plis du drap, matin suspendu.
Quelque chose glisse
dans la pliure du cœur,
silence qui respire.
Les mots tremblent,
tombent —
poussière de feuilles mortes sur la pierre froide.
Parfums collés aux regards,
visages aimés suspendus
dans le souffle gelé que je traverse.
L’incertitude roule sous mes pas,
routes sans balises,
horizons effacés.
Départ incandescent :
un train s’élance,
la lumière le dévore,
la terre fond derrière lui.
Chaque seconde goûte
sa première fois,
murs d’arbres serrés
comme des mains qui protègent
du mistral et du sirocco,
tous ces frissons qui me traversent.
Mille gestes invisibles
me pardonnent
d’être machine à poèmes :
inspirer comme pour respirer la vie.
Berceau en cicatrices.
Matin suspendu.
Quelque chose glisse
dans le cœur.
Silence.
Mots tombés —
feuilles mortes
sur pierre froide.
Visages.
Un souffle gelé.
Routes sans signes.
Un train —
lumière.
La terre disparaît.
Une seconde.
Des arbres serrés
comme des mains.
Le vent passe.
J’inspire.
Encore.

Donc il y a un signe d'espérance, mais que de tourments superbes comparaisons, ce qui n'empêche pas l'inquiétude.
RépondreSupprimerBien aimé ce poème
Amicalement ODE
C’est très bien exprimé
RépondreSupprimerJ’ai aimé vous lire
Poétiquement,
LBC
La meilleure proposition est la version 2. Ton texte est très sensoriel, presque respiré plutôt que simplement écrit. Il fonctionne davantage comme une traversée intérieure qu’un poème narratif, et c’est clairement sa force.
RépondreSupprimer