Ma feuille de papier, amoureusement, a recouvert
Ce corps d’argile devenu perméable à mes mots.
Ne renonce pas, ne renonce pas,
Même quand le ciel ne répond pas.
Suis la lumière, suis ton chemin,
La ligne blanche nous tient la main.
Ne renonce pas, ne renonce pas,
L’automne finira par laisser place
À des feuilles dans le vent,
À nous deux, simplement.
Les méandres de nos ruissellements tumultueux
Canaliseront la crue passagère de nos ciels brumeux,
Et pour ne pas délaver les traces de ma plume,
Je sécherai jusqu’au silence l’air chargé de brume.
Ne renonce pas, ne renonce pas,
Même quand le ciel ne répond pas.
Suis la lumière, suis ton chemin,
La ligne blanche nous tient la main.
Ne renonce pas, ne renonce pas,
L’automne finira par laisser place
À des feuilles dans le vent,
À nous deux, simplement.
Le fil tendu, indélébile, qui s’imprime sur notre route,
Je l’emprunterai sans rejet, sans amertume et sans doute,
En prenant garde à ne pas franchir la ligne blanche continue.
Dernier couplet
Et si l’automne pousse déjà ses feuilles vers le sol,
Je suivrai leur chute sans détourner les yeux,
Car certaines feuilles savent encore où va le vent.
Ne renonce pas, ne renonce pas,
Même quand le ciel ne répond pas.
Suis la lumière, suis ton chemin,
La ligne blanche nous tient la main.
Ne renonce pas, ne renonce pas,
Même quand la nuit efface nos pas,
Tant qu’une feuille danse au vent,
Il reste un chemin devant.

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