Deux vies se frôleront
Dans l’arc pâle d’un train qui tremble,
Puis l’aube ouvre ses veines
Au milieu d’un vacarme sourd.
Quand l’âme boit la lumière
À travers des vitres de cendre,
Chaque pas grave son empreinte
Dans la rouille lente des jours.
Éveillons-nous,
Traversons cette danse,
Où les heures s’effilochent en poussière d’or.
Car cette seconde vie,
Dans sa dérive immense,
Laisse au creux de nos mains
Un goût de météores.
Comme un éclair sur l’eau noire,
Une route fend le silence,
Clarté vive dénouant
Les chambres enfouies du cœur.
C’est ici que renaît l’être,
Dans la fièvre de se comprendre,
Sur l’écrin fragile des gestes
Qu’il façonne avec douleur.
Éveillons-nous,
Traversons cette danse,
Où les heures s’effilochent en poussière d’or.
Car cette seconde vie,
Dans sa dérive immense,
Laisse au creux de nos mains
Un goût de météores.
Sous la lumière blanche du matin,
Nos rêves apprennent à respirer,
Et chaque souffle résonne
Comme un escalier vers l’inconnu.
Éveillons-nous,
Traversons cette danse,
Où les heures s’effilochent en poussière d’or.
Car cette seconde vie,
Dans sa dérive immense,
Laisse au creux de nos mains
Un goût de météores.

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