Plus doux plus musical
Dans la langue de personne
J'aime l'être qui semble continuer
Il a encore deux murs à franchir
Le ciel d'orient est en flamme
Pour écrire sa constitution
La fugue l'a traîné partout à l'étranger
Il cherche la vérité
Dans la solitude
Bâtie de paille anthracite
Prétexte publicitaire
Trop jeune trop vieux trop typé
La vache qui rit a de beaux jours
Sous les mamelles de la république
Il vient nous le confirmer
Sur les draps de la mariée
Les pieds en sang
Ne restez pas sans vie
*
La langue de personne
je meurs, je me décompose
pour renaître ailleurs,
plus doux, plus musical,
dans la langue de personne.
J’aime l’être qui semble continuer
à exister en traversant les obstacles,
ce qui passe
et persiste malgré tout,
ce que l’on peut oppresser,
ce que l’on peut museler.
Il a encore deux murs à franchir.
Le ciel d’Orient est en flamme.
Il n’est pas né pour être crucifié,
ni pour devenir le jouet
d’un dogme exacerbé.
Où est son blanc-seing
pour écrire sa constitution ?
La fugue l’a traîné
partout à l’étranger,
au clair de lune
du grand pain blanc.
Dans la neige,
il cherche la vérité
dans la solitude.
Elle lui est affectée.
Peut-il abandonner
les toits de sa tribu ?
Il a encore deux montagnes à escalader.
Dans la fange d’un monde sans pitié,
il a vu de la lumière
et il est rentré
par la porte
d’un service résigné,
bâtie de paille anthracite,
où sont inscrits
liberté, égalité, fraternité.
Ne vous trompez pas :
sa personnalité est qui il est,
son attitude
dépend de qui vous êtes.
Allons, endormez-vous.
Il est beau.
Il est intelligent.
Il a encore deux étages à séduire.
La diplomatie l’a renvoyé chez lui,
prétexte publicitaire :
trop jeune,
trop vieux,
trop typé.
La vache qui rit
a de beaux jours
sous les mamelles de la République.
Il vient nous le confirmer.
Au seuil d’un dernier rêve,
sur les draps de la mariée,
les pieds en sang,
ne restez pas sans vie
comme un corps mort
après le massacre,
au milieu des murs
ruinés et noircis.
Il a encore deux enfants à sauver.


fort, terrible, immense, poignant
RépondreSupprimerIl n'y a pas de hasard
Supprimerdeux murs
RépondreSupprimerdeux montagnes
deux étages
deux enfants
Recette du quatre quart...
SupprimerThermostat 200...
A couper le souffle, deux murs, trois fois rien, un fil de vie.
RépondreSupprimerUn plaisir à lire
SupprimerSuivre le fil n'est pas toujours indiqué
comme parce que Dieu existe alors tout est permis
Des vers chargés de sentiments de départ, d'exil, de lutte sociale " La fugue l'a traîné partout à l'étranger "
RépondreSupprimerCoeur.de.saphir.... On ne saurait dire vers où il se déplacement car il n'a ni carte, ni destination, ni permis...
Supprimercombien sont-ils a chercher leur chemin en ce bas monde
RépondreSupprimerUn héros de notre temps.
RépondreSupprimerPeuple déplacé en longue file noire Mourir ici ou là, Les ruines tapisseront toujours Les chemins de l'exil. Orfèvre des mots, Tu nous entraînes Enveloppés de culpabilité et de peur.
RépondreSupprimerEntraîne oui sans doute mais seulement avec le fer de mon sang
SupprimerConflit qui dépasse l'entendement. Les uns n'ont même pas le temps de tendre l'autre joue, les autres ne savent pas lire leur prophète à la lettre ! Et le laïc à qui l'on a pas demandé de chanter la messe n'a plus qu'à écouter la trompette de D'Ibrahim Maalouf et lire le poème de James Px pour comprendre la violence qui habite le XXI siècle. Dieu ira-t-il jusqu'à tous nous rendre fou ?
RépondreSupprimerPierreJ.
Un homme très occupé donc. Un style impeccable comme le tiens je suppose.
RépondreSupprimerSuivre le fil n'est pas toujours indiqué
Supprimercomme parce que Dieu existe alors tout est permis
« Un autre fan d'Ibrahim..... Je vous adore ! »
RépondreSupprimerC'est nouveau pour moi enfin presque...
Supprimer« Des lignes au sens fort ... accompagnées d'une magnifique musique. Merci pour ce partage. »
RépondreSupprimerUn melly mélo de mots et sentiments
SupprimerOui, il faut du souffle pour vous suivre là vous voulez nous emmener et ne abandonner en route, aller jusqu’au bout puisque , c’est vous qui le dites, il y a encore deux enfants à sauver.
RépondreSupprimerL’histoire du monde actuel donne bien du grain à moudre aux poètes. Il faudrait mieux qu’ils en aient moins et que les colombes volent insouciantes.
Bien à vous.
Je ne crois pas trop à la colombe et à toutes ses bienveillances universelles ou symboles qui ne durent que le temps d'une respiration ! Je crois juste à l'autre à l'Homme et à son souffle , lui seul peut arrondir les angles de la vie...
RépondreSupprimerCombien de temps encore le poète aura à déclamer les mots en partage d'un rêve de réconciliation et compréhension unanime ?
RépondreSupprimerAttention les canons vont encore frapper !
Belle lumière dans ce monde sans pitié
RépondreSupprimerCes vers m'étreignent , que de vérités partagées, merci vraiment pour ce beau présent, tellement vrai qu'on en aurait la chair de poule et pourtant...!!!
RépondreSupprimermerci james
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