La foule porte encore les stigmates
des corbeaux
qui fondaient droit sur elle
un jour de fête.
Adossé à la baie du monde,
j'ai dispersé les miettes
et changé
pour ne plus être
une cible,
mais un phare.
Partir rejoindre
la Promenade des Anges,
comme un heimatlos,
face à l'immonde.
Toujours là
où se gangrène la douleur,
à chaque drame qui s'invite,
où l'aspiration m'arrache
à l'énergie crucifiée
de mes plus fidèles convictions.
Au pied de stèles inconnues,
après le choc,
reprendre la parole,
au-delà de la brume meurtrière
qui cristallise nos êtres,
pour vivre des nuits douces,
sans armes sous le manteau.
Malgré la gravité
voguent les cristaux.
Tendres vertiges,
l'équilibre est primordial.
Comment survivre,
le cœur entre deux continents,
sur cette sphère obèse
où une poignée serre le monde.
Outlaw face à l'éternel,
amour,
déchire la fin.

Ton cheminement poétique se fait très torturée en ce moment...mais c'est seulement mon humble avis.
RépondreSupprimerQuoiqu'il en soit, ta poésie m'accroche toujours le coeur et je reste heureux de m'y plonger.
Mes amitiés
Il est vrai que mon chemin poétique traverse en ce moment des zones plus tourmentées… mais je suis heureux qu’elles continuent malgré tout à accrocher ton cœur.
SupprimerUne poésie dans laquelle se construit une réflexion profonde…
RépondreSupprimerEn lisant le titre je ne m’attendais pas à ça…la douleur…mais une douleur plus intime à ce que j’ai cru comprendre…
Mais tu fini par…l’amour
J’ai aimé te lire
Bien à toi,
LBC
Tu as parfaitement perçu ce cheminement de la douleur intime vers quelque chose de plus lumineux : l’amour. Heureux que cette traversée t’ait touché.
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