Juste pour me rappeler
Tandis que ma plume
est à la déchirure,
loin de la lune,
loin de la route des épices,
je cherche encore
à comprendre la recette
de ce que j'ai commencé à saisir :
l'amour fou.
Serais-je un souvenir
accroché à ses brindilles,
juste pour me rappeler
tout ce qui m'a attaché ?
Un parfum
étalé sur ses seins,
juste pour me rappeler
tout ce qui m'a enivré.
Tandis que mes lèvres
s'attardent dans l'opacité,
les siennes
se sont soudées au silence.
Je dois être mal.
Très mal.
Qu'est-ce qui t'a rendue malheureuse ?
Ouvre-moi la porte.
Ne te cache pas dans la lumière.
Tu vas vêtir l'air
de ton absence.
Serais-je un soleil
posé sur ses joues,
juste pour me rappeler
tout ce qui m'a brûlé ?
Une nuit
peinte sur ses rêves,
juste pour me rappeler
tout ce qui m'a traversé.
Tandis qu'elle se promène seule,
dépossédée de son ombre,
j'ai perdu son regard
quelque part dans ma vie.
Mes heures sont mortes
parce que je les vis seul.
Je leur offre une sépulture
derrière chaque poésie,
devant l'arbre à papillons.
Serais-je une fleur
greffée sur ses hanches,
juste pour me rappeler
tout ce qui m'a élevé ?
Une racine
poussée dans ses pensées,
juste pour me rappeler
tout ce qui m'a enterré.

J'ai aimé ma lecture. Un beau texte, une approche
RépondreSupprimer"Je dois être mal. Très mal" et "Une racine poussée dans ses pensées" J'adore très beau poème
RépondreSupprimerune belle vision de l'amour et de la poésie étroitement mêlée.
RépondreSupprimerJ'aime cette introspection d'un amour perdu.
RépondreSupprimerAvec cette poésie, tes heures ne sont pas mortes, vivement qu’elles fassent tic tac ’o)
RépondreSupprimerTrès nostalgique, j’aime bien
RépondreSupprimerJe ne vous cache pas que j'ai eu du mal à lire votre poésie, mais l'écouter à tout changé...
RépondreSupprimerBeaucoup de tendresse dans ces mots.
Bravo!