Qui suis-je ?
- James perroux
- La poésie est une suspension du temps, une clarté fugitive posée sur le monde. Un puits sans fond où puiser, sans mesure, la palette entière des émotions humaines. J’essaie, sans reprendre la recette des éloges, d’écrire de la poésie — ou du moins de m’en approcher, de frôler ce qui, pour moi, en porte le nom. Je me love dans cette matière à la fois sibylline et mouvante. Sibylline, parce qu’elle me parle dans une langue étrange, souvent indéchiffrable. Mouvante, parce qu’elle m’échappe, indomptable, refusant toute maîtrise. À la hauteur de mes moyens, j’essaie simplement d’être celui que je choisis d’être : le témoin de ce qui m’habite et de ce qui m’entoure. Je ne suis rien de plus qu’un être en besoin d’expression, offrant ce que la vie consent à me laisser croire, ressentir et partager.
Vous trouverez sur ce blog toutes mes humeurs poétiques, de la poésie plus ou moins libre selon l'état d'esprit du moment...
« Une poésie n’est-elle pas le seul endroit au monde où deux âmes étrangères peuvent se croiser intimement. »
Si vous souhaitez lire l’essentiel, cliquez sur l’onglet « tous mes recueils en libre accès sous format PDF »
Les écrits et les illustrations numériques sont de ma plume. Certaines de mes illustrations utilisent des photos lors de mes montages graphiques dont j’ignore les auteurs ; je reste dans ce cas ouvert pour les indiquer. Il peut arriver aussi qu'un vers se glisse et qu'il ne m'appartienne pas, par pur hasard ou pas, je l'indique lorsque je pense qu'il en est nécessaire. En bas du blog, il y a les liens concernant ceux que j'aime suivre... Attention je ne tiens pas à jour tous les liens... Et souvenez vous que la poésie est une suspension qui éclaire le monde !
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- L'amour est sensation
- La poésie m'a-t-elle envoûté
- La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera
- Le bonheur de communiquer repose sur tes épaules
- Langueur d'une insomnie heureuse
- Je poursuivrai ma chance jusqu'au fond de ses yeux
- Et votre soleil devient l'ombre de mon amour
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octobre
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jeudi
Langueur d'une insomnie heureuse
Mais c'est un rêve récurrent d'images folles, comme s'il voulait me dire quelque chose d'essentiel qui m'accapare sans cesse, et me réclamer la langue bien pendue de protéger un fameux coquelicot battant pavillon rouge écarlate. Un coquelicot qui fléchit en douleur sous une couverture de neige froide et épaisse, un pays enseveli dans lequel il ne peut plus voir son reflet dans les cristaux, où l'air se raréfie et ses espoirs s'évaporent dans un dégel de printemps sans retour.
Je suis bien là, couché auprès de vous, il est trois heures trente-trois minutes et j'avale les secondes qui me bercent et je me souviens de mon premier baiser, maladroit, voguant de gauche à droite ; je me baladais sans savoir où j'allais ; la bouche ouverte aux quatre vents sur cette violette avec mon chewing-gum au goût de paradis. N'était-ce pas la porte d'entrée vers un monde de délices, de malices et de plaisirs simples d'assouvir le meilleur de mes curiosités capricieuses et fantasmagoriques.
Je me souviens de sa langue arrondie et pâteuse aux papilles gustatives, formées de cellules généreuses dont la saveur captait toutes mes stimulations sans peurs. J'étais là, enfin, dans la bouche de cette amourette infantile. J'étais devenu d'un coup de langue, après un parcours digne d'un vieux fourmilier un petit homme !
Et cette minute plus longue qu'une heure, dans un tourbillonnement musculaire d'une couleur rosée à la texture souple et humide, a transmis à mon cerveau des signaux correspondants à ma ferveur et m'a offert le bonheur absolu.
Au fil du temps, ce palais du souvenir de mes tendres sulfureuses, sucrées, salées, exotiques, aux lèvres pulpeuses ou finement harmonieuses m'accompagna sur les chemins acides de leurs peaux après l'acte authentique. Aigre de leurs papillons délivrés et offerts avec éthique aux amers lendemains sans amertumes caustiques, je savoure toujours ce goût universel du risque vers ses saveurs mélancoliques.
