« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
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Tous les écrits et dessins sont de ma plume à l'exception de certains dessins notifiés en bas du texte. Cependant je peux oublier certains détails car je ne suis qu'un « entremetteur » de mots et d'images... Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont je n'ai pas d'informations sur les auteurs, je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer, si vous les connaissez (Nota : en bas du blog ou du texte, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre).

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lundi

Ne faites pas pleurer les libellules

Dans les arcanes acides
De ce foyer populaire
Reflet de l’antonyme
Miséricordieuse humanité
Elles sont celles qui sont humiliées
Dès qu’elles expriment leurs dissidences
La beauté la volupté ou l’inconscience
Invisibles visibles ou simples cibles
Petites grandes sveltes ou dodues
Jeunes moins jeunes brunes ou blondes
Pourvu qu'elles soient bêtes
« La mâle et diction »
S’inscrit dans le marc
« Faune étique » masculin

Une parmi les autres se détache
Elle est celle qui se fait lapider ou crucifier
Selon une lobotomie religieuse
Et bouillonnante sous un cuir épais
Dès qu’elle laisse libre cours à sa révolte
A son désir de vivre et de crier

Le mâle observe les dents s’éclater
Sous son manche à balai poussiéreux
Tout au long de son chemin ensanglanté
Le sort de l’homme lui-même
Est à peine plus enviable que le sien
Avant de faire l'amour
Sous la matraque dévoilée
Avec ses mots et maux bleus
A la croisée du vol obsessionnel
Le vautour n’est jamais rassasié

Du carnet de route pornographique
Au « forum-movie » rétrospectif
Ne faites pas pleurer les libellules
Et avant tout un éloge à la femme
A l'homme libéré de ses chaînes
De la différence et de la singularité

« Mâle et diction »
C’est le tour de France
Buvez une bière anabolisante
Et vissez-vous la casquette
Sur ce monde d’arrogance qui nous tue
Ne voyez-vous pas le monde
Qu’à travers votre écran de fumée
Il n’y plus que la poésie
Pour vous le dire
Ou il n’a plus qu’à attendre
Et prier pour tout gerber

Ce voile d'un été en pente douce
Annoncerait-il une rentrée en pente raide

*

Être poète quand on veut gouverner
Cela ne s'est jamais vu
Je trinque à la liberté de penser
A la femme


Illustration d'après une œuvre de Botero

25 commentaires:

  1. Il n'est pire atrocité que celle qu'on ne sait plus voir.
    Les yeux se sont fatigués et quand plus une seule libellule ne volera sur les abords de nos ruisseaux, les regards seront surpris que la fatigue se transforme en cécité.
    Merci poète

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    1. La colère peut rendre aveugle...
      Choisir le juste milieu
      pour éviter les bordures friables

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  2. _ChrisBonnery_juillet 01, 2013

    Superbe écrit

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    1. Personne ne peut t’offrir de plus beau cadeau que celui de te sentir aimée Miss Bonne memory

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  3. Du James !
    J'adore
    Merci du partage poète

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    1. Je n’aime pas beaucoup qu’on partage mon opinion
      car j’ai l’impression
      de n’avoir plus qu’une demi opinion...


      Blague

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  4. Un terre essence...
    PaulPerse le cul du chat et le Taliban s'enflamme

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    1. Tout peut prendre feu si on met la flamme trop près de la paille alors tolérez mon intolérance...

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  5. et les libellules ont les ailes plombées
    au-dessus du ruisseau puant de la rue
    merci pour ce cri

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    1. Boule de suif... Un exemple par rapport à un délit morale aujourd'hui encore d'actualité... Les costumes changent mais l'histoire demeure !

      Tu connais en passant Maupassant...


      Pendant l'hiver, 1870-71, durant la guerre franco-prussienne, la ville de Rouen (Normandie) est envahie par les Prussiens. Pour fuir l'occupation, dix personnes prennent la diligence de Dieppe : un couple de commerçants, un couple de bourgeois, un couple de nobles, deux religieuses, un démocrate et enfin Boule de suif.

      Le voyage s'annonce difficile : les voyageurs ont faim et seule la jeune femme a pensé à emporter des provisions, qu'elle partage généreusement. Les voyageurs font un arrêt la nuit dans une auberge à Tôtes (sur le modèle de l'auberge du cygne), occupée par les Prussiens. Le lendemain, ils ne peuvent pas partir, l'officier prussien exerce un chantage, Boule de suif doit coucher avec lui s'ils veulent repartir, mais elle refuse. Au début, tous sont choqués par le comportement du Prussien, mais les jours passant et l'ennui s'installant, ils font pression sur Boule de suif qui finit par accepter.

      Le lendemain, les voyageurs ignorent Boule de suif qui n'a pas pu faire de provisions alors que les autres avaient préparé leur déjeuner. Aucun d'eux ne donnera ne serait-ce qu'un petit morceau de pain à la jeune femme. L'histoire se termine sur Boule de suif en larmes.

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  6. CLEMENTINETTEjuillet 01, 2013

    libellule aux diaphanes ailes reviendra voleter en jolis mots au dessus des roseaux, laissons-lui le temps de sécher ses ailes de la pluie du printemps...
    sourire de Clem*

    ❀‿❀♫(¸.•'´♥ ☼ ♪● ..~♥● ~♪
    (`'•.¸*¤*♥¸.•'´)bisousoleil¸ .•'´)♥●
    (¸.•'´(¸.•'´Clem*`'•.¸)`'•♥.¸)♥❀‿❀
    ♫(¸.•'´♥ ☼ ♪●

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  7. Être poète quand on veut gouverner
    Cela ne s'est jamais vu
    Je trinque à la liberté de penser
    A la femme


    Merci
    Je trinque à l'humanité

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    1. Tant que l'amour coule
      autour du tonneau de Mercator
      le monde a une chance

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  8. Beau poème plein de trouvailles, jeux de mots etc... Mais il ne faut pas oublier à quel point la femelle libellule est terrible...

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    1. Des trouvailles un peu de travail de la limaille encéphale le tout mis sur un rail poétique et politique

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  9. Voilà qui bouscule quelque peu !

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    1. Une bousculade histoire de noyer les crapauds

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  10. --veroniquejuillet 02, 2013

    J'aime beaucoup..
    Merci

    Véronique

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    1. Véronique a perdu son avatar
      Mais un bienfait n'est jamais perdu
      Je blague ! J'attends le nouveau... Plus léger encore !

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  11. Jean-Micheljuillet 02, 2013

    Rien à rajouter
    Une gueulante à qui il ne manque rien

    Merci, James
    Belle fin de journée
    @+
    JM
    :)

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  12. Roidecoeur88juillet 02, 2013

    Derrière l'arrogance se cache aussi la fragilité...Humilité et le respect de l'autre n'est il pas le début de la sagesse? La libellule est revenu en sourire sur les frêles roseaux qui plient délicatement à sa venue en guise de remerciement.

    Amicales pensées du RDC

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  13. Patrice.truffotjuillet 02, 2013

    Ah... peut-être Saint-John Perse et Léopold Léonard Senghor ont-ils tout de même exercé quelques responsabilités politique, parait-il... c'était même courant chez lss anciens, d'Hadrien à Sénèque chez les romains, jusqu'à Murasaki Shikibu au Japon. Pas tous des humanistes, puisque la première chose par laquelle Staline se soit fait remarquer est un recueil de poèmes Géorgiens... Sinon, c'est un poème très original...

    Amicalement - Patrice

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  14. Mâle et diction
    Femme et friction
    Osmose en perdition

    La libellule vole vole... pour cacher ses pleurs


    Je me souviens d'un de tes précédents poèmes sur les libellules...


    J'aime aussi celui la...

    +v

    Et à relire comme d'hab pour en capter l'essence en nouvelle interprétation... Parce que j'aime relire ou découvrir tes écrits sans pour autant commenter...

    Vole vole douce vague...

    Bises

    Christine

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  15. Poème mélangeant vigueur et finesse, un sacre de l'élan amoureux.

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  16. Tout à fait brillant, je ne trouve pas de mots pour exprimer à quel point votre poésie est originale et rafraîchissante

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