« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
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jeudi

Antarctique pensées

C'est une règle d'or que de réfléchir avant de parler.
Qui d’entre nous ne l’a jamais entendu ou cru que l'homme digne est celui qui ne se sert de la parole que pour la pensée et de la pensée que pour dire la vérité et la vertu.
 
Je reviens vers moi pour vous.
 
Et les ennuis commencent lorsque je pense tellement que je ne parviens pas à agir et je me mets dans un état d'angoisse incontrôlable...
La vie comme elle me taquine sur le fait que je rumine et philosophe en permanence. La vie a mis le doigt sur mon problème : constamment trop penser les choses...
Je tiens un blog de poésie.
Je l'ai construit seul.
Je suis devenu par la force des choses webmaster de ma propre existence !
 
Ici sur l’île de la permission, au lieu de m'attarder sur mes pensées les plus persistantes, j'écris toutes les choses présentes dans mon esprit chaque jour. Au bout d'une semaine, je reviens sur ce que j'ai écrit et pris note des choses qui m'interrogent le plus. Je dois les gérer en premier.
Pensais-je encore que cela m’aiderais à arrêter de me les passer en boucle dans ma tête.
Bêtises.
Lâchons prise.
Vivons dans l'instant.
Observons une belle vue.
Nous ne sommes jamais loin l'un de l'autre lorsque la nuit s'allonge à l'abri du froid polaire.
Et quand les esprits s’illuminent, nos corps s'éclairent et transpirent.
Mes yeux se ferment.
J'imagine la cheminée qui crépitent, les flammes qui lèchent la paroi en vitrocéramique et reflètent dans la grande baie vitrée la vie qui se consume. En même temps, j'imagine les centaines de stalactites alignées au bord de la toiture chanter gouttes après gouttes l'apparition des premiers rayons printanier.
Étendus sur le lit défait, encore humide, nous nous posons encore des questions que nous pensons existentielles.
Au même instant, au large à travers la baie, des baleines à bosses chantent pour la migration.
Elles dansent le dos gris foncé avec une bosse en avant où un aileron dorsal s'émancipe dans les airs et magnifie cette caricature de légèreté et de puissance.
C'est un mammifère marin et comme tous les mammifères, elle a des poumons, le sang chaud et elle allaite son petit.
De décembre à fin avril, elles se trouvent en Antarctique. Pendant cette période, elles se nourrissent principalement de petites crevettes qu'elles consomment en très grande quantité. Elles font des réserves de graisse car il semble qu'elles ne se nourrissent plus les six mois suivants.
Nous sommes là, nous aussi, mais au lieu de se nourrir, nous brûlons les graisses de nos interrogations comme « s'aime-t-on vraiment ? », « vais-je trouver du travail ? » ou bien le plus terrible et prématuré « suis-je passé à côté de ma vie ? » et nous creusons des sillons à travers nos esprits.
Ces pensées récurrentes posent des jalons.
Nous sommes dans une époque en manque de repères, nous nous en créons, nous sommes des drogués de la référence, de l’exemplarité, ces questions nous donnent un but à atteindre. Mais lesquelles aimerions-nous vivre réellement si nous ne voulons pas lâcher les amarres et suivre l'itinéraire déjà écrit ?
Comme les baleines à bosses après l'hiver qui viennent dans les eaux de l'Océan Indien remontent le long des côtes de l'Afrique du Sud par le canal du Mozambique pour arriver à Mayotte ou bien se dirigent à l'Est vers Madagascar. Ce voyage dure environ deux mois.
Serait-ce le temps qui nous reste à vivre avant de changer de cap ?

Nous ne sommes jamais loin l'un de l'autre lorsque le jour nous écoute.
Et quand les cœurs chavirent nos âmes fulminent et les vers tendres rampent.
Toutefois, peut-être que tout cela est superflu ; ce sont les épreuves, les malheurs, les catastrophes qui nous révèlent. C’est la vérité ou une séquence très courte de la vérité ; dès lors les questionnements ne sont plus importants, on est dans sa catastrophe, le voile ontologique se déchire, on se découvre un peu comme ses baleines à bosses qui derrière leurs apparences indestructibles révèlent des mammifères qui se posent les mêmes questions que nous.
Les raisons sont différentes mais la conséquence est identique, comment survivre ?

Nous ne sommes jamais loin l'un de l'autre pour assister à la rencontre de deux ambidextres.
Étendu sur le lit épuisé d'avoir trop pensé.
Aimons-nous car le temps nous est compté.

Et si le rêve est le luxe de la pensée, la poésie restera le luxe de ma vie comme l’amour.

*

Je remercie la vie, le monde et quelques hommes et femmes, poètes et anonymes qui me supportent et m'aiment, et je compatis envers ceux qui me détestent.

11 commentaires:

  1. merdesilestwojanvier 25, 2014

    Bonne journée James
    j'ai aimé ce texte
    Vivons aujourd'hui d'abord !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous l'aurez compris
      la poésie continue
      ici et ou ailleurs

      Supprimer
  2. Réponses
    1. J'ai relevé une dizaine de fautes d'orto... lol
      Je m'en fous je n'ai pas relu pour le corriger je l'ai relu pour comprendre lol
      La pensée ici est aussi celle de savoir se contenter de ce que l'on a sans chercher plus c'est la clé du bonheur

      Supprimer
  3. chanteur1populairejanvier 25, 2014

    Je pense donc je suis !
    Je penche donc je suis !
    J'épanche donc j'essuie !
    Je pense donc je fuis !

    RépondreSupprimer
  4. _INCANTADA_janvier 25, 2014

    CECI n'est pas un adieu ??? ouff merci

    c'est fou comme je me suis reconnue dans cet écrit ,
    ""parler pour ne rien dire "" c'est grave James ??

    je voudrais me traire la vache !!! pardon terre oh ciel que je suis tête en l'air ,alors pourquoi j'ai autant de chaussures puisque je ne les regarde pas ??

    ne partez pas ,j'ai pas fini hé ho

    alors ce site ?? est ...entre nous ;merci

    bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. L'adieu un jour ou l'autre sera effectif mais comme le retour fait aimer l'adieu... Partir ou ne pas partir rien ne changera ici mais là-bas c'est autre chose !
      Bref ! Où que j'aille, je suis un vers de poésie de mes recueils oui enfin je m'en fous ! Jepoème est décevant et de plus en plus partisan !

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  5. Très bel écrit...
    savoir se contenter de ce que l'on a sans chercher plus c'est la clé du bonheur
    Le bonheur est simple
    Merci James belle journée

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    Réponses
    1. Merci
      je ferme le livre
      la couverture est fragile

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  6. Ton texte a des beautés fulgurantes.
    Il dit l'écorchure, la force et la vanité de l'artiste.

    Je suis une lectrice fidèle de tes textes. Je ressens quand je les lis de l'empathie et aussi des questionnements.
    Tu apportes ici ton univers, à nous de nous glisser dedans n'est-ce pas ?

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