Cinéaste du vaste monde, elle choisit finalement de se poser, là, en face de moi, œil pour œil, offrant une promesse d'inspiration et d'écriture, déposant son envoûtante légèreté sur le dos de ma main, mon front libéré de collagène. Créature aérienne, enjouée et bienveillante, se confronte inévitablement à la rencontre avec le faune reptilien. Les faux gardiens exaspérés ou défenseurs délicats de l'épiderme, brandissent chacun leur faune avec une détermination palpable, cherchant à mettre fin à ce ballet aérien et délicieusement capricieux. Dans un contexte marqué par les conflits, les violences et les menaces planant sur l'avenir de notre planète, la poésie semble se faire dérisoire, impuissante à transformer les fous du roi.
Le faune reptilien, choisi au hasard, devient ainsi le point d'ancrage d'une nouvelle réflexion. Sans manger la soupe d'une riposte alimentaire qui confond action cérébrale et dégradation monumentale.
Face à l'urgence, les images de la honte se multiplient sous ma nouvelle source de lumière intérieure. Tournant le dos à ce monde, les épaules enfoncées dans la terre, la comète de ma vanité pointe d'un doigt élastique la région où se déploient les plaisirs crépusculaires.
Au sein de l'alpage, ma présence oscille entre solitude et immersion dans la nature sauvage de l'Alpe, mon regard ensorcelé par un œil d'émeraude. Près de la chapelle de notre dame des neiges, la teinte céleste du ciel se mêle harmonieusement à celle de la gentiane.
Comme un chardon acéré, porteur d'un amour pénétrant chaque fragrance hivernale, je m'érige. Près du feu, un pistil s'anime dans l'auréole temporelle, et nous nous glissons ensemble dans la braise, consumant nos vœux.
L'éternel masculin a subjugué sa nature, laissant nos veines s'essouffler dans des blessures exaltées. En cette journée, aimons avec une âme éperdue, nos corps sages chevauchant l'air brûlant.
L'éternel féminin a métamorphosé mes strophes. Mes pensées convergent vers l'enfant Dieu, ses lèvres prononçant telle une voix off. À présent, je ne suis plus esseulé, mon cœur recueilli. Ô jolie fleur bleue, réchauffe encore le lit !
Qui suis-je ?
- James perroux
- La poésie est une suspension du temps, une clarté fugitive posée sur le monde. Un puits sans fond où puiser, sans mesure, la palette entière des émotions humaines. J’essaie, sans reprendre la recette des éloges, d’écrire de la poésie — ou du moins de m’en approcher, de frôler ce qui, pour moi, en porte le nom. Je me love dans cette matière à la fois sibylline et mouvante. Sibylline, parce qu’elle me parle dans une langue étrange, souvent indéchiffrable. Mouvante, parce qu’elle m’échappe, indomptable, refusant toute maîtrise. À la hauteur de mes moyens, j’essaie simplement d’être celui que je choisis d’être : le témoin de ce qui m’habite et de ce qui m’entoure. Je ne suis rien de plus qu’un être en besoin d’expression, offrant ce que la vie consent à me laisser croire, ressentir et partager.
Vous trouverez sur ce blog toutes mes humeurs poétiques, de la poésie plus ou moins libre selon l'état d'esprit du moment...
« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Si vous souhaitez lire l’essentiel, cliquez sur l’onglet « tous mes recueils en libre accès sous format PDF »
Les écrits et les illustrations numériques sont de ma plume. Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont j’ignore les auteurs ; je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer. Il peut arriver aussi qu'un vers se glisse et qu'il ne m'appartienne pas, par pur hasard ou pas, je l'indique lorsque je pense qu'il en est nécessaire. En bas du blog, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre... Attention je ne tiens pas à jour tous les liens... Et souvenez vous que la poésie est une suspension qui éclaire le monde !
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