Je suis Paris — quand ça craque sous les néons
Paris — dans le bruit qui efface les noms
Paris — même quand tout devient flou
je reste debout dans les trous
Je suis Paris — fendu mais vivant
Paris — dans le choc, dans le sang du temps
Paris — ça tient sans raison
dans les fissures du béton
Couplet 1 — Vision
J’vois des silhouettes dans le noir digital
des visages sans contours, sans signal
des gens perdus dans leurs propres réseaux
qui confondent le réel et les échos
ça passe vite, ça regarde sans voir
comme si le monde avait perdu la mémoire
et la ville respire par à-coups
comme un cœur qu’on entend plus trop
et puis — pause
le réel décroche, s’impose
Refrain
Je suis Paris — quand ça craque sous les néons
Paris — dans le bruit qui efface les noms
Paris — même quand tout devient flou
je reste debout dans les trous
Je suis Paris — fendu mais vivant
Paris — dans le choc, dans le sang du temps
Paris — ça tient sans raison
dans les fissures du béton
Couplet 2 — Mémoire
L’histoire revient en fragments cassés
Omaha sous la pluie, saturé
des ordres tombent comme du plomb mouillé
et la terre garde tout ce qu’on veut oublier
Boulevard Voltaire, voix fantômes dans l’air
des traces humaines dans la poussière
la ville recoud ses propres failles
avec du béton et du détail
De Bichat à Alibert la nuit
ça circule encore, ça ne finit pas, ça fuit pas
Refrain
Je suis Paris — quand ça craque sous les néons
Paris — dans le bruit qui efface les noms
Paris — même quand tout devient flou
je reste debout dans les trous
Je suis Paris — fendu mais vivant
Paris — dans le choc, dans le sang du temps
Paris — ça tient sans raison
dans les fissures du béton
Couplet 3 — Vie
Mais la vie insiste, elle négocie pas
dans les verres levés, les voix, les repas
une table bancale, un rire qui déborde
quelque chose de simple qui nous raccorde
L’Aubrac immense, silence ouvert
des gamins qui traversent l’univers
une lumière tremble sur les peaux
et le hasard fait pas de cadeau
même au bord du bruit qui insiste encore
la beauté revient sans mode d’emploi ni décor
Refrain (montée)
Je suis Paris — quand ça craque sous les néons
Paris — dans le bruit qui efface les noms
Paris — même quand tout devient flou
je reste debout dans les trous
Je suis Paris — fendu mais vivant
Paris — dans le choc, dans le sang du temps
Paris — ça tient sans raison
dans les fissures du béton
je suis Paris quand tout recommence
dans la faille et dans la danse
Paris — fragile mais debout
et je respire malgré tout
Couplet 4 — Ombre
y’a l’ombre qui reste dans le décor
plus lourde que les récits de mort
le monde danse sur ses fractures
et maquille ses fissures
des rires cassés dans le vacarme
une réalité qui perd ses armes
et sous le bruit et sous la colère
la terre continue sans faire de commentaire
Outro — spoken, presque chuchoté
reste peu de choses au fond
du vrai
du vivant
une table
une lumière basse
et quelqu’un en face
je suis Paris
et Paris tient
même quand tout s’éteint

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