« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
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mercredi

Vu du ciel virgin who apologizes

Quand je serai con riche et célèbre
Comme une vierge qui fait ses excuses
D’avoir enfanté l’irréversible
Ou comme aujourd’hui au pied de la falaise
Intelligent pauvre et inconnu
Je consacrerai mon quart d’heure de pose
Pour vous tweeter depuis mon drone
« La terre est belle vu du ciel »
Dieu ne me contredirait pas
Les mains libres
Le cœur sur sa joue
L’esprit contemplatif
L’œil objectif
Harnaché à mon optimiste
Je vous décris voile au vent

 La pollution est un tableau de Zao Wou Ki
Énigmatique terrible troublant
Et si poétique
Mes yeux pleurent une pluie acide
Et percent la toile

 La route est dans le feu de l'action
Comme aux heures dingues de Jackson Pollock
Où se mélangent le sang et l’or
D’un bout à l’autre de la sphère
Une circulation ivre morte
De lumières folles

 La ville est une œuvre de Jean Nouvel
Noyautée par des chauves-souris technocrates
À la rallonge d’un sous de table
Luxembourgeois
Une fourmilière de tamanoirs
Qui cherchent de l'ombre
Dans un carré vert

 L’aéroport est une aile brûlée
À la frontière du désert
Volant au-dessus d'un sol
Sans ressources ni bagages
Où Liu Bolin camouflé en épi de blé
Donne du pain aux oiseaux affamés

La campagne est une agriculture
De couleurs sans forces
Me rappelant une merde
De Laurent Marre
Plus loin dans la galerie du fiel
Je survole des champs de fleurs
Appelant à l'amour de ses iris
Gorgés de pesticide aveuglant

 La montagne blanche n’est plus une parabole
Ni une paire de seins doux de Botero
Juste un tas d’ossement
Fossilisé d’entrailles
D’une terre qui ne digère plus
Ses peaux mortes

 L’océan est une œuvre impressionniste
Infiniment libre et puissante
Avec ses veines expressionnistes
Jouant sur les plages du débarquement
Avec des excréments surréalistes
Des algues radioactives 

 Et là au bout d’un quart d’heure
Je viens de vomir mon quatre heures
Je m’en souviens
J’avais quatre ans
  

27 commentaires:

  1. On voit aussi des choses qui paraissent inouïes, non plus d'un drone, mais d'un tapis volant (c'est plus économique).
    Ce survol est formidable.
    Une inspiration au beau fixe mais sans illusions (paradoxal ?).
    Tu sers magnifiquement ton imagination
    (l'Imagination : la Reine des Facultés selon Poe et Baudelaire).

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    1. L'imagination est amie de l'avenir...
      Qu'elle soit universelle et voyageuse !

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  2. perlenoiremars 12, 2014

    Merci James plein d'images et le texte du pur James

    belle après midi poète
    je viens d'assister en direct devant ma porte à la course "paris Nice"
    ce n'est plus ce que c'était !
    Sourire

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    1. Ils ont perdu le dosage du dopage
      Dans une pharmacie clandestine en Espagne ou en Angleterre
      On verra pour le tour de France
      Si la pédale tourne plus vite qu'un robot de laboratoire...

      Et si j'organisais le tour de la ville de Montcuq en vélib avec comme premier prix son kilo de suppositoire !

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  3. il y a tout dans ton blog ici
    lire et relire
    see you later alligator

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    1. Ali le transistor
      Met moi de la musique
      Non pas Michèle Torr
      Et un gin tonic
      Comme ça vu du ciel
      Je serais pluriel

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  4. EmelleJiemars 13, 2014

    Une belle soirée James

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  5. frémont theomars 13, 2014

    S'incruste la philanthropie
    Ciel de cynisme
    Sur la tablette de philosophie
    Entre les rêves tristes
    Et l'impasse d'un passé
    Qui se glace
    D'être aussi encombré
    Et tenace .
    Figure dans les denrées fécondes
    Tout autant rondes et flasques
    Qu'on en suppose l'idée hantée
    Par l'ombre dans la lumière
    Étonnamment incommodees...
    C'est un pyrrhus qui croit surprendre
    Et se sachant prêt se fait prendre
    Tel le saint Si regrettable
    Qui assis autour de la table
    Embrasse la cène populaire
    En crayonnant la vie sans cri...
    Theof

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  6. Du grand art ! Je crie au génie !

