Qui suis-je ?
- James perroux
- La poésie est une suspension du temps, une clarté fugitive posée sur le monde. Un puits sans fond où puiser, sans mesure, la palette entière des émotions humaines. J’essaie, sans reprendre la recette des éloges, d’écrire de la poésie — ou du moins de m’en approcher, de frôler ce qui, pour moi, en porte le nom. Je me love dans cette matière à la fois sibylline et mouvante. Sibylline, parce qu’elle me parle dans une langue étrange, souvent indéchiffrable. Mouvante, parce qu’elle m’échappe, indomptable, refusant toute maîtrise. À la hauteur de mes moyens, j’essaie simplement d’être celui que je choisis d’être : le témoin de ce qui m’habite et de ce qui m’entoure. Je ne suis rien de plus qu’un être en besoin d’expression, offrant ce que la vie consent à me laisser croire, ressentir et partager.
Vous trouverez sur ce blog toutes mes humeurs poétiques, de la poésie plus ou moins libre selon l'état d'esprit du moment...
« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Si vous souhaitez lire l’essentiel, cliquez sur l’onglet « tous mes recueils en libre accès sous format PDF »
Les écrits et les illustrations numériques sont de ma plume. Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont j’ignore les auteurs ; je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer. Il peut arriver aussi qu'un vers se glisse et qu'il ne m'appartienne pas, par pur hasard ou pas, je l'indique lorsque je pense qu'il en est nécessaire. En bas du blog, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre... Attention je ne tiens pas à jour tous les liens... Et souvenez vous que la poésie est une suspension qui éclaire le monde !
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2009
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décembre
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décembre
(17)
lundi
Le rat d’Istre, Sade et moi
Et rien quelque part comme avenir
Et pourtant elle était belle allongée sur le sable blanc
Innocente et safran
Et pendant ce temps
Certains pensent
En France
Que je suis né blanc
Alors je suis nécessaire ou nec-plus-ultra ou un tire-au-flanc
Que je suis né noir
Alors je suis négus ou négro ou un pied-noir
Que je suis né jaune
Alors je suis néfaste ou nécrophile ou un clone
Que je suis né rouge
Alors je suis némale ou névrosé ou un peau-rouge
Que je suis né gris
Alors je suis nébuleux ou négatif ou un aigri
Vous êtes négationniste
Ou pianiste
Non restons déjà sur la couleur de peau
Il y a du boulot
Elle n’a aucun endroit pour finir
Et rien quelque part comme avenir
Et pourtant elle était belle allongée sur le sable blanc
Innocente et safran
Et pendant ce temps
Je vais vous répondre nous sommes tous humains
Avec chacun son propre destin
Nous sommes nés hier soir
Dans l'obscurité ou sous la lumière
Dans une maternité ou sous un réverbère
Et nous vivrons tous ensemble demain
Si vous le voulez bien
Nous n’avons plus le choix
Sinon cela sera une guerre de sang-froid
Elle n’a aucun endroit pour finir
Et rien quelque part comme avenir
Et pourtant elle était belle allongée sur le sable blanc
Innocente et safran
Et pendant ce temps
Certains pensent
Si vous êtes d’accord
Alors
Que sur cette plage raciste
J’insiste
Dans cette paillote
Pas loin des chiottes
Je vais prendre un fromage blanc
Avec une coupe de fruits rouges
Un café noir
Car avec ma grise mine
Et ma face d’aspirine
Je vais finir par attraper une jaunisse
Comme certains pensent avec mépris et délice
Elle n’a aucun endroit pour finir
Et rien quelque part comme avenir
Et pourtant elle était belle allongée sur le sable blanc
Innocente et safran
Et pendant ce temps
Vous prendrez bien une glace Miko
Vanille coco
ou Citron chocolat
Et un petit blanc frais de Carpentras
Vous ne risquez rien
Ce sont des produits Français comme vous les aimez bien
Eté 1989
Retour en 2009
Si la paillote a sauté
Le chiotte est resté
Depuis Sade m’a quitté
Et moi je suis toujours révolté
Elle n’a aucun endroit pour finir
Et rien quelque part comme avenir
Et pourtant elle était belle allongée sur le sable blanc
Innocente et safran
Et pendant tout ce temps
Rien n'a bougé ...
Même pas nos têtes couronnées !
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Si proche peu importe la distance Mon cœur ne peut pas battre sans toi Rien d’autre n’a d’importance Si mon trésor ne vit pas sous mon toit ...
Oui il y a du boulot mais aussi de l'espoir qu'un jour !!
RépondreSupprimerJames.....j'apprécie ta conversion aux thèmes humanitaires et aux diffèrent causes qui sont les fléaux des notre société'...
RépondreSupprimerM'est impossible évaluer objectivement ton poème car le langage est fort difficile pour moi et les associations trop lies a' ta culture.
Je ne suis que une pauvre italienne!!!
Galatea
bonsoir,
RépondreSupprimerj'ai bien aimé ces mélanges de toutes les couleurs .......
merci
Ludy