« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
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jeudi

Résurrection d'un café noir

Son dernier café
Un pur arabica
Lui brûle la langue
Elle part sans dire un mot
 

Au fond du jardin
Une prière clouée dans la brume
S’agrippe à ses racines nues
Qui dansent sur la musique de l'intenable
Un corps dénudé s’habille de limbes
D’un hêtre aux nervures dorées et pourpres
Où son âme se dérobe
Pour défier les trombes
D’un automne désenchanté
 

La nuque de ses belles pensées brisées
Ses pores s’identifient au marbre noir
D’une pierre tombale
Où ses graines les plus éparses
Cherchent l’humus 

D'une nouvelle terre d’asile
Pour renaître dans le dos de son épitaphe
Le cycle de la vie lui échappe
Comme son cœur qui s’est éteint
Dans la lumière d’un coup de foudre

Il aimait repousser le grand vide
Pour épouser le trop plein
Il s’était doucement lové
À l'ennui d'absurde qui glissait lentement 
Dans l'œil du cyclone 
Malgré son esprit singulier 

Parfois nous sommes détournés 
Hors du sentier battu de la raison

Non il n'a pas peur de changer
Il n’a jamais vu de gens 

Se battre pour des prisons
Imaginer si vous lâchiez prise
Personne n'est responsable
Tout le monde est coupable 

Pour combattre les leurres
Et il sait qu’avec ses convictions
Il peut quitter cette prison
De pierres friables au ciment pauvre
Aussi naturellement qu’un jour de pluie
Lave la crasse de nos fautes

Son amour retournera au jardin
Là d'où il est venu
Là où il se sent bien
Il suffira qu'une goutte de sève de son hêtre
Le préfère à l’acidité du sol qui l’a vu naître
Et son cœur à nouveau
Repoussera le vide
Épousera le plein

L’ami après s’être brisé se recycle 
Chaperonner par la belle-de-jour
Élue par l’hémicycle
D’une nature immortelle
Ce n’était pas l’endroit qu’il aimait
Un étang de vers qui drague 
Le fond des abysses
D’un monde qu’il déteste




Illustration d'après des dessins de Liliana Sanches et  Isa Bercee Di Puglia

28 commentaires:

  1. merdesiles3octobre 17, 2013

    Le revoilà le PX
    j'adore simplement
    merci James
    beau partage

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    Réponses
    1. Il n'est jamais très loin
      Juste un notebook en rupture de neurones non rechargeables
      ce que l'on appelle un blue out
      et une cde en attente pour lenovo x200s d'occase...
      Sinon il me reste mes tours hp et acer pour combler le vide
      un peu de feuilles dans la fosse et on plonge
      dans l'écume de leurs nervures

      Supprimer
    2. merdesiles3octobre 17, 2013

      Sourire !

      Supprimer
  2. avec vous c'est toujours compliqué mais je suis fan,
    c'est toujours beau,


    Lynda

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    Réponses
    1. Compliqué c'est à dire ?
      Je ne comprends pas... lol
      Le laid est souvent plus beau que le beau est beau
      Car la surprise du laid
      Surprend
      Questionne
      Déroute
      C'est ce qui le rend beau !
      Je ne parle pas du laid, de la figure humaine mais de la soi-disant laideur...
      Et comme dit Magritte : « le mot peinture est laid ! »
      Ce qui tend à dire que nous sommes conditionnés par l'image par le mot qui la désigne
      et non pas par la réflexion ou l'action qu'elle implique.
      Ce qui rejoint la pensée de Lao-Tseu qui propose que la conscience humaine du Beau est celle qui différencie le Beau du Laid...
      C'est simple non !
      Comme voir un bonobo en érection...
      C'est beau non ? Non pas l'image que cela représente mais le sentiment que cela implique ou introduit lol
      Si je ramène ça à l'humain, on peut être beau et très laid à la fois de l'intérieur comme de l'extérieur, qui est le meilleur des deux ou qui l'emporte ?
      Les apparences sont souvent trompeuses...
      Notre civilisation hélas préfère le beau visible que le beau invisible...
      Alors la poésie aide à éclairer les parois sombres de nos couloirs de pensées et c'est beau non ?
      Car elle permet au laid de montrer sa beauté intérieur et au beau sa laideur...
      Ce qui rejoint à dire que le laid des deux mondes n'a pas de chance, il lui reste la méditation ou le suicide ou l'exil !
      Pour être cynique...
      Oui, c'est simpliste, car en plus, il y a des greffons psychologiques qui s'invitent comme les manipulateurs ou les pervers narcissiques...
      Et là, poésie ou pas, la question devient Freudienne ou Lacanienne mais n'est plus de mon ressort même en buvant St-Yorre!