Est-ce l'épithélium tissu de mes mensonges, le bourgeon cellulaire de mes songes ou le grignotage de fibre diurne qui m'amène à mes délits nocturnes ? Quoiqu'il en soit ma langue reste ma péninsule infatigable, le prélude de l'avant-goût invariable, la voie de l'amour et je me souviens de mon dernier baiser, adroit, virevoltant de gauche à droite, je voyageais sachant où j'allais, avec mon calice au goût d'un s'il vous plaît encore.
Et je me réveille, auprès de vous, où ma langue me rappelle un souvenir frais d'une insomnie heureuse.
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Je ne sais pas si je me fais des idées mais je trouve que la nuit tout est différent, tout prend des autres dimensions, l'univers de la nuit est unique.
RépondreSupprimerMais si toutes les insomnies avaient ce gout de romantisme, de légèreté, je crois vraiment James que je ne bougonnerais plus les nuits où le sommeil part ailleurs.
Bisous
Voyager le temps d'une nuit sans sommeil au coeur de ses souvenirs heureux, redécouvrir les heures les plus belles car presque celles de l'innocence du coeur, un moment de bonheur!
RépondreSupprimerUne insomnie comme il doit être doux d'en connaître James!
La musique est très jolie et entraîne dans une sorte de tourbillon de joie et de vie bravo flowers !
Bisous
Katia
RépondreSupprimerLa nuit tout est plus calme et se prête à la réflexion en autre ...
james je ne peux croire à ce soudain déferlement de rêves, à l'écoulement si fluide de ton langage, à ce lâcher-prise
RépondreSupprimerc'est divin et va voir comme les correspondances sont bizarres
ce que je viens de publier
très beau très émouvant, très doux et violent
que dire ?
j'adore
Bonsoir
RépondreSupprimerfaisons simple : j'aime
alain
Bonjour et merci James, j'ai aimé, une belle fin de journée, Emelle.
RépondreSupprimerViolette
RépondreSupprimerUn lâcher de ballon virtuel c'est moins violent pour la nature
Un lâcher-prise dans le courant c'est décoiffant ...
Il faut le faire pour changer d'air !
Toujours du plaisir à découvrir tes écrits!
RépondreSupprimerBonne soirée mer des îles
Alain
RépondreSupprimerJe crois que nous sommes de la même fibre ... Merci
Bé, c'est de l'ECRIT une poésie d'images
RépondreSupprimeroù "l'esprit" joue à cache cache derrière ...
la langue !
BrrrrrrrrrrrAVO VOTE
•*¨`*•.¸(¯`✫Douce et créative fin de semaine✫´¯)¸.•´*¨`*•✫
De petite fleur en petite fleur on se réveille dans la plus beau des jardins.
RépondreSupprimerBelle soirée
Magali
Merci merdésiles émelle Nayhenni ... J'écris comme je suis sans "bourlets" juste avec le cœur !
RépondreSupprimerj'écris comme je suis
RépondreSupprimerMagali
RépondreSupprimerIl y a des Jardin contemporain
Jardin anglais ou à l'anglaise
Jardin à l'italienne
Jardin botanique ou jardin des plantes
Jardin chinois
Jardin communautaire
Jardin d'acclimatation
Jardin d'agrément
Jardin d'eau
Jardin d'essai ou jardin d’art et d’essai
Jardin d'inspiration médiévale
Jardin de curé
Jardin du cheminot : avec ses roses
Jardin d'hiver : serre, orangerie
Jardin d'Islam
Jardin en carrés
Jardin français ou à la française
Jardin japonais
Jardin médicinal
Jardin familial
Jardin persan
Jardin plume
Jardin potager
Jardin public
Jardin sauvage
Jardin secret
Jardin de simples
Jardin solidaire
Jardin suspendu
Jardin tropical
Jardin zen
Et le jardin poétique qui peut être à la fois tout ou rien !
Sandy
RépondreSupprimerC'est beau la nuit lorsque l'on est comme le jour enthousiasme et fringant !
motschuchotes
RépondreSupprimerla nuit est porteuse aussi apaisement, mais elle peut aussi engendrer angoisse face a ce silence qui fait grande place en couvrant intensement le bruit...du jour.. la lumiere s'eteint, elle peut etre source de peur inexplicable aussi, et la nuit nous permet de faire une mise au point porte,conseil..et pour d'autres la nuit se rapproche de la mort..ne l’oublions pas...
L'oubli motschuchotes est parfois le meilleur remède pour recommencer de belles nuits
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