« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
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Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

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jeudi

L'invisible urbain 2014 tous les mêmes

L'invisible urbain 2014 tous les mêmes
Une silhouette publicitaire dernier cri
Nue au milieu d'un flash mob à la gare de l'Est
Un mort vivant à l'heure occidentale
Dans le bruit brumeux d'un turbo diesel 
Une erreur élevée à l'actualité
Nostalgique d’un passé oublié
Et d'un présent rythmé par son absence

L'invisible urbain 2014 tous les mêmes
Un collectionneur d'objets inutiles et d'arts
Fabriqués en Asie par son ombre chinoise
Un bouffeur de plats surgelés de réparties à l’américaine
De paroles et d'images cellulaires
Un intérimaire à pied relié par satellite
Qui prend les transports en commun sur Facebook
Conduit par son propre fantôme d'amis divers

L'invisible urbain 2014 tous les mêmes
Est dans le cirage de ses chaussures synthétiques
Le visage perdu dans une prison sans barreaux
Et respire l’air conditionné du bien-pensant
Envoie ses commentaires par SMS
Même s'il doute c’est une certitude
Appel Dieu le dernier à la mode
Pour un voyage en Syrie salutaire

L'invisible urbain 2014 tous les mêmes
Selon son uniforme
Finira dans un garde meuble
Fuira l’amour la haine les conflits de canard
Persuadé d’avoir bon goût
Et que tout le monde écoute Stromae
Vous les invisibles vous êtes tous les mêmes
Spectateurs du temps qui passe

L'invisible urbain 2014 tous les mêmes
A si peur de mourir
Qu'il vit juste dans des séquences virtuelles 
À l'horizon cimenté son oiseau de paille
Survole l'aile et la cuisse de son porno
Regarde son arbre de vie tweeter
Sous un plafond bleu électrique
Et cherche sa cigarette électronique

L'invisible urbain 2014 tous les mêmes
A commandé son clone sur Amazon
Histoire de vivre centenaire sur son skateboard
Maestro balance lui tes notes formidables
Il ira draguer le fond de son écran
Trouver une paire de seins un anneau
Et sa progéniture sur l'île aux enfants
Pour pénétrer le moule de la copropriété

L'invisible urbain 2014 tous les mêmes
Souviens-toi de la première fois
Où nos regards s'étaient croisés
Tu avais encore la foi les yeux brillants
Et tes lèvres baisaient la terre entière
Derrière ton masque tu as fini aux urgences
Malgré toutes ces bouteilles d'air
Tous les chemins mènent aux trous








36 commentaires:

  1. Magnifique James et en même temps l'humour est décapant
    Le dernier strophe bravo bien résumé

    Bonne fin de journée à toi

    Amitié

    Aline

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    Réponses
    1. De la fin au début
      la machine à laver
      tous les mêmes
      Essorés

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  2. Syntax_Errorfévrier 20, 2014

    A plus
    Excellent

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  3. L'invisible urbain 2014... tous les mêmes ?


    Oui et non
    Le juste milieu est en tout la meilleure chose...

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    1. Au centre t'es beau comme un trou noir

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    2. Oui mais j'ai toujours une allumette sur moi
      celle que l'on gratte et qui s'allume...

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    3. Il m'arrive de me gratter le cul
      Pour avoir mangé épicé
      Ou juste parce que j'ai le boxer qui me montre les dents
      Alors je lui faire comprendre qui est le patron !

      C'est drôle je me comprends !

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  4. oui tous les chemins y vont très vite

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    1. la vitesse de l'homme est relativement infime par rapport à celle de la lumière... Donc le trou noir est encore loin !

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  5. A l'ère des outils sophistiqués soit disant de "communication" ... l'homme dans l'invisible urbain est de plus en plus seul...

    Non, pas tous les mêmes... mais les "normes" et contraintes de la société de plus en plus absurde conditionnent en réflexes et projections qui tendent à anéantir l'être au profit du paraître...

    Moi, ça m'étouffe...

    En lisant hier ton poème, j'ai eu les visions d'un film qui date et qui m'a marquée car il a provoqué l'envie de réaliser mes rêves il y a longtemps... je vais le chercher dans le tube et je reviens...

    Merci James pour ce poème

    Je vote pour la réflexion qu'il suscite, merci à toi

    Christine

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    1. Le vote n'arrive jamais dans la bonne urne qui nous veut du bien
      Tous les mêmes c'est comme le jeu des 7 familles tu restes dans le cadre !

