« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
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mercredi

Ainsi la nuit

Mecque de la beauté, j’hallucine Ô lumière.
Ô nature morte, je suffoque d’amour.
En plein cœur d’une voie, celle lactée du jour ;
Libellule et prince dans l’ombrage du vers,

Parsèment un parfum d’eau folle et d’innocence.
L’amant au moirage d’un moment étrécit,
Pénètre l’épiderme effeuillé indécis,
Où la lune, peau rouge amerrit par fréquences.

Si l’air d’une amante sert mon pèlerinage
Combien de fois seigneur, je dois ouvrir la plaie,
Des mots d’elle en amour comme s'il en pleuvait.

J’ai choisi par hasard le trouble du voyage,
Tissé à la sueur de sèves écarlates,
Peint à l’ombre voilée d’un cœur bleu acrobate.

*

Le trouble du voyage ou le syndrome de Stendhal (Qui séjourna à Florence et... Cela s'apparente a des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations voir à des hallucinations chez l'individu exposé à une surcharge d’œuvres d’art ou à la beauté tout simplement)
Dans son journal de voyage en italie, Stendhal consigne les sensations qu’il a éprouvées lors d’un séjour à Florence en 1854. En sortant de la basilique de Santa Crocce, il ressent  une émotion extrême liée, dit-il, à la contemplation de la beauté sublime. Un sentiment de panique s’empare de lui, accompagné de palpitations, de vertiges.
http://claudialucia-malibrairie.blogspot.fr/2011/06/le-syndrome-de-stendhal-florence.html

28 commentaires:

  1. swaroskirosejuin 20, 2013

    Saisi la nuit...elle porte conseil ...sourire


    R'ose

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    1. La nuit passant
      je suis toujours là
      dans le même tiroir à bulle

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  2. merdesiles3juin 20, 2013

    Retiens la nuit !
    Beau texte
    Bonne fin de soirée James

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    1. J'ai fait 3 séjours à Florence
      en 1987 1988 et 2001...

      Toujours cette même impression
      A la fois sublime et suffocante
      Florence comme la nuit
      N'a nul besoin d'être retenue
      De peur qu'elle s'échappe
      Elle est réglé comme une horloge atomique
      Sa pérennité et immuabilité
      Sont basées sur le génie de l'homme...

      Moralité : « retenons plutôt l'homme que la nuit... »

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  3. Un très beau sonnet

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    1. amnous a saisi la Mecque sans voile noir...

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  4. swing__troubadourjuin 20, 2013

    Troublant en effet. Et la beauté qui te remue ainsi trouve un magnifique écho dans tes vers. Merci aussi pour ce que tu nous apprends de Stendhal dont je me suis particulièrement délecté des Chroniques Italiennes dans ma jeunesse.
    J'apprécie aussi l'hommage à Dutilleux qui nous a quitté il y a près d'un mois.

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    1. J'ai aussi écrit un autre texte où comme Hitchcock sa silhouette dans ses films, Dutilleux vient poser ses fragances entre mes vers...

      Merci d'avoir saisi l'oiseau au vol le message et pour ton savoir.

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  5. Bonjour,

    La beauté de cette nuit mystérieuse t'a inspiré un écrit imagé et parfumé.

    Amitiés

    Leïla

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    1. « L'homme porte le mystère de la vie qui porte le mystère du monde. »

      Edgar Morin

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  6. magnifique
    oui j'avais lu le journal de Stendhal et comme il disait vrai

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    1. « La beauté n’est que la promesse du bonheur. »
      Stendhal

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  7. EmelleJiejuin 20, 2013

    J'aime,merci James

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    1. passage de nuages sous fond bleu
      tant que le ciel les côtoie sans saigner
      il y a de l'avenir

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  8. L’amante

    Lorsqu’elle était amante
    A son cœur refusant
    Elle se fardait un peu
    De bas noirs jupons blancs
    Longues robes tombantes
    Sur des talons aigus
    Se parfumait un peu
    Avec un seul bijou
    Eclatant

