La nuit s'installe, manteau d'ébène étoilé,
Éclairée par les feux célestes, révélée.
Le tonnerre gronde, zébrant la peau du ciel,
La pluie chante sa folle complainte éternelle.
Tout cela évoque une fleur mystérieuse,
Dans une langue d'énigmes et précieuse,
Qui raconte cette nuit où nous survivons,
Et égarés, nous cherchons la vraie déraison.
Marchant parmi les bois, sur des sentiers étroits,
Éclairés par l'ultime fleur, à pas de roi,
Nous atteignons le seuil de la seconde nuit,
Plus voilée, là résonne une voix d'infini.
Elle surgit du silence, ô enchanteresse,
Nous soufflant que tout espoir n'est pas en détresse,
Dans d'innombrables clairières et doux chemins,
Où que l'on aille ou vienne, se trouve un destin.
Qui suis-je ?
- James perroux
- La poésie est une suspension du temps, une clarté fugitive posée sur le monde. Un puits sans fond où puiser, sans mesure, la palette entière des émotions humaines. J’essaie, sans reprendre la recette des éloges, d’écrire de la poésie — ou du moins de m’en approcher, de frôler ce qui, pour moi, en porte le nom. Je me love dans cette matière à la fois sibylline et mouvante. Sibylline, parce qu’elle me parle dans une langue étrange, souvent indéchiffrable. Mouvante, parce qu’elle m’échappe, indomptable, refusant toute maîtrise. À la hauteur de mes moyens, j’essaie simplement d’être celui que je choisis d’être : le témoin de ce qui m’habite et de ce qui m’entoure. Je ne suis rien de plus qu’un être en besoin d’expression, offrant ce que la vie consent à me laisser croire, ressentir et partager.
Vous trouverez sur ce blog toutes mes humeurs poétiques, de la poésie plus ou moins libre selon l'état d'esprit du moment...
« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Si vous souhaitez lire l’essentiel, cliquez sur l’onglet « tous mes recueils en libre accès sous format PDF »
Les écrits et les illustrations numériques sont de ma plume. Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont j’ignore les auteurs ; je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer. Il peut arriver aussi qu'un vers se glisse et qu'il ne m'appartienne pas, par pur hasard ou pas, je l'indique lorsque je pense qu'il en est nécessaire. En bas du blog, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre... Attention je ne tiens pas à jour tous les liens... Et souvenez vous que la poésie est une suspension qui éclaire le monde !
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Ravissante vision ! Une fée ?
RépondreSupprimerMagnifique poème, dans l'air du temps, où la déraison humaine semble entrain de monter.
RépondreSupprimerPour le poète la voie semble être plus simple, mais chacun à sa chance.
Comme je l'ai dit ailleurs, c'est un magnifique poème, le plus beau que j'ai lu de vous je crois.
RépondreSupprimerPour moi, texte très fort, avec ou sans la musique, et heureusement !
SupprimerHymne à la vie ?
Il y a de la douceur dans ce poème.
Merci d'être LA !
RépondreSupprimerdans la recherche d'une nuit de déraison ou deux êtres dans l'exaltation frénétique de trouver l'imparfait de leur propre destinée plutôt que d'accepter la perfection de celle que l'on leur a attribuée
RépondreSupprimeryann de lpdp
Désirs éperdus comme on aime lire et sentir aussi. Joli poème.
RépondreSupprimertrès joli ! merci
RépondreSupprimerRose
Belle écriture qui invite à rêver
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