas oublier
Avant de vous quitter

Mon horizon a disparu
L'autre a fini par l'effacer
Je vivrai désormais
Sur ma terre maternelle
La poésie




dimanche

Murmures

J'ai survolé l'histoire
Le mur d'Hadrien
La grande muraille de Chine
Le mur de l'atlantique
J'ai vu s'écrouler le mur de Berlin
Se renforcer l'américano-mexicain
Je finirai ma course à Calais
Au pied du mur
J'ai lu l'histoire
« Je n'ai rien à offrir que du sang
Du labeur des larmes
Et de la sueur »
Churchill est mort avec son courage
Non pas l'idée de rester vierge
Français
Je ne marche plus avec vous
Gardez et récupérez vos colis
I had no comment

*

J'irai te chercher
Là où la nuit est jour
Où l'espoir agonise
Où Easy-jet
Te chie sur la gueule
Sans prendre de précaution
Où les bulldogs anglais
Te pissent dessus 
Sans te prévenir
En levant la patte
Contre le mur végétal de Calais

J'irai te chercher
Là où la foudre
Commandée par l'oppresseur
S'éclate par hasard 
Sur tes enfants 
En train de jouer
À la guerre 
De la guitare
Ou à chat perché
Au milieu du charnier
De la honte et de l'impuissance

J'irai pleurer le sang
Qui a cousu
Le son de ta voix
Elle porte le jour 
Une robe à fleurs noires
Blanches la nuit
Les yeux penchés vers le sol
L'ange gardien a perdu pied
La cage est ouverte
Il n'y a plus personne
Il n'y a plus que ses murmures




Qui es-tu

Es-tu le reflet
Dévoyé de ce miroir
La clarté jouissive
De ce jour noir
L’écho intrusif
De cette pluie d’été
Un hybride d’air
Et de chair affrétée

Es-tu le cœur
Déchaîné de cet arpège
Le battement insolite
De ce florilège
Le flamboiement amoureux
De ce fard
Un cil d’ombre
Et d’étincelles

Es-tu l’ensorceleuse
De ma haie d’hêtres
Ce bousculement
Irraisonnable de mon être
Une nature rebelle
De mes nuits d'hiver
Ce parfum d'épices
Et d'alcools

N'es-tu pas l'incidence
De cet éclat de vers
L’enluminure à fleur d'eau
De mon jardin d’hier
Un nymphéa amphibie
Cette sculpture nu-pieds
Au milieu du trèfle
Qui savoure le merveilleux
Et berce mon imaginaire




samedi

Avant-coureur

Relever ou écraser
Seule la destination compte
Dans ce berceau transformiste
J’attends le sang des fleurs
Pour noyer ceux qui s'arrogent des lauriers
Dans les ruelles de la nécrose
En compagnie de tous ses cancers
D'une société nouée de perversion
Et je sème
Ce que je dois
Une poésie pour interpeller
Ne serait-ce qu'un peu d'équité

Recueillir ou éparpiller
Seule la destination compte
Dans l'impatience de mes nuits
J'observe toutes ces faces mièvres 
Incubant leur propre miasme
Qui finissent par métamorphoser mes rêves
Même les plus communs
En cauchemars atroces
Où la chevelure des anges
S’accroche aux hanches des démons
Au cœur de la forêt 
Des chairs oubliées

Épargner ou condamner
Seule la destination compte
Dans ce jardin des délices
Je parle sans m’écouter vraiment
Une égérie s’avance
À l'aube de ce premier jour
Où mon parcours 
Est indissolublement étalonné 
Par cette flamme
Entre l'insurrection et la grâce
Seule la destination compte
Celle de l'amour et de la paix



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