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    1. Le géni a réfléchi à la remarque de Musashi...

      Il est vrai que ses deux passages étaient trop "politique passagère" et le texte ne gagnait pas en longévité...
      Alors j'ai à nouveau écrit sur la route l'aéroport et modifié la fin sur l'océan...

      Qu'en dites vous ?

      Voilà à quoi sert la critique même si on nous traite de géni il n'y a pas de fin en soi... Heureusement.
      MERCI

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  7. Calme toi, Léonard. Euh, Hector. :smile:

    C'est cool, inégal mais ya pas mal de bons vers. Je te sors ce que j'aime moins:

    "La route est un ruban de bonnet rouge
    Obstruée par un trou noir
    D’une sécurité devenue insociable
    Et décorée au jean-foutre
    D’un Guignol casqué

    L’aéroport est à l’image d'un premier ministre
    Clair comme l’eau d’une roche
    D’un Saint-Pierre mort martyr
    Durant la persécution de ses ânes"

    "Avec ses veines expressionnistes
    Gerbant sur ses plages du débarquement
    Les excréments surréalistes
    De ses navigateurs d’eau douce"

    Voilà, c'est ce que je n'ai pas trop aimé, que j'ai trouvé facile, moins bon.
    Le reste c'est très intéressant.

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    1. On dirait pourtant bien du Léonard de Vinci, car sur ce tableau, j'y vois une esquisse de la Joconde !
      Et le texte, du pur génie !

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    2. Oui tu as raison nous sommes tous des génies... De quelqu'un de quelque chose hier aujourd'hui et à venir

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    3. Version modif c'est plus intemporel moins ciblé

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  8. J'ai bien aimé dans l'ensemble:

    c'est un bon poème

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    1. Dans l'ensemble je suis d'accord avec toi

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  9. un réquisitoire patho-synthétique
    bravo

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  10. Io kanaanmars 14, 2014

    Un quart d'heure bien instructif !

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  11. cœur de saphirmars 16, 2014

    Un cri alarmant sur les nuisances de la pollution qui détruit la planète par la main de l'homme... Où allons-nous de ce pas ? Bien dit

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    1. Cœur de saphir... J'aime ma lâcher dans les limbes de la satire... C'est jouissif de remettre de l'ordre dans la cabane Terre.

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  12. Un texte puissant qui a toutes les bonnes raisons de faire vomir même quand on n'a plus 4 ans !
    Tu as su tourner chaque situation, avec "diplomatie" malgré cette réalité qui donne au monde , une tristesse dont les gros "bonnets" n'ont rien à foutre.
    Ceci ne les empêche pas de respirer l'air
    Bien belle lecture en ce jour.

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  13. Super Véhément !

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    1. Moi80... Oui il faut bien dire ce que l'on a envie de dire...

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  14. Tourterelleavril 24, 2014

    Dieu est en train de faire un poker avec le diable pour savoir si Pollock doit se réincarner sous la forme d'une sauterelle bleue...

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  15. Comateenmai 15, 2014

    Waw, ça me rappelle qqn ... qui manque.
    Surréalisme quand tu nous peins !

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  16. printemps d'avrilmai 15, 2014

    Wow quelle force dans ce texte, quelle ironie diplomatique, quelle poésie...

    vraiment superbe !

    et la musique est en symbiose avec le texte!

    Chantal
    .

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  17. Tu vois, je reviens poser mes photophores sur les plates bandes du Px., et je tombe la gueule la-dessus. Ouais, comme retour il y a pire.


    C'est de la tripaille sur les etals des bouchers des vanites.
    C'est le grand guignol de la superbe laideur du monde.

    Stupre Clameur et Verite

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