Mes rêves
La nuit
Sont pleins de neige
Pour ensevelir
La tragique réalité
Se lever à l'aube
Lorsque le noir est noir
Pour travailler
Vingt pour cent
De mon temps
Sans bicyclette
Pour payer
Impôts
Taxes
T.V.A.
Et de beaux draps.
Je ne peux être toujours gentil
Les élus sont des bandits
On nous attaque
Avec des promesses
De pollens congelés
On nous réconforte
Avec des balles
En laine de silex
C’est peut-être ce dédoublement
Tragique d’une réalité
Calme mais furieuse
Qui est responsable du fait
Que j'écrive ce poème
Sans complexe
En moi ma révolte
S’engage
Mélancolique
Comme un méchant écolier
Désobéissant
Que de vent
Que de neige
Ni riche
Ni pauvre
Injustice
On nous pique
Les veines
La parole
La soupe
Devant moi
Un exosquelette
À la matraque
Danse la valse du roi
Une vague de feu
Sur la neige
Qui ne veut pas fondre
Éclaire un dernier poison
Qui souhaiterait me tuer
Donnez-moi la main
S'il vous plaît
Indépendance
Justice
Mes rêves
La nuit
Sont pleins de neige
Pour ensevelir
La tragique réalité
Ne cherchez pas la souris
Mes vers ne sont pas rayés
*
Poème réécrit en 2024
Mes chimères nocturnes
Sont gorgées d'injustices,
Pour ensevelir l'âpre vérité.
Se lever à l’aube,
Quand l’obscurité est abyssale,
Pour œuvrer,
Vingt pour cent de mon existence,
Sans soleil,
Pour acquitter
Droits, taxes, T.V.A.
Et de beaux draps.
Je ne peux toujours être bienveillant,
Les élus, des voleurs masqués.
On nous assaille
Avec des serments
De pollens gelés,
On nous console
Avec des bonbons
Enrobés de mort aux rats.
Peut-être ce dédoublement
Tragique d’une réalité
Sereine mais enragée,
Est la cause de ces vers
Que j’écris sans entrave.
En moi, ma révolte
S’éveille,
Mélancolique,
Tel un écolier rebelle,
Désobéissant.
Que de tempêtes,
Que de pluie,
Ni opulent, ni démuni,
Injustice,
On nous perce
Les veines,
La voix,
La soupe,
Devant moi,
Un exosquelette
Armé d’une matraque,
Danse la valse du souverain.
Une onde de feu
Sur la merde immuable,
Éclaire un poison ultime
Qui désirerait m’anéantir.
Tendez-moi la main,
S’il vous plaît,
Liberté,
Équité.
Mes chimères nocturnes
Sont gorgées d'injustices,
Pour ensevelir l'âpre vérité.
Ne cherchez pas la souricière,
Mes vers ne sont pas éraflés.