      A ma prochaine... Laideur !

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    2. bon,
      c'est toujours compliqué,
      je suis toujours fan,
      et c'est encore beau,

      Lynda

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  3. Repousser le vide...

    Un beau poème, un de plus

    Amitiés

    Christine

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  4. galateabelgaoctobre 17, 2013

    Au fond du jardin
    Une prière clouée dans la brume
    S’agrippe à ses racines nues
    Qui dansent sur la musique de l'intenable
    Un corps dénudé s’habille de limbes
    D’un hêtre aux nervures dorées et pourpres
    Où son âme se dérobe
    Pour défier les trombes
    D’un automne désenchanté

    le voyage dans la nature est toujours mon préféré...

    merci
    gala

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    Réponses
    1. Oui c'est le passage vert
      il faut attendre l'orange
      pour rester coller au rouge

      Supprimer
  5. sans dire un mot
    j'irai au jardin lui porter son café
    avec du sucre

    RépondreSupprimer
  6. impartialityoctobre 17, 2013

    merci maintenant j'ai envie d'un café
    amitiés I

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    Réponses
    1. Après 16 heures prendre un café est synonyme de rester éveiller et au-delà pour user sa plume

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  7. Réponses
    1. Picasso1er mais le dernier à me dire quelque chose de pas mal

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  8. Bon sang !! je commence par un café et je m'embarque sur votre plume ...

    Superbe partage, étonnant, j'ai adoré

    Merci ... Eden

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    Réponses
    1. Eden si vous comptez jusqu'à 33 sans vous rappeler de moi c'est que vous n'êtes pas perspicace

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  9. SUPERBE ce café...J'adore
    Merci James

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    1. L’amour sans philosopher
      C’est comme le café
      Très vite passé

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  10. Très jolie plume.
    Fortement ressenti, avec un certain frison.
    Heureux de vous lire pour la première fois.
    Amitié...Jacques

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    1. Orpailleur ne lit pas assez ses partenaires de fortune ou toujours les mêmes ! Espérant la richesse... Comme tous les chercheurs de pépites de chocolat ! Ce qui entraîne parfois des vides dans votre batée et un surpoids de confettis sur la balance !
      Je vous aime quand même, n'ayez pas peur, je ne tue jamais le premier jour, j'attends la nuit !

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  11. Excellent, comme tout ce que j'ai pu voir avec plus ou moins d'enthousiasme, on ne peut faire que de l'extraordinaire. Le talent ne se dément pas en tout cas et cette fois-ci, le "fuck off ponctuation" se prête à l'exercice.
    Bien joué.

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  12. je suis entrain de boire mon café noir pour mieux voir

    Parfois nous sommes détournés hors du sentier battu de la raison
    le langage que je comprends
    sourire
    b journée

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    Réponses
    1. On change plus facilement de religion que de café...
      Chiche

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  13. très beau poème

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  14. Bien noir et triste ton poème, mais tellement bien écrit avec ces vers singuliers qui captivent le lecteur.
    Merci de ce beau partage en te souhaitant une agréable journée.
    JB

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  15. Des mots qui claquent, et des vers très sombres pour noyer la tristesse d'un coeur blessé par ce monde qu'il n'aime pas et qui ne l'aime pas;
    Un plaisir à lire

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  16. Des mots qui touchent l'âme...
    Superbe

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