Qui suis-je ?

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La poésie est une suspension du temps, une clarté fugitive posée sur le monde. Un puits sans fond où puiser, sans mesure, la palette entière des émotions humaines. J’essaie, sans reprendre la recette des éloges, d’écrire de la poésie — ou du moins de m’en approcher, de frôler ce qui, pour moi, en porte le nom. Je me love dans cette matière à la fois sibylline et mouvante. Sibylline, parce qu’elle me parle dans une langue étrange, souvent indéchiffrable. Mouvante, parce qu’elle m’échappe, indomptable, refusant toute maîtrise. À la hauteur de mes moyens, j’essaie simplement d’être celui que je choisis d’être : le témoin de ce qui m’habite et de ce qui m’entoure. Je ne suis rien de plus qu’un être en besoin d’expression, offrant ce que la vie consent à me laisser croire, ressentir et partager.

Vous trouverez sur ce blog toutes mes humeurs poétiques, de la poésie plus ou moins libre selon l'état d'esprit du moment...

« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »

Si vous souhaitez lire l’essentiel, cliquez sur l’onglet « tous mes recueils en libre accès sous format PDF »

Les écrits et les illustrations numériques sont de ma plume. Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont j’ignore les auteurs ; je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer. Il peut arriver aussi qu'un vers se glisse et qu'il ne m'appartienne pas, par pur hasard ou pas, je l'indique lorsque je pense qu'il en est nécessaire. En bas du blog, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre... Attention je ne tiens pas à jour tous les liens... Et souvenez vous que la poésie est une suspension qui éclaire le monde !

Toutes les fautes d'orthographes sont corrigées au fur et à mesure des rencontres... Et toute ressemblance avec des personnages existants serait purement fortuite

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mercredi

D'une nuit à l'autre

Aucune anomalie
Une simple illusion d'optique
Ou un semblant de vie
Paramètre les vitraux de la cathédrale

Une vieille dame perd sa poésie
En éternuant trop fort
La mort est au bout de son spasme
Sur une façade au bout d'une rue
Gît un dentier inconnu

Est-ce que tout le pan de la bibliothèque
Disparaitrait en un silence de plomb

Abaissant les yeux sous l'étoile polaire
Comme un clair de lune qui tombe sur la vallée
Ce qui faut de noir pour voir le blanc
Dans la forêt aux violons
Elle le cherche encore

Ici les silhouettes dansent
Et des poèmes et des cœurs
S'extraient vers les hauteurs
Un opéra vertical de larmes bleues
La dernière vague de ce miroir vivant
Et de tensions pleines
Redistribue les rôles

Je passais par là
Et je suis tombé sur toi
Énergie rayonnante
À l'unicité multiple
 
 
 *
 
Version en prose
 
 Il n'y a aucune anomalie, juste une illusion, peut-être un souffle de vie suspendu dans l'air. Les vitraux de la cathédrale, avec leurs reflets, révèlent une femme qui, en secret, perd sa poésie. La mort, spectatrice silencieuse, attend dans l'ombre, s'accoutumant à son spasme, se faisant nombre. Sur une façade grise, au bout d'une rue, gît un dentier, vestige d'un rire disparu. Si le pan de la bibliothèque venait à s'effacer, un silence sanguin s'installerait, créant une atmosphère éthique. Les yeux clos, baissés sous l'étoile polaire, on pourrait imaginer un clair de lune s'effondrant sur la terre. 
Faut-il autant de noir pour espérer le blanc ? 
Elle cherche lentement, patiemment, le violon. Ici, les silhouettes dansent, légères, tandis que des poèmes et des cœurs s'élèvent en prière. C'est un opéra vertical, à la corde bleue, une dernière vague d'un miroir mystérieux et précieux.
 Je passais par là, par hasard, et je t'ai croisée, ressentant une énergie folle mêlée à l'unicité.

 

2 commentaires:

  1. Une vieille dame perd sa poésie
    En éternuant trop fort
    La mort est au bout de son spasme
    Sur une façade au bout d'une rue
    Gît un dentier inconnu...

    J'adore

    RépondreSupprimer

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