« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
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vendredi

Mainmise

D'un être à l'autre
Comme d'une terre à l'autre
À travers le bruit blanc
Parfois la vie semble inutile
Inutile à aimer
Inutile à combattre

D'où vient cette mainmise
Qui t'expulse de tes murs
Et t'expédie dans la boue
Au bord d'un terrain vague
Comme un caillou sans identité
Toi qui hier encore
D'un geste repeignais les étoiles

Aujourd'hui renoncerais-tu en pleine lumière
De montrer ton moi à la lune
Même si tes yeux brûlés
Par tant de mirages manquent de clarté
Et ton être de lucidité
Je sais la rage après la morsure
De sourires complaisants
T'as déchaussé les dents de sagesse
Je sais le poète de tes yeux
Qui te cueillait des anges
Dans les arbres à fleurs
Avant d'embrasser tes seins
À l’aurore des cinq sens
Comme les lèvres d'une ressuscitée
A disparu dans un tubercule

Sais-tu qu’un jour je t’ai surprise
Affalée à moitié nue vomir tes peines
Étouffées par un caillot de sang
Et écouter ton cœur
Te supplier de caresser ses paupières
Pour l'éteindre à jamais
As-tu assez vécu pour embrasser les choses
Que ton corps ne veut plus
As-tu assez vécu pour appréhender les choses
Tous ces clashs de l’esprit

Pourquoi prier l’invisible

Elle est revenue à la maison
Personne ne dit rien
Quelque chose l’avait bouleversée
Elle se coucha sans manger
Et encore habillée
Tira la couette sur ses yeux
Elle avait quarante ans
Mais surement pas à cet instant
Elle était là dans l’attente
Comme elle le faisait j’imagine
Dans le ventre de sa mère
Vêtue de mille peaux
Protégée par l'obscurité

Demain elle se relèvera
Dans l’étincelle d’un nouveau jour
L’amour renaîtra
Le long d'une allée bordée d'arbres en fleurs
À travers le bruit blanc
Où on s’était rencontré
Où était passé sur le lit un nuage fertile
Une larme pour toute une nuit
Une petite pluie rien qu'une larme
Là où un amour fluide était né



24 commentaires:

  1. Sans ses morsures brunes, la lumière ne pourrait la traverser -et nous la regarder, la lune...
    Merci AcommeA.

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    1. « Sans une claire courageuse et pauvre étoile au nom miraculeux
      Le bois qui tremble s'entrouvre sur le ciel peint à l'intérieur des forêts de santé
      Par cette oraison de bluet caractéristique et ces yeux à biseaux
      Qui domptent les vagues travers zigzaguant par le monde
      Ô les charmantes passes les beaux masques d'innocence et de fureur
      J'ai pris l'enfer par la manche de ses multiples soleils détournés des enfants par les plumes
      Je me suis sauvé
      Tant que les métiers morts demandaient ma route
      Où va ce manœuvre bleu
      Mais sur les mers on ne s'élance pas si tard
      Demain caresse mon pas de son sable éclatant
      Voilez les montagnes de ce crêpe jaune étrange que vous avez si bien su découper suivant le patron des graminées des cimes
      Je suis le perruquier des serrures sous-marines le souffle des amantes »
      A. Breton

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  2. Même si je ne comprends pas J'AIME

    C'est très beau à lire et à penser. Beau partage.

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    1. La poésie doit murmurer à l'oreille quelque chose d'hypnotique c'est ainsi que je la conçois dans une certaine mesure, lier le sens, les images, la mélodie le rythme et la phonétique ...
      C'est comme avec la musique pop anglaise, peu de personnes comprennent les paroles mais tout le monde l'écoute, parce que la mélodie prend le dessus...

      Merci

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  3. Une Ode mystérieuse
    qui m'a captivée
    jusqu"au non-point final

    merci pour ce poétique
    et sibyllin partage
    ✫•*¨`*•.¸(¯`✫Y VIVA LA VIDA avec... Poésie✫´¯)¸.•´*¨`*•✫

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    1. La sibyllin vallée vous attend
      Le nuage approche

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  4. -M-KISSINE a voté

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  5. Et c'est comme les saisons,
    c'est comme l'espoir qui palpite derrière.
    J'ai beaucoup aimé l'avant-dernière strophe.

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  6. katiouchka50septembre 12, 2014

    merci pour ce très bel écrit
    mes amitiés

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    1. Si tu ne repasses pas
      je ne serais pas froissé

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  7. Superbe lecture
    merci A
    Belle soirée

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    1. Tout se lie et délie
      préférant une injure qui délie
      qu'à une louange qui enchaîne...

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  8. Marion B a noté

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  9. J ai relu et chaque fois ce texte me remet en mémoire une phrase
    entendue dans le film ''la malediction de la Statue Noire" qui dit ceci
    "Tu es le Soleil
    Je suis la Lune
    je ne peux briller sans toi
    Je ne pourrai jamais être avec toi ... ''

    Merci pour le partage
    ßØnsØir à vØus et ßelle SØirée ...

    RépondreSupprimer
  10. blackowl a noté

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  11. Le bruit blanc rend sourd

    si et seulement si vomir ses peines suffisait à renaître un jour...

    j'aime ce poème dans son lent crescendo vers l'espoir... malgré tout...

    Merci AcommeA

    +v et merci

    Amitiés

    Christine

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  12. Larmes...

    Une douce soirée

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  13. La main mise du destin sur chacun d'entre nous, le transformant en pantin de chiffon entre ses mains pour le faire basculer à sa guise dans la peine ou la joie.
    Se suivent les jours sans se ressembler et pourtant face à la souffrance, on redevient tous des enfants recherchant la protection.
    J'aime beaucoup.

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  14. as-tu assez vécu pour embrasser les choses
    que ton cœur ne veut plus

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  15. touchante lecture
    bien amicalement

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  16. On se retrouve complètement déchiré, meurtri par cette implacable main mise...
    Superbe analyse de sentiments

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  17. une drôle d'ambiance dans ce poème, mais une lecture que j'ai apprécié

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