Le vallonnement de tes inspirations
creuse en moi un sillon.
J’y retrouve parfois
l’éclat d’un diamant.
Sous l’orage du violon,
quelque chose tremble encore,
une note cherche sa place
entre mon silence et ton corps.
Ô bel accord,
serais-tu d’accord ?
Si mon cœur dérive encore,
ramène-moi vers ton accord.
Ô bel accord,
ne dis rien,
laisse nos silences
trouver le chemin.
Dame Nature écrit dans ses flots
des phrases que je ne sais pas lire.
Un loup traverse le silence,
avec mes yeux pour s’enfuir.
Au bord du lac des signes,
ton reflet casse le mien.
L’écume grimpe aux collines
comme une main qui cherche la mienne.
Je ne sais plus si je dérive
ou si tu m’attires au fond.
Entre deux battements d’eau,
j’entends battre ton nom.
Ô bel accord,
serais-tu d’accord ?
Si mon cœur dérive encore,
ramène-moi vers ton accord.
Ô bel accord,
ne dis rien,
laisse nos silences
trouver le chemin.
À l’abri des courants d’air,
un parfum doux-amer
remonte de la cendre
où mon ancre s’est perdue.
Ma clé de sol devient aérienne.
Elle tremble dans le vent,
suspendue à ton absence,
à tes rêves mouvants.
Et le violon s’attarde
sur une dernière note,
comme si le désir
refusait de mourir.
Esquisseras-tu mes rêves
sur la buée de tes mains ?
Ou laisseras-tu l’infini
s’effacer entre nos chemins ?
Je me perdrai peut-être.
Je me retrouverai peut-être.
Mais si ta voix demeure
derrière la dernière note,
je saurai que même le silence
peut encore nous accorder.
Ô bel accord,
serais-tu d’accord ?
Si mon cœur dérive encore,
ramène-moi vers ton accord.
Ô bel accord,
reste encore…
Même si tout s’efface,
je t’en dis encore.
Ô bel accord…
serais-tu d’accord ?
Oh oh oh oh oh oh
Oh oh oh oh oh oh
Bel accord
Serais tu d'accord ?

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