    Un homme l’attendait
    C’était si élégant
    De parler poésie
    En tenue de mondaine
    La paysâme simple
    Qui écoutait à peine
    Alors baissant sa garde
    Il approchait sa chaise
    Vieille chaise tremblante
    Prenait entre ses doigts
    Sa bague

    Effleurait son jupon
    Elle restait consciente
    Et cette vigilance
    Attisait son attente
    Sa tiédeur apparente
    Et son air déchaussé
    Tandis qu’il dégageait
    Son pied

    Sur un lit de fortune
    Faisaient de son œil froid
    D’esthète inconsolé
    Un regard absolu
    Alors elle se laissait
    Désabuser

    Etant sans espérance
    Elle voulait mourir
    Clouée à son absence

    Puis vint la somnolence
    Le réel du retour
    La redescente.

    Marine
    9 juin 2011

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  9. Marouettejuin 20, 2013

    Magnifique poème aux rimes riches et aux mots soigneusement choisis. Je suis sous le charme.

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    1. Je ne suis pas un charmeur de serpent
      tout ce qui rampe m'horrifie

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  10. Qui n'a pas ressenti ce type de vertige ne sait pas
    ce qu'est l'extase et la déroute d'atteindre un lieu
    en un temps, un lieu et une forme exceptionnels...

    Un vertige sensuel de l'esprit et du coeur à l'état pur...

    Ces vers filtrent bien l'extrême plaisir à la beauté

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  11. Une nouvelle fois bravo pour cet imagier en écrit toujours harmonieux et d'un grand plaisir à lire.

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  12. Loriginal
    Tu es un jongleur des mots, un équilibriste des images ...bravo, je me sens bien démuni dans mon triste numéro de plume grattant le papier...
    Mais sous le chapiteau, l'essentiel c'est que tous les spectateurs passent un bon moment!
    A bientôt de se lire!
    Amitié.
    Jean Marc B.

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  13. Une plume que je retrouve avec ce même plaisir,

    ravie de ce partage

    Eden

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  14. Galatea belga Saturnseptembre 21, 2013

    heureux qui peut déborder d'amour !

    Quelque part il doit trouver des raisons pour sa folie


    merci pour ce poème assez cryptique autour d'une danseuse en bleu...

    amicalement

    galatea

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  15. très beau
    merci james

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    1. Ainsi la nuit

      Mecque de la beauté
      J’hallucine
      Fascinante lumière blanche
      Troublante nature morte
      Suffoquerais-je d’amour
      En plein cœur d’une voie
      Celle lactée du jour

      Libellule et prince
      Dans l’ombrage du vers
      Parsèment un parfum
      D’eau folle et d’innocence
      L’amant au moirage
      D’un moment étrécit
      Pénètre l’épiderme
      Effeuillé indécis
      Où la lune peau rouge
      Amerrit par fréquences

      Si l’air d’une amante
      Sert mon pèlerinage
      Combien de fois seigneur
      Je dois ouvrir la plaie
      Des mots d’elle en amour
      Comme s'il en pleuvait

      J’ai choisi par hasard
      Le trouble du voyage
      Tissé à la sueur
      De sèves écarlates
      Peint à l’ombre voilée
      D’un cœur bleu acrobate



      Texte passé d'un sonnet à une sonnerie libre...
      C'est mon âme et corps qui s'expriment et non pas ma prosodie souvent mort-née

      Sinon j'avance et toi

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  16. perlenoiremars 27, 2014

    Magnifique écrit
    J'adore

    Merci James du partage
    Amitiés de Bourgogne

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  17. doucevaguemars 27, 2014

    La nuit et ses sortilèges... Les lumières de l'âme insondable et le mystère de l'amour pour une étoile accrochée dans la voie lactée...

    Et la musique de Dutilleux sur les cordes qui pleurent des notes en envolées fougueuses et troublantes...l'accompagne dans sa dimension envoûtante...

    Un très beau poème, merci James pour ce partage

    +v

    Bises

    Christine

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    1. Merci
      La musique lié aux mots
      lus et articulés
      rien de plus céleste

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