Tantôt espiègle, tantôt sage,
mon ombre s'amuse.
Elle traverse le chant des cigales,
sous les ailes caniculaires de l'errance.
Là, la fleur encore fraîche habille mes yeux de couleurs franches
et dépose à mes narines son nectar sirupeux.
Sur ma langue affleure un désir sans nom.
Les oiseaux piquent le ciel.
La chantepleure fait chanter son bronze.
Chaque goutte creuse le silence.
Le temps s'enracine dans les aiguilles des pins.
La chaise longue épouse de nouveau le creux de mon absence.
Alors je m'efface.
Je rejoins le cimetière des ombres,
où je laboure mes feuilles blanches.
J'y plie une cocotte dans un papier vert,
comme on confie un vœu au vent.
Peut-être une ombre y prendra naissance,
assez légère pour revenir
avec un poème
d'amour,
et d'écologie.
Je n'ajoute rien.
Le silence connaît la suite.
Et tant que mon ombre continuera de jouer,
rose des vents au milieu des cigales,
mon cœur retrouvera toujours
le chemin.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire