Dos au cimetière
Qui suis-je ?
- James perroux
- La poésie est une suspension du temps, une clarté fugitive posée sur le monde. Un puits sans fond où puiser, sans mesure, la palette entière des émotions humaines. J’essaie, sans reprendre la recette des éloges, d’écrire de la poésie — ou du moins de m’en approcher, de frôler ce qui, pour moi, en porte le nom. Je me love dans cette matière à la fois sibylline et mouvante. Sibylline, parce qu’elle me parle dans une langue étrange, souvent indéchiffrable. Mouvante, parce qu’elle m’échappe, indomptable, refusant toute maîtrise. À la hauteur de mes moyens, j’essaie simplement d’être celui que je choisis d’être : le témoin de ce qui m’habite et de ce qui m’entoure. Je ne suis rien de plus qu’un être en besoin d’expression, offrant ce que la vie consent à me laisser croire, ressentir et partager.
Vous trouverez sur ce blog toutes mes humeurs poétiques, de la poésie plus ou moins libre selon l'état d'esprit du moment...
« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Si vous souhaitez lire l’essentiel, cliquez sur l’onglet « tous mes recueils en libre accès sous format PDF »
Les écrits et les illustrations numériques sont de ma plume. Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont j’ignore les auteurs ; je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer. Il peut arriver aussi qu'un vers se glisse et qu'il ne m'appartienne pas, par pur hasard ou pas, je l'indique lorsque je pense qu'il en est nécessaire. En bas du blog, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre... Attention je ne tiens pas à jour tous les liens... Et souvenez vous que la poésie est une suspension qui éclaire le monde !
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RépondreSupprimerLa tour infernale
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SupprimerEtaine Eire a noté À mon nain de jardin.
RépondreSupprimermerci
Supprimer« Lorsque l'envie d'écrire nous prend par le cœur, rien n'existe plus que cette frénésie... »
RépondreSupprimeroui
SupprimerLa rouille j'aime bien, elle est le temps fait matière . Et je lui trouve de la poésie comme dans justement les cimetières avec ces tombes abandonnées aux croix de fer forgé rouillées où les cimetières de bateaux par exemple
RépondreSupprimerLes nains de jardin ; ils apparaissent aussi comme une matérialisation du syndrome de Peter Pan à rebours ; un symptôme. On voit depuis plusieurs années des rassemblements, des congrès de nains de jardin et un congrès mondial est en préparation en France pour 2005 à Rennes je crois.
Sans compter le Front de Libération des Nains de Jardins qui créé en 2021 a ses adhérents qui les volent dans les jardins pour les rendre à la forêt
Resterait peut être à savoir quelle part de soi--même ils personnalisent pour eux . Moi j'aime bien Gargamel dans les Schtroumpfs
Mon voisin est un sosie de Gargamel... Un juge à la retraite...
SupprimerOui tous ces éléments, chargés de poésie et de symbolisme, invitent à explorer notre propre rapport à la nature et à l'enfance.
merci
Salut
RépondreSupprimerJ’ai aimé te lire et surtout la chute j’aime ta complicité avec ton nain! et ça montre bien que le lancer de nains devrait être interdit, m’enfin je les vois mieux avec leur légendaire empathie dans un cimetière avec nos morts plutôt que dans nos jardins avec nos taupes!
Oui la rouille comme si elle était les larmes du temps qui passe.
Amicalement
JC
Merci pour ton com!
SupprimerJe suis ravioli que tu aies apprécié ma lecture et la complicité avec le nain. C'est vrai que le lancer de nains soulève des questions éthiques , et je suis d'accord, leur place pourrait être plus respectueuse, peut-être dans un cimetière où leur empathie pourrait vraiment briller
La rouille, en effet, évoque si bien le passage du temps et les souvenirs qui s'accumulent.
Merci.
Hello
RépondreSupprimerLes nains de jardins, ça décore, c'est un peu fait pour ça, ça colore et ça donne vie à ce qui vit déjà, tout autour...
Si j'étais un nain, je serai certainement atchoum, vu que j'éternue au moins trois fois par jour, tous les jours, ce qui fait 1095 par an, ce n'est donc pas usurpé...
Le temps joue à saute-mouton, et pour ce jeu, il faut bien se courber, et à un certain âge on peut avoir du mal à s'en relever, ce que tu dis est sensé...
Bon, je vois que tu as parlé à Dieu, c'est fort, était-il toute ouïe? ou non...
Dos au cimetière, c'est une bonne position pour ignorer la mort, quelque part, c'est pas bête du tout...
C'est une autre vérité, les lettres comprennent ce que tu penses, je pense aussi, je te comprends aussi et les lettres n'y peuvent rien...
Tu aimes la bière, (la bière est aussi synonyme de cercueil), la buvable, celle qui te fais t'approcher des cimes de l'ivresse, moi aussi, parfois...
La rouille, c'est le début de la mort, la transformation des choses en ce qui n'existe plus, proche de la pourriture des composants de la vie, une altération de la beauté...
Ton poème est beau comme un poème qui ne triche pas...
Amicalement...
Merci pour l'analyse... Un poème qui ne triche pas... en effet la denrée est extralucide
SupprimerJ'aime l'idée que les nains de jardin apportent de la vie tout en nous rappelant la beauté éphémère de notre existence.
Je ne trouve pas si dècoratifs ou amusants les nains de jardin et je ne suis pas capable de comprendre leur symbole dans ce poème.
RépondreSupprimermais le tout me semble né pour dire, raconter un intime qui aimerait etre écouté, lu...
J'écris
Parce que les lettres comprennent
Ce que je pense,
Parce que les vers parlent
Pendant que je me tais.
Je ne regarde pas l'heure,
Je suis déconnecté
De la perversité
Des réseaux,
Et je bois une bière
Avec mes écouteurs
Sans fils témoin
Sur une musique sans fin.
Je comprends, enfin, le rêve d'etre compris sans parler, sans trop expliquer ou se mettre à nu : une communion d'esprits !
galatea
Trop compliqué aller chercher les accents, désolée.