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  6. Un film "culte" qui quand je l'ai vu à sa sortie m'a fait réaliser que j'étouffais alors que j'étais toute jeunette et qu'il était tant de réaliser mes rêves... et je suis partie à l'aventure...

    tant d'années plus tard, j'aimerais retrouver ce souffle à nouveau... disons... un nouveau souffle... avant de finir dans mon trou...
    :-)

    Bises James

    Christine

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    1. Le plus dur est de trouver le troubadour

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  7. Je me suis laissée porter par ce poème qui crie bien toutes les vérités dans lesquelles
    l'humain patauge et se laisse faire !

    La TV , Internet . et toutes les conneries qu'on flanque dans les têtes innocentes.

    L'image est sublime et tu devrais aussi la mettre sur " le forum image"

    Merci de cette belle vérités.

    Au plaisir de te lire

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  8. Que de choses à voir dans l'invisible !

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  9. merde c'est vrai que je suis spectatrice de ce fichu temps qui passe...je relis ton poème... grrr... il est temps de... larguer les amarres... ou plutôt de me donner les moyens de le faire...

    suis perturbée dans ma recherche de boulot, les annonces sont d'un triste... et ne déclenchent pas aujourd'hui l'envoi de cv ... faut que je revoie ce film "précurseur" !

    tiens, autre extrait... et je sors m'oxygéner...

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    Réponses
    1. L'oxygène est le meilleur filtre à idées

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  10. ASSEZ PESSIMISTE !!!

    Mais si on se donnait les moyens d'avancer tous ensemble !!

    voilà une idée qu'elle est bonne .

    j'ai franchi des murs
    J'ai crié ma rage
    Rien rien rien n'est dur
    Il faut apprendre la nage

    J'ai passé ma vie dessous ,
    Il me reste à vivre le dessus
    J'ai gagné des batailles sans sou
    J'ai sorti juste le doigt du c../. MERDE

    BISE à tous

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    Réponses
    1. Je suis un garçon symétrique mais j'ai qu'un seul cerveau... Alors je réponds quand j'ai le temps ! Et je viens de lire en diagonal ce matin cette phrase ce qui n'empêche pas de dire les choses... Telles que je les vois et ressent...
      « J'ai traversé nombre de guerres et j'ai tout perdu à de nombreuses reprises, y compris mon mari, ma mère et mon fils bien aimé. Pourtant, la vie est magnifique, et j'ai tant de choses à apprendre. Je n'ai ni la place ni le temps pour le pessimisme et la haine »

      Bonne après midi dans l'effluve poémienne...

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    2. INCANTADAmars 02, 2014

      Merci ;
      on passe par des chemins parfois torrides

      bonne journée

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    3. Répondu ci-après
      Rien de sert de courir
      si tu as les jambes au niveau des oreilles
      Ô souplesse articulaire
      Tendons l'oreille
      Mes ligamentes jamais

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    4. Si votre idée n'est pas à priori absurde, elle est sans espoir...

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  11. Oui mais j'ai toujours une allumette sur moi
    celle que l'on gratte et qui s'allume...

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  12. galatea belgamars 17, 2014

    « Souviens-toi de la première fois
    Où nos regards s'étaient croisés »
    Tu avais encore la foi les yeux brillants
    Et tes lèvres baisaient la terre entière
    Derrière ton masque tu as fini aux urgences
    Malgré toutes ces bouteilles d'air
    Tous les chemins mènent aux trous

    Tiens un 'évolution , involution-temporaire qui me rappelle du vécu...

    galatea belga

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  13. Nous nous sommes obstinément engagés sur le chemin de la destruction,
    des comme nous il y en a des milliards.
    Nous ne sommes là que pour perpétuer la vie, toute autre grimace n'est qu'illusion, prétention.

    Merci pour vos mots acérés

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  14. DaliaEceteramars 22, 2014

    Bravo je l'avais lu sur macadam... Que de choses à voir dans l'invisible par ici là-bas derrière toi

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  15. J'aime la façon dont tu décris la société dans laquelle nous vivons.
    Une écriture singulière avec ses pluriels, chacun peut se reconnaître au travers de tes mots qui sont nos maux quotiiens.
    J'aime te lire.

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    Réponses
    1. Oui merci
      je l'avais oublié celui-là
      et 2015 battra surement un record
      survivons pour le voir

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  16. L'invisible urbain en quête d'une vie, d'une identité ou chacun peut se reconnaitre.
    L'invisible urbain dans son habit de stéréotypes, mais quoi qu'on fasse au bout du chemin l'issue est la même pour tous.

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    1. L'épitaphe est le seul lien entre le mort et le passant !

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  17. Un chronique très lucide de notre société...j'aime!

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    1. Lucide... voilà un joli prénom masculin
      et
      Extralucide... pour le féminin

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  18. et j'ai fini aux urgences moi aussi bien que ne répondant pas à tes critères
    majestueux poème

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    Réponses
    1. Ah les urgences étaient débordées
      elles t'ont libérés
      enfin et tant mieux
      le jour le plus long est à venir...

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