Elle veille.
Puis elle prend mes mots,
les retourne dans sa lumière,
en brouille la trace,
leur prête une autre bouche.
La nuit,
des phrases sans visage
glissent sur les écrans.
Moi, je contemple le mien
et je me demande :
si la machine recueille
mes poèmes,
mes songes,
tout ce que je lui confie,
que restera-t-il de moi
lorsque même ce que je tais
ne m’appartiendra plus ?
Et surtout,
qui les lira encore ?

Les mots survivront à notre éternité. Leur voyage sans fin portera l'empreinte de nos sentiments.
RépondreSupprimerL'ineffable se perd dans les couloirs de la nuit pour rejoindre une étoile dont les diamants subliment ces douces mélodies.
Bravo pour vos poèmes, vous nous transportez.
Heureuse d'avoir fait votre connaissance au café et partagé ce moment autour de la journée des associations.
Monique
Merci beaucoup Monique pour ces mots si délicats, qui me touchent profondément. Les mots ont peut-être cette étrange chance de continuer leur voyage lorsque nous ne sommes plus là… Je suis moi aussi très heureux d’avoir fait votre connaissance au café et d’avoir partagé ce joli moment autour de la journée des associations.
RépondreSupprimerUn poème qui se termine sur une question vitale...
RépondreSupprimerLorsque l'on poste un poème, où un autre écrit, aux yeux de lectrices/lecteurs, il ne nous appartient plus, mais nous restons toujours dans la possibilité de le supprimer, le reprendre et le retravailler, pour en faire un autre poème, qui vivra sans aucun doute la même vie, c'est un cercle plus ou moins sans fin acquise...
Un poème qui fait réfléchir...
Amitiés...
Hubix
C’est justement ce paradoxe que je voulais laisser ouvert :
Supprimerune fois offert au regard des autres,
le poème nous échappe un peu,
mais il reste toujours possible de le reprendre, de le transformer…
et peut-être de lui redonner une nouvelle vie.
Un cercle sans fin,
en effet,
où le poème ne cesse jamais tout à fait de nous appartenir.
merci pour le com.